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Anarchie du marché des eaux minérales en Algérie

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  • DZmes Bond
    a répondu
    Si l'anarchie régnait seulement dans les eaux minérales, ça irait mais elle règne surtout au sommet de l'Etat:
    • Aucune vision économique
    • Absence et non-application des lois
    • Aucune transparence
    • Etc etc....

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  • morjane
    a crée une discussion Anarchie du marché des eaux minérales en Algérie

    Anarchie du marché des eaux minérales en Algérie

    Le marché des eaux minérales si il est en pleine croissance est aussi en proie à une certaine anarchie et même une anarchie certaine en l'absence de l'application de la règlementation en vigueur. De nouvelles marques d'eaux minérales sont mises sur le marché sans pour autant être si minérales que cela . Le consommateur est perplexe et perdu. Que doit-il acheter? Théoriquement les exploitants devaient se mettre en conformité au 30 novembre 2006. Devant le peu de résultat, la date a été prolongée au 1 janvier et là Abdelmalek Sellal entrera en action.
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    Un marché en pleine croissance, et c’est peu dire, l’embouteillement des eaux est caractérisé par une anarchie. Des chiffres fiables ne sont pas disponibles. Néanmoins, les experts et opérateurs de ce marché s’accordent à dire qu’il connaît une croissance s’établissant entre 15 et 20% par an. Seul bémol, les consommateurs ne se retrouvent pas. De nouvelles marques censées être des eaux minérales pullulent sur les étals. Le ministère des Ressources en eau devrait commencer à sévir dès le 1er janvier 2007.

    La date-butoir, 30 novembre, fixée durant l’année écoulée par le ministère des Ressources en eau a été prolongée. Les exploitants de l’or bleu ont jusqu’au 1er janvier pour se conformer aux dispositions régissant leurs produits. A partir de cette date, des mesures coercitives seront prises. Un premier délai de six mois à partir du 1er juin leur a été accordé par le ministère des Ressources en eau. Abdelmalek Sellal, premier responsable de ce département, a décidé d’accorder une «rallonge». Un préavis d’un mois est donc donné aux opérateurs pour «se conformer à la réglementation». Ces opérateurs traînent-ils la patte ? Peut-être.

    La version officielle n’en fait toutefois pas mention. Une décision expliquée, selon le sous-directeur de l’exploitation et du contrôle au sein de ce département, Fadli Hadjarsi, par le manque de circulation de l’information. Tous les concernés n’ont pas eu accès à cette décision et donc pour leur laisser le temps de prendre les dispositions nécessaires», a-t-il déclaré. Alors qu’une large campagne a été menée, un avis a été publié par voie de presse, le 30 mai 2006, dans six journaux.

    L’Association des producteurs algériens de boissons (APAB) et d’autres acteurs du secteur ont aussi diffusé cette information. En effet, depuis 2004, une nouvelle réglementation est entrée en vigueur pour cadrer cette activité vitale. Ce n’est que le 22 janvier 2005 qu’un arrêté interministériel y référant, publié au Journal officiel le 26 avril, a été publié. Il fixe les proportions d'éléments contenus dans les eaux minérales naturelles et les eaux de source ainsi que les conditions de leur traitement ou les adjonctions autorisées. Quatre ministres ont signé cet arrêté.

    Il s’agit des ministres des Ressources en eau, du Commerce, de la Santé et de l’Industrie. Différencier l’eau minérale de l’eau de source n’est pas aisé. La première doit avoir des vertus thérapeutiques contrairement à celle de table. L’article 10 de cet arrêté stipule que «les étiquettes apposées sur les bouteilles d’eau minérale naturelle et/ou d’eau de source doivent comporter les mentions suivantes : les proportions en nitrates, nitrites, potassium, calcium, magnésium, sodium, sulfates chlorures, PH, résidus secs contenus par les eaux concernées ». Aussi, si le produit contient plus de 1 mg/1 de fluorure, les producteurs des eaux minérales doivent mentionner : «Ce produit ne convient pas aux nourrissons, ni aux enfants de moins de sept (7) ans pour une consommation régulière.» Ce qui est loin d’être le cas actuellement.

    Neuf exploitants conformes

    Seuls neuf exploitants d’eaux minérales sur le territoire national ont acquis le certificat de conformité. Leurs noms ne seront connus du grand public qu’après le 1er janvier. Les consommateurs pourront ainsi choisir leurs eaux en connaissance de cause. C’est ce qu’a indiqué le sous-directeur de l’exploitation au sein de ce département. Le ministère des Ressources en eau étudie présentement 60 dossiers de demandes de concession d’exploitation d’eau minérale naturelle et d’eau de source et de demandes de conformité. Ceci depuis l’installation de la commission permanente des eaux minérales naturelles et des eaux de source en septembre 2004. «Parmi les 60 dossiers figurent des exploitants exerçant déjà et devant se conformer à la nouvelle réglementation», a-t- il indiqué. Parmi ces dossiers figurent 24 demandes de conformité. Et seuls 9 ont eu l’approbation du ministère des Ressources en eau.

    Les entreprises étrangères à l’affût

    Après des études approfondies du marché algérien, des sociétés étrangères y investissent. Deux sont déjà installées. Il s’agit des multinationales Nestlé Waters et de Danone. Le Suisse a conclu en mai 2005 un partenariat avec le groupe Boissons gazeuses des frères Zahaf (ex-Boissons Sidi-El-Kebir). Le français a préféré, pour sa part, acquérir dans sa totalité la société algérienne d’eau embouteillée Tessala auprès du groupe Algad en juin 2006. Un partenariat et un rachat démontrant que les clignotants sont au vert. Néanmoins, des obstacles subsistent encore. Selon une étude de la filière boissons en 2005, commanditée par l’Association des producteurs algériens de boissons (Apab) et réalisée par Euro développement PME, il est recommandé, entre autres, d’améliorer le système de maintenance préventive, de réduire la freinte et les non-conformités, d’améliorer la qualification des opérateurs machines, de mettre en place un plan de formation du personnel. Parmi les faiblesses et menaces répertoriées, il est noté la confusion dans les marques et les qualités des eaux, le flou réglementaire et le pouvoir d’achat insuffisant. Cette étude établit, enfin, que les forces et opportunités de ce marché se caractérisent par les taux de marge importants, la mauvaise qualité de l’eau potable du réseau public, donc possibilité de substitution, les faibles coûts de la main-d’œuvre et la bonne répartition des sources sur le territoire national.

    Par le Soir
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