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Histoires Véridiques Etranges

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    Enriqueta , la Vampire de Barcelone

    Au début du 20e siècle, en Espagne, Enriqueta Martí enlevait des enfants dans les quartiers pauvres de la ville de Barcelone et les faisait disparaitre de la plus horrible des manières. Ses agissements étaient si monstrueux que les journaux l’avaient surnommée La Vampire de Barcelone.
    Enriqueta Martí i Ripollés était née en 1868 à Sant Feliu de Llobregat, en Espagne, et elle avait quitté très jeune son village natal pour rejoindre la grande ville de Barcelone, où elle avait travaillé pendant quelques temps comme domestique dans différentes maisons de la bourgeoisie. Puis, songeant qu’elle gagnerait bien plus d’argent en vendant ses charmes, elle s’était rapidement tournée vers la prostitution, proposant ses services dans des maisons closes et d’autres lieux spécialisés dans ce genre d’activité. En 1895, la jeune femme épousa Joan Pujaló, un artiste peintre original qui se nourrissait de graines d’oiseaux et vendait ses natures mortes pour quelques pesetas. Cependant, en dépit de cette union, elle continua à fréquenter les mêmes endroits et aux yeux de son mari, il devint évident que ce mariage était une erreur. Le couple se sépara et se réconcilia environ six fois, jusqu’en 1907, où la séparation sembla définitive. Selon Joan Pujaló, les aventures extra-conjugales de sa femme, son caractère imprévisible, sa fausseté et ses visites continues dans les pires lieux de dépravation de la ville étaient la cause de ce désastre.
    Au cours de cette période, Enriqueta commença à mener une double vie. Pendant la journée, elle s’habillait de haillons et courait les maisons de charité, les couvents et les paroisses des quartiers les plus démunis de la ville sous prétexte de demander l’aumône mais en réalité, elle arpentait les ruelles sombres de Barcelone pour y choisir des orphelins ou des enfants appartenant aux familles les plus pauvres, les prenant par la main et les faisant passer pour siens, afin de les livrer à la prostitution… ou pire encore. Le soir venu, une autre vie commençait pour Enriqueta. La jeune femme sortait alors ses luxueux vêtements, ses perruques et ses chapeaux à plumes et elle se fréquentait El Liceu, le somptueux opéra de Barcelone, le Casino de la Arrabassada et les autres endroits à la mode où les notables de la ville aimaient à se rassembler. En ces lieux, elle proposait probablement les enfants qu’elle avait enlevés à de riches messieurs.
    En 1909, Enriqueta avait réussi à épargner assez d’argent pour s’offrir un bel appartement, aussi décida-t-elle d’ouvrir sa propre maison close. Cette année-là, Barcelone fut en proie à une révolte sociale surnommée La Setmana Tragica (La Semaine Tragique) et il en résulta de chaotiques combats de rue qui amenèrent la police de la ville et les troupes nationales à occuper le port. Au cours de cette période confuse, la jeune femme fut arrêtée dans son appartement de la rue Minerva, où elle proposait les services d’enfants de 3 à 14 ans, et accusée de prostitution infantile. Avec elle, fut interpelé un jeune homme de bonne famille. Cependant, grâce à ses contacts dans la haute société, la jeune femme ne fut jamais jugée et bientôt son dossier se perdit dans les insondables failles du système judiciaire.
    Un homme mystérieux de forte influence intervint pour qu’elle soit libérée et Enriqueta commença alors une entreprise plus terrible encore, dans un nouvel endroit situé au milieu du quartier d’El Raval, l’un des plus pauvres de la ville. Si elle enlevait toujours des enfants, des nouveaux-nés aux enfants de 9 ans, et si elle continuait à en proposer certains à la prostitution, elle utilisait les autres d’une horrible manière, les assassinant afin d’en prélever la graisse, le sang, les cheveux et les os, qu’elle réduisait généralement en poudre. Elle se servait de ces ingrédients pour fabriquer diverses choses comme, par exemple, des élixirs et des crèmes pour le visage qu’elle vendait à des dames de la haute société qui n’étaient pas sans ignorer la provenance des composants de ses onguents mais qui ne s’en formalisaient guère. A cette époque, des rumeurs prétendaient que le sang des jeunes enfants augmentait considérablement la durée de vie, que leur graisse permettait de conserver une peau éternellement jeune et ces promesses suffisaient à faire taire les sursauts de conscience que certaines auraient pu avoir. Outre ses élixirs de jeunesse, Enriqueta fabriquait également des filtres, des cataplasmes et des potions destinés à traiter diverses maladies pour lesquelles la médecine ne proposait pas encore de remède, notamment la tuberculose qui était particulièrement redoutée.
    "N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe." Victor Hugo

