DUBAI.

L'Opep pourrait à terme abandonner le dollar au profit de l'euro pour fixer le prix du baril, déclare le secrétaire général de l'Opep, le libyen Abdallah al Badri, dans un entretien à paraître dans la prochaine livraison du Middle East Economic Digest (MEED).
Certains membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, ayant vu leur pouvoir d'achat s'éroder avec la dépréciation du billet vert, ont plaidé ces derniers temps pour un abandon de la devise américaine.
"Peut-être pourrions-nous fixer le prix du pétrole en euro", a déclaré al Badri à la revue publiée à Londres. "Cela peut être fait, mais cela prendra du temps."
En ce qui concerne le délai, le MEED ne fournit pas de citation directe du secrétaire général. Il se contente de dire : "Badri dit au MEED (...) que le cartel des producteurs pourrait passer à l'euro d'ici une décennie pour lutter contre la baisse du dollar."
"Il a fallu deux guerres mondiales et plus de 50 ans pour que le dollar devienne la devise dominante. Nous voyons actuellement une autre devise forte arriver, qui est l'euro", a commenté Abdallah al Badri.
Ces déclarations ont fait monter l'euro à 1,4547 dollar vendredi.
L'Iran, dont les relations sont tendues avec l'Occident sur son programme nucléaire, et son allié le Venezuela, très opposé aux Etats-Unis, font partie des pays de l'Opep qui se sont prononcés en faveur de l'abandon du dollar pour éventuellement passer à un panier de devises.
Deux barils de brut sur cinq extraits dans le monde sont produits par l'un des 13 membres de l'Opep.
Firouz Sedarat, version française Danielle Rouquié.

Sources.Reuters.