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Dubaï, potentiel marché de l'art pour les collectionneurs arabes, indiens et russes.

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  • Dubaï, potentiel marché de l'art pour les collectionneurs arabes, indiens et russes.

    La part du pétrole dans le PIB compte pour 3 % pour 2006, de 31 000 $ par tête d'habitant en 2005, l'objectif est d'arriver à 44 000 $ en 2015, d'aprés le shaikh Al Maktoum, le commerce, les transports, le tourisme et les services financiers représentent le plus gros du PIB.

    Le marché de l'art est aussi une source de revenu à ne pas négliger.
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    L'ANALYSE de Valérie Duponchelle, journaliste au service Culture du Figaro

    Le petit monde international et élitiste de l'art a rendez-vous aujourd'hui à Dubaï. L'ancien village de pêcheurs abrite ce soir la deuxième saison de ventes de Christie's qui ne cache pas sa volonté de capter dès l'envol ce « marché émergent », aussi prometteur que ses projets immobiliers hors normes. N'étant ni la capitale des Émirats arabes unis ni l'émirat le plus grand ou le plus peuplé, Dubaï est pourtant le plus connu des sept émirats qui composent la fédération, synonyme de pétrole et donc de moyens colossaux. Cette oasis de luxe de 4 000 km² gagnée sur le désert, à la pointe sud du golfe Arabo-Persique, compte déjà 300 hôtels et 600 gratte-ciel. Son opulence fait valoir le geste architectural dans toute sa splendeur, de la Dubai National Bank, qui symbolise une voile de bateau, aux Emirates Towers, hautes de 354 m et de plus de 50 étages. Le soleil se lèvera-t-il demain sur une génération nouvelle de collectionneurs, natifs riches comme des princes ou visiteurs fortunés de cette « Suisse du monde arabe » ?

    C'est le pari que font nombre d'acteurs du marché de l'art. De la première Gulf Art Fair à Dubaï qui se lance à l'eau, début mars dans le cadre somptueux du Jumeirah Madinat Arena et de la spectaculaire Fort Island. À l'audacieuse Art Paris Abu Dhabi qui, comme son nom l'indique, exportera dès novembre la foire d'art moderne du Grand Palais sous les ors de l'Emirates Palace dans la capitale de la fédération, la proche Abu Dhabi. Le mérite en revient à Christie's, la première à avoir misé sur ce nouveau marché que sont les Émirats du Golfe, depuis sous les feux de l'actualité avec les projets retentissants du Louvre et de la Direction des musées de France (DMF), ainsi que de la Fondation Guggenheim sur l'île de Saadiyat : 270 hectares de « district culturel » à construire ex nihilo en face d'Abu Dhabi. Consultant à titre personnel pour l'ensemble du projet, le président de la Fondation Guggenheim, l'Américain Thomas Krens promet de réunir ce matin à Abu Dhabi les architectes associés à ces futurs musées du désert, les stars Frank Gehry, Jean Nouvel, Tadao Ando et Zaha Hadid.

    En attendant les musées, la fin de chacune des négociations et les monuments architecturaux qui doivent les magnifier, les affaires continuent. Elles permettent de jauger le potentiel de cette enclave du libéralisme en terre d'islam. La première saison de Christie's à Dubaï en mai 2006 a été à ce titre une réussite alléchante pour un marché de l'art qui vit déjà une embellie incroyable, de New York à Londres, de Bâle à Paris, grâce à l'art contemporain. En réalisant un produit de 8,489 M$ (87 % des lots vendus et surtout 94 % en valeur, soit des acheteurs très enthousiastes dont les enchères dépassent largement les estimations), sa vente internationale d'art moderne et contemporain a été un coup de théâtre en 2006. Records absolus aux enchères pour deux maîtres de l'art moderne indien, vivant et travaillant d'ailleurs en France comme l'attestent nombre de collections françaises : Rameshwar Broota, né en 1941, couronné pour son tableau presque abstrait, Numbers, de 1979 (acheté 912 000 $ par un collectionneur indien, près de 12 fois son estimation basse) ; Syed Haider Raza, né en 1922, couronné pour sa toile de coloriste, Sourya, de 1979 (un collectionneur indien l'a payée 329 600 $, près de 3 fois l'estimation basse). Sur les dix plus hautes enchères de ce 24 mai inaugural à Dubaï en 2006, six sont le fait d'acheteurs indiens, trois d'acheteurs du Moyen-Orient, une d'un collectionneur américain. Un filon.

    «Sous la bénédiction des autorités, qui veulent donner une spécificité au lieu et attirer des résidents de qualité, Dubaï a réussi à créer les conditions d'un vrai épanouissement culturel. Sécurité, libéralisme et perfectionnisme poussé à l'extrême en tout projet, la formule attire un nombre croissant d'Indiens, collectionneurs et investisseurs, qui n'hésitent pas à traverser les mers pour venir y ancrer leurs affaires », analyse François Curiel, le président de Christie's Europe qui tiendra le marteau aujourd'hui et demain pour cette seconde vague de ventes (6 M$ de bijoux à adjuger ce soir et demain soir, place à l'art moderne et contemporain). « Ils constituent, dit-il, le coeur de cible de ce nouveau marché à Dubaï, suivis des»nouveaux Russes* aux fortunes toutes neuves, friands du climat et des facilités du lieu, suivis des acheteurs de la région, des Émirats à l'Arabie saoudite, qui apprécient de voir s'enrichir ainsi leur voisinage touristique et culturel. »

    D'avis de professionnels, un « marché beaucoup plus mature » que le marché émergent en Chine populaire qui fait rêver tout l'Occident, aussi désireux de capitaliser sur les artistes chinois à la cote exponentielle que de rentabiliser l'art occidental auprès des nouveaux millionnaires qui poussent comme des champignons sur le continent chinois redevenu férocement capitaliste. Les premières ventes faites par Christie's en 2006 à Pékin et à Shanghaï, en association avec son partenaire chinois, la maison de ventes «Forever», ont promis un bel avenir aux affaires entre Est et Ouest, mais révélé aussi la multitude des obstacles administratifs et culturels encore à dépasser.

    « À moyen terme, le marché américain reste le plus grand du monde et l'Europe garde sa deuxième place, constate François Curiel. Il n'y a pas encore de basculement dans ce contexte euphorique. Tous ces marchés émergents que sont la Chine, la Russie, l'Inde, sont de»nice additions* au bien-être des affaires. En partant des 4,67 milliards de dollars réalisés par Christie's en 2006, on peut estimer le montant de l'art vendu en 2006 à 11 milliards de dollars. À partir de ce chiffre partout à la hausse, la France arrive autour de 1,5 milliard de dollars, soit 13,6 % du volume mondial (contre 10 % en 2005). Pas un marché émergent, mais un marché bien réel. »

    Valérie Duponchelle
    31 janvier 2007 Le Figaro
    L'Homme s'obstine à inventer l'Enfer dans un monde paradisiaque. Jacques Massacrier

  • #2
    l'art pour les collectionneurs arabes ?

    que peut collectionner un Arabe ? les voitures , les chameaux , les trophés de gazelle , les jocondes vivantes .
    Mr NOUBAT

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