  • #2
    Suite

    Bien évidemment, les disparitions inexpliquées de nombreux enfants dans les rues de Barcelone ne passaient pas inaperçues et des rumeurs rapportaient que quelqu’un les enlevait ou les tuait pour de mystérieuses raisons. Les autorités se refusaient à prendre ces histoires au sérieux mais comme les esprits semblaient s’enflammer, en 1911, Portela Valladares, le maire de Barcelone, fit publier une déclaration officielle affirmant que les rumeurs qui circulaient en ville étaient totalement infondées et que les enfants disparus n’avaient pas été enlevés ou assassinés.
    Le 10 février 1912, il faisait presque nuit lorsque Ana Guitart Congost s’arrêta sur le seuil de sa maison pour discuter avec une voisine. Quelques instants plus tard elle referma la porte derrière elle, pensant tout naturellement que Teresita, sa fille de cinq ans, était rentrée toute seule, mais brusquement son mari lui demanda » Où est la petite? » et la panique l’envahit. La malheureuse mère courut dans la rue, appelant sa fille à grands cris, mais il était déjà trop tard. Teresita avait disparu.
    Pendant deux semaines, les journaux se firent l’écho de l’opinion publique qui s’indignait de cette nouvelle disparition et accusait les autorités de se montrer étranges passives. Le 17 février, Claudia Elías, une voisine d’Enriqueta, remarqua une fillette aux cheveux rasés qui regardait par la fenêtre ouverte d’un appartement situé au 29 de la rue Del Ponent. Comme elle ne connaissait pas cette petite fille, qui semblait jouer avec une autre, elle l’observa un moment, intriguée, puis une femme apparut dans l’encadrement de la fenêtre et Claudia s’empressa de lui demander si l’enfant était sienne. Alors, sans même lui répondre, l’inconnue referma aussitôt sa fenêtre et disparut dans l’obscurité de son appartement. Troublée par cette réaction inhabituelle, Claudia, qui se demandait si la fillette n’était pas Teresita, la petite disparue dont tout le monde parlait, fit part de ses doutes à un matelassier de sa rue, soulignant l’étrange comportement de sa voisine, et l’homme, trouvant l’histoire curieuse, en informa José Asens, un policier municipal, qui prévint à son tour son chef, le brigadier Ribot.
    Le 27 février, prétextant avoir reçu une plainte contre Enriqueta pour élevage de poulets dans son appartement, le brigadier Ribot et deux de ses hommes demandèrent à le visiter et même si elle parut quelque peu surprise, elle ne manifesta aucune opposition. A l’intérieur, les policiers découvrirent deux petites filles malingres vêtues de haillons, Teresita et Angelita, et immédiatement ils reconnurent la petite disparue. Teresita leur expliqua comment Enriqueta l’avait attirée chez elle en la prenant par la main et en lui promettant des bonbons. Ce soir-là, elle l’avait suivie de son plein gré mais réalisant qu’elle s’était trop éloignée de sa maison, la fillette avait pris peur et elle avait demandé à rentrer chez elle. Alors brusquement, Enriqueta avait recouvert sa tête d’un tissu noir et l’avait amenée de force au numéro 29 de la rue Del Ponent.
    Une fois dans l’appartement, Enriqueta avait coupé les cheveux de la petite fille, elle avait changé son prénom en Felicitad puis elle lui avait dit qu’elle n’avait plus de parents et qu’à partir de maintenant, elle devait l’appeler belle-mère. Les jours suivants Teresita avait été nourrie de pommes de terre et de pain rassis et Enriqueta lui avait expliqué qu’elle n’avait pas le droit de se montrer au fenêtres, d’aller sur les balcons et de rentrer dans certaines pièces. Souvent sa belle-mère sortait, laissant les deux fillettes seules, alors un jour, prenant le risque de se faire pincer, la punition favorite d’Enriqueta lorsqu’elles se montraient désobéissantes, Teresita et Angelita s’étaient risquées à explorer les pièces interdites. Dans l’une d’elles, elles avaient trouvé un grand sac rempli de vêtements de femme et un grand couteau à désosser ensanglantés. Interrogée sur la présence de Teresita dans sa maison, Enriqueta affirma avec un incroyable aplomb qu’elle avait trouvé la fillette perdue et affamée le jour précédent et qu’elle l’avait généreusement recueillie. Bien évident, cette version de l’histoire allait à l’encontre du témoignage de sa voisine, mais elle ignorait encore que cette dernière avait parlé de ses doutes.
    L’histoire d’Angelita était plus abominable encore. La fillette raconta aux trois hommes qu’avant l’arrivée de Teresita, un garçon de cinq ans, qui s’appelait Pepito, vivait avec elle. Un soir, alors qu’elle surveillait secrètement celle qui lui demandait de l’appeler maman, elle l’avait vue endormir le petit garçon pour ne pas qu’il crie, le tuer sur la table de la cuisine, et le vider de son sang, comme un animal. Terrifiée, la petite fille avait couru se cacher dans lit et elle avait fait semblant de dormir. L’identité d’Angelita fut plus difficile à déterminer car elle ne connaissait pas son nom ni même son vrai prénom. Enriqueta soutenait qu’elle était propre fille, un enfant qu’elle avait eu avec Juan Pujaló, mais dès qu’il apprit l’arrestation de son ex-femme, l’homme se présenta spontanément devant le juge, sans même avoir été appelé, et il déclara que s’il avait vécu avec elle pendant des années, jamais ils n’avaient eu d’enfants. Finalement, Enriqueta avoua qu’elle avait volé le nouveau-né à sa belle-sœur, lui faisait croire que la petite fille était morte à la naissance. Toutes ces révélations étaient suffisantes pour procéder à l’arrestation d’Enriqueta mais quand les policiers voulurent l’emmener jusqu’à la prison Reina Amàlia, ils s’aperçurent qu’une foule hostile l’attendait devant la porte de son immeuble et ils durent appeler des renforts pour parvenir à la faire sortir.
