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L'attitude ambiguë de la Turquie contre l'État islamique

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  • L'attitude ambiguë de la Turquie contre l'État islamique

    Les Turcs ont démenti avoir autorisé l'utilisation de leurs bases aériennes pour frapper l'organisation terroriste, comme l'avaient affirmé les États-Unis, quelques heures plus tôt

    Pressée depuis plusieurs semaines par les Occidentaux d'intensifier son engagement contre l'État islamique (EI), la Turquie entretient une attitude louvoyante face aux conflits qui se déroulent au sud de ses frontières. Après plusieurs jours de négociation, les Américains ont fait savoir dimanche qu'Ankara avait donné l'autorisation d'utiliser ses bases aériennes pour frapper l'EI, en précisant que les «détails de l'accord étaient en cours d'élaboration». Un «accord» démenti quelques heures plus tard par le gouvernement turc. Pendant ce temps, à quelques centaines de mètres de la frontière turque Kobané, troisième ville kurde de Syrie menace de tomber aux mains des djihadistes.

    La Turquie, membre de l'Otan

    Jusqu'à présent, Ankara fait la sourde oreille face aux demandes des Occidentaux, engagés dans la lutte contre l'État islamique. Elle est pourtant leur alliée en tant que membre de l'Otan depuis 1952. La Turquie permet aux Américains d'être présents sur la base d'Incirlik, dans le sud du pays. Cependant, ces derniers n'ont pas reçu l'autorisation pour frapper l'EI au depuis le territoire turc, pourtant en prise directe avec les islamistes. Les USA doivent se contenter d'envoyer leurs avions depuis les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït, à une distance considérable du conflit.
    La Turquie a, pourtant, dans le passé récent, bénéficié de l'aide de l'Otan face à des menaces venues du sud. Il y a deux ans, elle était la cible de tirs d'obus tirés depuis le territoire syrien, causant la mort de plusieurs civils. Quelques mois plus tôt, c'est un avion militaire turc qui était abattu par l'armée syrienne. Suite à la demande d'aide des autorités turques, six batteries de missiles Patriot avaient été installées afin de protéger la frontière et les 3,5 millions de Turcs vivant à son voisinage. Un dispositif à visée purement défensive, selon l'Otan.
    • Une zone de tension depuis près d'un siècle

    L'ambiguïté turque provient d'une certaine convergence d'intérêts avec les islamistes. Elle compte avec eux deux ennemis communs: le régime de Bachar el-Assad et les autonomistes kurdes. Avec la Syrie, le désaccord est à la base territoriale. Les Syriens réclament le rattachement d'une province de l'extrême sud de la Turquie, cédée par la France alors administratrice du pays. Le désaccord a pris par la suite une tournure idéologique: la frontière entre les deux pays est devenue l'une des lignes de démarcation entre l'Ouest et l'Est pendant la Guerre Froide, la Turquie étant membre de l'Otan, la Syrie étant, de son côté, soutenue par l'URSS.
    Par ailleurs, aux prises avec les indépendantistes du PKK sur leur territoire, les Turcs jugent la menace kurde plus grave que celle représentée par l'EI. Ankara craint qu'une victoire kurde à Kobané face de cette ville un symbole de la résistance et ne renforce les velléités autonomistes des kurdes syriens, déjà encouragés par l'exemple irakien.


    Pressions sur la Turquie

    A minima, la Turquie est accusée d'avoir fermé les yeux sur le déplacement de djihadistes de l'EI sur son territoire, ainsi que sur le ravitaillement pour le «Califat» enclavé. Pour certains, Ankara les aurait même favorisés. Depuis, la Turquie a donné des gages aux Occidentaux, en autorisant son armée à engager une potentielle action militaire contre l'Etat islamique en Irak et en Syrie, et en ouvrant la voie à l'accueil de troupes étrangères sur son territoire.
    Le raidissement de lundi sur l'utilisation de ses bases aériennes montre qu'Ankara n'a pas abonné ses ambitions régionales, et semble décidée à négocier sa participation à la coalition contre l'EI



    le figaro

  • #2
    l'heure des kurdes arrivera bientôt, le Kurdistan irakien et syrien sont autonomes de facto ne manque que le kurdistan turc et iranien pour former un grand kurdistan. que des pays voyous a problèmes dont les kurdes devraient se soustraire pour former une nation
    "Win yeččan tayazit' n Iflissen, iheggi-d tin-is"

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    • #3
      l'heure des kurdes arrivera bientôt, le Kurdistan irakien et syrien sont autonomes de facto ne manque que le kurdistan turc et iranien pour former un grand kurdistan. que des pays voyous a problèmes dont les kurdes devraient se soustraire pour former une nation

      les fameuses frontières hérités du colonialisme vont commencer à sauter l'une après l'autre....

