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la révolution ou le chao

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  • la révolution ou le chao

    http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=23722

  • #2
    Azul muhend tannemirth pour le lien ...

    Le mouvement associatif, fer de lance de la société civile, mérite un soutien total des autorités publiques.
    Historiquement, c’est la promotion de la société civile au détriment de la société politique qui a conduit à la démocratie et à l’État de droit.
    Rachid Tlemçani à Liberté

    Croyez-vous qu'avec toutes ces manifestations que l'État est a l'écoute pour un changement?
    qui peut s'arreter a la voix d'un peuple?
    LIBERTÉE: Que peut faire, selon vous, le gouvernement pour mettre un terme à cette contestation sociale ?

    Commentaire


    • #3
      Saïd Bouamama, sociologue
      « Le pouvoir veut la destruction de toute économie productive »


      Saïd Bouamama est un sociologue algérien installé à Lille, en France. Il apporte son analyse de la situation actuelle en Algérie.
      Le Matin : La scène politique et économique est caractérisée depuis la réélection de Bouteflika par un immobilisme sans précédent. Comment expliquez-vous le blocage de la machine présidentielle alors que le chef de l'Etat jouit d'un score électoral qui frôle le plébiscite ?
      Saïd Bouamama : Au niveau économique, cela n'est pas une surprise dans la mesure où le programme de Bouteflika n'est rien d'autre que la destruction de toute économie productive. Son seul plan économique est de gérer la rente pétrolière au profit d'une classe désormais installée, celle des spéculateurs et de l'import-import. Au niveau politique, l'immobilisme marque que les différentes forces politiques d'opposition à Bouteflika sont devant un choix radical : ou ils revoient toute leur stratégie, comme l'avait fait le RCD en acceptant d'entrer au gouvernement, ou bien ils sont condamnés à végéter. Ce qui est à l'ordre du jour, c'est la construction d'une alternative qui ne soit pas simplement idéologique, mais qui propose de nouvelles solutions économiques. Or malheureusement, « les démocrates » ont un point de faiblesse, c'est la carence des programmes économiques capables d'être le centre d'une alternative politique.
      Mais Bouteflika qui dispose de l'argent public et des moyens de l'Etat a-t-il les capacités de tenir au moins les promesses avancées durant la campagne électorale ?
      Il ne peut pas tenir ses promesses tout simplement parce qu'il est l'expression justement de cette nouvelle classe antinationale qui n'a aucun intérêt ni pour le secteur public, ni pour la satisfaction des besoins en eau et en électricité, ni au développement de l'emploi dans le cadre d'une économie nationale productive. L'intérêt de cette classe nouvelle est de détruire au maximum ce que produit encore l'Algérie pour pouvoir se situer en importatrice de ces mêmes produits. Ce que représente la réalité de l'Algérien dépasse déjà la caricature : au moment où l'on annonce une hausse historique du prix du baril de pétrole, l'Algérie n'a jamais été aussi riche et le peuple algérien n'a jamais été aussi pauvre.
      D'où la grogne et la contestation qui menacent la stabilité de la société algérienne
      L'Algérie est grosse d'une transformation profonde. Rarement un pays a connu autant de contestations, de grèves, de manifestations et même d'émeutes. Ce qui manque aujourd'hui, ce sont des débouchés politiques pour ces contestations dans différents secteurs d'activité et dans différentes régions du pays. Autrement dit, le peuple est prêt à une transformation profonde et ce sont les différents partis démocratiques qui ne sont pas prêts.
      Mais est-ce que la société recèle les capacités nécessaires pour prendre en charge ses revendications, mais surtout de les faire valoir aujourd'hui ?
      Quand on regarde certaines prises de position de syndicalistes, de responsables du monde associatif, de leaders du mouvement citoyen, l'Algérie possède les forces intellectuelles et politiques pour construire une alternative politique. Simplement, ces forces sont éparpillées dans des luttes partielles et conjoncturelles. Il manque la convergence de tous ceux qui sont à la fois attachés à l'idée d'une Algérie productive et d'une Algérie démocratique. Ce qu'il faut faire avancer, c'est un programme de développement national et démocratique commun à tous ceux qui refusent que l'Algérie soit un simple drapeau sur un puits de pétrole.
      Il y a aussi la crise de Kabylie qui est négligée par les dirigeants politiques
      La crise de Kabylie a été laissée au pourrissement volontairement. Il s'agissait de présenter l'Algérie comme étant en danger dans son unité nationale afin d'éviter le mode d'organisation qu'avait choisi le mouvement citoyen. La généralisation de ce mode d'organisation aurait inévitablement débouché sur un changement du rapport de force nationale. C'est-à-dire vers une révolution nationale démocratique.

      Citation:
      • La généralisation de ce mode d'organisation aurait inévitablement débouché sur un changement du rapport de force nationale. C'est-à-dire vers une révolution nationale démocratique.

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