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Harcèlement contre la presse: Ca commence..ou ça continue?

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  • Harcèlement contre la presse: Ca commence..ou ça continue?

    Algérie: arrestation du directeur du quotidien arabophone "Al Rai"

    ALGER (AP) - Le directeur du quotidien arabophone "Al Rai", Ahmed Ben Naoum, a été arrêté jeudi matin par la police algérienne près de son domicile, a-t-on appris dans son entourage.

    Contactée par l'Associated Press, la famille du patron de presse a simplement précisé qu'il prenait un café avec des amis au moment de son arrestation pour un motif inconnu. AP

    Je veux bien croire que la presse independante algerienne ne soit pas irreprochable, mais arreter un directeur de journal comme un vulgaire criminel, c'est digne d'une republique bannaniere dont le presidant serait elu avec 85% des suffrages.

  • #2
    Azul zagomack,
    Maintenant, boutef va surement supprimer ou mettre des batons dans les roues des grands journeaux qui lui déplaisent! La libertée de la presse s'en ai fini!!

    Commentaire


    • #3
      Azul Fellawen,
      Une autre affaire à suivre.

      Les tribulations du patron de presse Ahmed Bennaoum continuent. Hier, un communiqué signé « le collectif des journaux Erraï, Le Journal de l'Ouest et Détective », propriétés de cet éditeur, faisait part de l'enlèvement de celui-ci.
      D'après le collectif, Ahmed Bennaoum a été kidnappé jeudi matin au sortir de son domicile à Oran. Trois individus l'auraient embarqué de force dans une voiture banalisée.
      Contacté pour de plus amples informations, un membre du collectif a finalement précisé que leur directeur sortait en fait d'un café et que sa trace a été retrouvée à la Sûreté de la wilaya d'Oran.
      Il y est détenu en attendant d'être transféré devant le juge d'instruction du tribunal d'Es Seddikia.
      Les ennuis d'Ahmed Bennaoum avec la justice datent de plusieurs mois. Le groupe de presse avait d'abord soutenu que le changement de ligne éditoriale, en défaveur du président Bouteflika, lui a valu le harcèlement dont il est encore l'objet.
      Les uns après les autres, les journaux du groupe ont été suspendus. Les suspensions étant intervenues en même temps que celles des grands journaux nationaux, empêchés de parution pendant près de trois semaines en août passé, le groupe de Bennaoum avait semblé être pris dans le filet de la répression de la liberté d'expression. Pourtant, un communiqué du parquet d'Oran viendra jeter un nouvel éclairage sur l'affaire. Faisant référence à une sombre histoire de trafic de foncier, il affirmait que le patron du groupe était appelé à répondre de délits relevant du droit commun.

      Le tribunal d'Es Sénia le poursuit pour atteinte au patrimoine de l'Etat, usurpation d'identité et faux et usage de faux.

      D'autres affaires sont également en instance au tribunal d'Es Seddikia, notait encore le communiqué.

      Hier, un des membres du collectif du groupe assurait que ces accusations n'ont jamais été étayées, faisant remarquer que les dossiers demeurent en souffrance depuis septembre dernier. La suite de l'article Le directeur d'Erraï victime d'un enlèvement

      A noter qu'une de ces interpellations était intervenue après une série d'articles consacrés "aux abus" du chef de la police d'Oran, sur la base de témoignages d'Oranais qui avaient "voulu dénoncer des situations qu'ils ont vécues" impliquant des policiers, selon le groupe de presse mais aussi qu' il est cité comme inculpé dans trois autres affaires .

      Donc à suivre .

      Cordialement

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      • #4
        Azul Fellawen,
        voici la suite
        Le patron du groupe de presse Er Raï, Ahmed Benaoum, a été présenté hier devant le procureur près le tribunal d’Es Seddikia, sous les chefs d’accusation d’abus d’influence et de faux et usage de faux.
        Cette affaire concerne l’acquisition, dans le cadre de l’APSI, d’un local, sis dans le quartier de Boulanger, par le mis en cause, qu’il aurait par la suite revendu à une tierce personne au prix fort. Le représentant du ministère public a renvoyé cette affaire pour le 21 avril prochain. M. Benaoum sera, entre temps, maintenu en garde à vue jusqu’à la date de sa deuxième audition.
        Source: El watan

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        • #5
          Bonsoir morjane

          Ce qui m'intrigue c'est la façon de son interpellation, comme vulgaire délinquant. le juge d'instruction aurais pu lui adressé une convocation en bonne et du forme et non pas le kidnappé ?