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      • #4
        es fameuses frontières hérités du colonialisme vont commencer à sauter l'une après l'autre.

        et que faire de l'intangibilité des frontières héritées du colonialisme , c'est le feu partout dans le monde ? l'ONU doit disparaître puisqu'il ne règle aucun problème

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        • #5
          M. Bush a bien résumé l'esprit d'Empire comme "un accueil à la liberté et la sécurité". A quel point faut il rappeler la mission impossible jadis quand il fallait convertir le soldat turc en Bachibouzouk, serviteur de droit divin et d'aspiration commune. C'était bien à cause du scepticisme politique turc qui n'a jamais donné de crédit à la justice sociale pour faire émerger une conscience collective par le vrai bonheur dans le détachement. Le Maghreb a joué son rôle dans le destin ottoman, mais lorsque la dénaturation des alliances rétrogrades a covaincu le Turc, on revoit alors cette Turquie replongée dans l'insouciance et les égarements politico-économique manifestes de ses alliés tant attachés à l'autisme capitaliste des privilèges illégitimes. Car elle est là la différence, le Bachibouzouk rayonnait la Bourgeoisie, alors que le soldat turc de maintenant dévalorise autant la bourgeoisie que la pauvreté.

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          • #6
            A vous écouter ...

            Alors l'Irak va demain récupérer le Koweit...plus irakien que la Corse n'est française ???

            Laissez moi rire .....( cela se fera peut être un jour mais pas dans les années qui viennent )

            Vous voyez pas que la Turquie fait une sorte de chantage à la zone tampon pour ensuite y renvoyer la plupart des ....3 millions !!!! de refugiés Syriens en Turquie actuellement et en profiter pour neutraliser un des partis kurdes de Syrie affilié au PKK

            Sauf qu'il y a un probleme dans ces enchères

            D'un côté la situation à Kobané pousse les USA à pousser la Turquie à entrer avec troupes au sol mais la Turquie pas bête dit " on y va pas mais pas seuls" sauf si nos conditions sont acceptées ( zone tampon etc etc )

            Mais problème, Moscou ne voulait pas entendre parler d'une occupation turque au nord Syrie....Moscou a t il changer d'avis ? pas sûr


            Conclusion : c'est dramatique mais un des partis Kurdes a mis dans la merde les Kurdes de Syrie ( dont une bonne part sont refugiés en Turquie jusqu'à Istanbul maintenant ) .....et stratégiquement c'est l'alliance avec Assad et avec Moscou qui aurait pu ou pourrait durablement les degager de la pression Daech , une autre position ou alliance les met dans une impasse et c'est ce qu'on voit
            Dernière modification par Sioux foughali, 15 octobre 2014, 01h07.

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            • #7
              l'heure des kurdes arrivera bientôt, le Kurdistan irakien et syrien sont autonomes de facto ne manque que le kurdistan turc et iranien pour former un grand kurdistan. que des pays voyous a problèmes dont les kurdes devraient se soustraire pour former une nation
              Ca va changer quoi pour eux de changer de drapeau. Dans quelques années ils font se rendre compte que les kurdes d’Irak sont un petit peu différents des Kurdes de Syrie qui sont eux aussi un petit peu différents des kurdes de Turquie et ils vont encore s’entre tuer pour former chacun son petit Kurdistan, le sous-développement ces dans la tête. Chez les pays dit développés il y a des gens venant de centaines pays, différentes races, différentes religions, mais ils forment un seul pays ; la division de pays en petit patelins c’est bon, mais seulement pour les bougnouls. On le voit dans l’actualité

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              • #8
                et que faire de l'intangibilité des frontières héritées du colonialisme , c'est le feu partout dans le monde ? l'ONU doit disparaître puisqu'il ne règle aucun problème
                ce principe absurde ne tiendra pas longtemps devant des drames humains comme celui qui se passe dans cette région.

                Ca va changer quoi pour eux de changer de drapeau. Dans quelques années ils font se rendre compte que les kurdes d’Irak sont un petit peu différents des Kurdes de Syrie qui sont eux aussi un petit peu différents des kurdes de Turquie et ils vont encore s’entre tuer pour former chacun son petit Kurdistan, le sous-développement ces dans la tête. Chez les pays dit développés il y a des gens venant de centaines pays, différentes races, différentes religions, mais ils forment un seul pays ; la division de pays en petit patelins c’est bon, mais seulement pour les bougnouls. On le voit dans l’actualité
                on ne peut pas prévoir l'avenir comme tu le fais, pour le moment les kurdes on un sort peu enviable, écartelés entre 4 états pas des plus respectables ni les plus connus pour leur respect des droits de l’homme loin sans faute, ils subissent des percussions et répression depuis des lustres ça ne peu plus continuer comme ça.
                "Win yeččan tayazit' n Iflissen, iheggi-d tin-is"

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