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    Delphine LaLaurie

    la copine et voisine de l'autre monstre là-haut Marie Laveau

    Née en 1775 au sein d’une famille de cinq enfants, Marie Delphine était la fille de Louis Barthélemy Chevalier de Macarty, responsable des armées, et de Marie Jeanne Anne L’Erable, une esclave affranchie, tous deux membres de la haute société créole de la Nouvelle-Orléans. Ils tenaient leur fortune des banques, de la canne à sucre, du coton, de la piraterie et de la traite des esclaves. Le 11 juin 1800, alors qu’elle était âgée de vingt-cinq ans, Delphine épousa Don Ramón de Lopez y Ángulo, un officier de haut rang espagnol, à la cathédrale Saint-Louis à la Nouvelle-Orléans. En 1804, pour une obscure raison, Don Ramón tomba en disgrâce, et le roi menaça de le faire revenir en Espagne. Pendant que son mari faisait route vers Cuba, Delphine partit pour l’Espagne afin de plaider sa cause à la Cour et sa beauté fit des merveilles.

    Malheureusement, Don Ramón mourut le 26 Mars 1804 à La Havane, dans des circonstances inconnues. Durant son voyage vers l’Espagne, Delphine avait donné naissance à une fille, Marie Borgia Delphine Lopez y Angulla de la Candelaria, surnommé Borquita, et en apprenant la mort de son mari, la jeune femme retourna à la Nouvelle-Orléans.

    En juin 1808, Delphine épousa Jean Blanque, un banquier réputé, commerçant, avocat, législateur et marchand d’esclaves bien connu. Afin d’y installer sa nouvelle famille, Jean acheta une grande maison au 409 rue Royale, à la Nouvelle Orléans, qui allait être connue comme la Villa Blanque. De leur union naquirent quatre enfants, Marie Louise Pauline, Louise Marie Laure, Marie Louise Jeanne et Pierre Paulin mais en 1816, Jean perdit la vie dans des circonstances aussi inattendues que suspectes et la jeune femme se retrouva veuve pour la seconde fois. Le 25 juin 1825, Delphine se remaria avec Leonard Louis Nicolas LaLaurie, un médecin de 10 ans de moins qu’elle. En 1831, elle acheta en son nom une propriété au 1140 rue Royale et l’année suivante, un magnifique manoir de trois étages se dressait sur les lieux. A cette époque Delphine, qui occupait la maison avec son mari et deux de ses filles, était devenue l’une des femmes les plus influentes de la ville. Elle régnait sur sa famille et sur ses affaires de main de maitre, mais elle était également une mondaine et menait grand train. Ses filles étaient réputées pour leurs somptueuses toilettes et son manoir de la Rue Royale, qui était orné de la plus exquise des manières, pour son luxe étourdissant.

    Delphine donnait régulièrement des bals grandioses, où se pressait la haute-société de la ville. Parmi ses invités, se trouvait souvent le juge Caponage, qui était l’un de ses très chers amis. Tous ceux qui avaient l’honneur de compter parmi ses invités n’avaient de mots que pour elle. Elle était, selon leurs dires, une femme intelligente, douce, captivante, charmante et charmeuse. Ses manières raffinées et ses gestes gracieux étaient fréquemment soulignés. Delphine connaissait probablement Marie Laveau, la célèbre reine du Vaudou, car celle-ci tenait un salon de coiffure fréquenté par les riches dames créoles de la Nouvelle-Orléans et les deux femmes habitaient à quelques pâtés de maisons l’une de l’autre. La nature exacte de leurs relations reste un mystère mais la légende raconte qu’elles étaient très proches et que Marie Laveau aurait initié Delphine à l’occultisme, lui apprenant les secrets du Vaudou et de la sorcellerie. Un enfant du Diable serait né des expériences de Delphine et de son mari, Marie Laveau les aurait aidés dans leur funeste tâche, devenant par la suite la nounou de cet enfant maléfique, le nourrissant d’absinthe et de sang de chèvres. Delphine le gardait enfermé dans une chambre au deuxième étage de sa maison rue Royale et ses cris sauvages et démoniaques pouvaient être entendus à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Lors d’une nuit particulièrement sombre, alors qu’une pluie violente s’abattait sur la ville, l’enfant du Diable aurait brisé ses lourdes chaines avec ses dents et il aurait couru se cacher dans les bâtiments de la rue Bourbon, où il serait encore aujourd’hui.