    Peu de temps après, les enquêteurs retournèrent au 29 de la rue Del Ponent afin d’effectuer une perquisition de l’appartement. Enriqueta, qui les accompagnait, se montrait extrêmement froide, elle ne disait pas un mot, mais lorsqu’un policier l’attrapa pour la sortir de la voiture, elle se mit brusquement à crier: » Laissez-moi, laissez-moi. » Une fois à l’intérieur, l’inspecteur chargé de l’enquête lui dit » Personne ne peut vous voir maintenant, alors arrêtez, » et aussitôt, elle cessa de pleurer. Enriqueta s’assit sur le canapé de son salon aux murs violets et le juge lui dit: » Nous allons chercher des preuves d’homicide. » Se relevant brusquement, elle s’avança devant le juge et lui déclara: » Je ne suis pas d’accord. » Puis elle se mit à arpenter nerveusement dans la salle, regardant chacun dans les yeux avec insistance.
    Dans une des pièces, les enquêteurs découvrirent le fameux sac rempli de vêtements ensanglantés, le couteau, et une trentaine d’ossements humains de petites dimensions dissimulés sous une pile de linge sale. Ces os portaient des traces qui indiquaient qu’ils avaient été exposés au feu, probablement pour faire fondre la graisse qui se trouvait autour, supposèrent les experts.
    Contrastant étrangement avec le reste de l’habitation, qui était misérable, sale et qui sentait terriblement mauvais, une porte s’ouvrait sur un salon richement décoré de meubles rares. Là, contre un mur, se dressait une armoire remplie de beaux vêtements pour garçons et filles, de bas de soie, de chaussures, de perruques frisées et de robes raffinées dont se servait Enriqueta lors de ses sorties dans le grand monde. Dans une autre salle, fermée à clef celle-là, les enquêteurs découvrirent l’horrible secret qu’elle dissimulait. Plus de cinquante pichets, pots et vasques étaient entreposés là, qui contenaient des restes humains, du gras, du sang coagulé, des cheveux, des squelettes de mains et des os en poudre. D’autres présentaient des potions, des pommades, des onguents et des bouteilles de sang, apparemment destinées à la vente.
    Bien évidemment, Enriqueta fut interrogée sur ces innommables préparations. Au début, sans se départir de son incroyable assurance, elle répondit qu’elle effectuait des études sur l’anatomie humaine puis, à force d’insistance, elle finit par avouer qu’elle était guérisseuse et qu’elle utilisait des enfants comme matière première. Elle prétendait être un expert, savoir faire les meilleurs remèdes, et s’enorgueillissait de ses préparatifs, affirmant qu’ils étaient prisés par les plus fortunés. Les policiers, qui connaissaient l’existence de Pepito grâce au témoignage d’Angelita et à celui de Claudia, la voisine, qui l’avait occasionnellement aperçu, lui demandèrent alors d’où venait ce petit garçon et Enriqueta leur répondit qu’il lui avait été confié par une famille qui ne pouvait pas s’occuper de lui mais qu’il était tombé malade et qu’elle avait du se résoudre à l’envoyer à la campagne. Cependant, le témoignage d’Angelita, les vêtements ensanglantés, le couteau à désosser et les horribles traces de graisse, d’os et de sang frais dans l’appartement venait contrer sa version des faits et elle finit par avouer que certains de ces restes étaient bien ceux de Pepito. Lors de cet interrogatoire, elle révéla les emplacements de ses anciens appartements, indiquant aux enquêteurs où ils devaient chercher. Cependant, si elle reconnaissait s’être livrée à des activités de proxénète pour pédophile, Enriqueta refusait de nommer un seul de ses clients, pour lesquels elle semblait pourtant avoir piètre estime: » Mes clients étaient peut-être des monstres, mais pas moi. »
    En voyant sa photo dans les journaux, une Aragonaise d’Alcañiz reconnut Enriqueta comme la ravisseuse de son fils en bas âge, quelques six ans auparavant, en 1906. Elle expliqua qu’en arrivant à Barcelone, épuisée et affamée après un si long voyage, elle avait rencontré une femme d’une extraordinaire gentillesse et qu’elle lui avait permis de porter l’enfant quelques instants. Alors l’inconnue s’était éloignée sous un prétexte quelconque et elle avait disparu. La malheureuse mère n’avait jamais retrouvé son fils et les enquêteurs soupçonnèrent Enriqueta de l’avoir utilisé pour fabriquer ses remèdes.
    "N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe." Victor Hugo

