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Quand Jean-Pierre veut s'appeler Mohamed

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  • Quand Jean-Pierre veut s'appeler Mohamed

    C'est ce qu'on appelle le retour de bâton, et oui avec vos noms et prénoms francisé, italianisé, espagnolisé ou germanisé, il y en a même qui s'anoblissent en rajoutant la particule De..., tout ça pour gagner une poignée de dollars et pour passer inaperçu dans l'administration, le cinéma ou je ne sais quel secteur de la société, pourquoi, vous avez honte de porter un nom d'origine arabe ! Heureusement que le ridicule ne tue pas, quelqu'un qui à la tête d'un méditerranéen ne peut pas tromper son monde, et dans 10 ou 20 ans, lorsque les vrais musulmans, fières seront à la tête des institutions et du pouvoir économique, vous aurez l'air de quoi ? On ne peut pas faire confiance aux simulateurs et au faux croyants.
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    Voulant épargner à leurs enfants la discrimination, beaucoup de parents immigrés ont donné à leurs enfants des prénoms très français. Difficile ensuite de revenir en arrière.

    Ils sont nés en France et s'appellent Louis, Laurent ou Marie, mais ils veulent changer de prénom pour devenir Abdel, Saïd ou Rachida. Les demandes de changement de prénom de la part d'enfants d'immigrés se multiplient devant les tribunaux français, ce qui est source d'inquiétude pour ce pays très attaché à l'intégration, c'est-à-dire à la fusion de toutes les identités au sein d'une unique culture nationale. Forts d'une nouvelle assurance, les enfants de familles venues d'Algérie, de Tunisie et du Maroc remettent en cause une vieille tradition qui voulait que les immigrés des anciennes colonies donnent à leur progéniture des noms français. Incités dans cette démarche par un sentiment personnel de déphasage avec leurs noms chrétiens, ces demandeurs se heurtent à la réticence des juges, qui n'ont guère envie d'appuyer ce que beaucoup d'entre eux considèrent comme un rejet de la France.

    En vertu d'une législation stricte, le changement officiel de prénom nécessite en France l'approbation d'un tribunal. Jusqu'en 1992, les parents étaient contraints de choisir le prénom de leur enfant dans une liste officielle. "Mon apparence est en contradiction avec mon prénom", explique Jacques, 25 ans, qui souhaite adopter un nom originaire du pays de ses parents, l'Algérie. Il rejette l'idée communément répandue selon laquelle un prénom français pourrait vaincre les réticences persistantes des employeurs à recruter des minorités non blanches. "Il y a juste un effet retard entre l'envoi de ma candidature et ma présentation à l'entretien. Ils hésitent, comme si la personne qu'ils avaient convoquée ne pouvait pas être moi", raconte le jeune homme.

    Il est irréfutable que, malgré la loi, les employeurs continuent de discriminer les chercheurs d'emploi portant des noms étrangers. Nadine, la quarantaine, n'est pas parvenue à convaincre un tribunal parisien de l'autoriser à reprendre le prénom qu'elle portait avant sa naturalisation, Zoubida. "Je ressens le besoin de retrouver mes racines", a-t-elle pourtant expliqué à la juge Anne-Marie Lemarinier, citée par Le Monde dans un article d'avril 2007. "Je vis ce changement de prénom comme une culpabilité par rapport à ma famille." Mais la juge a rétorqué : "Madame, je peux concevoir votre démarche identitaire, mais le droit ne peut pas s'adapter en permanence à des états d'âme."

    Selon Frédéric Grilli, un avocat de Melun qui représente certains de ces demandeurs, il existe un lien entre ce désir de revendiquer une identité maghrébine et l'interdiction du port du voile à l'école publique, proclamée il y a trois ans. C'est la politique d'intégration française qui est en cause, estime Dominique Sopo, le président de SOS Racisme : "Elle rejette, stigmatise et enferme dans un ghetto. Et ça encourage le retranchement dans une identité communautaire, déplore-t-il. Il y a un fossé gigantesque entre la réalité et les discours politiques sur l'intégration. Mais qui peut croire que changer de prénom y changera quelque chose ? C'est triste d'en arriver là."

    Charles Bremmer et Marie Tourres
    The Times
    L'Homme s'obstine à inventer l'Enfer dans un monde paradisiaque. Jacques Massacrier

  • #2
    d'accord avec toi Zek mais c'est pas un probleme de tête mediterranéenne, c'est une question d 'identité, de filiation identitaire.

    Puisqu'il y a les libanais chretiens , par exemple .

    Encore qu'il y a des prenoms traditionnels chretiens libanais et que des coptes , des maronites et chaldeens d' Irak ont souvent des prenoms arabes aussi .

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    • #3
      Sioux foughali

      Je suis d'accord avec toi, les arabes chrétiens ont des prénoms et des noms arabes, même ceux qui vivent en Amérique, et entre nous Obama ou Schartwzy n'ont pas changer leur noms ou prénoms pour arriver là ou ils sont.
      L'Homme s'obstine à inventer l'Enfer dans un monde paradisiaque. Jacques Massacrier

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