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Crillon, Carlton...: le Moyen-Orient aimanté par l'hôtellerie de luxe

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  • Crillon, Carlton...: le Moyen-Orient aimanté par l'hôtellerie de luxe

    La vente des murs de l'emblématique Carlton à Cannes témoigne de la reprise soutenue des transactions dans l'hôtellerie haut de gamme et de l'appétance des capitaux moyen-orientaux à la recherche de lieux prestigieux pour des placements à long terme.

    La transaction la plus symbolique a eu lieu fin décembre avec la cession du Crillon, palace parisien détenu par le fonds américain Starwood Capital, à un membre de la famille royale d'Arabie Saoudite pour 250 millions d'euros.

    La palace rejoint ainsi le George V, appartenant (murs et fonds) au prince saoudien Al-Walid et exploité par la chaîne Four Seasons ou encore le Royal Monceau, exploité par la chaîne singapourienne Raffles, murs et fonds étant détenus par le fonds souverain du Qatar, Qatari Diar.

    Depuis, dans une catégorie plus haut de gamme que palace, les murs de l'hôtel Marriott des Champs-Elysées à Paris ont été vendus par le fonds allemand Union Investment au fonds souverain d'Abu Dhabi (Adia) pour 250 millions d'euros.

    Le Carlton fait partie des sept hôtels de la chaîne Intercontinental dont les murs viennent d'être cédés par le fonds d'investissement immobilier américain Morgan Stanley Real Estate Funds à un homme d'affaires libanais, Toufic Aboukhater.

    Intercontinental en gardera la gestion, comme Marriott celle de son établissement parisien.

    Les achats et ventes d'hôtels, en berne en 2009, ont redressé la tête en 2010, montrent différentes études, selon lesquelles cette croissance se poursuivra cette année.

    Ainsi, au premier trimestre, "leurs montants sont cinq fois supérieurs au même trimestre de 2010 pour atteindre 500 millions d'euros", a indiqué Gabriel Matar, directeur France du cabinet de conseil Jones Lang LaSalle Hotels, impliqué dans la plupart des transactions réalisées.

    Parmi elles, "presque 50% émanent du Moyen-Orient, 30 à 35% de l'Europe et 15% d'Asie", a-t-il détaillé. L'an dernier à la même période, "les acquéreurs étaient essentiellement européens, dans un marché alors peu dynamique", a-t-il ajouté.

    Interrogé par l'AFP, le président du cabinet MKG, Georges Panayotis, a trouvé "normale" cette reprise des transactions, jugeant qu'"il y a pénurie d'offre dans les grandes capitales et places européennes".

    Les cessions et achats devraient se poursuivre, avec notamment en vue la cession possible de l'hôtel "K" (Paris 16), qui appartient au Français Jean-Louis Costes, au groupe singapourien Ascott Limited (résidences de tourisme et hôtels).

    Après "un marché tétanisé par la crise en 2009, les capitaux du Moyen-Orient sont non seulement revenus sur le marché mais ils en sont aujourd'hui les acquéreurs quasi uniques", a expliqué à l'AFP Patrick Sanville, directeur de BNP Paribas Real Estate Hôtellerie.

    Pour M. Matar, la flambée des prix du pétrole a permis "de reconstituer rapidement les réserves" financières des investisseurs moyen-orientaux.

    "D'un côté, il y a de l'argent et de l'autre il y a aussi un sentiment d'instabilité politique" depuis les révoltes dans le monde arabe et "les destinations refuges pour les investissements, dont la France, sont encore plus valorisées", a-t-il observé.

    "Quand le Qatar ou Abou Dhabi achète quelque chose comme le Crillon ou le Carlton, ce n'est pas pour revendre mais pour un investissement à long terme", souvent entre 15 et 20 ans, a poursuivi M. Sanville.

    "Les fonds anglo-saxons peuvent plus difficilement amortir ce type d'investissement sur cinq ou sept ans", a-t-il observé.

    En effet, a précisé le directeur France de Jones Lang LaSalle Hotels, "le rendement d'un Crillon avant travaux et repositionnement est plus de l'ordre de 1 à 2%, alors que celui d'un Carlton serait supérieur à 4% avant travaux et dépassera peut-être 6% après".

    De Dominique AGEORGES (AFP)
    L'Homme s'obstine à inventer l'Enfer dans un monde paradisiaque. Jacques Massacrier

  • #2
    De toutes façons, avec tous ces milliards, s'ils veulent le mettre dans la pierre c'est à Paris qu'il faut aller.

    C'est quand même la 1ère destination touristique du monde et avec la possibilité maintenant d'avoir l'appellation palace en France, ils n'hésitent plus.

    En outre, quand on parle de luxe et raffinement, il n'y a qu'un endroit dans le monde où ce terme à un sens, c'est Paris.

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    • #3
      Envoyé par SLOUGI
      De toutes façons, avec tous ces milliards, s'ils veulent le mettre dans la pierre c'est à Paris qu'il faut aller.

      C'est quand même la 1ère destination touristique du monde et avec la possibilité maintenant d'avoir l'appellation palace en France, ils n'hésitent plus.

      En outre, quand on parle de luxe et raffinement, il n'y a qu'un endroit dans le monde où ce terme à un sens, c'est Paris.

      Et en plus le secteur de l'hôtellerie rapportera 22 milliards de dollars en 2012 dans les pays du Golf.

      L'Arabie et les Emirats étant les plus gros marchés de la région à 89 %
      Dernière modification par zek, 13 avril 2011, 20h11.
      L'Homme s'obstine à inventer l'Enfer dans un monde paradisiaque. Jacques Massacrier

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