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    • #3
      Suite et fin

      Les enquêteurs visitèrent ensuite les deux appartements où avait vécu Enriqueta, un rue Tallers, l’autre rue Picalqués, ainsi que la petite maison qu’elle avait occupée durant quelques temps rue Jocs Florals. Dans les deux appartements ils découvrirent de faux murs derrière lesquels étaient dissimulés des restes humains et dans le jardin de la maison ils mirent à jour le crâne d’un enfant de trois ans et plusieurs os appartenant à des enfants de 3, 6 et 8 ans. Certains vestiges portaient encore des morceaux de vêtements, qui permirent de confirmer les origines modestes des jeunes victimes. A Sant Feliu de Llobregat, la police fouilla différents logements qui appartenaient à la famille d’Enriqueta. Là, ils découvrirent des restes d’enfants dans des vases et des pots ainsi que des livres sur la préparation de remèdes. Personne ne pouvait déterminer avec exactitude le nombre de ses victimes, mais les enquêteurs pensaient qu’elle pratiquait le même sordide commerce depuis plus de 20 ans, ce qui laissait supposer le pire. Millan Astray, le chef de la police, décrivit Enriqueta comme une névrosée qui se pensait guérisseuse, une vieille sorcière qui aurait du être brûlée vive sur un bûcher et certains pensaient qu’elle mangeait de la chair humaine afin de préserver sa jeunesse. Cependant, cette allégation ne put jamais être prouvée et elle reste, par conséquent, une légende.
      Dans l’appartement de la rue Del Ponent, les policiers avaient également découverts certaines choses curieuses. Un livre ancien à la couverture en parchemin, un autre livre où elle notait, d’une écriture élégante, ses abominables recettes, un paquet de lettres et de notes écrites dans un langage codé, et une liste de noms de grandes familles barcelonaises. Quand l’existence de cette liste vint à être connue, tout le monde en conclut que les noms qui s’y trouvaient étaient ceux des riches clients d’Enriqueta qui pratiquaient la pédophilie ou qui lui achetaient ses atroces crèmes et la rumeur commença à courir que de part leur position, ils allaient échapper à la justice. Malgré tous les efforts des policiers pour dissimuler leurs noms et leurs raisons sociales, bientôt tout le monde sut que ces clients d’un genre particulier étaient des médecins, des politiciens, des hommes d’affaires et des banquiers. L’opinion publique s’en offusqua, les journaux s’indignèrent et pendant des semaines l’histoire fit la première page, non seulement en Catalogne mais dans toute l’Espagne. Malheureusement, malgré toute cette agitation, aucune nouvelle arrestation n’était annoncée. Comme le souvenir de La Semaine Tragique hantait toujours les mémoires, les autorités, qui craignaient une émeute, tentèrent de calmer les esprits en expliquant en expliquant dans les journaux que la fameuse liste était celle de personnalités qu’Enriqueta avait escroquées en utilisant d’odieux mensonges.
      Pendant qu’elle attendait son jugement à la prison, Enriqueta tenta de se suicider à deux reprises, dont une fois en se tailladant les poignets avec un couteau de bois, et la colère enflamma le peuple qui voulait voir la sorcière jugée et garrotée. Les autorités firent alors savoir par la presse que des mesures avaient été prises pour qu’elle ne soit jamais laissée seule. Trois détenues partageaient sa cellule, qui avaient pour instructions de la découvrir si jamais elle rabattait une couverture sur elle afin d’éviter tout suicide. Pourtant, Enriqueta Martí n’allait jamais être jugée pour ses crimes, ni aucun de ses riches clients d’ailleurs. Au grand soulagement de certains, celle que les journaux avait surnommée La Vampire de Barcelone mourut le 12 mai 1913, lynchée par des détenues sous l’un des patios de la prison. Officiellement, Enriqueta avait perdu la vie suite à une longue maladie. Elle fut secrètement enterrée dans une fosse commune du Cimetière de Montjuïc.







      Tous Les Soirs Une Histoire
      "N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe." Victor Hugo

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      • #4
        Unité 731

        Attention
        âmes sensibles s'abstenir

        L’unité 731 a été créée en 1925 par mandat impérial. Il s’agissait d’une unité militaire de recherche bactériologique de l’armée impériale japonaise. Cette unité était dirigée par Shiro Ishii et se consacrait à la « prévention des épidémies et la purification de l’eau ».
        Pourtant, en réalité, cette unité effectuait des expérimentations sur des cobayes humains comme des vivisections sans anesthésie ou des recherches sur diverses maladies comme la peste, le typhus et le choléra en vue de les utiliser comme des armes bactériologiques.
        Les expérimentations bactériologiques pratiquées à la Mandchourie ont produit entre 300 000 et 480 000 victimes. Aujourd’hui, elle est reconnue responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. L’Etat japonais ne reconnaît l’existence de l’unité 731 que depuis 2002.
        Les atrocités qui seront citées ont réellement été commises ! .
        Tout commença en 1936. Les japonais voulaient avancer au niveau scientifique et ainsi montrer leur pouvoir aux grandes puissances mondiales. Pour cela, ils tentaient de trouver une nouvelle arme qui leur permettrait d'accéder à une victoire plus facile tout en limitant les pertes de soldats.
        Leur entreprise était ardue et ils optèrent pour une arme scientifique plutôt que militaire, plus économique en hommes et en moyens. Shiro Ishii, un médecin à l’hôpital de la première armée de Kyoto, décida de créer l’expérimentation d’armes chimiques et biologiques, sans effet sur les alliés protégés mais désastreuses sur les troupes ennemies.
        Son projet, exposé devant le Grand Etat Major en 1928, fut accepté et lui furent procurés le matériel nécessaire et des centres éloignés de Tokyo pour garder une discrétion absolue et un secret total. Afin de découvrir de nouvelles armes nocives et mortelles sur le corps humain, Shiro Ishii devait tout d'abord l'étudier vivant pour en observer le fonctionnement, les faiblesses et les limites.
        Dans la Mandchourie, région de Chine alors occupée par le Japon, se trouvaient toutes sortes d'opposants au Japon, tels que les habitants chinois dont le pays avait été envahi, soupçonnés de "déloyauté", les ouvriers agitateurs, les soldats et colons de tous pays (France, Russie, Amérique, Chine), les prisonniers, et autres étrangers (Coréens, Russes communistes, intellectuels,...). Ceux-ci se trouvaient donc être des proies facile à enlever en toute discrétion, pour servir de cobayes à Shiro Ishii. Mais les premiers cobayes étaient des prisonniers condamnés à mort et détenus à la prison de Harbin ou des "résistants" capturés par la kempeitai (police militaire japonaise).
        Pour étudier le fonctionnement humain et les limites du corps, Shiro Ishii et tous les membres de son unité, la 731, réalisaient des expériences de toutes sortes et retranscrivaient un relevé des résultats obtenus sur des fiches.
        Ces résultats comportaient l'origine de la victime, son âge, ses symptômes après lui avoir transmis une maladie ou après avoir réalisé une expérience, la durée des expériences, les circonstances et les manipulations de celles-ci. Ces fiches étaient rédigées à partir du début de l'expérience et ce jusqu'à la fin ou la mort de l'individu, elles en retranscrivaient les pathologies. On sait aussi que les membres de l'unité 731 inoculaient des maladies volontairement aux cobayes soit par l'intermédiaire de rats, de puces ou d'humains préalablement infectés, soit par la création directe de la maladie dans l’organisme de l'individu. Les cobayes humains étaient appelés « maruta », mot japonais signifiant billot, bûche ou bille de bois.
        À leur arrivée à l’unité 731, les cobayes âgés pour la plupart de 20 à 40 ans se faisaient attribuer un numéro peint sur leur uniforme blanc, et dès lors ils n’étaient plus considérés comme des êtres humains.

