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Crise Algérie-Espagne: Les entreprises algériennes premières impactées

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  • Crise Algérie-Espagne: Les entreprises algériennes premières impactées

    La crise entre l’Algérie et l’Espagne a tout l’air de s’inscrire dans la durée depuis que les dirigeants algériens ont décidé de faire du chantage à Madrid pour son soutien au plan marocain d’autonomie pour le Sahara.

    Ces dernières années, les pays arabes, africains et occidentaux ont apporté leur soutien à la position du Maroc sur le conflit au Sahara. Tous veulent en finir avec ce dossier, les mises en scène et les affabulations du régime algérien post-indépendance, après avoir découvert la face cachée des camps de Tindouf, les sévices et crimes de guerre, l’utilisation d’enfants soldats, les scandales de détournement d’aides internationales, les propriétés luxueuses à l’étranger des membres du polisario.

    Cette tendance internationale a suscité la colère de l’Algérie, seul soutien multiforme du mouvement séparatiste, propulsé en avant par Alger pour masquer ses intentions expansionnistes sur les terres marocaines récupérées de la colonisation espagnole.

    Et alors que l’Algérie est appelée par le conseil de sécurité de l’ONU à participer de bonne foi au processus des tables rondes pour permettre la résolution du conflit autour du Sahara, elle refuse et se dit ne pas être partie au conflit.

    Sauf que le contraire a été prouvé lors de la crise diplomatique entre l’Algérie et l’Espagne, déclenchée en mars dernier suite au soutien de Madrid à la proposition d’autonomie qui se trouve être la solution définitive à ce conflit selon la communauté internationale.

    Depuis l’Algérie a immédiatement réagi en annonçant, en juin, la rupture du traité d’amitié et de coopération entre les deux pays, la réduction au strict minimum vital des échanges commerciaux, mais l’approvisionnement en gaz a été maintenu.

    Alger a également décidé de geler les domiciliations bancaires des opérations de commerce extérieur des produits et services depuis et vers l’Espagne, ce qui empêche les produits espagnols d’entrer en Algérie, même en provenance d’un pays tiers, car facturer par le biais d’un autre siège dans un autre pays est aussi impossible, car tout certificat d’origine espagnol est automatiquement bloqué.

    Si l’Espagne a été pénalisée par ce chantage algérien, le pays ne compte pas laisser l’Algérie s’immiscer ou s’ingérer dans ses affaires intérieures et souveraines. Le chef de la diplomatie espagnole José Manuel Albares l’a bien fait comprendre tout en affirmant souhaiter les meilleures relations avec Alger.

    Officieusement, les contacts entre les deux pays ne sont pas complètement rompus malgré cette ingérence pleine dans le dossier du Sahara et dans les décisions d’un autre Etat. Des avions officiels espagnols ont atterri ces derniers jour en Algérie, mais aucune information n’a filtré.

    Entre temps, ce sont les entreprises algériennes qui sont les plus pénalisées puisqu’elles sont dépendantes de matières premières importées d’Espagne et il s’agit particulièrement de l’industrie pharmaceutique où les composants chimiques entrant dans la fabrication de médicaments sont importés de la péninsule ibérique.

    Le secteur industriel est celui qui souffre le plus, comme celui de la céramique, du papier et de la pièce de rechange, et particulièrement les usines de dessalement d’eau (principale source d’eau potable pour les ménages en Algérie), dont la maintenance est gérée par des entreprises espagnoles.

    L’Algérie est allée plus loin dans sa guerre contre l’Espagne puisque la compagnie aérienne nationale Air Algérie a décidé de ne plus desservir l’Espagne, et au même moment les autorités algériennes ont bloqué la reprise des vols Iberia qui devait se faire après deux ans de pandémie.

    Mais selon le président du Cercle de commerce et d’industrie algéro-espagnol (CCIAE), Djamel Eddine Bouabdallah, cité par les médias, les échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Espagne n’ont pas été affectés seulement par cette crise diplomatique. Ils ont déjà été lourdement affectés par les politiques de l’État, et notamment par les mesures de protectionnisme actionnées par l’Algérie à la fin de l’année 2021 et au début de l’année 2022, d’où le recul des recettes.

    Par ailleurs, l’Espagne aussi a adopté des mesures pour réduire l’export de marchandises vers l’Algérie depuis juillet 2022. La Chambre de commerce espagnole avait ordonné aux services douaniers et tous les opérateurs économiques de n’autoriser aucune exportation sans dédouanement, ce qui représente une charge administrative supplémentaire qui rajoute des délais pour la livraison.

    Bref, la brouille diplomatique se transforme peu à peu en une vraie crise bilatérale, dont les conséquences économiques pourraient se révéler très lourdes.
    Hespress

  • #2
    impactés par la faïence, la céramique, la robinetterie (plomberie), le ciment blanc, les équipements sanitaires, le revêtements de sol, la peinture, aux algériens de retrousser leurs manches, puis il ya d'autre pays plus attractifs, pour le produits dans nous ne maitrisant pas la technologie

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