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Une voiture produite en Algérie en 2015

mercredi 18 mars 2009, par Rédaction

Une usine de production de voitures en Algérie pourrait voir le jour à l’horizon 2015 selon le PDG de la SNVI.

Des voitures produites en Algérie vers 2015. Il est possible de produire des voitures en Algérie d’ici 2015, pourvu que le taux d’intégration des composants soit d’environ 15%, a estimé Mokhtar Chahboub, P-DG de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI), dans son intervention au forum d’El Moudjahid. Dans un marché algérien qui évolue de manière significative, que ce soit pour les véhicules ou pour les camions, les sous-traitants nationaux peuvent fournir une partie des équipements nécessaires, notamment les batteries et les pare-brises. Le marché de la sous- traitance est porteur, d’où la nécessité de développer le potentiel local, recommande le P-DG. Jusque-là, selon Zaïm Bensaci, président du Conseil consultatif de la PME (CNC PME), le recours à la sous-traitance locale est très faible. Pourtant, « nous avons l’avantage du facteur coût qui permet de se positionner sur le marché national », a-t-il noté. Néanmoins, les entreprises spécialisées dans la sous-traitance rencontrent de multiples difficultés liées à la bureaucratie, les crédits bancaires et le foncier industriel, a souligné la même source.

Un avis partagé par le P-DG de la SNVI, M. Chahboub, qui plaidera pour le soutien des entreprises algériennes à travers un plan de charge et une meilleure accessibilité au foncier industriel. D’autant que le cahier des charges proposé en Algérie est plus contraignant en plus des autres problèmes connus par les entreprises nationales. Ce qui explique d’ailleurs le choix des concessionnaires automobiles d’investir au Maroc ou en Tunisie. « Il est indispensable de réunir les conditions pour ériger un tissu de sous- traitants », à travers notamment la stratégie industrielle qui doit être adaptée aux secteurs d’activités, a appelé M. Chahboub. Selon lui, la SNVI axe son assistance sur les 500 entreprises de sous-traitance pour l’acquisition des nouvelles technologies en se délestant des ses activités qualifiées de « banales » pour se concentrer sur celles qui nécessitent de lourds investissements ; la SNVI a révisé à la hausse la part des sous-traitants dans ses acquisitions en équipements. En 1980, la SNVI a importé pour un montant de 6 milliards de DA alors qu’elle n’a recouru à la production nationale qu’à hauteur de 184 millions de DA. Cette tendance a été inversée au fil des années puisque le taux d’intégration des sous-traitants locaux a augmenté pour dépasser les 30 % actuellement. En 2008, la SNVI a acheté des équipements pour un montant de 7,8 milliards de DA en 2008 dont 3,3 milliards de DA auprès des sous-traitants locaux. Le taux d’intégration devra attein-dre les 50 % dans les prochaines années, a souhaité le P-DG.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après Le Jour d’Algérie