    M. et Mme LaLaurie possédaient plusieurs esclaves noirs qui vivaient dans des quartiers spécifiques attachés à leur maison de la rue Royale et selon la rumeur, Delphine les traitait de la plus horrible des manières, se montrant dédaigneuse, cruelle et abusant fréquemment de son autorité. Les visiteurs rapportaient souvent que ses esclaves semblaient » hagards et singulièrement misérables » et ses voisins étaient fréquemment témoins des terribles colères de Delphine, qui se déchainait sur ses serviteurs, ou même sur ses propres filles, à la moindre contrariété. Pourtant, lors de ses apparitions publiques, Delphine donnait d’elle une toute autre image, parlant avec la plus grande politesse à tous, quelle que soit la couleur de leur peau. Elle se montrait soucieuse de la santé de ses esclaves, faisait preuve d’une rare prévenance à leur égard et si l’un d’eux tremblait en sa présence ou sursautait au son de sa voix, alors elle le rassurait. Elle avait même émancipé deux d’entre eux, Jean-Louis en 1819 et Devince en 1832, ce qui semblait prouver sa grande humanité.

    Une loi interdisant le traitement cruel des esclaves était en vigueur à la Nouvelle-Orléans et les différentes histoires colportées finirent par alerter les autorités, qui décidèrent d’envoyer un avocat enquêter. L’Homme rappela à Delphine les lois sur l’esclavage, mais il déclara par la suite n’avoir trouvé aucune preuve de méfaits ou de maltraitance. En fait, il avait trouvé Mme LaLaurie tout à fait charmante. Malgré cette visite, les histoires sur les mauvais traitements que Delphine infligeait à ses esclaves continuèrent à se propager et bientôt, dans toute la ville, il fut tenu pour certain qu’elle gardait une femme, une esclave très âgée, attachée aux fourneaux, dans la cuisine. Certains racontaient même qu’elle était rentrée dans une rage folle et qu’elle avait battu ses filles quand elle les avait surprises en train de nourrir ses esclaves affamés.

    Et puis un jour, la rue se fit l’écho du terrible événement dont fut témoin l’une de ses voisines. La femme était en train de gravir ses escaliers quand soudain, elle entendit un cri perçant. Cherchant l’origine de ce cri, elle aperçut alors Mme LaLaurie en train de poursuivre l’une de ses esclaves, une petite fille âgée de douze ans nommée Lia ou Léa. Apparemment, la fillette était en train de brosser les cheveux de sa maitresse quand elle avait

    malencontreusement tiré sur un nœud. Delphine était alors rentrée dans une colère folle, et lorsqu’elle avait saisi son fouet, la petite fille s’était enfuie dans les escaliers. Sa maitresse l’avait poursuivie dans les escaliers, puis dans la cour, et lorsque l’enfant était montée sur le toit, elle y était montée elle-aussi. Lorsque Delphine s’était approchée de sa jeune esclave affolée, la fillette avait reculé et elle était tombée du toit. A la nuit tombée, son corps avait été discrètement enterré dans une tombe juste au-dessous des cyprès de la cour. La rumeur de la mort de cette jeune esclave incita les autorités à lancer une nouvelle enquête sur la façon dont Delphine traitait ses esclaves. Cette fois, grâce au témoignage de sa voisine, il y eut suffisamment de preuves pour la condamner, même si la sentence fut légère. Mme LaLaurie reçut une amende de 300$ et elle dut renoncer à neuf de ses esclaves. Elle déclara à ses proches qu’elle n’était pour rien dans cette malheureuse affaire. Même si on l’accablait, elle n’était pas responsable de la mort de cette enfant. Elle réussit à convaincre un membre de sa famille de sa bonne foi et, par son intermédiaire, Delphine racheta ses anciens esclaves qui rejoignirent dès le lendemain leurs quartiers de la résidence rue Royale.

    Le 10 avril 1834, un incendie éclata dans la cuisine de la résidence LaLaurie. Ses voisins remarquèrent la fumée qui s’échappait du manoir et ils appelèrent immédiatement les secours. Lorsque les pompiers se présentèrent sur les lieux, ils découvrirent une vieille femme de soixante-dix ans, la cuisinière, enchainée au poêle par la cheville. Après avoir été libérée de ses entraves, elle avoua avoir mis le feu pour tenter de se suicider car elle craignait d’être châtiée. Elle semblait persuadée qu’elle allait être menée dans la chambre du haut et elle affirmait que ceux qui y montaient n’en revenaient jamais. Le feu progressait rapidement. La cuisine était maintenant ravagée par les flammes et les étages supérieurs de la grande bâtisse s’emplissaient déjà d’une fumée opaque. Delphine s’affairait, tentant de récupérer ses assiettes, ses bijoux et ses robes avant qu’ils ne brûlent. La rue était remplie de spectateurs et bientôt la question sur les serviteurs de Mme LaLaurie commença à se poser. Où étaient-ils donc et pourquoi ne l’aidaient-ils pas à sauver ses affaires? Quelqu’un se mit alors à chuchoter que ses esclaves se trouvaient enchainés et enfermés derrière les lourdes portes des quartiers des esclaves et qu’ils étaient assurés de périr dans les flammes.
    Le murmure devint rapidement une clameur et des hommes vinrent trouver les propriétaires des lieux pour leur réclamer les clefs de ces fameux quartiers. Pour quelque obscure raison, les LaLaurie refusèrent obstinément de les leur confier mais quelques courageux décidèrent malgré tout de s’introduire dans la maison afin de porter secours aux malheureux qu’ils pensaient enfermés quelque part. Les hommes fouillèrent le manoir, étage après étage mais les serviteurs de Mme LaLaurie semblaient avoir disparu. En arrivant au grenier, ils découvrirent une petite porte fermée dont ils firent sauter les barres de fer. Puis la porte céda aisément sous leurs assauts et soudain ils furent assaillis par » l’odeur de la mort mélangée à de mauvaises odeurs d’infection, d’urine, de selle, de peur, de crasse et de corps sales. »
    "N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe." Victor Hugo

