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Traduction de l’œuvre de Mouloud Feraoun »Le fils du Pauvre

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  • Traduction de l’œuvre de Mouloud Feraoun »Le fils du Pauvre

    Elle a dit « C’était bien évident pour tous ceux qui sont concerné par l’histoire de l’Algérie ou l’histoire de la France colonialiste, que le livre mérite d’être traduit depuis longtemps. C’est un livre accessible et sincère qui donne une vision du monde kabyle à un moment-clé de l’histoire contemporaine et dans ce contexte, il peut devenir un livre de référence pour les cours universitaires de littérature mondiale »

    Le livre de Mouloud Feraoun , »Le fils du Pauvre » va etre traduit en langue anglaise par Le La traductrice Lucy McNair réside , elle vit a New York depuis 1996. Après des études aux États-Unis puis en Allemagne, elle passe 7 ans en France où elle obtient une maîtrise de traduction des textes d’auteurs maghrébins à l’université de Paris VIII. C’est ainsi qu’elle découvre l’œuvre de Feraoun. D’où , elle prépare une thèse de doctorat en littérature ayant pour thème “Le fils du pauvre, traduction et commentaire".
    C’est un entretient réalise par Liberté http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=30680

  • #2
    salut à toutes et à tous, Salut Thirga.Ounevdhou,

    je te remercie du fond du coeur d'avoir pris l'initiative de parler d'une oeuvre, aussi marquante et aussi attachante que cette du fils du pauvre. elle fut l'une de mes premières lectures en langue francaise et continue toujours à susciter en moi des sensations particulières qui font qu'à chaque que j'aborde cette oeuvre, il n'est pplus question de littérature mais plutot d'un vécu dans lequel je me suis retrouvé au point de croire par moments, que ce mouloud féraoun était un ange qui pouvait savoir tout sur nous.

    j'ai été particulièrement absorbé par le personnage de ferroudja, sa tante, qui a catalysée toute mon attention et mon amour filiale car moi aussi j'ai une tante du meme nom et qui a su gagner notre estime et notre grand amour.

    tu ne peux imaginer ma tristesse , thirga, lorsque farroudja a fini par être rattrapée par la mort suite, je crois (pourvu que ma mémoire ne me trahisse pas) suite à un acouchement difficile). à ce moment là , crois moi que j'ai versé des larmes car je ne pouvais admettre une telle issue pour cette remarquable femme qui, pourtant, n'était pas un personnage central.

    j'ai aussi apprécié et savouré toute la partie qui nous a compté le périple de fouroulou à l'école normale afin de continuer ses études , les moments difficiles qu'il anduré et le plaisir qu'il en prenait en même temps.

    l'oeuvre de mouloud féraoun se caractérise surtout, à mon avis, par cette facilité que l'on a à la lire et l'attachement qu'elle procure pour ceux qui ont vécu de tels évènements. elle est à la fois simple puisque racontant la vie d'un homme simple mais aussi pleine d'enseignements comme pour toutes les oeuvres qui racontent le début d'un rêve et la manière de le réaliser et les difficultés surmontées en vue de l'atteinte de l'objectif.

    enfin c'est une oeuvre, comme tu l'a si bien dit thirga qui mérité d'etre inclus dans lme cursus scolaire de nos enfants de par sa simplicité et son style d'écriture, littéraire qui concorde parfaitement avec les enseignements prodigués dans nos programmes scolaires en matière de grammaire et de conjugaison.

    il faut dire que dans ce registre , je ne peux passer sans évoquer d'autres oeuvres aussi belles les unes que les autres et qui m'ont fournies tout le gout que je possède pour la lecture.

    les chemins qui montent (Mouloud Féraoun)
    le vent du sud (A/Hamid Benhadouga)
    la fin d'hier (A/Hamid Benhadouga)
    le printemps n'en sera que plus beau (Rachid Mimouni).

    et la liste est longue.

    C.B.

