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L’Algérie figure parmi les dix premiers pays les moins endettés au monde

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  • L’Algérie figure parmi les dix premiers pays les moins endettés au monde

    Écrit par Farid Messaoud

    Selon un classement du Forum mondial de l’économie : L’Algérie figure parmi les dix premiers pays les moins endettés au monde

    L’Algérie fait partie des dix pays les moins endettés au monde. Elle a ainsi obtenu une bonne place au classement général établi par le Forum mondial de l’économie. Effectivement, avec 20,04% d’endettement sur le produit global local, le pays confirme sa position et sa détermination à limiter son recours à l’endettement extérieur.

    Ainsi elle occupe la 10e place, derrière les Emirats arabes unis avec 19,3%, le Nigeria avec 18,6%, la Russie avec 17%, le Botswana 13%, l’Arabie saoudite 12,4%, l’Estonie 9,5%, le Brunei 3,4% et Hong-Kong avec 0,1%.
    Actuellement, la dette extérieure du pays est beaucoup moins élevée qu’elle ne l’était il y a une décennie, après avoir été payée par anticipation. L’Algérie a commencé à discuter du remboursement par anticipation de sa dette extérieure au cours de la première moitié des années 2000. De rencontre en rencontre, le pays est parvenu en 2006 à signer un accord multilatéral avec les créanciers publics, membres du Club de Paris. Le club de Paris est un groupe informel de créanciers publics dont le rôle est de trouver des solutions coordonnées et durables aux difficultés de paiement de pays endettés. L’Algérie, dont les caisses étaient excédentaires à l’époque, devait régler une dette de huit milliards de dollars, sur un stock de 15,6 milliards de dollars, représentant la totalité de la dette extérieure algérienne. Cet accord était par ailleurs synonyme de revalorisation de l’image de marque de l’Algérie dans un contexte où elle était isolée par une partie de la communauté internationale en raison de la situation sécuritaire. Il s’agit donc d’un accord à portée politique, mais également économique en ce sens qu’il aura permis d’accorder du crédit aux comptes extérieurs du pays, de réduire la dépense extérieure en intérêts sur la dette, d’améliorer l’appréciation économique extérieure du pays et de renforcer la sécurité financière. Mais avant le virage vers l’option de remboursement par anticipation, le pays faisait face à une réelle crise, notamment en matière de dette publique, qui était excessive et en augmentation continuelle. La dette extérieure avait en effet pris des courbes ascendantes, avant de commencer à baisser. En valeur, la dette extérieure de l’Algérie s’était établie à 15,5 milliards de dollars à fin février 2006, contre 21,4 milliards de dollars à fin 2004, soit une diminution de six milliards de dollars en quatorze mois. Le ratio entre la dette extérieure à moyen et long terme et le PIB était tombé à moins de 4% en 2006. Entre 1985 et 2005, le pays avait versé un montant de 117,9 milliards de dollars, dont près de 84 milliards de dollars de remboursement du principal et 34 milliards de dollars d’intérêts. Le fardeau de la dette nuisait à la capacité du gouvernement de mener des programmes de développement. C’est pour cette raison même que le pays ne souhaite pas y recourir actuellement, préférant contracter une dette interne (financement non conventionnel), alors qu’à l’heure actuelle, il est à la mode, cela est vrai dans de nombreux pays, de parler d’endettement extérieur. Un rapport de l’agence Russe Novocity indique que le volume des dettes au niveau mondial a enregistré une augmentation sans précédent ces dernières années, atteignant les 247 trillions de dollars, soit 318% du produit global mondial. Une voix dissonante se fait cependant entendre du côté de la banque centrale russe, dont la présidente souligne que «le développement économique doit se faire à travers le financement d’investissements structurants et non par le biais de l’endettement». Elle relève que le ministère des Finances de son pays s’apprête à mettre en place une stratégie d’octrois de crédits exclusivement basée sur le financement de nouveaux grands projets à même d’activer de nouveaux leviers économiques. Dans ce sens, la présidente de la banque centrale russe rappelle que la Russie a réussi à réduire son volume d’endettement de 32,5 milliards de dollars depuis janvier passé et affiche actuellement un volume d’endettement de l’ordre de 485 milliards de dollars, dont 15% seulement à la charge de l’Etat.
    reporters.dz
    The truth is incontrovertible, malice may attack it, ignorance may deride it, but in the end; there it is.” Winston Churchill

  • #2
    Le fait que l'Algérie soit très peu endettée est une très bonne chose surtout que vu que l'économie de l'Algérie est une économie de bazar et une économie rentière, un endettement élevé aurait étouffé l'Algérie financièrement en raison de taux d'intérêts élevés.

    Mais s'endetter n'est pas toujours négatif. Lorsqu'un pays est très développé et très compétitif, il gagne à s'endetter pour investir car il va généralement s'endetter quasiment gratuitement avec des taux d'intérêts très bas. C'est notamment le cas de la Suisse (taux négatif), l'Allemagne, le Japon, les Pays-Bas...etc (voir image ci-dessous des taux pour les Bons du trésor à 10 ans).

    Si l'Algérie se retrouve dans une situation où elle doit s'endetter sur les marchés internationaux, elle sera forcée d'accorder des taux d'intérêts élevés comme le Brésil voire pire car l'Algérie est considérée comme un "pays à risque élevé" par les agences de notation financière.

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    • #3
      L'endettement n'est pas une mauvaise chose en soi pour une économie saine, car l'endettement poussent les responsables à réformer, à restructurer, à éviter le gaspillage et à optimiser les dépenses pour toujours être plus compétitif.
      L'Homme s'obstine à inventer l'Enfer dans un monde paradisiaque. Jacques Massacrier

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      • #4
        l'endettement poussent les responsables à réformer,
        En voilà, un nouveau paradigme économique !

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        • #5
          Pour nombreux analystes politiques, la position financière saine de l'Algérie est un obstacle à la démocratisation de ce pays. Comme la Chine ou la Russie, envers l'Algérien il n'y aucun moyen de faire pression.

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