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    • #92
      Suite

      Selon la rumeur, tout autour de la pièce, des parties démembrées de corps humains gisaient sur le sol, des têtes avaient été entassées dans des sceaux et les étagères étaient remplies de bocaux qui renfermaient divers organes humains. Des esclaves, aussi bien des hommes que des femmes, étaient enchainés aux murs ou à ce qui semblait être une table d’opération de fortune. Ils étaient tous extrêmement maigres, leur peau avait été écorchée par un fouet, et des colliers de fer ornés de pointes acérées maintenaient leurs têtes dans des positions statiques. Émasculés, leurs yeux avaient été crevés ou arrachés tout comme leurs ongles. De nombreux esclaves étaient déjà morts et ceux qui étaient encore en vie appelaient à la mort. Certains étaient suspendus par leurs oreilles, leurs articulations étaient purulentes et l’on pouvait apercevoir de larges plaies dans leurs fesses, là où la chair avait été profondément tranchée. D’autres étaient attachés au plafond, ils avaient des trous au sommet de leurs crânes, et un bâton rugueux y avait été inséré afin » d’en remuer le cerveau « . D’autres encore présentaient leurs abdomens ouverts et leurs viscères avaient été enroulées autour de leurs tailles ou clouées au sol. L’une des victimes avait les bras amputés et la peau décollée, et une autre gisait dans une petite cage pour chien, les os brisés. Une femme avait eu la bouche remplie d’excréments puis on avait refermée ses lèvres avant de les coudre. Un homme avait été castré, et l’on pouvait deviner sur son corps mutilé le début d’une opération barbare visant à changer son sexe. Les langues de deux autres esclaves étaient reliées entre elles à l’aide de fil. Certains de ces suppliciés avaient leurs bouches fermées par des épingles et leurs mains cousues sur différentes parties de leurs corps. D’autres avaient été aspergés de miel et des fourmis, des cafards et des rats rongeaient leur chair.

      La scène était tellement effroyable que de nombreux hommes furent obligés de se retirer précipitamment de la pièce et que d’autres s’évanouirent. Ils prévinrent immédiatement la police qui se rendit sur les lieux en compagnie de médecins. A ce moment là, le feu avait été maitrisé. L’on ignore combien de corps furent retrouvés dans la salle des tortures de Mme LaLaurie. Lorsque les secours déposèrent l’un de ces malheureux sur le pavé, dévoré de fièvre et de soif, il se mit à boire à même le sol l’eau souillée qui dégoulinait des murs abondamment aspergés par les lances. Après l’incendie, les esclaves furent menés dans une prison locale et exposés au public afin que chacun puisse vérifier par lui-même que ces atrocités avaient vraiment été commises, comme le voulait la coutume en un tel cas. The New Orleans Bee rapporta que le 12 avril, 4000 personnes étaient venues voir les esclaves torturés.

      Deux d’entre eux se trouvaient en si mauvais état qu’ils moururent en détention. L’histoire était tellement ignoble que les journaux se refusèrent à en donner tous les détails. Dans le journal The New Orleans Bee du 11 avril 1834, on pouvait lire: » En entrant dans les quartiers, ils ont trouvé sept esclaves, plus ou moins horriblement mutilés … suspendus par le cou, avec leurs membres apparemment étirés et déchirés d’une extrémité à l’autre. Le sol était collant du vieux sang et lisse des flaques de sang frais. Ils étaient confinés là depuis plusieurs mois, et leurs existences étaient prolongées uniquement pour leur faire gouter les souffrances qu’une cruauté des plus raffinées pouvait leur infliger. » L’un des hommes qui s’était précipité pour sauver les esclaves, le juge Jean-François Canonge, déclara par la suite avoir trouvé dans le manoir » une négresse… pourtant un collier de fer et une vieille négresse qui avait une très profonde blessure à la tête et qui était trop faible pour marcher « . M. Canonge affirma également que lorsqu’il avait interrogé le mari de Mme LaLaurie sur l’état de ses esclaves, l’homme lui avait répondu d’une manière insolente que » certaines personnes feraient mieux de rester chez elles plutôt que de venir dans les maisons des autres pour dicter des lois et ses mêler de leurs affaires « .