        Dans les films, documentaires et livres, certaines de ces expériences sont montrées parmi lesquelles :
        - Des puces étaient contaminées de toutes sortes de maladies puis insérées dans des capsules. Ensuite, dans un terrain éloigné et isolé, des cobayes étaient disposés en cercle et chacun à égale distance du centre du cercle et de son voisin. Ils étaient attachés à des croix et protégés d’un casque et d’une plaque de cuivre pour le corps. Commençait alors l’expérience : Un avion survolait le terrain et larguait les capsules de porcelaine au centre du cercle.
        Les capsules au contact du sol éclataient et projetaient des éclats de porcelaine et les puces infectées. Les protections protégeaient un minimum les cobayes des éclats mais les puces infectées leur transmettaient le virus par le sang en les mordants. Les médecins étudiaient ensuite les pathologies de la maladie sur le corps humain ainsi que la résistance de celui-ci au virus jusqu’à la mort de l’individu.
        - La résistance du corps humain aux variations de pression : derrière les fenêtres d’une salle hermétique se trouvent les scientifiques, munis de chronomètres et de fiches pour étudier
        l’expérience. Les médecins amplifient la pression de la salle au fur et à mesure que les minutes passent. Tout d’abord, lors de cette expérience, on observe que l’individu subit une douleur très intense à la tête, celle-ci suivie d’une forte transpiration sur l’ensemble du corps.
        Après quelques suffoquements, l’individu se retrouve à terre écrasé sous le poids de la pression et son corps se met à enfler. Ensuite, le corps se vide de tous ses liquides (déjections,…) puis d’organes tels que les boyaux
        Dernière modification par Space, 08 décembre 2020, 22h07.
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        • #5
          Suite et fin

          - La résistance du corps humain aux variations de température : un individu est placé dans une zone extérieure ou intérieure très froide, ses mains sont arrosées d’eau régulièrement, et la température faible permet la congélation de ces dernières. Les mains gelées, l’individu est mené dans une pièce, où les médecins et des apprentis observent l’expérience et prennent des notes. Les mains du cobaye sont placées dans un bac d’eau bouillante. On voit alors que la peau des bras de l’individu se fripe et se décolle. Le médecin prend une baguette de fer et coupe la peau, puis il la retire du bras en tirant d’un coup sec. On voit les os du cobaye sans peau et avec un reste de chaire.
          - La résistance du corps humain aux maladies : les membres de l’unité 731 transmettaient par toutes sortes de manières aux cobayes des maladies telles que : Peste, Anthrax, Dysenterie, Typhus, Typhoïde, Paratyphoïde, Choléra, Botulisme, Brucellose, Gangrène gazeuse, Morve, Grippe, Méningite cérébro-spinale, mais aussi ; Salmonellose, Variole, Tétanos, Encéphalite, Tuberculose, Tularémie, Fièvre hémorragique, etc...
          Ainsi ils pouvaient remplir des fiches décrivant les pathologies des maladies selon les origines, les âges, les sexes des cobayes et les durées des pathologies. Ils tentaient ainsi de voir jusqu’où le corps humain pouvait résister à certaines maladies selon certains critères.
          - La résistance aux gaz nocifs et expériences de toutes sortes, en comparaison avec celle des animaux : Des individus de différents âges et sexe sont attachés dans une salle vitrée hermétique avec dans ce cas-là une colombe. Derrière les vitres se trouvent des médecins et des élèves observant la scène. Du gaz se propage dans la pièce et les individus commencent à suffoquer. Les médecins chronomètrent le temps que mettent les êtres à mourir. Ainsi, ils ont un chronomètre pour la colombe, un pour les humains. La colombe trépasse quelques secondes avant les cobayes. Le résultat de l’expérience est retranscrit sur une feuille.
          - La vivisection humaine : L’individu est déshabillé puis endormi ou même reste éveillé mais est attaché. Les médecins ouvrent la partie du torse au pubis, puis, sans aucun respect pour le corps du cobaye ils observent l’intérieur du corps en fonctionnement. Ainsi ils retournent ou enlèvent tout ce qui cache leur vision. Le corps est ainsi mutilé de toutes parts.
          Ils découpent tous les organes vitaux, qui sont encore actifs, dont le cœur qui bat encore, le foie, les poumons et les reins. Ces organes sont alors placés dans des bocaux remplis de formol en vue d’être observés plus attentivement et analysés. Ce qu’il reste de l’individu après l’opération est jeté indifféremment dans un sac, puis conduis à l’incinérateur. Aussi d’autres formes de d’expérimentations de ce genre sont pratiquées comme les découpages de membres au scalpel (bras, visage, jambes,…) sur des sujets éveillés.
          - La résistance des yeux aux rayons X : Un individu est placé sur une table d’opération, il y est attaché. Les médecins projettent dans ses yeux des rayons X. Pendant ce temps ils observent et chronomètrent la durée d’aveuglement total du cobaye.
          - La résistance face à la douleur : Les médecins placent un individu sur une chaise d’opération et l’y attachent. Ils placent sur son visage des sondes pour mesurer l’intensité sonore. Ainsi, ils arrachent sans anesthésie toutes les dents du cobaye avec une tenaille, observent sa douleur et notent l’intensité de ses cris, calculée sur un appareil prévu à cet effet.
          - Le temps que met le cobaye à mourir : Après avoir été le cobaye de plusieurs expériences, si un médecin trahissait le camp ou tombait malade, les autres médecins lui faisaient subir d’autres expériences. S’il survivait tout de même après plusieurs expériences, les médecins lui bandaient les yeux, puis lui tiraient avec une arme à feu dans le cou ou lui tranchait la tête. Pendant que l’individu agonisait, un médecin chronométrait la durée qu’il mettait à mourir.
          - La transmission de maladies telles que la Syphilis : Les médecins obligent deux cobayes, dont l’un est atteint de syphilis, à avoir une relation à caractère sexuel. Ensuite ils analysent les facultés de transmission de cette maladie.
          - La résistance du corps humain contre les insectes : Des médecins inséraient des insectes vivants dans le corps d’un individu, notamment des blattes, qui étaient d'abord infectées de maladie ou sur le point de pondre. Pour cela, ils attachaient le cobaye sur une chaise d’opération, de façon à avoir accès à l’orifice qu’ils voulaient atteindre. Les médecins inséraient dans l’organisme un insecte, notamment dans les parties génitales et attendaient qu'il ponde ou infecte le cobaye. La scène est photographiée par un autre médecin, puis l'insecte est enlevé. Quelques temps plus tard l'individu est observé. Dans le cas de la maladie, on voit si la transmission est possible et quels en sont les
          symptômes, et dans le cas des œufs, on voit qu'ils ont éclos et que les insectes tentent de sortir, soit en trouant la peau, soit en sortant par les orifices (bouche, anus,...).

