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Blood Diamond ébranle l'industrie du diamant

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  • Blood Diamond ébranle l'industrie du diamant

    Blood Diamond est un film avec le beau Leonardo DiCaprio qui ébranle l'industrie florissante du diamant parce qu'il met à jour le phénomène des diamants sales qui financent les guerres et les ventes d'armes. Forcement ce n'est pas très brillant pour le business et l'image inaltérable de l'industrie diamantaire.

    ===
    L'industrie mondiale du diamant serre les dents. À Londres, les sages messieurs de la compagnie De Beers, capables d'évaluer une pierre d'un coup d'oeil sans laisser transparaître la moindre émotion, laissent passer le coup de grisou.

    Une autre industrie, celle du film américain, beaucoup plus puissante, les attaque bille en tête. En effet, Hollywood a décidé d'exploiter à sa façon le juteux filon des mines de diamants, avec ses décors de guerres ethniques en Afrique, de trafiquants d'armes et de civils massacrés. Ce sont les ingrédients du dernier film américain à grand spectacle Blood Diamond avec Leonardo DiCaprio, réalisé par Edward Zwick.

    Sorti mi-décembre aux États-Unis, il débarque en France mercredi. On y voit le super héros aux yeux bleus (DiCaprio incarne un aventurier à la recherche d'un diamant très rare) lutter contre des trafiquants d'armes, d'horribles mercenaires et des militaires sanguinaires. Une sorte d'Indiana Jones dans l'enfer de la course au diamant en Sierra Leone. Le film illustre parfaitement le phénomène connu en Afrique des « diamants sales », qui financent les guerres et les ventes d'armes. « Le trafic des diamants marche avec celui des armes, qu'il finance, il a ses figures d'aventuriers, explique Bruno Roger, universitaire auteur d'un livre sur la géopolitique de cette pierre (Le Diamant, un monde en révolution, Ed. Belin), l'industrie n'a pas toujours été très regardante sur l'origine des diamants bruts, mais c'est moins le cas aujourd'hui ». Comme le souligne cet expert, la situation a énormément changé en quelques années. Et la réalité décrite par le film d'Edward Zwick correspond à la situation d'avant les années 1990.

    Sous l'impulsion du groupe De Beers, qui a longtemps contrôlé à lui seul la totalité du marché mondial, le diamant a fait sa révolution culturelle et l'industrie s'est considérablement assainie. « Conscients des gros problèmes de l'activité diamantaire, nous avons décidé de travailler avec les ONG et les Nations unies pour mettre fin aux diamants sales », explique Thomas Morel, le directeur général de Diamond Trading Company (groupe De Beers) en France. Ainsi est né le processus de Kimberley en 2000, un texte ratifié par 52 États s'engageant à ne pas acheter ou vendre des diamants servant à financer des mouvements rebelles.

    Ce processus correspond aussi à une période de grande transformation pour la firme De Beers elle-même. « Confrontée à une toute nouvelle géopolitique et à l'émergence d'une concurrence nouvelle, la famille Openheimer, qui a fondé l'entreprise un siècle plus tôt, a décidé de reprendre le pouvoir et a racheté la totalité du capital qui était alors coté en Bourse », raconte Bruno Roger.

    C'est à cette époque aussi qu'a été créée la co-entreprise avec le leader mondial du luxe, LVMH, pour créer des boutiques de joaillerie à la marque De Beers. Devenant une marque publique, rivalisant avec les grands noms du luxe, la firme se devait d'être moralement irréprochable.

    Le processus de Kimberley pour la traçabilité


    « Aujourd'hui tous les diamants bruts sont traçables », insiste Thomas Morel. En réalité les diamants d'origine douteuse existent encore, mais ils ne représentent pas plus de 5 % du marché mondial, selon le groupe De Beers et aux alentours de 10 % selon Bruno Roger.