      Le lendemain matin, dès que la nouvelle parut, de nombreux habitants de la Nouvelle-Orléans commencèrent à se rassembler devant le manoir de la rue Royale. Au bout de quelques heures, la foule était si dense qu’il était impossible de se tenir debout sur le trottoir d’en face. Les gens sifflaient et huaient Mme LaLaurie. Certains demandaient son scalp et d’autres portaient à la main une corde pour la pendre. Au moment de sa promenade quotidienne, Delphine, imperturbable et tout en élégance, comme à son habitude, sortit sur le trottoir et sauta prestement dans sa voiture. En une fraction de seconde, les chevaux l’emmenèrent loin de la maison. Des cris de colère s’élevèrent alors de la rue, mais Mme Delphine LaLaurie avait pris la fuite et nul ne devait jamais la revoir. Frustrés et ivres de rage, les citoyens s’attaquèrent alors au manoir, et tout ce qui pouvait être détruit le fut. Un shérif et ses officiers arrivèrent rapidement sur les lieux pour disperser la foule, mais c’était trop tard. La propriété de la rue Royal avait subi d’importants dommages, et il n’en restait presque rien, que les murs. Quelques jours plus tard les forces de police creusèrent la cour de la maison LaLaurie et de nombreux cadavres humains furent exhumés.
      D’autres furent également découverts dans le parc, dont celui d’un enfant.

      Pendant que la foule ulcérée saccageait ce qui avait été sa demeure, Mme LaLaurie atteignait Bayou St. Jean, une quartier de la Nouvelle-Orléans, où une goélette l’attendait près de la rive. Le capitaine fut payé d’une poignée d’or et Delphine se rendit à Covington, où elle séjourna durant une dizaine de jours avant de se rendre à New York. De là, elle aurait embarqué Paris. La plupart des gens pensaient que depuis son départ, son enfant démoniaque errait dans les rues de la Nouvelle-Orléans, assassinant les malheureux que son père lui désignait, mais une rumeur affirmait également que Delphine LaLaurie s’était réfugiée à Lacombe, en Louisiane, et qu’elle avait retrouvé une partie de sa fortune et de ses vieilles habitudes.

      Sa colère envers ceux qui l’avaient dépouillée était si grande que pour se venger elle s’était plongée avec ferveur dans la pratique de la magie noire qu’elle tenait de Marie Laveau et bientôt, de sulfureuses histoires commencèrent à se répandre dans la petite ville. L’on disait que la femme du Diable participait à d’étranges rituels dans les bois, d’où s’élevaient de la fumée et des chants d’un autre monde. Au cours de ces cérémonies, elle torturait et sacrifiait des animaux, jetant de terribles malédictions sur les cultures et les élevages.

      Le nom de Delphine LaLaurie inspirait la peur et le dégout mais personne n’osait s’en approcher de peur d’être assassiné par son enfant diabolique qui était réputé pour tuer ses victimes pendant leur sommeil.

      Les circonstances de la mort de Delphine LaLaurie ne sont pas claires. Le journal The George Washington Cable rapportait en 1888 une histoire en vogue, mais sans fondement: selon eux, Delphine LaLaurie était morte en France dans un accident de chasse au sanglier. Quoi qu’il en fut, à la fin des années 1930, Eugène Backes, qui servit comme sacristain au cimetière de Saint-Louis jusqu’en 1924, découvrit une plaque de cuivre dans l’allée numéro 4. L’inscription qui y figurait disait: » Madame LaLaurie, née Marie Delphine Macarty, décédée à Paris, le 7 Décembre 1842, à l’âge de 6. « . Selon les archives de Paris, Delphine ne serait pas morte en 1842, mais le 7 Décembre, 1849. Personne ne sut jamais ce qu’il advint de son mari, mais l’on suppose qu’il la rejoignit.

      près la fuite de Delphine, la Maison LaLaurie resta en ruine pendant deux ans, jusqu’en 1836 où des travaux de restauration furent entrepris. Les promeneurs qui s’aventuraient près de la demeure à la nuit tombée affirmaient entendre des cris d’agonie s’élever des murs alors que d’étranges lumières dansaient aux fenêtres. L’on racontait également que les fantômes des victimes de Mme LaLaurie erraient dans la maison et que ceux qui y osaient y pénétrer après le coucher du soleil n’en revenaient jamais.
      En 1837, la propriété avait été entièrement restaurée et elle fut vendue à un homme qui abandonna les lieux trois mois à peine après son installation. Il expliqua que chaque soir, au crépuscule, des bruits étranges, des gémissements et des pleurs revenaient le tourmenter. L’infortuné acheteur tenta ensuite d’en louer les chambres, mais ses rares locataires n’y séjournaient que quelques jours avant de prendre la fuite. Finalement, il renonça à tout projet et le manoir fut revendu. Durant quelques années, différents propriétaires se succédèrent puis, en 1865, juste après la guerre civile, la Maison LaLaurie fut transformée en un refuge pour jeunes filles des quartiers défavorisés avant de devenir, pour trois mois, un salon de coiffure.

