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Une nouvelle politique économique algérienne

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  • Une nouvelle politique économique algérienne

    L’Etat algérien s’engage à ne produire aucune loi à caractère rétroactif, mais il entend privilégier la production locale au détriment de l’importation. La loi de finances complémentaire doit permettre d'atteindre ces objectifs.

    ALGERIE. L’Algérie subit depuis un an les effets de la crise mondiale qui a fait plonger les prix du pétrole sur le marché international.

    Le pays a vu ses exportations du premier semestre 2009 (20 milliards de dollars) chuter de 50% par rapport à la même période de 2008, alors que les importations, qui ont explosé depuis 2006, se maintiennent au niveau élevé de 19 milliards de dollars.

    L’excédent de la balance commerciale, de 20 milliards de dollars au premier semestre 2008, a donc fondu à un milliard au cours du premier semestre de cette année.

    En réaction, le gouvernement algérien a promulgué le 22 juillet une loi de finances complémentaire (LFC). Il entend rompre avec une politique qui a, selon le ministre des Finances interrogé le 12 août par Algérie presse service (APS), avantagé les importations, au détriment de la production locale.

    La LFC 2009 table, à la fin de l’exercice en cours, sur un recul des importations de 5% par rapport à 2008. Leur montant final devrait donc se situer, fin 2009, aux alentours de 37,5 milliards de dollars.

    Le taux de croissance de l’économie algérienne pour 2009 atteindra 4%, 6,4% hors hydrocarbures, pour une inflation attendue à moins de 4% en dépit de la forte progression des prix au début de cette année.

    Favoriser la construction de logements

    Afin de relancer l’investissement privé, l’Etat octroie une série d’avantages fiscaux aux entreprises qui s’engagent à créer des emplois permanents.

    Une aide financière est accordée aux jeunes promoteurs via la création, dans chacune des 48 wilayas (départements) du pays, d’un fonds d’investissements financé par l’Etat et géré par les banques publiques.

    Des mesures incitatives doivent également alléger les tensions du marché immobilier. C’est ainsi que les revenus tirés de la location de logements collectifs ne dépassant par les 80m2 sont exonérés d’IRG, alors que le Trésor accordera des prêts aux fonctionnaires voulant acquérir ou agrandir leur logement. Les crédits véhicules et à la consommation de biens durables sont supprimés au profit du seul crédit immobilier chargé de booster la construction.


    Le Credoc, pomme de discorde

    Un second train de mesures, en faveur de la régulation économique, provoque une importante polémique avec le patronat privé algérien.

    La première contraint les personnes immatriculées au registre de commerce à être physiquement présentes lors des opérations d’importation et de contrôle aux frontières de la conformité des marchandises. Il s'agit ici d'éviter fraude et corruption.

    Les représentants légaux de ces sociétés auront cependant le loisir d’habiliter certains de leurs employés à accomplir ces formalités.

    Une autre disposition contestée concerne l’obligation de recourir au Crédit documentaire (Credoc) pour les transactions internationales. Les importateurs se plaingent des problèmes de trésorerie occasionnés par ce mode de règlement et soulignent leur préférence pour le transfert libre actuellement dominant.

    Certains patrons, à l’instar de ceux de la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA) expriment leur crainte de voir les producteurs qui ont un besoin vital de matières premières être sanctionnés par de telles mesures.

    Mais pour le gouvernement, le transfert libre « est un moyen d’inonder le marché et d’actionner une véritable pompe aspirante à l’égard de l’économie algérienne ».

    Pour limiter l’importation de services, un poste passé de 4 milliards de dollars en 2007 à 11 milliards en 2008, et de favoriser leur réalisation sur place, le gouvernement a instauré une taxe de 3% sur les services importées.


    Avantage à l’investissement productif local

    Les entreprises et banques étrangères semblent cependant rassurées par le caractère finalement non rétroactif de la loi obligeant les sociétés d’importation à accueillir dans leur capital un partenaire algérien à hauteur de 30%.

