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Algérie : Vive la campagne

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  • nedjmala
    a répondu
    bonne nouvelle...

    qui sans doute permettra également d'approfondir les sens permis et les valeurs naturelles, nous disions parmi des espaces du territoire et des valeurs "délaissées"...

    belle...est la réponse ou le constat, malgré tout ce qu'il ou qu'elle comporte, des âges et des valeurs la terre demeure un bel horizon des sens et des besoins, fut-il ici montré et rapporté les fatalités d'une "paresse", sans doute que les temps passés et récents ne se soient montrer et rapporter autant de ces horizons, bien sûr, lorsque des âges se vivent et se voient ces chemins inexploités ou trop peu à leurs propre et principal vécu, autant, les réalités voisines et quasi similaires se cherchent-elles à recouvrer des passages et des suites fondamentales et restituées à bonne valeur, naturellement l'hypothèse est viable, économiquement et des façons constructives, comme en des voies moins "fatales", étonnant qu'il soit pensé des "maléfices colossaux" à ces idées terriennes culturelles et touristiques, allez, des ouvertures optimistes et convergentes, la F.A. (...) est un exemple d'alternative et d'initiative "labelisée" parmi des paysages et des séjours eux même initiateurs et potentiellement riches quant au devenir de ce domaine écologique, sans doute cher à chacun des bons partages qu'il réunit...

    ...Salam, merci...
    ...

    ...Salam, merci...

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  • Avatar de « Invité »
    Un invité a crée une discussion dans Algérie : Vive la campagne

    Algérie : Vive la campagne

    Algérie : Vive la campagne


    Soucieuse de mettre un terme à la hausse des prix alimentaires et de promouvoir l'auto-suffisance, l'Algérie a lancé une série de nouveaux projets visant à renforcer sa sécurité alimentaire – notamment des travaux d'irrigation, des exemptions de taxes pour les producteurs locaux et des mesures de soutien aux initiatives privées – avec un succès qui va croissant.

    Le gouvernement cherche à limiter les importations et à développer la production locale pour réduire la dépendance du pays et sa vulnérabilité aux variations chaotiques des prix des denrées alimentaires. Pour mettre un frein aux importations, les autorités ont relevé les tarifs douaniers dans le budget 2010, notamment sur les importations de blé réalisées par des sociétés étrangères. A la fin de l'année 2010, le gouvernement a décidé de remettre en vigueur les droits de douane sur 36 produits agricoles et agroalimentaires qui avaient été supprimés dans le cadre de l'accord d'association signé par l'Algérie avec l'Union Européenne, même si certaines de ces taxes ont été suspendues temporairement à la suite d'émeutes liées aux prix alimentaires au début janvier.

    Ces émeutes ont mis en évidence à quel point la conduite de telles politiques peut être délicate. Mais le président Abdelaziz Bouteflika s'emploie à trouver le juste équilibre entre la sécurité alimentaire et le maintien de prix abordables, et les importations ont, de fait, commencé à baisser. Selon les chiffres du Centre National Information et Statistique (CNIS) des douanes algériennes, les importations de blé ont atteint 5,23 millions de tonnes, en baisse de 8,5 % par rapport à 2009. Grâce au recul des prix, la baisse est encore plus impressionnante en valeur, puisque ces importations n'ont coûté que 1,25 milliard de dollars en 2010, contre 1,83 milliard en 2009. En janvier et février 2011, le pays a importé 1,85 millions de tonnes – pour l'essentiel auprès de son principal fournisseur, la France – afin de constituer des réserves pour l'année en cours.

    Les importations totales de céréales ont reculé de 5,4 milliards de dollars en 2009 à 5,2 milliards en 2010, selon Rachid Benaissa, ministre de l'agriculture et du développement rural. Cela peut sembler un mauvais signe pour la situation alimentaire du pays, sachant que la récolte 2009-2010 de céréales de l'Algérie a chuté à 4,6 millions de tonnes en 2010 contre 6,2 millions l'année précédente à cause de la sécheresse, mais de nombreux projets sont en cours pour augmenter la production agricole domestique. Parmi les mesures mises en place, l'une consiste à développer les systèmes d'irrigation. Le gouvernement prévoit ainsi d'augmenter la surface irriguée, qui ne représente que 5 % des terres agricoles mais 40 % de la production, de 400.000 à 1 million d'hectares d'ici 2015.

    C'est dans ce cadre que l'Office National de l'Irrigation et du Drainage (ONID) a annoncé fin février 2011 un projet d'irrigation d'envrion 9000 hectares dans la plaine d'El Esnam, à partir des barrages voisins de Tilesdit et de Tichi Hafta. Ce projet, qui doit démarrer au début de l'été 2011, va créer 8300 emplois et quadrupler la production agricole de cette zone, qui passera de 30.000 à 120.000 tonnes.

    Le lait et les produits laitiers sont également concernés par ce programme. Leur production ne dépasse pas 1,3 milliard de litres aujourd'hui, alors que la consommation atteint 3,3 milliards de litres. Pour réduire ce déficit, le budget 2011 offre des exemptions d'impôts aux producteurs de lait. Les projets soutenus par le gouvernement visent aussi à améliorer la productivité et l'efficacité du secteur à travers des programmes de formation.

    En février, l'Institut Technique des Élevages (ITELV) d'Algérie a signé un accord avec l'organisation française Bretagne International, qui soutient le développement international des sociétés basées en Bretagne, afin d'organiser des programmes de formation pour les éleveurs des provinces de Blida, Relizane et Souk Ahras. Ce projet vise aussi à encourager la coopération entre sociétés françaises et algériennes. M. Benaissa a indiqué à la presse en décembre que le pays avait importé 24.000 vaches en 2010, soit 60 % de plus qu'en 2009.

    L'Algérie a importé environ 1 million de tonnes de sucre brut en 2010, pour un coût total de 495 millions de dollars, mais la production domestique de sucre devrait bientôt augmenter. La société algérienne La Belle France et le groupe français Cristal Union ont en effet annoncé l'ouverture d'une nouvelle raffinerie de sucre. Ce projet de 70 millions d'euros sera basé à Ouled Moussa, dans la province de Boumerdes. Cristal Union détiendra une participation de 35 % dans le projet, dont la capacité initiale sera de 350.000 tonnes par an. Ce chiffre doublera au bout de 4 ans, pour atteindre 700.000 tonnes, avec la création d'une deuxième unité de production. Ce site deviendra alors la cinquième plus grosse raffinerie du pays. Mais il sera encore loin du groupe algérien Cévital, qui détient autour de 80 % du marché.

    Le gouvernement encourage aussi les efforts du secteur privé en vue d'augmenter la productivité du secteur agricole. En décembre 2010, M. Benaissa a accordé son soutien au lancement par le groupe algérien Benamor d'un réseau censé mettre en relation des producteurs de blé et des meuniers, afin d'améliorer la qualité du blé et des farines de production locale. Ce réseau a été construit à l'image de celui mis en place dans l'industrie de la tomate, qui a contribué, selon les chiffres de Benamor, à augmenter la productivité par hectare de 15 à 60 tonnes par an.

    Si les initiatives du gouvernement portent leurs fruits, la progression de la production domestique devrait permettre de réduire la dépendance du pays aux importations, ce qui le protègerait des chocs extérieurs liés aux prix des denrées alimentaires, et lui permettrait d'accroître sa productivité agricole. C'est la condition pour assurer des étals bien remplis et des prix abordables.

    OBG
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