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Nicolas Sarkozy au bord de la surchauffe ?

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  • Nicolas Sarkozy au bord de la surchauffe ?

    25.03.2011 | Michaela Wiegel | Frankfurter Allgemeine Zeitung

    Depuis qu'il a lancé l'assaut contre les forces de Kadhafi, le monde n'a d'yeux que pour le président français. La Frankfurter allgemeine Zeitung décèle toutefois quelques grains de sable dans la machine, notamment les réticences de l'Allemagne à soutenir l'offensive et les aléas du terrain.

    "Impossible n’est pas français", aurait dit l’empereur Napoléon. Nicolas Sarkozy, lui, a osé l’impossible. Face à une situation difficile sur le plan intérieur et extérieur, il ne s’est pas contenté d’attendre des jours meilleurs. Du jour au lendemain, le "diplomate de la réconciliation", qui avait courtisé le despote Kadhafi et soutenu jusqu’au bout le dirigeant tunisien Ben Ali, s’est mué en un fougueux combattant pour la liberté. Soudain, une fois de plus, les Français trouvent devant eux un arbitre international qui ne reste pas impuissant face au bain de sang qui s'annonce à Benghazi, et qui sait user de la force militaire pour montrer à une dictature qu’il y a des limites.

    A l’exception du Front national d’extrême droite, tous les partis ont rendu hommage à Sarkozy pour son intervention décidée en faveur de la population civile libyenne. Des adversaires acharnés issus de la droite conventionnelle, comme Dominique de Villepin ou François Bayrou, ont serré les rangs derrière lui. Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée, a félicité Sarkozy dans l’hémicycle pour son succès diplomatique. Auparavant, le socialiste avait critiqué sans ménagement la politique de Sarkozy en Afrique du Nord et avait, par ses remontrances, contribué au départ de la ministre des Affaires Etrangères Michèle Alliot-Marie.

    Contrairement à ce qui se passe en Allemagne, le chef de l’exécutif n’a pas en France à convaincre le Parlement sur les questions de guerre et de paix. Conformément à l’Article 35, quand il envoie des soldats en territoire étranger, il est seulement tenu d’en avertir les députés dans les trois jours. Du reste, par le biais d’un amendement constitutionnel, Sarkozy a veillé à ce que les députés aient désormais leur mot à dire en ce qui concerne la prolongation des déploiements à l’étranger, dès que ceux-ci dépassent quatre mois. Sarkozy fait confiance au réflexe bonapartiste de ses compatriotes, qui sont capables de se montrer tout à fait solidaires de leur armée. Pourvu que la campagne militaire corresponde à leur sentiment de justice.

    Jusqu’à présent, le président ne s’est pas trompé en jouant sur l’image qu’ont d’eux les Français, qui voient volontiers leur pays comme une puissance moyenne généreuse se ruant au secours des opprimés. En tant que chef des armées et commandant en chef, Sarkozy réussit à se présenter comme le père de la nation, le rassembleur, ce à quoi il n’était que rarement parvenu jusqu’à maintenant. Certes, l’entente nationale n’exclut pas le doute quant à un succès militaire en Libye. Le ministre des Affaires Etrangères Alain Juppé a évoqué ouvertement les risques devant l’Assemblée nationale. Mais, par-delà les clivages politiques, l’idée s’est imposée que la France avait plus à perdre à se montrer passive qu’à tenter de sauver par les armes les insurgés libyens. Cette intervention a clairement valeur d’avertissement pour les régimes autocratiques d’Afrique du Nord, dont la tendance à la répression est bien connue de l’ancienne puissance tutélaire et coloniale. La volonté de réforme d’un souverain comme le Marocain Mohammed VI devrait en sortir renforcée.