          Autre chose intriguante . on l'accuse d'une affaire qui remonte à 24 ans selon ses dires ? Bizarre ce regain de justice ?

          ca sent le réglement de compte.
          “If you think education is expensive, try ignorance”
          Derek Bok

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          • #6
            Azul Fellawen, Azul Stanislas,

            Bouteflika , comme tu le sais bien, veut la mort de la presse indépendante et privée mais chaque affaire est à suivre car tout est possible.

            En tous les cas pour Benaoun il y a déja une rectification à faire car il a demandé à El Watan de préciser qu'il n'avait pas été placé en garde à vue et qu'il "était poursuivi dans une affaire concernant l’acquisition, en toute légalité, d’une cave bien vacant d’une superficie de 400 m2, en 1980 revendue par la suite en 1990, dans le respect des règles en vigueur et ce, avant l’avènement de l’APSI». Et a priori ça sent le réglement de compte mais l'avenir le dira. Il est cité à comparaitre le 21 Avril, on verra bien à ce moment là.
            Ce qui est certain c'est qu'il a été emmené "manu militari" et bon
            la poste fonctionne bien je crois , une convocation aurait été suffisante.

            Je ne pense pas que tu sois réellement étonné, comme je pense que tu connais déja les réponses a tes fausses interrogations. :ben:

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            • #7
              Bonjour

              Rien ne doit vous étonner mes amis , car Oran recèle le plus grand reservoir de voyous en poste de tout le pays .
              Cela va du simple employé derrière un guichet au chef de sureté de wilaya .
              Mais monsieur Benaoum devrait le savoir , lui qui etait sous officier des services et qui en avait fait baver plus d'un . :wink:

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              • #8
                Azul Blackmore
                Mais monsieur Benaoum devrait le savoir , lui qui etait sous officier des services et qui en avait fait baver plus d'un
                cela s'appelle alors un retour de baton.

                Donc il y en a un , certain, qui ne doit pas être du tout étonné....

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                • #9
                  Historiquement l'Algérie n'a jamai connu le calme et la paix...moi en tout cas je ne m'en rappelle pas...

                  Les combats d'Algériens pour leur patrie,une vie meilleure ne s'arretera sans doute jamais,il faudra encore plusieurs générations encore et encore de combats,de luttes ...

                  A croire que c'est notre destin de se battre ...

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                  • #10
                    Azul Fellawen, Salam

                    C'est repartis , les convocations repleuvent. Le chroniqueur Chawki Amari qui signe une chronique "Point zéro" et le rédacteur en chef d’El Watan, Réda Bekkat, ont été destinataires hier de deux convocations émanant de la police judiciaire pour se présenter le 28 du mois en cours au service des atteintes aux personnes du commissariat central. Ils ont décidés de ne pas se rendre a cette convocations comme cela avait été définis le 6 Décembre dernier par le collectif des éditeurs.

                    Je vous joins ce texte qui vaut aujourd'hui ces convocations.

                    Point zéro / Le juge qui valait deux dinars

                    Depuis les révolutions agraires et les chartes nationales, les temps ont bien changé et le FLN n'est plus ce qu'il était. Il y a encore quelque temps, il était capable de mobiliser des Algériens par simple nuage de fumée, ramasser des milliers de chômeurs et travailleurs de toutes les régions, les entasser dans des cars, les faire défiler et manifester dans n'importe quelle ville avec un sandwich au casher pour seul accompagnement. Il y a encore quelque temps, le FLN maîtrisait le temps tel le Seigneur des anneaux et pouvait fabriquer des 5 octobre, des 1er novembre, des 19 juin et des 24 février. Il y a encore quelque temps, le FLN était capable de changer un gouvernement et de renverser un président à l'issue d'une simple réunion dans un garage. Il y a encore quelque temps, un dirigeant FLN pouvait sur simple coup de téléphone annuler un match de football, envoyer un village en prison, loger une tribu amie dans des logements sociaux et affréter un avion de Souk Ahras pour sa seule épouse. Si aujourd'hui le FLN n'est plus capable de tout cela, c'est que soit il n'existe plus, soit il s'est rangé naturellement du côté du plus fort, c'est-à-dire de l'actuel président. Pourquoi alors pleurer pour lui et verser des torrents de larmes dans un pays qui manque si cruellement d'eau et de valeurs ? On peut reprocher à Abdelaziz Bouteflika tous les défauts des petits autocrates vengeurs et perfides sauf celui de dilapider l'argent public dans des opérations de création de bases politiques artificielles. Boudiaf avait créé le RPN avec l'argent public, Zeroual, le RND avec l'argent public. Bouteflika a préféré récupérer le FLN en prenant juste deux dinars des caisses de l'Etat. Soit le prix d'un coup de téléphone au juge chargé de destituer Benflis et d'invalider son congrès. Pour une justice pas chère, votez Bouteflika !

