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Carlos Ghosn : "Nous allons devenir le troisième constructeur mondial"

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  • Carlos Ghosn : "Nous allons devenir le troisième constructeur mondial"

    Le PDG de Renault et de Nissan prévient que l'année 2008 ne s'annonce "pas facile", car "les Etats-Unis sont en récession" et "en Europe, janvier a été plutôt faible". Mais il assure que l'objectif de vendre 3,3 millions de véhicules en 2009 sera atteint.

    Deux ans après le lancement de votre plan "Renault Contrat 2009", quel bilan tirez-vous ?

    2006 et 2007 sont deux années où Renault a beaucoup travaillé et où il y a eu un déséquilibre entre la charge de travail – énorme – et le peu de résultats enregistrés. Mais cette période est derrière nous. Nous allons maintenant commencer à récolter les fruits de ce travail. Nous avons aujourd'hui plus de vingt-deux voitures en développement, contre dix en 2005.

    C'est au moment où votre plan doit produire ses résultats que la situation économique commence à se dégrader. Cela vous inquiète ?

    L'année 2008 ne s'annonce pas facile. Les Etats-Unis sont en récession et en Europe, le mois de janvier a été plutôt faible. Il faudra s'adapter rapidement et être vigilants car il pourra y avoir autant de bonnes que de mauvaises surprises.

    Tiendrez-vous malgré tout vos engagements, notamment celui de vendre 3,3 millions de véhicules en 2009 ?

    Oui. Quand nous avons élaboré le plan, nous avons identifié les risques et les opportunités. Les unes compenseront les autres. La Russie, le Mercosur, l'Inde, le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord sont des marchés qui ont connu en 2007 des croissances de 20 % à 25 %, bien plus fortes que celles que nous avions imaginés. Et même s'ils souffrent de la récession américaine en 2008, ils resteront en croissance.

    Mais pour le moment votre croissance est surtout tirée par la Logan, votre voiture à bas coûts…

    Oui, mais elle est payante ! Les observateurs ont l'impression que la croissance à l'international grâce à la Logan ne paie pas. En Europe, la marge opérationnelle de cette voiture est déjà de 6 %. Une fois la phase de lancement terminée, nous dépasserons les 6 %. En Roumanie par exemple, elle est déjà de 8 %. En fait, Logan tire non seulement la croissance mais aussi la rentabilité de Renault vers le haut.

    Certains s'inquiètent pourtant de la part grandissante de ce modèle dans vos ventes. Est-ce qu'il n'y a pas un risque de voir l'image de marque de Renault tirée vers le bas ?

    Ces préoccupations sont légitimes et elles auraient été fondées si nous n'avions pas dans nos cartons un nombre important de nouveaux modèles. Nous allons faire la preuve que la croissance de Renault ne se réduit pas exclusivement à la Logan. Nous allons avoir une Laguna coupé, un 4×4. On va reprendre une grande partie du terrain perdu en Europe. Mais tant qu'on ne l'a pas fait, c'est normal qu'il y ait des doutes et des inquiétudes.

    Comment se vendent Twingo et Laguna, lancées récemment ?

    La Twingo marche très bien. L'usine et le carnet de commandes sont remplis. L'entrée en vigueur du bonus-malus sur les émissions de CO2 l'a aidée. En revanche, Laguna est sur un segment de véhicule qui était déjà en déclin et subit un recul plus important que prévu à cause du bonus-malus. Pourtant, je suis très confiant sur le fait que Laguna sera parmi les trois premiers véhicules en termes de qualité.

    Renault suit ses objectifs, Nissan les siens, mais on dirait qu'il y a moins d'envie de faire des choses ensemble. L'alliance n'a-t-elle pas besoin d'un second souffle ?

    Les cinq principaux projets lancés en 2007 se font en commun au sein de l'alliance : l'usine de Tanger au Maroc, celle de Chennai, en Inde, le véhicule électrique en Israël, la voiture à 2 500 dollars avec l'indien Bajaj comme le rapprochement avec Avtovaz en Russie. Les premières années on s'est contenté de programmes de synergies à partir d'usines existantes. Pour la première fois, nous démarrons des projets communs à partir d'une feuille blanche. C'est vrai que cette façon de travailler devient tellement naturelle que, finalement, on n'en parle plus.

    L'accord avec Avtovaz, le fabricant de la Lada, est en cours de finalisation. Qu'en attendez-vous ?

    L'alliance est en train de se positionner en leader absolu sur un des marchés le plus prometteurs. D'ici deux ou trois ans, la Russie sera le premier marché européen devant l'Allemagne. Nous allons devenir de loin le premier groupe automobile russe et le troisième constructeur mondial derrière Toyota et General Motors avec près de 7 millions de véhicules vendus sous les marques Lada, Renault, Nissan, Dacia et Infiniti.

