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Les riches chinois font rêver les banques étrangères

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  • Les riches chinois font rêver les banques étrangères

    La Chine pourrait devenir le plus grand réservoir de riches d'Asie - hors Japon - dans moins de dix ans.
    Bonsoir, la progression des riches est de 15 % par an, le travail toujours le travail et cela concerne tous les secteurs de l'économie.

    J'avais visionné un reportage sur des chinois qui avaient fait appel à des vignerons français, propriétaire de leurs terrains, leurs but étaient de se lancer dans l'exportation de vin. Rien n'arrête un Chinois sauf la mort.

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    Aujourd'hui ouvert aux étrangers, le marché de l'épargne chinoise suscite bien des convoitises.

    SUR UN marché bancaire chinois très encombré, les établissements étrangers cherchent des niches. Les riches chinois pourraient bien devenir leur poule aux oeufs d'or. UBS, Citigroup, HSBC, BNP Paribas... Toutes courtisent déjà les 250 000 (selon le Boston Consulting Group) à 320 000 (selon Cap Gemini et Merrill Lynch) millionnaires en dollars que compterait aujourd'hui le pays. À eux seuls, ces « nababs » détiendraient la moitié de l'épargne chinoise. Leurs rangs grossissent chaque année de 15 % et les consultants de Mercer Oliver Wyman estiment que leur fortune cumulée pèsera 2 000 milliards de dollars en 2015, soit plus que le total de l'épargne chinoise aujourd'hui. Concrètement, la Chine pourrait devenir le plus grand réservoir de riches d'Asie - hors Japon - dans moins de dix ans.

    La branche « banque privée » de BNP Paribas a déjà lancé son opération de charme à l'intention des grandes fortunes de Chine, en installant une équipe d'une vingtaine de personnes à Shanghaï en octobre dernier. S'appuyant sur la succursale du groupe, bien implantée dans le centre d'affaires chinois, la banque va proposer des produits financiers en devises à une clientèle ciblée : les Chinois affichant plus de 1 million de dollars d'actifs disponibles. Pour les opérations en monnaie locale, « nous serons très heureux de poser notre candidature pour pouvoir opérer dès que ce sera possible », avait déclaré Claude Haberer, directeur de BNP Paribas Private Bank pour la Chine, Taïwan et Hongkong, en octobre dernier. Mais la publication le mois dernier par Pékin d'une nouvelle réglementation bancaire rend les projets plus flous. « Nous attendons de voir les services qu'il est possible de proposer au sein d'une succursale et au sein d'une filiale avant de décider de la manière de procéder », estime aujourd'hui M. Haberer.

    Un double défi

    Pour l'instant, le manque d'expertise des banques chinoises, surtout familières des activités de banque commerciale, donne aux étrangers une longueur d'avance. La branche banque privée de l'assureur américain AIG - auquel ses liens historiques avec la Chine confèrent une forte présence dans l'empire du Milieu - a été la première à se lancer l'an dernier. Citigroup a ouvert un bureau au sein de sa succursale de Shanghaï en mars. HSBC a reçu son autorisation en juillet dernier pour l'ouverture d'un bureau de représentation et la Deutsche Bank a suivi de peu la BNP. De son côté, Standard Chartered se prépare pour 2007. Quant à UBS et Credit Suisse, ils ont clairement formulé leur intention de venir en Chine, sans préciser le calendrier.

    Toutes ces banques vont faire face à un double défi. Il leur faudra d'abord convaincre les plus riches de sortir leurs économies de leur livret d'épargne. Avec un taux d'épargne record - 40 % du revenu disponible -, les Chinois disposent d'un bas de laine évalué à plus de 1 700 milliards. Le cabinet Mercer est confiant et s'attend à ce que la demande en produits financiers plus sophistiqués progresse. « À l'instar d'autres pays en voie de développement, il y aura un désintérêt croissant pour les liquidités corollaire de la croissance des fortunes en Chine », estiment ses consultants, en notant au passage qu'aujourd'hui seuls 13 % des actifs sont gérés via des fonds ou des assureurs.

    Les riches chinois « investissent beaucoup dans l'immobilier, il est temps de se diversifier », estimait Michel Longhini, directeur de BNP Paribas Private Bank en Asie, lors du lancement du bureau de Shanghaï. La banque d'affaires Merril Lynch estime que la pénétration du marché de la gestion de fortune en Chine ne dépasse pas 6 % des encours, contre 30 % au Japon, marché réputé difficile pour la banque privée. L'autre problème sera d'ordre réglementaire. Il n'est pas dit que Pékin soit prêt à faciliter les transferts d'argent de ses résidents hors de ses frontières. Or, même si les marchés boursiers ont repris des couleurs, les banques privées étrangères comptent bien pouvoir investir hors de Chine une partie des actifs qu'elles géreront.

    A Shanghaï, JULIE DESNÉ.
    12 décembre 2006 Le Figaro
    Dernière modification par zek, 13 décembre 2006, 20h32.
    L'Homme s'obstine à inventer l'Enfer dans un monde paradisiaque. Jacques Massacrier
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