      Dans les années 1870, le bâtiment se métamorphosa en une maison de jeux de hasard. Des histoires de lumières étranges et d’ombres fantomatiques étaient fréquemment rapportées. L’on disait également que des apparitions aux têtes squelettiques flottaient dans le brouillard les nuits sombres et pluvieuses et que le bruit sinistre du cliquetis de leurs chaines s’élevait des quartiers des esclaves, là où avaient été commis les immondes crimes.
      En 1882, un entrepreneur d’origine anglaise prit possession de la Maison LaLaurie et la bâtisse devint un conservatoire de musique et en école de danse pour jeunes gens fortunés. Il jouissait d’une excellente réputation et bientôt ses cours furent suivis par de nombreux élèves issus de familles aisées de la Nouvelle-Orléans. Malheureusement, un journal affirma dans ses colonnes qu’il avait eu des gestes inappropriés envers certaines des étudiantes et le jour suivant, le conservatoire fermait ses portes. La légende raconte que cette nuit-là, les esprits de la maison LaLaurie dansèrent furieusement pour célébrer leur triomphe.

      En 1889, Jules Eppard Vigne, un excentrique personnage issu d’une famille fortunée que l’on disait ruinée, emménagea au 1140 rue Royale. Il était considéré comme un homme original et un grand collectionneur. Un jour de 1892, un crêpe noir fut suspendu à la porte d’entrée de sa maison, invitant ses voisins à rentrer. Ils pénétrèrent alors dans la vieille demeure, se demandant qui avait pu mourir sans que personne ne le sache.

      Vu la situation financière délicate dans laquelle se trouvait Jules Vigne et sa famille, les visiteurs s’attendaient à trouver des lieux austères, pour ne pas dire misérables, mais, bien au contraire, toute la maison était remplie de somptueuses antiquités, de meubles anciens, de canapés, de vieilles épées et reliques familiales. Tout en haut de la bâtisse, dans un coin du grenier, ils découvrirent le corps sans vie de Jules Vigne. Le défunt reposait sur un infâme petit lit de fer, et le sol était jonché de vieux papiers et de débris. Non loin de lui, se trouvait un sac rempli d’argent et des milliers de dollars étaient cachés dans son matelas. Des rumeurs d’un trésor dissimulé dans la maison se mirent alors à circuler dans la Nouvelle-Orléans, mais peu nombreux furent les téméraires qui osèrent s’y aventurer.

      Le 4 juin 1893, une attraction fut inaugurée à la Maison LaLaurie par F. Greco. A cette occasion, des affiches furent disposées sur les murs et des dépliants distribués dans toute la ville: » La Maison Hantée. Il y a une fin à tout, aussi il y en a une pour les fantômes. Venez et soyez convaincus. Entrée dix cents. » Entre 1900 et 1920, le manoir changea cinq fois de propriétaire. Durant ces années là, des ouvriers furent engagés pour réparer les vieux planchers de cyprès mais lorsqu’ils commencèrent à creuser ils découvrirent de nombreux squelettes humains sous la maison. Le propriétaire de l’immeuble, dans une tentative désespérée pour sauver la réputation des lieux, déclara que le bâtiment avait probablement été construit sur un vieux cimetière indien. Mais les ossements étaient mélangés les uns aux aux autres et, de plus, ils étaient trop récents pour avoir été ensevelis avant 1803. Certains étaient à peine ensevelis dans la terre et des lambeaux de tissu recouvraient encore certains des os. Sur un crâne, des cheveux crépus se laissaient deviner et sur d’autres, de gros trous avaient été percés au sommet. Tout laisser donc à penser qu’ils n’avaient jamais été enterrés dans des tombes et que c’était forcément là de nouvelles victimes de Delphine LaLaurie.
      "N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe." Victor Hugo

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      • #93
        Au début des années 20, le bâtiment du 1140 rue Royale présentait l’aspect d’un immeuble délabré et ses locataires se plaignaient continuellement des apparitions qui troublaient leur tranquillité. Durant cette période, de nombreux incidents furent signalés. Un homme raconta qu’il s’était brusquement réveillé au beau milieu de la nuit et qu’il avait vu un » serviteur habillé avec des vêtements qui ne conviendraient pas à l’époque actuelle » en train de l’étouffer. Fort heureusement, il avait été rapidement secouru par un autre serviteur qui portait des vêtements semblables à ceux de l’agresseur. Les deux apparitions avaient semblé lutter l’une contre l’autre dans l’obscurité avant de disparaitre. Un locataire déclara: » Il n’y a pas d’autres familles qui vit ici mais une nuit, au troisième étage, j’ai vu un homme qui marchait en portant sa tête sous son bras « . Un autre affirma avoir aperçu un grand homme noir enveloppé dans des chaines dans l’escalier principal. L’homme avait brusquement disparu alors qu’il se trouvait sur les dernières marches.

