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Le lancement d'un concurrent chinois de Galileo "irrite" les Européens

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  • Le lancement d'un concurrent chinois de Galileo "irrite" les Européens

    Chacun est souverain chez soi, les Européen ont toujours un train de retard, Airbus et maintenant Galiléo, les Chinois ne vont quand même pas arrêter leurs programmes pour les beaux yeux de l'industrie de défense des Européens.
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    Tout en étant partenaire de Galileo, la Chine se dote de son propre système de navigation par satellites.

    APRÈS le GPS américain, le Glonass russe et le futur Galileo européen, la Chine est discrètement en train de se doter de son propre système de navigation et de positionnement par satellite.

    Samedi, une fusée Longue Marche 3-A a placé sur orbite géostationnaire, à 36 000 km d'altitude, le premier satellite expérimental de la nouvelle constellation Beidou (« la Grande Ourse en chinois) qui devrait être opérationnelle d'ici à 2008, moyennant le lancement de cinq autres satellites.

    Pour le moment, il ne s'agit que d'une « composante régionale » censée couvrir uniquement la Chine et une partie des pays limitrophes comme le faisaient, mais avec des performances limitées, les trois premiers satellites Beidou lancés entre 2000 et 2003. Mais Pékin ne cache plus son intention de se doter, à terme, d'un système global qui pourrait venir concurrencer Galileo et le GPS, suscitant « l'irritation » des Européens.

    « Nous avons appris la nouvelle du lancement par la presse », s'indigne un responsable de la Direction transports de la Commission européenne, qui supervise le projet Galileo dont la Chine est un partenaire privilégié. « Le programme Beidou n'a pas été discuté de manière satisfaisante depuis l'accord de coopération signé en 2003, qu'il s'agisse de la compatibilité avec Galileo ou de l'accès au marché chinois qui doit rester non discriminatoire, explique au Figaro, un spécialiste de la Commission. Cela fait plus d'un an que nous demandons à Pékin de clarifier sa position. En vain. » Les Chinois ont-ils cherché à gagner du temps jusqu'au lancement de leur satellite, qui doit valider leur technologie et leur permettre de déposer les fréquences qu'ils comptent utiliser auprès de l'Union internationale des télécommunications (UIT) ? Mise devant le fait accompli, la Commission européenne s'apprête, en tout cas, à contacter « dans les prochains jours » leur ambassade à Bruxelles pour mettre fin au flou actuel.

    Les Européens en retard

    Les Européens veulent notamment s'assurer dans un premier temps que Beidou sera bel et bien compatible avec le signal de Galileo sur l'ensemble du territoire chinois. Quant à la composante globale du programme, dont le calendrier de mise en oeuvre n'a toujours pas été communiqué, Pékin doit d'abord s'entendre avec les Européens, mais aussi avec les Américains qui sont l'un et l'autre prioritaires sur les fréquences utilisées.

    En novembre dernier, l'agence de presse Xinshua avait indiqué que la Chine offrirait le libre accès aux signaux de Beidou permettant un positionnement d'une précision inférieure à 10 mètres, mais cette proposition n'a toujours pas été officiellement actée.

    L'initiative chinoise, qui arrive trois semaines après l'essai controversé d'une arme antisatellite, survient à un moment où le programme Galileo est en proie à des difficultés. Les négociations entre partenaires publics et privés en vue de la signature du contrat de concession n'ont pu se conclure avant la date butoir de fin 2006. En outre, le consortium Galileo Industries, officiellement rebaptisé European Satellites Navigation Industries (ENSI) à compter d'hier, est sur la sellette après les « problèmes d'organisation » révélés cet été par la défaillance dont a été victime le deuxième satellite de démonstration Giove-B, lors d'essais au sol. Du coup, le déploiement des 30 satellites de Galileo et l'entrée en service du « GPS européen » initialement prévue en 2010, devrait prendre quelque retard.

    MARC MENNESSIER.
    06 février 2007 Le Figaro
    L'Homme s'obstine à inventer l'Enfer dans un monde paradisiaque. Jacques Massacrier
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