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conférence-débat sur la crise de l'université algérienne, organisée par le MJIC

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  • conférence-débat sur la crise de l'université algérienne, organisée par le MJIC

    Un constat alarmant sur l’Université algérienne a été établi, hier, par les participants à la conférence sur l’Université organisée par le Mouvement des jeunes indépendants pour le changement (Mjic) au niveau de l’espace «Mille et une news» du quotidien Algérie News, Alger.

    L’enseignant et chercheur à l’Université des sciences et technologies Houari-Boumediene (Usthb), Farid Cherbal a poussé son constat jusqu’à avancer que le système universitaire algérien est un système crisogène et que l’Université algérienne est productrice de crises, cela depuis trois décennies. Dans une communication intitulée «Réflexion sur la crise de l’Université algérienne», M.Cherbal a indiqué que celle-ci traverse une crise multidimensionnelle et que les derniers mouvements de contestation des étudiants sont le signal d’alarme profond sur les dangers qui guettent l’Université. Pour lui, il y a plusieurs éléments qui ont enclenché ce processus de crise qui s’exacerbe d’année en année. Le premier élément a trait à l’absence totale d’une politique de l’enseignement supérieur depuis 1979. Le déficit démocratique de la société est un autre élément qui a aggravé la crise de l’Université algérienne. La dégradation des conditions socioprofessionnelles des enseignants qui a induit la baisse du niveau, la dissolution de l’Office national de la recherche scientifique (Onrs), la gestion opaque et antidémocratique de l’Université sont, selon M.Cherbal, d’autres éléments qui font que l’Université algérienne traverse une crise. Mais l’élément le plus important et le plus récent est, selon le conférencier, l’imposition depuis 2004 du système LMD sans aucune consultation ni étude. «L’Université devient, à ce rythme, productrice de l’échec et du chômage», a déclaré le conférencier, estimant nécessaire et urgent de prendre des mesures pour la sauver.

    Pour ce faire, il suggère, entre autres, la démocratisation de la gestion de l’université en élisant les responsables académiques par la communauté universitaire, la création d’un organisme national de la recherche scientifique, la généralisation de la langue anglaise et la sauvegarde du caractère national du diplôme. «Nous ne devons pas perdre nos diplômes nationaux et les inquiétudes des étudiants du système classique sont bien fondées», a-t-il lancé. Le constat de l’enseignant, Farid Cherbal, a été conforté par celui dressé par le Mjic dans une contribution lue par un de ses membres. «De l’avis de toute la famille universitaire, le constat est sans appel et le désarroi est total. Aussi bien sur le plan social, pédagogique que sur le plan strictement inhérent à l’avenir des étudiants, la situation devient intenable et laisse à désirer», estime le Mouvement. Pour ce Mouvement, les étudiants évoluent dans un climat plus que délétère, caractérisé par des mouvements de protestation quotidiens (grèves, rassemblements, sit-in...). Le Mjic pointe du doigt l’hégémonie de l’administration dans la gestion de l’Université, estimant que «la mainmise démesurée de l’administration sur tout ce qui engage l’avenir de l’Université, embourbe celle-ci dans un processus de dégradation généralisée et de plus en plus criante». Sur le plan social, la situation est tout simplement catastrophique. «La précarisation de l’étudiant, le désengagement de l’Etat en matière de prise en charge, la dégradation dans les cités universitaires due à l’insalubrité des conditions de vie sont autant de facteurs qui prouvent que l’Université algérienne est sinistrée», écrit le Mjic dans sa contribution, appelant à lancer un débat sérieux dans tous les sens en vue d’impulser un véritable changement.

    source: lexpressiondz
    vive la liberté, vive la démocratie, et vive l'Algérie
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  • #2
    étudiants et enseignants inquiets de la crise dans cette institution
    Farid Cherbal : “Il faut aller à des états généraux de l’université”

