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Sedar : Un investissement de 3 milliards de dollars bloqué

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  • Sedar : Un investissement de 3 milliards de dollars bloqué

    Le groupe émirati Sedar rencontre des difficultés


    L’euphorie qui avait caractérisé initialement l’accord donné par le Calpi et l’ANDI au groupe émirati Sedar pour un investissement estimé à 3 milliards de dollars, essentiellement dans les services et l’hôtellerie, n’a pas duré longtemps et le désenchantement s’est installé peu à peu, à tel point que l’homme de la rue, à Annaba, n’y croit plus. Ainsi, depuis près de 2 ans, les terrains affectés à la réalisation de trois grands projets que compte concrétiser le groupe à Annaba sont restés nus et, apparemment, les choses vont traîner en longueur au vu des difficultés rencontrées par l’investisseur. Les travaux de réalisation du futur complexe multiservices, qui devait être construit sur le site de l’ancienne station de bus, située en plein centre-ville, n’ont pas encore démarré.

    On s’est contenté de dresser une clôture en tôle frappée du sigle du groupe et de recruter des gardiens pour interdire l’accès «à toute personne étrangère au chantier». De chantier, il n’en est rien, mis à part quelques matériaux déposés à l’intérieur, deux ou trois véhicules stationnés et c’est à peu près tout. Le groupe veut un accès supplémentaire à partir du boulevard du 1er Novembre avant d’entamer les travaux, or, sur le tracé est érigée une bibliothèque fréquentée par les élèves du lycée Pierre et Marie Curie, situé à quelques mètres, par les habitants du quartier et par les étudiants qui y trouvent toutes sortes de documentations servant à leurs recherches. Lors d’une session extraordinaire de l’Assemblée populaire communale, la question de la démolition de la bibliothèque a été évoquée, suite à la demande de l’investisseur. Celui-ci avait proposé d’en reconstruire une autre ou de réserver des locaux au sein du futur complexe qui abriteront une grande bibliothèque.

    Les élus, divisés sur la question, n’ont pu arriver à un accord ; deux camps s’étaient affrontés, chacun tentant de convaincre l’autre du bien-fondé de sa position et la séance avait été levée après qu’une commission eut été désignée pour trancher la question lors d’une prochaine session. A ce jour, la situation demeure bloquée, la commission n’ayant pas encore rendu son «verdict». L’autre problème venu se greffer sur celui-ci mais qui est autrement plus important est celui des réserves formulées par le comité technique de la wilaya, qui a opposé son veto pour non-respect par l’investisseur de la réglementation en vigueur.

    Cette opposition concerne l’autre projet qui devait être implanté sur la corniche Est de la ville, à Sidi Salem, un site féérique au bord de la mer. Le groupe Sedar compte y construire un important complexe touristique sur un terrain de 39 hectares. L’étude présentée fait apparaître que 63 % dudit projet ont été affectés à la promotion immobilière ce qui est une violation de la réglementation qui n’en autorise que 30 %. Le comité technique de la wilaya a rejeté l’étude et a émis des réserves tout en exigeant que le projet soit conforme à ce qui avait été prévu initialement, et de prévoir le lancement d’une nouvelle. Pour rappel, la première pierre scellant le lancement du projet a été posée par le président de la République le 16 mai 2007, lors de sa visite dans la wilaya de Annaba.

    Depuis cette date, on tourne en rond, on revient à la case départ et on est empêtré dans des problèmes qui ne trouvent pas de solution. Le décollage du secteur du tourisme n’est pas pour bientôt et les quelques centaines d’emplois qui devaient être créés à la faveur de ce grand projet ne sont pas pour demain. Les milliers de chômeurs continueront d’attendre, vu qu’ils ont…
    toujours attendu.


    14-12-2008. La Tribune
    L'Homme s'obstine à inventer l'Enfer dans un monde paradisiaque. Jacques Massacrier
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