    Pourtant, l’obligation faite à tout nouvel investisseur étranger de s’associer à un partenaire algérien qui disposera de 51% minimum du capital de la nouvelle structure confirme le tournant de la politique du gouvernement. Il entend privilégier la production locale. D'où la mise en place de taxes sur les véhicules de plus de 2500 cm3 et les engins de travaux publics ont été instaurées. L’importation de véhicules utilitaires et de tourisme a coûté 3,5 milliards de dollars en 2008.

    En matière de financement interne, la LFC propose aux investisseurs étrangers de « bénéficier, en dehors de l’apport en capital fait en devises, d’un financement en dinars algériens à des taux d’intérêts particulièrement stables » explique le ministre des finances Karim Djoudi.

    Enfin, l’Etat ainsi que les entreprises publiques s'arrogent un droit de préemption sur toutes les cessions de participations d'actionnaires étrangers.


    Lundi 17 Août 2009
    Amal Belkessam, à ALGER
    L'ACTUALITE ECONOMIQUE EN MEDITERRANEE
    Dernière modification par icosium, 18 août 2009, 21h04.
    Proverbe Chinois : "Les vérités qu'on aime le moins à apprendre sont celles que l'on a le plus d'intérêt à savoir"

  • #2
    Enfin, une explication concise et rigoureuse des nouvelles dispositions de la loi de finance. Une mesure importante pour les investisseurs étrangers passée inaperçue avec la polémique :

    En matière de financement interne, la LFC propose aux investisseurs étrangers de « bénéficier, en dehors de l’apport en capital fait en devises, d’un financement en dinars algériens à des taux d’intérêts particulièrement stables » explique le ministre des finances Karim Djoudi.
    Dernière modification par icosium, 18 août 2009, 21h32.
    Proverbe Chinois : "Les vérités qu'on aime le moins à apprendre sont celles que l'on a le plus d'intérêt à savoir"

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    • #3
      En matière de financement interne, la LFC propose aux investisseurs étrangers de « bénéficier, en dehors de l’apport en capital fait en devises, d’un financement en dinars algériens à des taux d’intérêts particulièrement stables » explique le ministre des finances Karim Djoudi.
      suite: ... mais en cherchant un partenaire algerien avec une majorite dans la capital...

      Marchera pas: http://algerie-dz.com/forums/showthread.php?t=137626

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      • #4
        Oui avec un partenaire algérien mais ils peuvent bénéficier du financement des banques publiques. Où est le mal d’avoir un partenaire local plusieurs pays l’exigent. C’est une mesure très intéressante pour les investisseurs étrangers qui ont du mal à trouver des financements avec la crise.

        Un partenariat gagnant-gagnant pour les vrais investisseurs pas pour les charlatans qui viennent ouvrir des bureaux des liaisons pour faire du gain facile et après plier bagages.

        Notre gouvernement doit faire plus de communication sur ces nouvelles mesures.
        Dernière modification par icosium, 18 août 2009, 21h34.
        Proverbe Chinois : "Les vérités qu'on aime le moins à apprendre sont celles que l'on a le plus d'intérêt à savoir"

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        • #5
          Oui avec un partenaire algérien mais ils peuvent bénéficier du financement des banques publiques.
          Mon ami, "beneficier du financement de banques publiques" n'est pas une "politique", c'est ce que tous les autres pays proposent, en plus du financement des banques privées!..

          Où est le mal d’avoir un partenaire local plusieurs pays l’exigent.
          Je t'ai mis le lien, voila un exemple de ce mal.

          C’est une mesure très intéressante pour les investisseurs étrangers qui ont du mal à trouver des financements avec la crise. Un partenariat gagnant-gagnant pour les vrais investisseurs pas pour les charlatans qui viennent ouvrir des bureaux des liaisons pour faire du gain facile et après plier bagages.
          Ils plient bagage quand on leur explique qu'ils ne sont pas les bienvenus, quand on leur impose des contraintes alors que juste a coté, d'autres pays leur offrent des conditions beaucoup plus avantageuses..