    Le diagnostic est unanime : l’université algérienne est malade. Et rien de plus emblématique du malaise qui ronge cette institution que cette contestation estudiantine depuis maintenant quelques mois et qui semble s’inscrire dans la durée. “Elle est devenue une machine à produire l’échec”, décrète Farid Cherbal, chercheur, professeur à l’université de Bab-Ezzouar et syndicaliste. Invité hier de l’espace Socrate News pour une conférence-débat sur “la crise de l’université algérienne”, une initiative du tout nouveau Mouvement des jeunes indépendants pour le changement (MJIC), Farid Cherbal établit un constat sans complaisance de la situation de l’université algérienne.
    Parmi les éléments structurants de la crise, selon lui, figurent notamment l’ouverture à tour de bras d’établissements universitaires “sans moyens” ; la poussée vers la porte de sortie d’anciens coopérants techniques au début des années 1980, comme ce professeur émérite devenu père du nucléaire au Pakistan ou encore cet autre enseignant vietnamien dont la réputation a dépassé son pays, au nom de la sacro-sainte “algérianisation” de l’université ; la suppression des stages, à contre-courant des normes établies par l’Unesco ; la dissolution de l’Office national de la recherche scientifique dans “l’opacité” et la diminution drastique du budget de formation ; la gestion “opaque et antidémocratique” de l’université ; l’absence d’investissements économiques en aval pour résorber l’arrivée massive des diplômés sur le marché de l’emploi ; la “désignation”, au mépris de ce qui se fait sous d’autres latitudes, des responsables académiques ; l’exil interne et externe sous “l’effet de la crise” (le coût des formations des étudiants des pays du Sud qui rejoignent les pays occidentaux est estimé à quelque 10 milliards de dollars par l’Unesco), et enfin la dégradation des conditions socioprofessionnelles des enseignants. Bref, “il y a une absence de politique d’enseignement supérieur et de la recherche scientifique depuis la fin des années 1970”, soutient-il. Selon lui, le mouvement de contestation actuel des étudiants est un signal d’alarme lancé à la société et à l’état. “L’université ne doit plus produire de chômeurs.” Comme beaucoup d’étudiants, le chercheur semble préférer l’ancien système d’enseignement au LMD, “parachuté” en 2004 sans débat ni consultation. “L’inquiétude portée par les étudiants de l’ancien système est fondée. Ce système structure la conscience nationale. Le LMD est venu pour diminuer
    les coûts des formations”, affirme M. Cherbal. Quelle thérapie alors ? M. Cherbal prescrit un chapelet de propositions, mais qui doivent intervenir à l’issue d’une évaluation et d’une radioscopie de toute l’institution. “Il faut aller vers des états généraux de l’université”, préconise-t-il. Parmi les propositions formulées : l’augmentation du budget de l’enseignement supérieur, la consécration de la gestion démocratique à travers les élections des responsables académiques, la remise de l’anglais au cœur de l’enseignement, la mise sur pied d’un organe de recherche, une politique de passerelles et la définition du type de coopération internationale, entre autres. Considérant que “l’université est sinistrée”, selon une formule consacrée du défunt Mohamed Boudiaf, une représentante du MJIC a appelé au “débat”. Karim Yamoun, un jeune étudiant venu de Tizi Ouzou, a, quant à lui, estimé que “les étudiants ont longtemps souffert de la gestion politique de l’université”. Selon lui, le système LMD a été imposé par l’UE. “On veut une université publique et nationale.” Mais, il faut réformer tout le système éducatif, a-t-il toutefois préconisé, sous les applaudissements de quelques dizaines d’étudiants, pour la plupart membres du MJIC, présents dans la salle.



    source: Liberté
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    • #3
      nous étions étudiants et maintenant fonctionnaire..on vavit remarqué que fois qu'il ya début des éxamais il ya agitations forte...
      les étudiants ne savent pas comment faire comprendre a nos cons du ministère de l'éducation qu'il choissient soit de faire l'enseignement en arbe soit en français....
      l'étudiant n'a pas l'outil (la langue pour travailler) c'est comme si le ministre de l'éducation national était balancé en russie sans faire une année de langue...en principe ce ministre devrait etre le plus chevronné et le plus combatif parmis tous les ministres car c'est le seul qui a subit l'effroyable experience de faire des études suprieurs dans une autre langue..entre la langue arabe, française et russe il ya une montagne qui les séparent et pourtant le ministre avait réussi......

      il n ya qu'a comparer les copies des étudiants venant des pays africains et les notres....si le ministre acceptera de jeter un coup il n'a qu'a faire la demande....d'ailleur dans la majorité des université il n'existe plus de notion d'archivage ni un diplome qui sanctionne le metier d'archiviste....je me demande sur quel base de donné va étudier le ministère pour dresser la meilleur politique...

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      • #4
        Il y en qui se consacrent à la recherche, à la productions scientifique, d'autres au syndicalisme et à la politique....
        Othmane BENZAGHOU

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        • #5
          Ott, salut
          C'est normal. on est assoifé de démocratie et l'université a toujours été le foyer de toutes les exagérations, de tous les extremistes.
          C'est une fatalité, on doit passer par ces cycles là avant de maturer
          Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément.

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          • #6
            Salut Bachi

            Je t'avoue que quand je lis les interventions ici et là, je ne généralise pas, mais je me dis tafrat, certains ne sont bons qu'à insulter à tort et travers, avec des certitudes dignes des idéologies les plus absurdes de l'humanité. Je crains que c'est une perte de temps, la maturité démocratique n'est même pas présente dans un forum qui regroupe des privilégiés. Au plaisir de te relire sur d'autres cieux, ça manque d'oxygène ici...
            Othmane BENZAGHOU

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