    L'un des derniers points noirs, pointé début décembre par Amnesty International, est la Côte d'Ivoire. L'ONG signale qu'en octobre dernier, le rapport d'un groupe d'experts des Nations unies sur la Côte d'Ivoire a conclu que des diamants du conflit en provenance de ce pays infiltraient le commerce légal des diamants via le Ghana, qui participe au processus de Kimberley. En clair, ce pays serait en train de blanchir les diamants sales de Côte d'Ivoire. « Des diamants du conflit ont été introduits en fraude au Ghana à partir des zones contrôlées par les rebelles, dans le nord de la Côte d'Ivoire, pour une valeur allant jusqu'à 23 millions de dollars. Ces diamants ont été ensuite certifiés hors conflit, à cause des faiblesses du système de contrôle interne ghanéen », rapporte Amnesty.

    Néanmoins, il s'agit bien des derniers soubresauts d'une époque qui se termine. Les diamantaires tiennent à le faire savoir. « Cette industrie emploie 10 millions de personnes à travers le monde, plaide Guy Leymarie, le directeur général de la co-entreprise De Beers-LVMH, c'est l'une des premières sources de revenus pour l'Afrique et elle participe largement à l'amélioration des conditions de vie de ses habitants. » Le prix Nobel Nelson Mandela a apporté son soutien à cette contre-attaque. Lui aussi insiste sur l'importance de cette activité pour les Africains. Le diamant, plus dur que le verre et plus dur que la pierre sera-t-il plus dur qu'Hollywood ? Ce n'est pas certain.

    Par Le Figaro

  • #2
    J’ai vu ce film où l’histoire se déroule à Serra-Leone, pays ravagé par une guerre civile financée par le trafic de diamants. A la fin du film on dit qu’une loi interdit dorénavant tous achat de diamants de pays en conflits. Entre les lois et la réalité c’est une autre chose.

    Très beau film à voir.
    Dernière modification par shadok, 27 janvier 2007, 15h29.
    Le Hirak est une idée et une idée ne meurt pas (الحراك فكرة و الفكرة لن تموت)

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    • #3
      Difficile de pronostiquer l'effet à long terme de cet excellent film, mais pour beaucoup de femmes qui auront vu le film, la passion pour le diamant ne sera peut être plus la même.

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      • #4
        Il ya aussi Lord of war qui est dans le même registre mais pour l'industrie des armes

        il y a aussi The Constant gardener pour l'industrie pharmaceutique

        et aussi le cauchemard de Darwin ...

        decidement ces occidentaux qui nous chantent la démocratie et la liberté sont de vrais charognards diaboliques... pauvre afrique

        Le revert de médaille du capitalisme et des multinationales
        Dernière modification par absent, 27 janvier 2007, 15h49.

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        • #5
          Salut les cousins

          Frangine, Morjane, crois tu vraiment qu'un film va changer la voracité de certains êtres humains, qui n'hesite pas à s'enrichir sur le dos de l'humanité ?

          J'avais vu seulement la bande annonce, je vais essayer de trouver le temps pour le voir....
          “If you think education is expensive, try ignorance”
          Derek Bok

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          • #6
            @Stanislas

            C'est un film qui laisse à réflechir. Le Cinéma est un outil très puissant, il ne faut pas le négliger.
            Dernière modification par shadok, 27 janvier 2007, 16h11.
            Le Hirak est une idée et une idée ne meurt pas (الحراك فكرة و الفكرة لن تموت)

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            • #7
              Saha Shadock...

              Tout à fait , mais j'ai juste répliqué sur le titre de cousine MORJANE sur le fait que ce n'est pas un film aussi beau soit il qui va ébranler le monde du diamond où seul l'interêt a lieu de citer.
              “If you think education is expensive, try ignorance”
              Derek Bok

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              • #8
                Les producteurs de diamant d'Afrique du Sud ou les courtiers de Brugges ont horreur d'évoluer sous les projecteurs. C'est dans ce sens que ce genre de film les exaspère.

                Envoyé spécial à eu une fois toutes les difficultés du monde de faire un reportage sur les diamantaires. C'est un milieu fermé et qui veut rester clos, loin des feux de la rampe.

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