          En 1935, des photographies et des films étaient réalisés par les membres des camps pour montrer le déroulement des expériences aux officiers supérieurs de l’état-major de l'armée du Guangdong. Ce sont ces nombreux documents, photographies et films d’archives du camp 731 qui nous ont permis de retrouver les traces de cette abomination.
          Les médecins et soldats de l'unité 731 se protégeaient avec des combinaisons, des masques à gaz, des masques à oxygène, des gants, des masques en papier et des bonnets pour éviter tout contact avec les cobayes et donc les maladies. Les membres sans grades de l'unité qui étaient atteints d'une maladie devenaient eux-mêmes des cobayes.
          De nombreux autres cobayes furent bouillis vifs, brûlés au lance-flammes, congelés, électrocutés, tués dans des centrifugeuses géantes, soumis à une exposition prolongée aux rayons X.
          Des détenus furent complètement déshydratés, c’est-à-dire momifiés vivants. On les desséchait jusqu’à ce qu’ils meurent et ne pèsent plus qu'un cinquième de leur poids originel. On étudiait également sur eux les effets du cyanure d’hydrogène, de l’acétone et du potassium.
          Certains détenus étaient affamés et privés de sommeil, jusqu’à la mort. D’autres furent soumis à des expériences de décompression, et d'autres encore subirent des transfusions de sang de cheval et d’eau de mer. Vivants, ces cobayes voyaient leurs membres pourrir, des bouts d’os ressortir des chairs noires de nécrose. Certains étaient couverts de blessures ouvertes ou de cloques. Il faut aussi savoir qu'aucun de ces cobayes n'est ressortit vivant.




          Shiro-ishii

          PS /Si vous jugez que cette Histoire est trop gore , je supprime et je poste une autre
          "N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe." Victor Hugo

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          • #6
            Route 666

            L'autoroute de L'enfer

            Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. » (Apocalypse de Jean)

            Dans certaines conditions, traverser seul le désert en voiture pourrait se révéler une expérience stressante qui affecterait profondément l’inconscient. Lorsque les regards fatigués se perdraient sur le sable, les paysages monotones qui s’étirent à perte de vue pourraient susciter un étrange sentiment de solitude. Alors, brusquement, le temps semblerait se suspendre et l’interminable ruban d’asphalte deviendrait le seul lien avec une civilisation que chaque kilomètre parcouru éloignerait un peu plus. A ce sentiment de désolation extrême, viendrait alors s’ajouter l’impression d’un danger, et soudain le désert deviendrait menaçant. Cette sensation angoissante serait particulièrement prononcée sur l’ancienne Route 666 qui traverse l’Utah, le Colorado l’Arizona et le Nouveau-Mexique, et elle serait à l’origine de sa sinistre réputation. Cependant, si la raison tend à soutenir cette hypothèse, le nombre élevé de décès et les étranges phénomènes qui y sont toujours rapportés laissent planer un doute. La route marquée du signe de la Bête, celle qui est connue comme L’Autoroute pour l’Enfer (Highway to Hell), serait-elle maudite?
            Construite en 1926, l’autoroute se trouvait au 6ème embranchement de la Route 66 et, elle avait, en toute logique, été baptisée U.S. Route 666. Bien qu’aucune arrière pensée n’ait motivé ce choix, certains firent rapidement le lien entre la route et le Nombre de la Bête et malheureusement, cette connotation sinistre fut rapidement accentuée par les statistiques. En effet, l’autoroute connaissait un nombre plus élevé d’accidents que la normale, en particulier le long du tronçon du Nouveau-Mexique, ce qui entrainait un grand nombre de décès. Ce nombre était si élevé que la route fut rapidement considérée comme l’une des plus dangereuses des États-Unis. Bien évidemment, de nombreux facteurs pouvaient expliquer ces tragiques statistiques, comme les mauvaises conditions météorologiques ou l’effet hypnotisant du paysage monotone sur des conducteurs fatigués, mais beaucoup pensaient que la route était maudite, comme le prouvait le nombre satanique.
            Venant étayer cette thèse, les conducteurs qui empruntaient la Route 666 rapportaient souvent avoir été confrontés à un inexplicable sentiment d’anxiété ou à la sensation d’un danger imminent et leurs voitures connaissaient un taux élevé de dysfonctionnements, aussi variés qu’incompréhensibles, parmi lesquels des surchauffes, des problèmes de moteur, des pneus dégonflés, crevés, des défaillances électriques et nombreuses autres bizarreries. Le chiffre 666, l’angoisse qu’il suscitait, les étranges problèmes mécaniques et les différents accidents mortels, dont certains s’étaient transformés en légendes urbaines, dissuadaient certains voyageurs d’emprunter la route et il ne fallut pas attendre longtemps avant qu’elle ne soit surnommée L’Autoroute du Diable.

