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Certains secteurs peinent à recruter en France malgré la crise

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  • Certains secteurs peinent à recruter en France malgré la crise

    Alors que le déconfinement s'organise dès ce mois de mai, le gouvernement tente de résoudre l'éternelle équation qui mine l'emploi en France: comment faire coïncider l'offre et la demande?

    Un an après le début de la pandémie, l'heure est à la sortie de crise. Commerces et terrasses pourront rouvrir dès le 19 mai (avec des protocoles stricts) avant une fin théorique des restrictions le 30 prochain.

    Entre-temps, l'exécutif est sur tous les fronts pour éviter une nouvelle flambée de l'épidémie mais aussi pour accompagner la relance de l'activité. Et l'un des points noirs reste le chômage.

    "Sur ce début d’année, on a une stabilité du nombre de demandeurs d’emploi malgré des restrictions sanitaires qui se sont mises en place progressivement sur le premier trimestre", expliquait la ministre du Travail Elisabeth Borne sur BFMTV la semaine dernière.

    Une bonne nouvelle qui démontre la résilience des entreprises françaises mais qui rappelle aussi les carences structurelles de l'Hexagone. "Il y a un peu une spécificité française" rappelait encore ce mardi Alain Griset, ministre des PME sur Sud Radio. "Avant même la crise sanitaire, en février 2020, les employeurs disaient déjà qu'il y avait une difficulté de recrutement. Il y a un chômage structurel français, très lourd qu'il faut absolument qu'on arrive à résoudre."

    "Inadéquation entre l'offre et la demande"

    Le secteur du bâtiment peine ainsi à trouver de la main d'œuvre alors que les chantiers ont repris. Après avoir chuté lors du premier confinement, le nombre de permis de construire est ainsi reparti à la hausse. Pourtant, c'est bien le secteur qui recrute le plus actuellement. Selon une récente étude HelloWork, 27% des offres en intérim concernaient le BTP (+5 points par rapport au trimestre précédent). Du côté des CDI/CDD, le bâtiment regroupait 9% des offres avec la plus forte dynamique sur un trimestre (+4 points).

    A deux semaines de la réouverture des terrasses, le secteur de l'hôtellerie-restauration fait aussi grise mine. Les professionnels estiment qu'il manque près de 100.000 salariés. Après des mois de fermeture, de nombreux travailleurs se sont reconvertis alors que l'été, saison importante pour le tourisme, approche à grands pas. Mais là encore, la pénurie ne date pas de la crise sanitaire.

    On pourrait d'ailleurs ajouter à cette liste l'industrie, la logistique, les services à la personne, le transport…
    "Il y a souvent une inadéquation entre l'offre et la demande" résume Alain Griset. "Il y a des besoins d'entreprises et ça ne correspond pas toujours avec les compétences ou l'envie des gens qui cherchent du travail". Horaires décalés, pénibilité, salaire trop bas… certains métiers ne séduisent plus.

    Les plateformes d'emploi ne ménagent pourtant pas leurs efforts pour toucher le public-cible (principalement des jeunes) en investissant les réseaux sociaux ou même les applications de rencontres comme Tinder.

    Dans d'autres cas, c'est la formation des salariés qui ne correspond pas aux demandes des recruteurs.

    Réformer les aides à l'emploi

    Fin mars, le ministère du Travail a confié à l’inspecteur général des affaires sociales Philippe Dole la mission d'identifier les secteurs en tension et surtout de proposer des premiers plans d'action d'ici début juin, en association avec les partenaires sociaux. Education, formation et orientation seront les maîtres-mots pour apporter des réponses.

    Mais le gouvernement veut aussi resserrer la vis sur les aides. "C'est vrai qu'on a un système assez protecteur qui fait que, quelques fois, il peut y avoir des choix qui aboutissent au fait qu'on ne trouve pas les salariés" a indiqué Alain Griset. Une formule un peu tortueuse pour résumer que les aides au chômage n'incitent pas toujours à rechercher un emploi. Un point de vue contesté par les syndicats mais qui est au cœur de la réforme de l'assurance-chômage.

    Le coeur de la réforme concerne les conditions d'accès aux allocations (6 mois de travail dans les 24 derniers mois au lieu de 4) et le calcul du montant des droits qui pourrait provoquer une baisse du montant des allocations versées pour 40% des bénéficiaires selon les calculs de l'Unedic. La réforme, censée inciter au travail, entrera en vigueur le 1er juillet prochain.

    BFM BUSINESS
    "Le mouton a peur du loup, mais c'est le berger qui le mangera" (proverbe roumain)

  • #2
    Vu sur France 24.
    Un reportage sur les migrants sub-sahariens qui arrivent aux Canaries en pirogue.
    Intervievwé l'un d'entre eux, qui parle tout juste français, déclare "je veux aller en France" à la question "pourquoi faire ?" il répond "pour travailler dans un bureau".
    "Le mouton a peur du loup, mais c'est le berger qui le mangera" (proverbe roumain)

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    • #3
      Il s'agit d'emplois esclavagistes et dont personne ne veut.

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      • #4
        Malgré la crise ou malgré la fin de la crise?

        Ce qui est certain, la priorité choisie c'est l'économie et non de sauver le plus de vies humaines. Nous l'avons bien vu à noël, puis la 3ème vague. Le confinement qui prend bientôt fin était très partiel alors qu'il y a encore beaucoup de nouveaux cas et plus de 300 décès chaque jour. Les professionnels de santé sont en colère.

