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Mohand Ouidir Aït Amrane, commissaire du HCA, n’est plus

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  • Gharib38
    a répondu
    Allah yar´hmou!!

    L`homme a resisté á chaque systeme et ca depuis des années. L’entrée de tamazight dans la Constitution de la République en tant que langue nationale a été, sans doute, un grand moment dans la vie du défunt.

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  • Stanislas
    a crée une discussion Mohand Ouidir Aït Amrane, commissaire du HCA, n’est plus

    Mohand Ouidir Aït Amrane, commissaire du HCA, n’est plus

    Bonsoir, je viens de lire cette triste nouvelle, je connaisais l'homme que de nom lors de sa nomination au HCA. Allah Yerhmou.

    Mohand Ouidir Aït Amrane a pleinement mené une existence vouée aux combats démocratiques

    Dans la nuit de samedi à hier dimanche est décédé Mohand Ouidir Aït Amrane, président du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA). Il a été désigné consensuellement commissaire au mois de mai 1995, juste après les accords du 22 avril de la même année mettant fin au boycott scolaire qui avait secoué la Kabylie durant une longue période. Et l’aboutissement final a été justement la création de cette haute institution de l’Etat, marquant l’introduction de tamazight dans le système éducatif et son enseignement à l’école. Mohand Ouidir Aït Amrane a pleinement mené une existence vouée aux combats démocratiques qu’il décrits d’ailleurs fort bien dans son récit rapporté de la réalité de la révolution algérienne dans «Akker ammis oumazigh», l’un des onze ouvrages qu’il a écrits. L’histoire de l’Algérie qu’il avait au cœur, il l’a pratiquée très tôt au sein de l’école qu’il a fréquentée en Kabylie d’où il est originaire, dans les Ouacif, du village Tikidount. Il y passe le cycle primaire de 1930 à 1934, puis il le poursuivra à Sougueur dans Tiaret, entre 1934 et 1938. Nous sommes en juillet 1944 et c’est là qu’il fait son enrôlement clandestin au sein de la cellule PPA (Parti populaire algérien). En 1945, il rejoint Alger pour s’inscrire au lycée de Ben Aknoun. Il y retrouve ses amis et crée Akker ammis oumazigh, un chant patriotique. C’est pendant cette période que la maladie le cloue au lit. Il a dû être immobilisé à l’infirmerie du lycée. C’est là qu’il se sépare de ses camarades Hocine Aït Ahmed, Saïd Chibane, Amar Ould Hamouda, Omar Oussedik et Ouali Benaï, qui rejoignent la Kabylie à l’appel du parti. En 1956, il est arrêté par les forces coloniales et condamné pour atteinte à la sûreté de l’Etat. En 1962, il est élu député de la première Assemblée nationale de l’Algérie indépendante. Puis il est nommé inspecteur de l’académie de Tiaret en octobre 1964. En janvier 1965, il est préfet d’El Asnam. A la fin de la même année, il reprend ses fonctions d’académicien à Tiaret. A partir, de 1971, il prend en charge le contrôle régional du parti FLN. Après l’ouverture démocratique à la faveur des événements d’octobre 1988, il adhère au RCD à sa création. Il est élu membre du conseil national par le congrès du parti le 16 novembre 1989. Par ailleurs, il animera plusieurs conférences à travers le pays autour de la reconnaissance de la langue et de la culture amazighes.Sa vie a été pleine et entière, ne cessant aucune activité et ne manquant aucun déplacement, même en pleine période de violence terroriste. Pour répondre aux sollicitations et invitations des associations culturelles, des universités et du MCB, pour apporter son éclairage sur l’Histoire, l’amazighité, pour auréoler une carrière dédiée au pays et à son bien-être. Le hasard a voulu que tous les chamboulements de sa vie aient lieu un mois de novembre. Son décès est également intervenu à la veille du 1er novembre. Pas meilleur hommage que cette date symbole pour laquelle il a luttée jeune et déterminé. Avec la même détermination jusqu’à sa dernière fonction à la tête du HCA.

    http://www.latribune-online.com/0111/divers.htm
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