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La Samir en crise: Le ministre Abdelkader Amara fait endosser le responsabilité au principal actionnaire

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  • La Samir en crise: Le ministre Abdelkader Amara fait endosser le responsabilité au principal actionnaire

    Rédaction du HuffPost Maroc
    Publication: 25/11/2015

    RAFFINERIE - Le principal actionnaire de la Samir plus que jamais sous le feu des critiques. Tout juste épinglé par Mohamed Hassan Bensalah pour sa mauvaise gestion de la raffinerie, le milliardaire saoudien Mohammed Al Amoudi, patron du groupe Corral Petroleum Holding, a été vivement critiqué par le ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement Abdelkader Amara, mardi à la Chambre des conseillers.

    La "solution du problème de la Samir passe impérativement par le règlement de ses dettes", a déclaré le ministre, faisant endosser la responsabilité de la crise actuelle "au principal actionnaire qui a géré la raffinerie depuis sa privatisation".

    Il a ensuite souligné que lors d’une récente réunion entre son département, celui de l’Economie et Al Amoudi, "les autorités marocaines lui ont signifié qu'elles ne cèderont à aucune pression ou chantage concernant la sécurité énergétique du pays".

    Selon la même source, il a été demandé aussi au responsable du holding "d'assumer toute la responsabilité de la crise de la Samir, qui reste lourdement endettée auprès du secteur bancaire marocain et international".

    Et de conclure qu’"après la privatisation de la Samir, l'acquéreur (Corral Petroleum Holding) n'a pas veillé à respecter les engagements contenus dans le cahier de charges, alors que l'Etat marocain a exécuté l'ensemble de ses engagements contractuels".

  • #2
    Trop facile Mr le ministre. Affaire emblématique de ces confusions du genre dans "ce monde économique" marocain.

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    • #3
      La Samir doit environ 40 milliards de dirhams a ses créanciers , Al Amoudi cherche à éponger sa dette envers la douane par l'intervention de l'Etat Marocain en sa faveur pour pouvoir augmenter son apport en capital à la société sans puiser dans ses ressources
      Dernière modification par haddou, 26 novembre 2015, 15h57.

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      • #4
        Et pourtant pas de pénuries au Maroc contrairement à certains pays pétroliers

        Et le Al Amoudi finira par passer à la caisse .

        L'urgence pour certains c'est de s'occuper de la grave crise de la rente pétrolière qui fond comme neige au soleil et qui ne présage rien de bon ...

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        • #5
          Lisez bien!!!

          Éditorial
          AUX CROCHETS DE BOUCHER
          Par Nadia SALAH*** le : 25 novembre 2015
          *** * * * *
          La Samir s’est mise sous le régime judiciaire. La* justice évaluera les capacités à continuer l’activité (et sous quelles conditions) ou bien elle décidera la liquidation.
          L’option de redressement est aléatoire: les sommes en jeu tutoient les masses du budget d’investissement de l’Etat lui-même!

          Mise en Bourse en 1996, la Samir a été achetée en partie avec des bons de privatisation, lesquels se sont révélés coûteux pour les contribuables. La raffinerie, hyper-protégée par la politique commerciale de l’époque, a fui pendant dix ans* la remise à niveau pourtant inscrite dans le cahier des charges de la cession à Coral. Un cahier des charges préparé par le ministre de la Privatisation devenu* le DG de la Samir. Ce qui fit jaser: «récompense» pour une privatisation mal faite ou au contraire «bouclier» de protection pour échapper aux obligations légales, particulièrement en matière de pollution de l’air (entraînant des maladies handicapantes)?

          En tout cas un lourd conflit d’intérêt, concept inconnu du droit marocain.
          Aujourd’hui, dans les couloirs du ministère des Finances, court une formule: «Ceux qui ont touché à cette affaire Samir depuis 20 ans doivent être pendus à un crochet de boucher». Même si parmi les candidats à la «suspension» figurent des fonctionnaires et des ministres des Finances.

          Ainsi, l’ancien ministre a ajourné des créances douanières valant dix fois la capitalisation, sans pour autant lancer d’alerte.* Avant lui, commissaires aux comptes et CDVM se sont contentés de travailler a minima, sans s’émouvoir des* pertes que les épargnants allaient essuyer par leur faute. Sans compter la méfiance publique que ces enchaînements de négligences engendrent.

          La justice ne devra pas se contenter d’enregistrer une faillite, car il y a du pénal là-dedans.
          Dernière modification par jawzia, 27 novembre 2015, 14h35.

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          • #6
            Boualem Alami mercredi 25 novembre 2015 19:09
            Maroc : Criblée de dettes, la Samir va à l’arbitrage commercial


            Rien ne va plus pour l'unique raffineur du Maroc, la Samir, qui traîne une ardoise de près de 40 milliards de Dh, soit environ 81% du budget d'investissements de 2014 du pays. Le patron de la Samir, le Saoudien Mohalmed al Amoudi, veut un arbitrage commercial pour ne pas payer sa part ppur la recapitalisation de la société.

            La samir est aux abois, et ne parvient plus à se redresser financièrement depuis la crise de l'été dernier. Après avoir annoncé un recours à l'arbitrage international du CRDI, qui dépend de la banque mondiale, la Samir annonce qu'elle a également fait recours au tribunal de commerce de Casablanca. Le Pr Mohamed El Mernissi, spécialiste du droit des affaires, explique que els deux procédures sont légales. "Dans les 15 jours de la constatation de la cessation de paiement, la loi oblige l'entreprise à déposer le bilan et à demander au tribunal l'ouverture d'une procédure collective. L'entreprise peut aussi s'adresser au CIRDI pour demander notamment à l'Etat de remplir ses engagements", explique t-il, cité par le quotidien des milieux d'affaires de Casablanca L'Economiste. La Samir, criblée de dettes, et menacée même de disparaître, espère un dernier geste de l'Etat. "Le tribunal va examiner cette demande qui peut être acceptée comme rejetée. Un expert sera nommé après les vérifications nécessaires. C'est un dossier sensible, vu les montants en jeu et il pourrait prendre du temps", avertit le Pr El Mernissi.

            Al Amoudi n’a pas honoré ses engagements

            En fait, Mohamed al Amoudi, qui n'a pas fourni les 800 millions de dollars pour le tour de table de 10 milliards de dirhams nécessaires pour renflouer la société, a activé l'article 547 du Livre V du code de commerce marocain. Celui-ci stipule que ''faute d'une délibération de l'assemblée générale sur le redressement de la situation de l'entreprise, ou s'il a été constaté que, malgré les décisions prises par cette assemblée, la continuité de l'exploitation demeure compromise, le président du tribunal en est informé par le commissaire aux comptes ou par le chef d'entreprise". La raffinerie de Mohammadia a une dette bancaire et obligataire de plus de 10 milliards de dirhams, outre des impayés aux douanes estimés à 13 milliards de dirhams. A cela s'ajoutent près de 10 milliards de dirhams vis-à-vis des fournisseurs. Les dettes cumulées de la Samir s'élèvent à 40 milliards de dirhams.

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            • #7
              1DH symbolique pour Naftec?
              « Great minds discuss ideas; average minds, events; small minds, people. » Eleanor ROOSEVELT

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