        En 1923, la Maison LaLaurie fut vendue à William Warrington qui y établit un refuge pour jeunes délinquants. En 1932, elle fut achetée par une association qui allait la conserver jusqu’en 1942.
        Les trois années qui suivirent, le vieux manoir resta vaquant puis, en 1945, il fut transformé en un bar au nom explicite: The Haunted Saloon. Le nouveau propriétaire, qui connaissait bien les histoires de hantise rattachées à la maison, confina dans un dossier les différentes mésaventures dont furent victimes ses clients.
        Dans les années 50, un marchand de meuble se porta acquéreur de la Maison LaLaurie. Mais à peine avait-il pris possession des lieux que les problèmes surgirent. Tous les matins, inexorablement, il découvrait ses marchandises abimées, recouvertes d’un liquide sombre et malodorant. Il en conclut tout logiquement que des vandales s’amusaient à ses dépends et il décida alors de les surprendre. Le soir venu, il se dissimula dans l’obscurité et il les attendit, armé d’un fusil de chasse. Il veilla ainsi toute la nuit. Lorsque l’aube parut, le commerçant n’avait vu âme qui vive mais tous ses meubles se trouvaient à nouveau recouverts de la même substance infâme. Il décida alors de quitter les lieux et la maison fut laissée à l’abandon.

        Le 17 avril 1964, un article du Times-Pacayne rapportait qu’un groupe de conservation essayait d’arrêter la dégradation et le vandalisme de la maison abandonnée. Ce groupe avait signalé que le bâtiment avait été dépouillé de son plancher dans le balcon supérieur et de nouvelles rumeurs firent état de plusieurs corps retrouvés sous ce fameux plancher.
        Dans les années 60 le Dr H.Russell Albright racheta la maison qui fut, une nouvelle fois, divisée en appartements. Le Dr H. Russel affirma qu’aucun fantôme ne rodait entre ses murs.

        En 1969, l’artiste Zella Funck s’offrit la légendaire demeure. Quelques temps plus tard, dans une interview à un journal, Funck rapportait avoir aperçu la silhouette romantique d’un homme. Elle avait pu contempler durant plusieurs minutes son reflet dans un miroir avant qu’il ne s’évanouisse. Il faisait environ 1m80 et pesait 75 kg. Il portait une barbe rouge coupée court et un chapeau de feutre beige avec un cordon autour légèrement penché sur sa tête. Dans cette interview, elle expliquait également que les portes s’ouvraient et fermaient d’elles-mêmes et elle déclarait: » Le contact vient généralement quand je suis assise près de la fenêtre, là où le mari de madame disait avoir son bureau. »

        Louise Richards, qui partagea un moment l’appartement de Zella Funck en attendant que sa maison soit restaurée, expliquait elle-aussi que de nombreuses choses inexplicables s’étaient produites lors de son séjour:

        » Le robinet de la cuisine s’ouvrait soudainement sans raison, alors que personne n’était dans la salle. Parfois, la douche de la salle de bain faisait la même chose. Et plusieurs fois, la porte d’entrée que nous avions fermée avec deux verrous se retrouvait ouverte.
        Les fantômes de Zella étaient du genre farceur. Je n’ai jamais entendu de gémissements ou de bruit de chaines durant la nuit. Ils semblaient juste nous jouer toutes sortes de farces. Un jour, alors que Collier Perkins et Barbara Sproull, sa petite amie, étaient venus nous rendre visite afin de voir les fantômes, la porte de l’armoire s’ouvrit alors que nous nous trouvions dans la pièce. Ils n’avaient jamais fait ça avant, et jamais ils ne le firent à nouveau pendant que j’étais là. «

        Au cours des années 70, la résidence fut transformée en appartements de luxe mais si des locataires s’y présentaient, rien ne semblaient pouvoir les convaincre d’y rester. Ils affirmaient que des spectres décapités et d’étranges entités drapées dans des linceuls erraient dans la maison et que toutes les nuits le manoir devenait le théâtre d’un concert de sinistres lamentations. L’un des résidents prétendait avoir été attaqué par un homme noir dénudé qui portait des chaines. Son agresseur avait ensuite disparu aussi inexplicablement qu’il était apparu. Une jeune mère racontait à qui voulait l’entendre qu’elle avait aperçu une femme vêtue d’une élégante robe de soirée penchée au-dessus du berceau où dormait son bébé. Les enfants se plaignaient d’avoir été battus par un fouet invisible et des cadavres d’animaux semblaient apparaitre à leur guise. Une fois encore, la résidence fut abandonnée.

