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L'épopée des infirmières de l'ALN

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  • L'épopée des infirmières de l'ALN

    Aps 6/3/08] ALGER - Le quotidien national Horizons a publié, à l'occasion de la Journée internationale de la femme (célébrée le 8 mars), un numéro spécial qui se veut un hommage à la participation de la femme algérienne à la guerre de libération nationale. De format magazine de 48 pages illustrées en couleurs, des portraits de moudjahidate célèbres et d'autres moins connues, des entretiens consacrés à des femmes ayant pris le maquis et d'autres à des combattants de l'Armée de libération nationale (ALN), ont été reproduits dans ce numéro.
    "Les anges de la Révolution", est l'éditorial de ce numéro, dont les portraits reprennent, dans les "titrailles", la première sentence de l'éditorialiste qui a qualifié ces femmes de "belles et rebelles".

    Le volet retraçant l'épopée des infirmières de l'ALN s'ouvre sur la présentation des conclusions d'une étude traitant ce thème et élaborée par l'enseignante
    au département d'histoire de la faculté de Bouzaréah, le Pr. Yahiaoui Messaouda.
    Selon les statistiques fournies par cette étude, il s'avère que 42 % des femmes algériennes ayant pris le maquis étaient des infirmières ou formées
    pour cette fonction dans le maquis.
    Dans l'entretien réalisé avec le Dr. Lamine Khane, responsable du secteur sanitaire de la wilaya II historique, il est question, aussi, de la formation
    des étudiantes en pharmacie ou en médecine ayant pris le maquis après l'appel de 1956 du Front de libération nationale (FLN).
    Ces infirmières de l'ALN étaient en effet partout, atteste les portraits consacrées à d'illustres moudjahidate et chahidate, à l'image de Zoubida Ould
    Kablia, tombée au champs d'honneur dans la wilaya V historique, à l'âge de 20
    ans, Meriem Bouattoura, tombée aussi à la fleur de l'âge dans la wilaya II historique.
    Parmi les portraits confectionnés par ce spécial, il y a lieu de citer, entre autres, celui de la chahida Malika Gaïd, que le célèbre colonel de la wilaya III historique, feu le colonel Amirouche avait qualifié d"'homme parmi les hommes".
    Messaouda et Fatima Bedj, deux s£urs de Chlef, connaîtront également dans la wilaya IV historique, le même sort que celui de Malika Gaïd et de Zoubida Ould Kablia.
    Un autre portrait a été consacré à Nefissa Laliam née Hamoud, l'épouse du médecin chef de la wilaya III historique, le Dr. Laliam, sous le titre "le serment à la patrie". Cette femme médecin était parmi les rares algériennes à ouvrir un cabinet médical en 1953.
    Ce numéro spécial est également truffé de portraits de femmes infirmières ayant survécu à la guerre, à l'instar de Boudjemaâ Rabéa qui a vécu dans les différentes zones de la wilaya IV historique et le professeur Belkhodja Kessous Janine Nadjia qui était aussi en contact avec des représentants du Parti communiste algérien et qui a eu la vie sauve, grâce à la résistance de Jacques Salort, lors des séances de tortures, une basse besogne dont les parachutistes s'acquittaient.
    Un autre portrait retrace le combat héroïque de Clotilde Bidet, épouse Magraoui, qui a sacrifié la vie facile qu'offrait Paris pour venir s'installer avec ses cinq enfants dans la fournaise de la guerre à Alger et se transformer en soigneuse des blessés de la bataille d'Alger, méritant ainsi l'appellation d'El Khensa dont l'a gratifié le rédacteur du portrait.
    Meriem Mokhtari, ayant pris le maquis à Tiaret à l'âge de 16 ans, Louisa Ighilahriz qui a fait appel à son ultime courage pour confondre ses tortionnaires devant la justice française, à leur tête, le général Schmitt, Houria Abid Madaci qui soignait les blessés de la wilaya I historique au nez et la barbe du colonisateur,
    Kaïd Tlemçani Khadija, dont le père était de la formation politique de Ferhat Abbas, et qui avait participé à l'ouverture d'un centre d'aide aux réfugiés nécessiteux et de formation d'infirmières à Oujda (Maroc).
    D'autres portraits-entretiens ont été consacrés à Fatima Ayache, Bouachia Haddouche Zohra, Leïla Ettayeb, Aldjia Hamoudi et Affoun Bouamama devenue infirmière à l'âge de 13 ans. Des lieux, ayant servi d'infirmeries durant la Révolution, ont été décrits dans des reportages, à l'image de l'infirmerie des Aït Lahcen, dans le maquis du Djurdjura, ainsi que des extraits de livres consacrés au rôle des femmes dans la Révolution, dont la présentation des services de santé de l'ALN contenue dans le livre écrit par Henri Alleg et celui, aussi, écrit par la moudjahida Danièle Djamila Amrane-Minne, veuve du dentiste Amrane Khellil, appelée dans la willaya III historique, Khellil "sanitaire".
    [Aps 6/3/08]
    « Great minds discuss ideas; average minds, events; small minds, people. » Eleanor ROOSEVELT
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