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          • #6
            Envoyé par ayoub7
            Je t'ai mis le lien, voila un exemple de ce mal.
            L’entreprise tunisienne GIF Filter a été prise au dépourvu par les nouvelles mesures. Certainement, la maison mère exige un capital détenu à 100% par elle. Mais les nouvelles dispositions arrangeront beaucoup d’autres investisseurs qui recherchent un partenariat avec des algériens. L’ANDI (Agence Nationale pour le Développement de l'Investissement) vient de lancer une bourse de partenariat pour mettre en relation des investisseurs algériens avec des étrangers.

            http://www.andi.dz

            Envoyé par ayoub7
            Mon ami, "beneficier du financement de banques publiques" n'est pas une "politique", c'est ce que tous les autres pays proposent, en plus du financement des banques privées!..
            Il y a une crise mondiale de liquidités même pour le Maroc en 2010 alors que l’Algérie possède 144 milliards de dollars de réserves.

            Envoyé par ayoub7
            Ils plient bagage quand on leur explique qu'ils ne sont pas les bienvenus, quand on leur impose des contraintes alors que juste a coté, d'autres pays leur offrent des conditions beaucoup plus avantageuses..
            C’est leur choix. Sauf que les autres pays sont saturés et n’ont pas des ressources financières et un marché comme l’Algérie. Tout est à faire en Algérie c'est un marché vierge. Celui qui veut investir en Algérie doit s’engager avec un partenaire algérien et il recevra toutes les facilités et avantages qu’il faudra.
            Dernière modification par icosium, 18 août 2009, 22h04.
            Proverbe Chinois : "Les vérités qu'on aime le moins à apprendre sont celles que l'on a le plus d'intérêt à savoir"

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            • #7
              t'inquiete pas ayoub pour l'economie algerienne , avec 150 milliards dans la cagnote et 50 anuellement aux prix actuels , on se permet des tirs de cadrage , ça bouge dans le bon sens ces derniers temps , je suis sur qu'une decision politique majeure a été prise , je pense que temmar a été mis de coté et c ouyahia qui manoeuvre .. faire des mecontensts , biensur qu'il en fera , il declenchera meme un veritable levé de bouclier .. ces mesures d'urgence qui paraissent sdans sens auront tte leur signification avec l'instauration des mesures incitatiives al'investissement , et c là tt l'enjeux ,l'algerie a les moyens d'offrir ce que les autres ne pourront jamais ...
              qd aux vosin s, le maroc et la tunisie carburent avec tt leur potentiel , leur systeme economique est installé depuis plus de 40 ans sans changement .. leurs perfermances doivent etre jugées sur cette base , pour moi elle est mediocre , l'algerie sans agriculture , sans tourisme, sans economie rurale vidée par le terrorime , avec une guerre de 20 ans , fait 3 fois plus que le maroc , qu'en sarat 'il le jour où les vents chan,geront et le paquet sera mis sur la production nationale ? ... ceci explique celà ..deux trois tirs et ça derange deja ..
              en verité ...en verité... je vous le dis .. si un grain de blé tombe en terre et ne meurt pas ,il restera seul , mais s'il meurt ,il donnera beaucoup de fruits . evangile

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              • #8
                Envoyé par ayoub7
                Ils plient bagage quand on leur explique qu'ils ne sont pas les bienvenus, quand on leur impose des contraintes alors que juste a coté, d'autres pays leur offrent des conditions beaucoup plus avantageuses..
                Ben tant mieux pour vous les pays-justacoté ! De quoi tu te plains? L'Algerie vous rabat des investisseurs et vous trouvez quand meme le moyen de miauler?

