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Profession: Cost killers

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  • Profession: Cost killers

    Pour traquer les gaspillages et réaliser des économies, il est possible de faire appel à des cost killers. Avantage : les cost killers se rémunèrent en partie sur les gains qu'ils vous font réaliser.

    Pas de doute. Avec ce nom, ces gens-là mènent une guerre. Leur cible : la dépense superflue. Les cost killers aident les PME à chasser le gaspillage, lesquelles sont souvent désarmées pour mener à bien cette mission. Il est vrai qu'à la différence des grands groupes, la plupart de celles-ci ne disposent pas de services dédiés, notamment un département achats rompu aux négociations commerciales. Sauf à faire appel à un expert spécifique, ces consultants interviennent sur l'ensemble des coûts hors production : téléphonie, informatique, énergie, déplacements professionnels, bureautique, fiscalité, droit du travail, etc.

    «Sur ces postes, ils parviennent en général à dégager des économies de l'ordre de 10 à 30%», précise Hafid Mahmoudi, directeur du portail costkillers.net. C'est ainsi qu'un fabricant de jeux vidéos, qui pensait décrocher un crédit impôt recherche de 200.000 euros, a finalement obtenu six fois ce montant grâce à l'intervention de LowendalMasaï. «Cette somme a été réinjectée dans la recherche.

    Conséquence : notre client conserve son avance technologique en développant de concepts», commente Pierre Lasry, fondateur de ce cabinet. Autre exemple : une société spécialisée dans le conseil financier (45 salariés) qui a vu sa facture téléphonique allégée de 45.000 euros (- 23 %) à la suite d'un audit mené par Costalis.

    Les cabinets généralistes et les spécialisés

    Officiellement, les cost killers ne préconisent pas des plans sociaux ou des licenciements, pas plus qu'ils ne conseillent l'entreprise sur son positionnement ou sa stratégie. «Au contraire, notre vocation est de réaliser des économies pour préserver des emplois. Dans certains cas, notre intervention a permis des recrutements», précise Pierre Lasry. Il existe deux sortes de cabinets : les généralistes comme Ernest&Young, A.T. Kearney, et ceux plus spécialisés sur un ou plusieurs domaines comme LowendalMasaï ou Alma consulting sur la fiscalité et les charges sociales, Marianne sur les charges sociales et bancaires ou Cristal décision sur les frais de fonctionnement. «Il est difficile de trouver des cabinets qui réunissent toutes les expertises», reconnaît Hafid Mahmoudi. «Les plus gros se concentrent sur des domaines pointus, comme la question de la taxe professionnelle ou les cotisations liées aux accidents du travail», poursuit-il.

    «Les PME n'ont pas les moyens de multiplier les interventions thématiques : il est plus judicieux de faire appel à un consultant généraliste», conseille Luigi Masala, directeur de Costalis, cabinet… généraliste. Selon lui, l'audit mobilise les services de l'entreprise pendant plusieurs semaines : mieux vaut agir une seule fois sur tous les postes de dépenses pour ne pas trop les solliciter et perdre ainsi du temps. Evidemment si l'entreprise a un problème bien spécifique, il est préférable de cibler l'intervention.

    Rémunérés au pourcentage

    L'audit est généralement réalisé en 4 à 6 semaines. «Nous épluchons le dernier exercice et si des anomalies sont constatées sur un poste, nous remontons à deux ou trois exercices précédents», raconte Luigi Masala. Le cost killer est pour partie rémunéré en pourcentage des économies réalisées de l'ordre de 20 à 30 %. «Si nous ne trouvons rien, nous ne sommes pas rémunérés», assure Luigi Masala. Revers de la médaille : «un cost killer ne s'engagera sur une mission que s'il estime que l'entreprise offre des potentiels d'économie», souffle Hafid Mahmoudi. Et les plus petites entreprises ne les intéressent pas. Certains cabinets, en revanche, exigent un forfait minimal.

    Par Le figaro
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