            LES LÉGENDES DE LA ROUTE 666
            Bien évidemment, ce genre d’incidents ne semblent pas spécialement relier la Route 666 au surnaturel, mais elle connaitrait également d’autres phénomènes, beaucoup plus troublants, parmi lesquels de nombreuses histoires de fantômes.

            LA BERLINE DE SATAN
            En toute logique, l’une des apparitions les plus célèbres et les plus fréquentes sur L’autoroute du Diable serait celle de la Berline de Satan. Les témoignages rapportant cette observation seraient particulièrement nombreux, et pratiquement identiques.
            Lorsque le soleil disparait à l’horizon, les voyageurs inconscients qui empruntent la route 666 se sentiraient soudain envahis par l’angoisse. Puis, à la nuit tombée, lorsque la pleine lune se dessine dans le ciel, les lueurs vacillantes de phares apparaitraient derrière eux, gagnant inexorablement de la distance. Accélérer ne servirait à rien car le mystérieux véhicule pourrait atteindre n’importe quelle vitesse, même les plus folles. La plupart du temps, en arrivant à leur hauteur, la voiture tenterait de les faire sortir de la route, les percutant à l’arrière ou sur le côté. Puis, une fois le chemin dégagé, alors la berline noire les dépasserait en rugissant, s’évanouissant dans l’obscurité du désert. Parfois, effrayés en voyant le véhicule foncer sur eux sans même donner l’impression de ralentir, les victimes se rabattraient précipitamment sur le bord de la route et la voiture les doublerait à vive allure, disparaissant dans un flamboiement qui éclairerait les ténèbres. Ceux qui auraient tenté d’apercevoir le conducteur de la voiture maléfique n’auraient jamais vu personne, ou une juste une ombre penchée le volant. Certains des témoins, plus téméraires que les autres, auraient cherché à la retrouver sans jamais y parvenir: la Berline de Satan ne laisserait jamais de traces derrière elle.

            LE CAMION DIABOLIQUE
            La mystérieuse berline noire ne serait pas le seul véhicule à hanter la route 666. En effet, un camion fantomatique conduit par une entité démoniaque se montrerait parfois, terrorisant les malchanceux qui se trouveraient, par un malheureux hasard, sur son chemin. Le camion roulerait à des vitesses vertigineuses, poursuivant et poussant les voitures hors de la route. Quand il y parviendrait, alors il se retournerait vers ses victimes et prenant encore de la vitesse, il leur foncerait intentionnellement dessus. La légende rapporte que l’esprit maléfique se montre aussi agressif car il garde quelque rancune envers les vivants mais l’histoire n’en précise pas la raison.
            Un jour, un homme qui circulait sur la Route 666 aperçut un camion qui semblait être en feu accélérer juste derrière lui. Des étincelles s’envolaient de ses roues et des flammes sortaient de sa cheminée. Craignant pour sa vie, l’homme sortit précipitamment de la route et abandonnant son véhicule, il se mit à courir. Le camion accéléra et le dépassa en rugissant, laissant derrière lui une trainée de flammes et d’étincelles tourbillonnantes. Terrifié, l’homme n’eut pas le courage de repartir immédiatement et il attendit d’avoir repris ses esprits avant de reprendre la route

            LES CHIENS DES ENFERS
            Parfois, les chiens des enfers s’échapperaient des entrailles de la Terre et il serait possible de les apercevoir, rôdant dans la garrigue près de la Route 666. Ces chiens maléfiques, dont les attaques seraient fréquentes, poursuivraient les automobilistes, grondant et faisant claquer leurs mâchoires. Ils feraient preuve d’une vitesse surnaturelle, seraient capables de rattraper n’importe quelle voiture et pourraient, de leurs griffes et de leurs crocs, déchiqueter les pneus et tordre le métal. D’après certains témoignages, plus terrifiants encore, les démoniaques créatures tenteraient parfois d’attaquer les voyageurs à l’intérieur des véhicules, fracassant les fenêtres et passant au travers. Certains conducteurs, affolés, auraient foncé sur les monstres mais ils se seraient immédiatement relevées, apparemment indemnes. De nombreux accidents signalés sur la Route 666 seraient l’œuvre de ces chiens maléfiques.
            "N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe." Victor Hugo

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            • #7
              Suite et fin

              LA DAME EN BLANC

              A la nuit tombée, une jeune fille habillée tout en blanc apparaitrait parfois sur le bord de la Route 666, faisant de l’auto-stop. En apercevant la jeune fille seule en pleine désert, souvent les automobilistes s’arrêteraient pour lui prêter assistance mais dès qu’ils s’approcheraient, alors elle se dématérialisait et son image s’estomperait lentement. Contrairement aux autres apparitions rapportées sur l’Autoroute pour l’Enfer, la dame en blanc serait inoffensive.