                    Par Chawki Amari

                    Cet article a été publié le 11 Janvier 2004.

                    Il en est de même pour Ali Dilem qui a été convoqués au commissariat central , aujourd'hui à 14h au service des atteintes aux personnes, sans aucune précision quand au motif de sa convocation.

                    Pour de plus amples informations lire El watan et Liberté

                    Commentaire


                    • #11
                      Maintenant, boutef va surement supprimer ou mettre des batons dans les roues des grands journeaux qui lui déplaisent! La libertée de la presse s'en ai fini!!
                      je ne sais pas si ce mec merritait d'etre areté ou non ! une chose est sure c'est que boutef lui-meme a declaré ses intentions concernant la presse !

                      on pourrait en parler des heures mais je crois q'une petite citation est suffisante :

                      "je n'aime pas le pluralisme"

                      dixit teftef !

                      ==================================
                      modéré par morjane
                      ce n'est pas la peine de jeter de l'huile sur le feu, alors je t'ai retiré le contenu de ton PS.
                      ==================================

                      Commentaire


                      • #12
                        Azul Fellawen,
                        Je sens que chaque jour je rajouterai un nom d'une liste déja longue. Cette fois çi il s'agit du correspondant du journal Liberté à Djelfa est appelé à comparaître le 10 mai prochain devant le tribunal suite à un dépôt de plainte par le wali lui-même. Le tort du journaliste est celui d'avoir rapporté des faits et des déclarations dont seules les auteurs sont responsables. L'article incriminé est paru le jeudi 11 mars et rapporte une tentative de suicide d'un jeune entrepreneur de 45 ans qui a fait « face, pendant plusieurs semaines, à une situation très difficile liée à des pressions administratives ». Le journaliste a également rapporté que « plusieurs entrepreneurs avaient exprimé leur désarroi suite aux agissements de responsables de l'administration qui, selon eux, est gangrenée par la corruption ». Ces entrepreneurs avaient fait allusion dans leurs déclarations à des personnes proches du wali de Djelfa.Pour info l'article du Matin

                        Alors il est facile de critiquer la Presse mais en attendant, ce sont eux qui sont convoqués parce qu'il ne font QUE leur travail de journalistes. C'est étonnant que les journaliste d'El Moudjahid ne soient jamais convoqués, ni ceux de l'APS connus pour leur impartialité n'est ce pas..... :roll:

                        Commentaire


                        • #13
                          Bonjour à tous,

                          Le harcèlement et les représailles contre les journalistes ne cessent pas , bien au contraire. Evidèment connaissant le "programme" de Boutef je n'en suis pas réellement surprise car il ne fait que ce qu'il avait crié à chaque fois.
                          Envoyé par Boutef
                          "Je la combattrai (la presse Ndlr) au nom de l’État et du peuple”,
                          Mais cet acharnement sytématique et cette rage déployé ne me laisse ni froide, ni indifférente Car ses hommes qui sont poursuivis ne font QUE leur travail.
                          "A Tébessa, le suicide d’Abdelhaï Beliardouh suite aux pressions qu’il subissait du potentat local, Saâd Garboussi, a levé un voile sur les conditions difficiles dans lesquelles exerçaient les correspondants locaux
                          "Djamel Eddine Harrize, a été traîné en justice par le directeur des affaires sociales local, à cause d’un entretien avec un citoyen vivant dans la misère"
                          "A Bouira, Tébessa, El Oued, Djelfa et Annaba, des correspondants et photographes dépendant de plusieurs titres de presse ont été confrontés à la justice ou à des agressions"
                          "Tébessa, le correspondant d’Akher Saa, Omar Zoghlami, a subi, selon la section locale du Syndicat national des journalistes, une agression de la part d’un pharmacien de la ville, qui aurait mal accepté un article portant sur les réformes de la sécurité sociale et sur un nouveau plan pour la distribution des cartes d’assurés non payeurs."
                          A Naâma, notre confrère du quotidien El Khabar, Abdelkrim Sid Hadj, crie à l’injustice après avoir été mis à la rue et son logement mis sous scellés par les autorités locales.
                          Dans la même ville, un photographe indépendant, Bougetouf Hocine, a été tabassé par trois infirmiers, alors qu’il prenait des clichés d’un gréviste de la faim.*