                ∑ (1/i²) = π²/6
                i=1

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                • #9
                  De quoi tu te plains? L'Algerie vous rabat des investisseurs et vous trouvez quand meme le moyen de miauler?
                  Je ne me plains de rien du tout, c'est bien le contraire, on se rappelle d'oû les gemissements et les pleurnichements d'une serie de "décideurs" (les memes) emanaient a la suite de l'episode Renault. Et ce n'etait surement pas des marocains...

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                  • #10
                    L'objectif de vouloir produire local est très bien. La manière dont ça veut se faire me perturbe un peu. A trop viser les exportateurs étrangers et les importateurs, on oublie le principal : l'acteur économique algérien.

                    Que font'ils pour ceux qui veulent grandir, ceux qui veulent se lancer ? Vont'ils faciliter les démarches, tuer cette bureaucratie de m...e ! ? Vont'ils faciliter les prêts ? Vont'ils concrètement aider les porteurs d'idées algériens ?
                    Vont'ils régler les problèmes du foncier, les problèmes bancaires ? Et tous les autres problèmes ?
                    Vont'ils former leur staff pour accompagner les opérateurs algériens ?

                    Quelles sont les orientations dans l'agriculture ? Dans l'industrie ? Il faut du concret !


                    J'espère que les réponses à ces questions arriveront bientôt, très bientôt !


                    PS: Soyez constructifs ou abstenez-vous !
                    La mauvaise langue n'est jamais à court d'inventions !

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                    • #11
                      on se rappelle d'oû les gemissements et les pleurnichements d'une serie de "décideurs" (les memes) emanaient a la suite de l'episode Renault.
                      Waw ! l Algerie jalouse d une délocalisation ? !
                      A qui sait comprendre , peu de mots suffisent

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                      • #12
                        Vont'ils régler les problèmes du foncier, les problèmes bancaires ? Et tous les autres problèmes ?
                        Vont'ils former leur staff pour accompagner les opérateurs algériens ?

                        Quelles sont les orientations dans l'agriculture ? Dans l'industrie ? Il faut du concret !
                        Voilà de vrais questions sur de vrai problèmes!

                        Personnellement, et en toute objectivité, je trouve les mesures annoncées incompréhensibles et contre productives.

                        C est comme quelqu'un qui en escaladant une montagne se fait quelques petites égratignures à la main mais au lieu de mettre des petits pansements dessus ou d'améliorer sa technique d'escalade pour ne pas trop se blesser, décide carrément de l'amputer de peur de chopper la gangrène.
                        C est pas vraiment ce qui va l'aider a escalader la montagne!

                        Quand on veut limiter la progression des importations on augmente les droits de douanes on durcit les normes de qualités...etc

                        Quand on veut lutter contre le surendettement des ménages on durcit les conditions d'octroi, on augmente les taux d'intérêts on crée un Credit Bureau ...etc

                        Quand on veut encourager la production national face aux importations on encourage les investisseurs à venir produire sur place leurs produits au lieu de les importer, on facilite leur installation, on les rassure sur la sécurité de leurs investissements ...etc

                        Sauvegarder une cagnotte pétrolière en sacrifiant et les consommateurs et les investisseurs est un peu absurde.

                        Au final ce qui va se passer c est que

                        1 - les importations vont continuer car si elle sont là c est qu'il y a un vrai besoin du consommateur algérien qui ne va certainement pas disparaitre. On renonce difficilement au bienfaits de la société de consommation...même si les financements sont plus difficile à trouver

                        2 - Il y aura encore moins d'investisseurs étrangers que le peu qu'il y en a actuellement (à part dans les hydrocarbures )

                        3 - L'état pour essayer de remplacer ces investisseurs qui ne viennent pas créera de toute pièce des structures de production pour les remplacer que ca soit directement ou via des "privés" algériens qu'elle va soutenir à bout de bras. Et alors s'est reparti pour un tour dans l'histoire de l'économie dirigé, l'industrie industrialisante et le socialisme scientifique qui ne dit pas son nom...
                        Dernière modification par Atlantic, 19 août 2009, 11h55.

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