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    • #3
      Ce fut aussi mon premier, que j’ai lu en Français et que j’ai beaucoup aimé, et j’avoue que ce n’est pas une quelconque œuvre, c’est comme vous l’aviez bien qualifie, un VECU. Car ça relate et d’une façon profonde et précise la vie au sien d’une famille Kabyle « Algérienne » (de l’époque) avec ces misères, ses difficultés mais aussi sa simplicité et son bonheur (Son propre parcourt au détail près ) et toute cette attention portée au garçon (gâté qu’il était) et qu’il lui faisait tant plaisir. … même si aujourd’hui ce n’est plus pareil, . Ses personnages étaient vivant et réels et on pouvait les imaginer un par un d’une façon détaillée.

      Oui cette œuvres n’est pas la seule qui mérite un tel Hommage, beaucoup d’autres le méritent…. commençons par celle-ci.

      Merci Clémence _ Bienveillance pour les détails que vous avait apporté. Vous décrivez si bien les choses.

      Merci encore,
      Sahha Ftourek,

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      • #4
        merci thirga et CB pour cet hommage que vous avez rendu a mouloud feraoun le fils du pauvre qui a décrit la vie de tous les fils des pauvres d'Algérie à l'époque coloniale.
        je suis content aussi que son oeuvre soit traduite en anglais.

        il a dit« N'ai-je pas écrit tout ceci au jour le jour, selon mon état d'âme, mon humeur, selon les circonstances, l'atmosphère créée par l'événement et le retentissement qu'il a pu avoir dans mon cœur ? Et pourquoi ai-je ainsi écrit au fur et à mesure si ce n'est pour témoigner, pour clamer à la face du monde la souffrance et le malheur qui ont rôdé autour de moi ? Certes, j'ai été bien maladroit, bien téméraire, le jour où j'ai décidé d'écrire, mais autour de moi, qui eût voulu le faire à ma place et aurais-je pu rester aveugle et sourd pour me taire et ne pas risquer d'étouffer à force de rentrer mon désespoir et ma colère ? Et maintenant que c'est fait, que tout est là, consigné, bon ou mauvais, vrai ou faux, juste ou injuste, maintenant que nous entrevoyons la fin du cauchemar, faudra-t-il garder tout ceci pour moi ?
        Après ce qui s'est écrit sur la guerre d'Algérie, bon ou mauvais, vrai ou faux, juste ou injuste, il convient qu'à cela s'ajoute mon journal, comme une pièce supplémentaire à un dossier déjà si lourd.
        Je sais combien il est difficile d'être juste, je sais que la grandeur d'âme consiste à accepter l'injustice pour éviter soi-même d'être injuste, je connais enfin les vertus héroïques du silence. Bonnes gens, j'aurais pu mourir depuis bientôt dix ans, dix fois j'ai pu détourner la menace, me mettre à l'abri pour continuer de regarder ceux qui meurent. Ceux qui ont souffert, ceux qui sont morts pourraient dire des choses et des choses. J'ai voulu timidement en dire un peu à leur place. Et ce que j'en dis, c'est de tout cœur, avec ce que je peux avoir de discernement et de conscience. »

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        • #5
          Voici aussi un roman en Allemand:
          http://www.perlentaucher.de/buch/4523.html
          “Tout le monde fait des bêtises. Le fin du fin, c'est de les faire au moment où personne ne regarde.”

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          • #6
            Bonjour,

            Merci pour l’information, c’est réellement un bonheur de voir cet œuvre traduite en différentes langues.
            Merci aussi pour le site (je ne comprends que très peu Allemand…)

            C’est vrai on ne devient pas écrivain du jour au lendemain…. Merci Dani pour cette précision.

            Thirga,

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            • #7
              Le crime du Château Royal

              Mouloud Feraoun est l'un des meilleurs écrivains francophone d'Algérie.
              Il était ancien instituteur.

              Après la création des Centres Sociaux éducatifs d'Algérie par Germaine Tillon en 1955, il intégrait les centres sociaux pour y promouvoir l'émancipation de la jeunesse algérienne. Ils étaient nombreux; comme lui, instituteurs, éducateurs à oeuvrer dans ces centres.

              Le 15 mars 1962, alors que 18 inspecteurs des centres sociaux éducatifs d'Algérie tenaient une réunion de travail à Château Royal (Alger), un commando delta de l'Organisation de l'armée secrète fit irruption dans la salle où se tenait cette réunion.