        Au milieu des années 80, la célèbre Maison LaLaurie fut vendue à deux médecins locaux. Sociables et populaires, ils organisaient souvent des fêtes dans le vieux manoir qu’ils avaient réaménagé. Cathy, l’une de leurs amies, exerçait la profession de radiologue et elle était souvent invitée à leurs soirées qui rassemblaient de nombreux médecins. Selon son témoignage, il y avait toujours des événements étranges et inexplicables qui se déroulaient dans la maison. Des traces inexpliquées sur un escalier qui menait au grenier, des voix désincarnées dans certaines chambres d’amis ou des bruits de pas au grenier. Un jour, alors qu’elle se tenait en compagnie des propriétaires de la maison sur le balcon intérieur, celui qui donnait sur la fameuse cour où les esclaves avaient été enterrés, ils entendirent soudain des rires d’enfants accompagnés de bruits de pieds invisibles qui couraient sur les briques de la cour. Ses hôtes lui expliquèrent alors que ces fantômes se manifestaient fréquemment. Ils semblaient se moquer du nombre de personnes présentes et apparaissaient quand bon leur semblait, tout simplement.

        Quand les deux médecins se décidèrent à vendre la maison, Cathy se proposa tout naturellement pour les aider à emballer leurs affaires. Mais alors qu’elle rangeait des livres dans des cartons, seule dans une chambre, elle aperçut soudain quelque chose d’inhabituel: » A l’embrasure de la porte, se tenait une silhouette masculine vaporeuse, apparaissant plus solide autour des épaules et de la taille, mais sans jambes visibles. Ses cheveux étaient plutôt longs, lisses, et il avait une barbe soignée comme celles qu’arboraient les messieurs dans les années 1800. Il portait une chemise blanche, un foulard ou des volants colorés autour du cou, et un gilet de couleur or. Je ne pouvais voir que le haut de son pantalon brun. Il se tenait là et me regardait, l’air interrogatif, puis il inclina la tête et disparut! » Lorsque ses amis entendirent son histoire, ils lui confièrent qu’eux-aussi avaient vu cet homme lorsqu’ils étaient entrés dans la partie désaffectée de la maison. L’un d’eux disait même avoir senti et vu la fumée d’une pipe ou d’un cigare flottant dans l’air.

        Peu après la restauration d’une cheminée où fut découvert le célèbre portrait au fusain de Delphine LaLaurie, d’étranges phénomènes commencèrent à se produire dans la salle en rénovation. Des outils et des pinceaux disparaissaient fréquemment et un menuisier affirma avoir aperçu une dame grise brumeuse au pied de son échelle un après-midi. Il avait senti qu’on lui tirait sur le bas de son pantalon et lorsqu’il avait regardé il avait vu, au milieu d’une brume grisâtre, deux yeux brillants terrifiants. Alors qu’il l’observait, la brume s’était dissipée. Quelques minutes plus tard, il se rendait au bar le plus proche pour noyer sa frayeur dans le rhum. De nombreuses personnes que cette manifestation était celle de Mme LaLaurie, qui jetait des regards désapprobateurs sur les changements opérés dans ce qu’elle estimait encore être sa maison.

        En 2007, Nicolas Cage acheta la propriété de 981m2 pour 3,45 millions de dollars. S’il y organisait fréquemment des diners et des fêtes, il prenait toujours grand soin de quitter les lieux au crépuscule car, disait-il: » La maison est habitée de cinq ou six fantômes « .
        De nombreux spécialistes du paranormal offrirent leurs services à l’acteur qui ne voulut jamais leur ouvrir les portes de la Maison LaLaurie. Quand on lui demanda les raisons de ce choix, il répondit qu’il ne souhaitait point importuner ses fantomatiques hôtes: » S’il y a quelque chose à l’intérieur, je refuse qu’on l’exploite « . Le 13 novembre 2009, la propriété, estimée à 3,5 millions de dollars fut inscrite aux enchères en raison des difficultés financières que devait affronter Nicolas Cage. Elle fut rachetée par Regions Financial Corporation pour 2,3 millions de dollars. La sinistre histoire de Delphine LaLaurie et de sa maison s’arrête donc là. Du moins pour le moment car j’ai le sentiment que l’on entendra parler pendant longtemps encore des fantômes de la Maison LaLaurie.





        "N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe." Victor Hugo

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        • #94
          L'Exorciste

          Aux États-Unis, à Georgetown, un quartier de Washington, Chris MacNeil est une actrice célèbre qui semble mener une vie heureuse avec sa fille Regan MacNeil, son ami Burke et ses domestiques. Elle a avec son mari, en déplacement à Rome, des relations tendues malgré ses sentiments.

          Chris s'inquiète lorsque Regan commence à être la proie de spasmes violents et d'étranges symptômes. Elle fait suivre des traitements médicaux à sa fille : les médecins voient en elle de simples troubles nerveux dus à la préadolescence. Au cours d'une soirée à la maison des MacNeil, Regan descend dans la salle de réception et adresse à l'un des invités, un astronaute, avec une conviction froide et inquiétante, ces mots étranges : « Vous allez mourir là-haut », puis urine sur le tapis.

