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Dubaï veut devenir un centre international horticole

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  • Dubaï veut devenir un centre international horticole

    On n'arrête pas le progrès.
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    Dubaï, qui abrite déjà de nombreuses zones franches, ambitionne aussi de devenir un centre international horticole grâce à Dubai Flower Centre (DFC) et peut-être de rivaliser un jour avec Amsterdam, la capitale mondiale du commerce des fleurs.

    "En raccourcissant les distances entre l'Afrique, l'Asie, le Moyen-Orient et l'Europe, DFC offre des conditions idéales de transit de fleurs et de produits périssables", affirme Josefina Vallarino, directrice exécutive de DFC chargée du développement.

    "Grâce à son emplacement stratégique à l'aéroport international de Dubaï et à ses équipements ultra-modernes, DFC est appelé à se positionner comme une zone franche de choix pour les producteurs, les exportateurs et les consommateurs", dit-elle.

    DFC utilise la flotte d'Émirates, la compagnie aérienne de l'émirat de Dubaï. Avec ses 114 appareils desservant une centaine de destinations, Émirates, dont la croissance est phénoménale, est déjà la plus grande compagnie aérienne du Moyen-Orient. Grâce à cet atout, DFC se fait fort d'acheminer à ses clients non seulement des fleurs, mais aussi des fruits, des légumes, de la viande, des poissons et des produis pharmaceutiques "le plus rapidement au monde", ajoute Mme Vallarino. Le DFC, dont l'architecture est inspirée de l'opéra de Sydney, a vu le jour en juillet 2006.

    Un seul des 3 pavillons prévus est construit pour l'instant. Quand la construction sera achevée, explique-t-elle, le centre aura une capacité de plus de 300.000 tonnes de produits par an. Toutes les opérations de transport, de contrôle et de chargement sont exécutées par un système automatique très sophistiqué. Les chambres froides, pourtant érigées en plein désert, sont maintenues à une température ambiante entre 2oC et 4oC. Elle affirme qu'une vingtaine de sociétés sont déjà implantées dans le DFC et que la zone franche doit attribuer des licences à d'autres compagnies, "surtout indiennes".

    Pour les exportateurs indiens, le DFC est, en effet, une aubaine, car "outre le fait qu'ils bénéficient d'une exonération de droits de douane", il se situe "à moins de 4 heures de vol" de l'Inde, explique Ibrahim Ahli, directeur commercial du DFC.

    L'Inde, 23e exportateur mondial, a exporté en 2007 pour près de 760 millions de dollars de fleurs, chiffre qui, selon M. Ahli, devrait dépasser le milliard de dollars d'ici à 2010.

    "Pour le moment, nous approvisionnons surtout le marché local, mais notre ambition est de répondre aux besoins des pays du Golfe", poursuit Mme Vallarino.
    Selon des informations de source locale, les pays du Golfe, Émirats en tête, importent plus de 23.000 tonnes de fleurs par an pour près de 300 millions de dollars, un montant appelé à quintupler dans les prochaines années.

    "Notre ambition plus tard est de servir de centre de transit des produits d'Asie et d'Afrique vers l'Europe et vice versa", ajoute-t-elle.

    Aux Émirats, les principaux clients sont les municipalités locales engagées dans une "révolution verte" initiée par le fondateur de la fédération des Émirats arabes unis, cheikh Zayed ben Sultan Al-Nahyane, qui avait notamment fait planter 150 millions d'arbres pour faire vivre le désert.

    Dans l'émirat de Dubaï, devenu un centre international du commerce, de la finance et du tourisme sous la houlette de son souverain, cheikh Mohammad ben Rached Al-Maktoum, la municipalité projette également d'augmenter ses espaces verts.

    Tous ces projets ont créé une demande accrue pour les fleurs et les "périssables" destinés en particulier aux hôtels de luxe, jardins et restaurants de Dubaï, qui table sur 40 millions de visiteurs en 2015.

    Bien qu'il soit difficile de le croire compte-tenu de l'histoire de Dubaï, les responsables du DFC affirment ne pas chercher à rivaliser avec Amsterdam, par où passent actuellement plus de 60% des échanges. "Nous ne voulons pas concurrencer le marché hollandais, nous allons au contraire l'alimenter", assure M. Ahli.

    source AFP/VNA/CVN
    L'Homme s'obstine à inventer l'Enfer dans un monde paradisiaque. Jacques Massacrier
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