              L'un des commandos sorti une liste où il y'avait le nom de six personnes et les informaient qu'elles étaient condamnées à mort par l'OAS.

              Six d'entre vous sont condamné à mort par l'OAS:

              - Marcel BASSET, directeur du centre de formation de l'éducation de base à Tixeraine

              - Robert EYMARD, Chef du bureau d'études pédagogiques et ancien instituteur

              - Mouloud FERAOUN, , directeur adjoint du service des centres sociaux, ancien instituteur et ecrivain,(Ouvrages: Le fils du pauvre..et beaucoup d'autres.)

              -Ali HAMMOUTENE, Inspecteur de l'éducation nationale, directeur adjoint du service des centres sociaux educatifs d'Algérie et ancien instituteur (Ouvrage posthume: Réflexions sur la guerre d'Algérie)

              -Max MARCHAND, chef du service des centres sociaux educatifs d'Algérie (Ouvrage: Histoire parallèle de l'Algérie et de la France)

              Salah OULD AOUDIA, inspecteur des centres de la région d'Alger Est, ancien instituteur

              Ces six éducateurs furent conduit dans la cour des Centres sociaux, alignés contre un mur et furent mitraillés jusqu'à ce que mort s'en suive (Ils avaient tiré 109 balles sur les six victimes)

              4 jours après leur assassinat, c'était la signature des accords d'Evian.

              L'OAS, n'a pas assassiné ces six inspecteurs par hasard. Ils auraient formé avec beaucoup d'autres, l'élite de la nation algérienne post-indépendante. Mais la politique de la terre brulée prônée par l'OAS en avait décidé autrement.

              Pour continuer leur oeuvre et pour péréniser le symbole qu'ils représentaient, notamment celui de la fraternité (puisqu'ils étaient trois musulmans et trois français qui militaient pour la même cause et notamment pour l'indépendance de l'Algérie et pour l'amitié entre le peuple de France et d'Algérie), une association a été créee:

              l'Association des ''amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons''

              Chaque année, cette association organise des manifestations (débats, conférences) notamment au Ministère de l'Education Nationale à Paris - débats ayant trait à l'école, l'éducation, l'histoire.

              Depuis deux ans, l'association commémore l'assassinat du 15 mars 1962 en se déplaçant à Alger à Château Royal et en se recueillant à Tizi-Ouzou sur la tombe d'Ali Hammoutène, à Tizi-Hibel, sur la tombe de Mouloud Feraoun et à Alger, sur la tombe de Salah Ould Aoudia ; les trois autres victimes ayant été enterrées en France.

              Une plaque commémorative a été placé dans une grande salle du Ministère de l'Education, rue de Grenelle à Paris, portant le nom des six victimes et leur rendant hommage.

              A Alger, il aura fallut que l'association se batte, pour que l'endroit où furent assassiné ces six inspecteurs devienne un lieu à vocation culturelle ou éducative. Les autorités Algériennes, l'avait donné à l'armée qui en avait fait ''un dancing-salle des fêtes''!

              Calif
              Qui béné amat béné castigat

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              • #8
                Demande d'orientation

                Pourriez vous m'aider à trouver des oeuvres de traduction en arabe du fils du pauvre ? Merci

                C'est pour mon sujet de master que je compte faire sur traduction du fils du pauvre en arabe

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                • #9
                  fouroulou!!!!!!
                  @racha
                  tu cherches la traduction du livre en arabe??? si ce n'est pas indiscret tu es dans quelle region du monde???
                  « Puis-je rendre ma vie
                  Semblable à une flûte de roseau
                  Simple et droite
                  Et toute remplie de musique »

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                  • #10
                    Fouroulou.............Oh my god!!! Les matins pluvieux sur les bancs d'ecole...ca nous sonne jusqu'a aujourdhui.

                    Le fils du pauvre, celui qui n'a pas vibre a la lecture de ce livre ne pourra jamais ressentir c'est quoi d'etre ALGERIEN. C'est l'utilisation de la langue francaise pour decrire par les tripes ce qu'etait l'Algerie dand le temps.....pauvre mais digne. Je l'ai relis apres 40 ans...et c'est les memes sensations.Allah Yarhamak Monsieur Feraoun.

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