                          Ceci est a ajouter aux autres affaires. Vous allez me dire que ce n'est pas Boutef qui est derrière, c'est un pharmacien, c'est un walli etc... Oui mais c'est l'ambiance délètére et cette haine qu'a Boutef envers les journalistes indépendant qui nourrit ce climat. On se sent imparti de ce droit à l'agression car après tout ce ne sont QUE des journalistes, cette race qui ose diffamer et porter atteinte à la dignité et qui ose donner une si mauvaise image du pays
                          Envoyé par Boutef
                          "Les mercenaires de la plume et de l’épée n’ont pas leur place parmi nous”,
                          Envoyé par Boutef
                          "ces mercenaires” sont “une marchandise périmée”,
                          Alors pendant ce temps, ce président qui se dit et se prétend celui de tous les Algériens désarme les patriotes( qui continuent eux à se faire massacrer ) et dialogue avec les Terros en demandant par exemple aux agences locales de l'Emploi de veiller à les aider à trouver du travail et en leur octroyant des indemnités car
                          Envoyé par Boutef
                          Qui des manieurs de la plume ou de la kalachnikov sont des terroristes ?
                          Alors pouquoi vouloir la "réconciliation qui de "nationale "est devenu "globale "à n'importe quel prix et s'acharner sur une autre partie de ces citoyens, ne sont ils pas des Algériens? Le statut de journaliste indépendant retirerait il la nationalité algérienne? Les journalistes indépendants deviendraient t'ils de la caste des Intouchables made in Algeria?

                          * El Watan

                          Commentaire


                          • #14
                            Bonjour à tous,

                            Dilem a été arrêté en pleine rue à Val D'hydra hier alors qu'il faisait ces courses puis relaché .Il avait été conduit au commissariat central d'Alger, sans mandat....La répréssion continue. C'est lamentable. Comment s'ouvrir à une démocratie avec une presse muselé?

                            Voici le communiqué de Liberté:
                            Le caricaturiste de Liberté Ali Dilem a été interpellé et arrêté sans aucun mandat hier, mercredi matin, au Val d'Hydra, par une brigade de la police judiciaire qui l'a conduit au commissariat central d'Alger. Cette procédure n'est pas conforme à la loi. Les journalistes considèrent que leurs auditions par la police judiciaire pour des infractions liées aux délits de presse ne sont pas prévues par la loi. Pour cette raison, les éditeurs et les journalistes préfèrent réserver leurs réponses au juge seul à même de considérer s'il y a une infraction à la loi.

                            Salutations

                            Commentaire


                            • #15
                              Bonsoir tout le monde.

                              Ali Dilem est un caricaturiste de renom. je dirais même le meilleur caricaturiste algerien.. mais il lui arrive souvent de se lâcher. Je m'inscrit en faux contre la méthode de son arrestation digne d'un régime totalitaire. Il n’empêche que tout citoyen a le droit de porter plainte devant la justice si il y'a préjudice morale lors d'une parution d'une caricature. On ne plaisante pas avec la religion. ni avec les 180 morts du dernier pèlerinage M DILEM. c'est des êtres humains et non pas des "Crêpes" . C'est scandaleux.


                              Ps Voici la caricature en question du 02/02/2004. un citoyen a porté plainte contre dilem apparemment


                              “If you think education is expensive, try ignorance”
                              Derek Bok

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