Annonce

Réduire
Aucune annonce.

La part du Mort

Réduire
X
 
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

  • Avatar de « Invité »
    Invité a répondu
    :smile:

    http://dzlit.free.fr/khadra.html#deb


    :biggrin:

    Laisser un commentaire:


  • Avatar de « Invité »
    Un invité a crée une discussion dans La part du Mort

    La part du Mort

    de Yasmina Khadra,

    Le dernier roman de Mohamed Moulessehoul, alias Yasmina Khadra,La Part du mort, est bien sûr , comme le présente l'annonce sur le couvre-livre "une implacable autopsie de la société algérienne". Ce n'est peut-être pas vraiment ou en tout cas pas seulement là son intérêt. A l'heure où certains s'interrogent sur l'identité de la société algérienne moderne, Mohamed Molleshoul construit une figure de héros romanesque de la nouvelle Algérie. Mélange d'insolence, d'impertinence envers les pouvoirs et de retenue, le commissaire Brahim Llob est un représentant de la Loi. Cette Loi il se l'applique à lui-même par la rigueur de ses moeurs. Face à la capiteuse Soria il résiste à la tentation de la chair par fidélité à son épouse: il veut pouvoir la regarder dans les yeux sans mentir. Cette Loi il l'applique aux autres : il n'est cependant à aucun moment un justicier ni un vengeur de la morale ni de l'ordre social. Aux pires moments, lorsque l'horreur monte et qu'il démasque le "villain", le méchant corrompu, il n'y a nulle trace de sadisme ni de cruauté de son fait. La raison en est peut-être dans le style du narrateur. Le personnage du commissaire est porté par une verve truculente,populaire, qui n'hésite pas devant le scatologique et par des souffles poétique brefs mais puissants. Il se noue entre lui et les autres personnages des liens physiques, charnels, virils, violents parfois. Cependant il peut fouiller dans la boue la plus fangeuse, déterrer les cadavres allègrement, il ne tombe jamais dans le masochisme, le nihilisme, le morbide ou la complaisance. Il y a en lui une pureté dénuée de fanatisme, une sorte de fraternité dans le regard posé sur les malheureux, une logique, une vigueur et une santé extraordinaires. Je pense aux dernières pages magnifiques sur Alger la nuit. Avec ça le roman vous prend comme un vrai polar qu'il est dans l'exploration d'une société et ne vous lâche plus. Autre chose que les romans, bien pâlots à coté, à la mode sur les bords de la Seine chez certains intellos parisiens. Mohammed Molleshoul, un des plus grands écrivains algériens francophones.
Chargement...
X