        Certains secteurs ont toujours eu du mal à recruter et c'est pas la fin de la crise. La France aura toujours besoin de faire appel aux travailleurs étrangers.

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        • #5
          Envoyé par gdesmon Voir le message
          Vu sur France 24.
          Un reportage sur les migrants sub-sahariens qui arrivent aux Canaries en pirogue.
          Intervievwé l'un d'entre eux, qui parle tout juste français, déclare "je veux aller en France" à la question "pourquoi faire ?" il répond "pour travailler dans un bureau".
          Faut faire le rapport entre cet exemple bien trié plein de sous entendus clichés et le topic. "Le bureau" c'est un secteur qui peine à recruter, il parait.

          Ce que je remarque surtout dans les rues c'est de très nombreux coursiers à vélo et gros sac bleu. Pas mal veulent travailler "dans un vélo".
          Dernière modification par panshir, 04 mai 2021, 18h00.

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          • #6

            Intervievwé l'un d'entre eux, qui parle tout juste français, déclare "je veux aller en France" à la question "pourquoi faire ?" il répond "pour travailler dans un bureau".
            Il parle tout juste le Français , donnez lui la chance d'apprendre la langue et comprendre la société , ensuite posez lui toutes les questions que vous voulez !

            PS Vous n'est pas Gdesmon

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            • #7
              Panshir ;
              Faut faire le rapport entre cet exemple bien trié plein de sous entendus clichés et le topic. "Le bureau" c'est un secteur qui peine à recruter, il parait.
              Panshir : pourrais tu expliciter cette dernière phrase, svp ?
              au n°16 de la rue Grande-Pohulanka, à Wilno, habitait M. Piekielny

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              • #8
                Rago : Il s'agit d'emplois esclavagistes et dont personne ne veut.
                Il s"agit de savoir ce que l'on veut. Je travaillais comme informaticien, au début de ma carrière : analyste-programmeur sur des gros systèmes IBM;
                La règle qu'il fallait accepter : souvent travail de nuit, ou le week end pour mettre au point les logiciels. Déplacement fréquents Province/Paris/Angleterre , formation continue. Vie de famille fortement impactée .... Je vous parle des années 1970 1980 ... Aujourd'hui, je doute que beaucoup de jeunes veuillent faire ce genre de travail. Il préfèreront les 35 heures dans une startup.

                Dans un autre domaine, il y a encore une dizaine d'année, un ami travaillait dans le batiment, le béton banché plus précisément, il acceptait des chantiers dans toute la France, et ne venait dans sa famille que les week-end . En contrepartie il touchait un excellent salaire. Je ne sais pas si les jeunes de maintenant se bousculeraient pour ce genre de travail.
                "Le mouton a peur du loup, mais c'est le berger qui le mangera" (proverbe roumain)

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                • #9
                  Envoyé par Panshir "Le bureau" c'est un secteur qui peine à recruter, il parait."
                  Ca dépend dans quel tiroir
                  "Le mouton a peur du loup, mais c'est le berger qui le mangera" (proverbe roumain)

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                  • #10
                    Envoyé par scipio Voir le message
                    Panshir ;


                    Panshir : pourrais tu expliciter cette dernière phrase, svp ?
                    C'est de l'humour en réponse à la remarque sérieuse de Gdesmon sur le subsaharien. Ahras a très bien répondu.

                    Ma dernière phrase c'était surtout cela: "Ce que je remarque surtout dans les rues c'est de très nombreux coursiers à vélo et gros sac bleu. Pas mal veulent travailler "dans un vélo".

                    En période de crise sanitaire il y a un secteur qui a beaucoup recruté. C'est la livraison à domicile. Je vois une très grande majorité de jeunes noirs chauffeurs livreurs qui travaillent très dur.
                    C'est bien loin des clichés de Gdesmon sur les jeunes qui ne veulent pas se fatiguer.

                    T'as eu une livraison aujourd'hui, Gdesmon?
                    Dernière modification par panshir, 04 mai 2021, 18h54.

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                    • #11
                      @Panshir

                      L uberisation, velo ou autre, ça c est de l esclavage
                      "Le mouton a peur du loup, mais c'est le berger qui le mangera" (proverbe roumain)

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                      • #12
                        Envoyé par gdesmon Voir le message

                        Il s"agit de savoir ce que l'on veut. Je travaillais comme informaticien, au début de ma carrière : analyste-programmeur sur des gros systèmes IBM;
                        La règle qu'il fallait accepter : souvent travail de nuit, ou le week end pour mettre au point les logiciels. Déplacement fréquents Province/Paris/Angleterre , formation continue. Vie de famille fortement impactée .... Je vous parle des années 1970 1980 ... Aujourd'hui, je doute que beaucoup de jeunes veuillent faire ce genre de travail. Il préfèreront les 35 heures dans une startup.

                        Dans un autre domaine, il y a encore une dizaine d'année, un ami travaillait dans le batiment, le béton banché plus précisément, il acceptait des chantiers dans toute la France, et ne venait dans sa famille que les week-end . En contrepartie il touchait un excellent salaire. Je ne sais pas si les jeunes de maintenant se bousculeraient pour ce genre de travail.
                        C'est comme les conducteurs de camions dont il semblerait que la France accuse un déficit de dix mille (10 '000) employés. Mais qui accepterait un tel labeur?

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                        • #13
                          rago

                          Les salaires de chauffeur routier sont intéressants
                          Mais adieu la vie de famille, beaucoup de jeunes ne sonr pas prêts à faire ce sacrifice.
                          "Le mouton a peur du loup, mais c'est le berger qui le mangera" (proverbe roumain)

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