    La construction de nouvelles usines en Inde ou au Maroc va-t-elle fragiliser vos implantations en Europe de l'Ouest ?

    Sur les prochaines années, les utilisations des capacités en Europe de l'Ouest seront au moins égales à ce qu'elles sont aujourd'hui. Les usines que vous citez n'ôtent pas du travail aux sites européens mais viennent en appui de notre expansion internationale.

    La série de suicides au Technocentre fin 2006-début 2007 a-t-elle changé votre façon de diriger l'entreprise ?

    Je suis probablement plus à l'écoute et je passe plus de temps à expliquer comment on va atteindre les objectifs. Quand le stress dans l'entreprise atteint des niveaux préoccupants, on ne peut pas l'ignorer. Cela ne remet pas en cause les objectifs, mais seulement la façon de les atteindre.

    Est-ce que les réformes économiques en cours vous paraissent aller dans le bon sens pour Renault ?

    Simplifier, assouplir, libéraliser pour un pays comme la France qui est très innovateur et productif ne peut aller que dans le bon sens, à condition que les mesures annoncées soient effectivement déployées. Renault a tout à perdre dans une dégradation de la compétitivité de la France. La performance de la France est au cœur de la performance de Renault.

    Propos recueillis par Nathalie Brafman et Stéphane Lauer
    Cria cuervos ...
    Elèves des corbeaux et ils te crèveront les yeux
    (proverbe espagnol)

  • #2
    ... et l'algérie sera votre premier client en afrique?
    A vous le transfert technologique et les emplois et à nous(l'algérie) d'aligner les euros pour acquérir des vehicules de bas de gamme avec un S.A.V. médiocre!
    et pourtant je vous dit b'sahatkoum!

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    • #3
      Carlos Ghosn se dit optimiste, il prévoit une croissance des ventes d'au moins de 10% en 2008. Il annonce d'ailleurs la mise sur le marché de nouveaux modèles au courant de l'année.

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      • #4
        ... et pourquoi ce ghon ne vient pas en algérie. Le demande automobile en algerie va croissante et le pib/tete l'un des plus élevés en afrique avec un parc automobile de 3 millions de vehicules.

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        • #5
          il faut que l'algerie fasse des efforts d'attraction d'IDE
          en industrie manufacturière, accusée d'une regression d'ailleurs

          le foncier, le climat d'affaire, la main d'œuvre prête en quantité et en qualité

          bref, l'état doit être compétitif pour attirer les iDE dans différents domaines
          notamment, l'industrie qui est facilement susceptible a des forts dommages

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          • #6
            == MODERATION ==
            Evitez les hors sujets et la pollution de topics. Lisez la charte du forum.
            Se tromper est humain, persister dans son erreur est diabolique. (Saint Augustin)

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            • #7
              Envoyé par zmigri
              ... et pourquoi ce ghon ne vient pas en algérie
              Carlos Ghosn investit dans les pays qui lui proposent les meilleures opportunités en terme de coûts. Renault et les autres constructeurs occidentaux délocalisent avant tout pour réduire leurs coûts de production et rester compétitifs. Des avantages qu'il n'a à l'évidence pas trouvé en Algérie.

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              • #8
                Carlos Ghosn investit dans les pays qui lui proposent les meilleures opportunités en terme de coûts. Renault et les autres constructeurs occidentaux délocalisent avant tout pour réduire leurs coûts de production et rester compétitifs. Des avantages qu'il n'a à l'évidence pas trouvé en Algérie.
                exactement, l'un des majeurs objectifs
                ensuite il y a les petits réglages, selon la qualité de main d'œuvre du domaine, la formation et la disposition
                les avantages fiscaux en foncier...etc




                PS: un cas bien précis sur ses petits reglages se deroule entre le maroc et la tunise pour l'affaire lacoteore, qui n'arrive toujours pas se decider, affaire a suivre..

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                • #9
                  Envoyé par nassim
                  Carlos Ghosn investit dans les pays qui lui proposent les meilleures opportunités en terme de coûts. Renault et les autres constructeurs occidentaux délocalisent avant tout pour réduire leurs coûts de production et rester compétitifs. Des avantages qu'il n'a à l'évidence pas trouvé en Algérie.
                  je suis plus nuancé dans le choix du maroc au detriment de l'algérie:
                  -c'est vrai la délocalisation suggère est motivée par la réduction des couts, mais aussi pour se rapprocher des marchés émergeants;
                  -la m.o bon marché existe en algerie, les coûts de l'énergie sont plus faible qu'au maroc et le marché est solvable et croissant, ce qui a fait défaut est le climat des affaires, l'absence d'équipementier tel que Valéo et surtout on a pas cette culture des négociation comme la maitrise si bien les tunisiens tout comme les chinois. On a beaucoup à apprendre et le temps milite pour nous.

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