    Dès le début, le président français a recherché le soutien des Britanniques. Leur étroite coopération militaire, la joie de renouer avec un rôle de premier plan que les Franco-britanniques n’avaient plus joué depuis la crise de Suez ne doivent pas masquer le fait que Sarkozy n’était pas prêt à la reculade allemande. Il ne comptait pas sur un déploiement militaire allemand. Mais il avait interprété le soutien berlinois pour les mouvements révolutionnaires en Tunisie, en Egypte et en Libye comme le signe qu’au moment décisif, le gouvernement fédéral n’hésiterait pas à donner son feu au Conseil de sécurité des Nations unies. Le fait que l’Allemagne, à New York, ait montré qu’elle était un partenaire moins fiable que le Portugal a contrarié durablement la diplomatie française. On ne tardera pas à se demander si "cette Allemagne" mérite effectivement un siège permanent au Conseil de sécurité. Nicolas Sarkozy aurait déclaré que tant que l’Allemagne réagirait de la sorte, il ne pourrait y avoir de politique extérieure et de sécurité européenne. Le sentiment d’amertume est encore aggravé par le fait que le ministre allemand des Affaires Etrangères [Guido Westerwelle] continue ouvertement à douter de l’intervention militaire, comme si la décision n’avait pas déjà été prise. Des diplomates de haut rang rappellent que l’ancien président Jacques Chirac avait su se taire tandis que les armes parlaient en Irak.

    Le président Sarkozy se réjouit en revanche de ce que l’intervention en Libye pourrait redéfinir la répartition des tâches entre les Etats-Unis et l’Europe. En dépit d’une résistance opiniâtre, il a imposé le retour de la France dans la structure de commandement intégré de l’OTAN. Il s’efforce désormais de démontrer que la France, marquée par les velléités d’indépendance gaulliennes, n’a pas compromis son désir d’affirmation. C’est pourquoi il tente de ne pas mettre l’accent sur la participation nécessaire de l’Alliance et insiste sur le rôle moteur de la France et de la Grande-Bretagne. Il profite sciemment du souhait du président Obama de partager les tâches, ce qui revient à moins mettre en avant l’Amérique en tant que "principal faucon" de l’intervention libyenne aux yeux du monde musulman.

    Sarkozy est au mieux de sa forme quand il doit prendre des décisions courageuses à la vitesse de l’éclair. Ni lui ni l’Europe n’ont intérêt à ce que le conflit se transforme en guerre d’usure contre Kadhafi.
    Je crois que Dieu ce sont les hommes,
    mais ils ne le savent pas ...

    Jacques Brel

  • #2
    CITATION

    A l’exception du Front national d’extrême droite, tous les partis ont rendu hommage à Sarkozy pour son intervention décidée en faveur de la population civile libyenne.


    ceci est faux des petites formation politique ont été contre tel que le POI
    part interdit d'antennes on ne sait pas pourquoi?

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    • #3
      Les va-t-en guerre se replient petit à petit sur une simple intention de massacre pour justifier le déluge de bombes qui s'abat sur la Libye:
      les Français trouvent devant eux un arbitre international qui ne reste pas impuissant face au bain de sang qui s'annonce à Benghazi
      L'article est destiné à la consommation interne allemande en spéculant sur les dividendes que Sarkozy et la diplomatie française pourraient retirer de la campagne guerrière en Libye et les pertes que l'Allemagne pourrait subir, notamment par la disqualification de sa demande d'un siège de membre permanent du CS de l'ONU.

      Deux proverbes arabes pour dire que la vérité finira par se savoir:
      El kh'bar yejibouh ettouala
      Wa ya'atika bil akhbari mane lam touzawidi (و يأتيك بالأخبار من لم تزوِّد)
      Et à ce moment là, le roi Sarkozy et ses maîtres apparaîtront tous nus.
      "Je suis un homme et rien de ce qui est humain, je crois, ne m'est étranger", Terence

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      • #4
        Clairement les USA ne laisseraient jamais la victoire aux europeens surtout aux francais, tout laisse a croire qu'ils ne veulent pas de cette revolution fantoche manipulee des le debut en se donnant des preuves avec ces raids inefficaces faisant croire aux naifs qu'ils avaient pour but d'eviter un massacre de Benghazi. Maintenant c'est clair que la mission de Sarkozy est terminee sans avoir avancer dans les elections locales, Much Ado About Nothing.
        Dernière modification par djamal 2008, 26 mars 2011, 09h50.
        Ask not what your country can do for you, but ask what you can do for your country.

        J.F.Kennedy, inspired by Gibran K. Gibran.

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        • #5
          Nicolas Sarkozy au bord de la surchauffe ?
          quil expolse meme ca sera pas une perte

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