              LES SKINWALKERS
              L’Autoroute pour l’Enfer passe à travers quelques sites sacrés amérindiens, dont deux montagnes connues sous les noms de Ute Mountain et Shiprock. Il existe de nombreuses légendes sur ces deux endroits, dont celle des Skinwalkers, des entités qui auraient le pouvoir de changer de forme.
              Selon les anciennes croyances des tribus autochtones, les Skinwalkers seraient les esprits d’hommes médecines maléfiques qui posséderaient la capacité de se transformer, par magie, en divers animaux, comme les coyotes, les corneilles ou les loups. Une fois sous forme animale, ils courraient à l’avant des véhicules, rentrant parfois à l’intérieur d’une mystérieuse manière et se transformant en être humain. Les nombreux passagers qui apparaitraient soudainement sur les banquettes arrières des voitures seraient attribués au Skinwalkers.
              Loin d’être une simple distraction, ils agiraient ainsi dans le but de voler ou de dévorer les âmes de ceux qui, terrifiés, perdraient le contrôle de leur véhicule et en mouraient. Tout comme les chiens de l’enfer, les Skinwalkers seraient responsables d’un grand nombre d’accidents.

              DISTORSIONS DE L’ESPACE-TEMPS
              La Route 666 posséderait son propre espace-temps. Ainsi, certains automobilistes auraient l’impression de mettre énormément de temps pour parcourir quelques kilomètres, alors que d’autres se sentiraient comme téléportés d’un endroit à l’autre. Des conducteurs auraient ainsi rapporté avoir brusquement repris conscience dans un lieu qu’il leur était inconnu, loin de leur point de départ. Plusieurs heures s’étaient écoulées, mais ils ignoraient ce qu’ils avaient fait pendant tout ce temps. De plus, certaines personnes disparaitraient pendant des heures, des jours, voire des semaines, pour réapparaitre soudainement quelque part le long de la route. Elles n’auraient aucun souvenir de leurs agissements durant cette période, ni du lieu où elles se trouvaient.
              Des voitures abandonnées seraient fréquemment découvertes sur le bord de la route, sans aucun signe de leurs propriétaires. Parfois, des disparitions seraient signalées et rien ni personne ne serait jamais retrouvé. Pas même les véhicules.
              Outre les phénomènes paranormaux et les étranges observations rapportées aux autorités, l’Autoroute du Diable était réputée accueillir les rituels des adeptes satanistes et ses panneaux de signalisation étaient sans cesse dérobés. Cette terrible réputation, à laquelle venait s’associer le chiffre de la Bête, pour lequel beaucoup montraient une certaine méfiance, décourageaient les voyageurs d’emprunter l’Autoroute pour l’Enfer, ce qui posait un problème économique à toute la région.
              Pour tenter d’apaiser les craintes, le gouvernement décida alors de changer le nom de la route, et en 1992, la U.S. Route 666 fut rebaptisée la U.S. 191 en Arizona, puis en 2003, elle devint la Route 491 dans les trois autres états.
              Apparemment, la renumérotation de la Route 666 aurait réduit considérablement le nombre d’accidents mortels, comme si la suppression du nombre de la Bête avait enlevé une partie de la malédiction qui l’entourait. Mais une partie seulement car de temps à autres, des voitures abandonnées seraient toujours retrouvées sur le bord de la route et quand la lune projette son reflet pâle sur le sable, d’étranges fantômes apparaitraient aux voyageurs perdus dans le désert.



              "N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe." Victor Hugo

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              • #8
                Salut space

                Inchaalah tu vas bien

                Tout d’abord merci pour ces histoires

                Pour la première que je viens de terminer,elle est horrible et scandaleuse

                La deuxième je vais la lire tout de suite,ça va me bercer après dans les cauchemars

                Tu m’as donnée envie de lire
                ~¥¥ Mes Anges illuminent mes Songes ¥¥~


                «~ Mon ange illumine ma Vie et mon être ~*»

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                • #9
                  Salut rené

                  ça va Merci
                  j'espére que tout va bien de ton coté

                  c'est vrai
                  elle font un peu fripper , mais captivante
                  je peux rester des heures et des heures a dévorer ce genre d' histoires , et encore plus ,quand elles sont légendaires et mystérieuses
                  c'est mon théme préféré

                  Merci pour ton passage ma belle
                  Dernière modification par Space, 14 décembre 2020, 21h45.
                  "N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe." Victor Hugo

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                  • #10
                    Le début de l’unité 731 on dirait un film d’horreur et pourtant c véridique là l’humain est pire qu’un diable

                    Vraiment âme sensible s’abstenir
                    ~¥¥ Mes Anges illuminent mes Songes ¥¥~


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                    • #11
                      mdrrr

                      Tu n'a rien vu encore
                      "N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe." Victor Hugo

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                      • #12
                        Hamdouleh alik space

                        Moi ça va merci

                        Moi aussi j’adore et ça fait un bail j’ai pas lu .et tu m’as donner el ilham de la lecture
                        ~¥¥ Mes Anges illuminent mes Songes ¥¥~


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                        • #13
                          Space habituer à regarder des films semblables

                          Je vais terminer
                          ~¥¥ Mes Anges illuminent mes Songes ¥¥~


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                          • #14
                            Tant mieux René

                            Bonne Lecture
                            "N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe." Victor Hugo

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                            • #15
                              Je comprends pas comment ce médecin pour donner la vie, il l’enlève

                              Comment il peut scalpé si je peux dire ça

                              Ya Allah
                              ~¥¥ Mes Anges illuminent mes Songes ¥¥~


                              «~ Mon ange illumine ma Vie et mon être ~*»

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