          À la suite de cet incident, Chris MacNeil décide d'accélérer les analyses médicales. Chris reçoit, dans un premier temps, l'avis très incertain des médecins. Selon leurs explications physiologiques, Regan est atteinte de troubles purement nerveux. Mais les spasmes continuent, s'intensifient et deviennent de plus en plus spectaculaires. Regan parle avec une voix rauque et grave, dévale les escaliers sur les mains et les pieds, le visage tourné vers le plafond, crache du sang (cette scène est dans la version restaurée), tient des propos violents et scatologiques, son visage devient de plus en plus hideux.

          Un soir, Burke Dennings est retrouvé mort au bas des longs escaliers donnant sur la fenêtre de la chambre de Regan ; tout le monde retient la thèse d'une chute fatale liée à une consommation excessive d'alcool, mais la responsabilité de Regan est fortement présumée du fait que Dennings était passé à la maison pendant la soirée.

          Parallèlement aux événements, un inspecteur mène l'enquête et interroge le père Karras, dont le parcours est difficile, et la mère de Regan. Dans un deuxième temps, Chris, pensant avoir affaire à un cas de dédoublement de la personnalité, fait appel à un psychiatre. Mais l'expérience tourne court : non seulement Regan abrite en elle une autre personnalité, mais celle-ci est, en plus, un être indubitablement démoniaque et violent. Une seule conclusion s'impose à elle : sa fille est possédée et elle doit solliciter, malgré son athéisme, l'aide d'un exorciste. Elle contacte alors le père Karras, qui connaît des difficultés dans sa foi personnelle et qui vit mal la mort de sa mère, dont il se sent responsable : sur son lit de mort, sa mère lui avait reproché de l'avoir abandonnée et, depuis, le père Karras a des visions d'elle, exacerbant sa culpabilité et son chagrin.

          Le père Karras rencontre donc Regan et une chose le surprend : le démon connaît les circonstances de la mort de sa mère (alors que Regan ne pouvait rien savoir), mais ignore son nom de jeune fille. Karras commence alors à comprendre que le véritable démon est non seulement l'incarnation diabolique dans le corps de la jeune fille, mais aussi la manifestation du mal qu'abritent en eux ceux qui tentent de l'approcher. Ici, le père Karras doit affronter le démon en affrontant le mal qui est en lui : le démon veut le pousser au désespoir en décuplant son sentiment de culpabilité. Karras commence alors le travail d'exorcisme. Il écoute des enregistrements de la voix de Regan non possédée, regarde ses dessins d'enfant. Un soir, il est appelé d'urgence à la maison des MacNeil pour observer un étrange phénomène : sur le ventre de la fillette possédée apparaissent ces mots : « aidez-moi ».

          Karras effectue alors les démarches auprès de l'Église pour obtenir le droit de pratiquer un exorcisme. Cette dernière accepte mais confie le rôle de l'exorciste au père Lankester Merrin, prêtre expérimenté revenant d'Irak et ayant déjà pratiqué un exorcisme en Afrique. Le père Karras devra l'assister en tant que prêtre et psychiatre expert diplômé d'Harvard. Merrin et Karras commencent donc leur exorcisme sur le démon en suivant le protocole religieux. Les prêtres récitent des prières et des formules d'exorcisme devant le monstre, lui jettent de l'eau bénite, mais le démon résiste, crache un étrange vomi vert, se met à léviter au-dessus du lit, fait pivoter la tête de l'enfant à 360 degrés. L'exorcisme prend du temps, les prêtres décident de faire une pause. Karras est toujours hanté par le souvenir de sa mère défunte : le démon se sert de cette hantise pour conduire Karras au désespoir. Merrin le fait sortir de la chambre, et continue seul. Karras ressasse au fond de lui sa culpabilité envers sa mère, puis retourne dans la chambre et découvre le père Merrin mort d'épuisement.

          Dans un excès de rage, il s'en prend alors violemment et physiquement au démon en le rouant de coups, puis l'exhorte à « le prendre », c'est-à-dire à prendre possession de son propre corps plutôt que celui de Regan. Le démon passe alors du corps de la fillette à celui du prêtre et celui-ci, comprenant que le monstre entre en lui, se jette par la fenêtre et meurt, pour tuer le démon dans le même temps. La fillette est alors découverte en sanglots, mais « délivrée », tandis que la dépouille de Karras, retrouvée au bas de l'escalier, reçoit les derniers sacrements par l'un de ses amis prêtres.

          Des jours plus tard, la famille MacNeil déménage. Regan est redevenue normale, malgré les marques physiques de violence.



          Ça n'intéresse pas des masses , je clôture donc avec cette derniere
          "N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe." Victor Hugo

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