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Les pays sud-américains tentent de s'organiser face à l'immigration vénézuélienne

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  • Les pays sud-américains tentent de s'organiser face à l'immigration vénézuélienne

    Une inflation galopante provoque une grave crise économique au Venezuela, poussant des centaines de milliers de personnes sur les routes des pays voisins. Le point sur la situation.

    • D'où vient la crise vénézuélienne?

    Le Venezuela, qui possède parmi les plus grandes réserves de pétrole au monde, est dépendant de l'or noir. Il en tire 96% de ses revenus. Or, la chute des cours a entraîné le pays dans une grave crise économique. Pour compenser le manque de liquidités, le gouvernement a fait tourner la planche à billets, provoquant une inflation sans précédent. Elle pourrait atteindre 1.000.000% en 2018.

    Conséquence, le pays manque de tout et il devient difficile de manger et de se soigner pour une partie de la population, qui décide de prendre la route pour trouver de meilleures conditions de vie. Depuis 2016, l'immigration vénézuélienne a explosé en Amérique du Sud. Selon l'ONU, près de 2 millions de personnes auraient déjà quitté le pays. Certaines sources évoquent des chiffres plus importants.

    • Quel impact pour les pays environnants?

    Les pays sud-américains sont plus ou moins touchés en fonction de deux facteurs: la distance et le dynamisme de leur économie. La Colombie est de loin la plus touchée par l'arrivée des migrants: près de 870.000. Le pays est suivi du Pérou avec environ 450.000 personnes et du Chili, autour de 300.000. Certains pays ne sont que des étapes sur la route des Vénézuéliens cherchant une vie meilleure, tels l'Équateur, traversé par plusieurs centaines de milliers de personnes, mais dont «seulement» 115.000 ont décidé de rester. À l'inverse, si l'Argentine fait rêver, les presque 9000 kilomètres à parcourir jusqu'à Buenos Aires depuis Caracas à travers la Colombie, l'Équateur, le Pérou et le Chili sont une épreuve. Près de 74.000 personnes ont officiellement fait ce voyage pour le moment.



    • Les mesures prises

    Face à l'afflux de personnes et la réaction de plus en plus hostile des populations des régions hôtes, plusieurs pays ont pris des mesures afin de restreindre le flot d'arrivées. C'est le cas du Pérou, qui, après avoir longtemps laissé l'accès à son territoire sur simple présentation d'une pièce d'identité, demande maintenant un passeport aux candidats à l'exil, un sésame difficile à obtenir au Venezuela, où la crise touche les industries gouvernementales de papier. L'état d'urgence sanitaire a été décrété dans les régions frontalières où affluent les migrants, par crainte d'épidémie de rougeole.

    Le Brésil a décidé d'envoyer l'armée pour sécuriser la frontière vénézuélienne. Il s'agit de maintenir le calme: il y a quelques jours, une agression, dont la responsabilité a été attribuée aux migrants, a généré une vague de colère dans la population de la ville de Pacaraima. Des camps avaient été saccagés. Face à cette situation, le président Michel Temer a indiqué que son gouvernement envisageait d'imposer un quota quotidien de Vénézuéliens autorisés à entrer dans l'État de Roraima.

    L'Équateur, qui devait accueillir une réunion régionale sur la question vénézuélienne, a avancé la date de deux semaines. Les 3 et 4 septembre, 13 pays sont invités afin de coordonner leurs politiques. L'un des enjeux est de faire en sorte que les migrants n'ouvrent pas des procédures d'assistance dans plusieurs pays différents.

    Le gouvernement vénézuélien ne parvient pas à rétablir la situation. Ce qui n'empêche pas le président de lancer un appel aux exilés: «Je dis aux Vénézuéliens (...) qui souhaitent échapper à l'esclavage économique: arrêtez de laver les toilettes à l'étranger et venez vivre dans votre patrie.» Lundi, un avion a été affrété pour le Pérou, afin de rapatrier une centaine de candidats au retour. Une goutte d'eau face aux centaines de milliers à avoir franchi les frontières.

    Une série de mesures économiques pour tenter d'enrayer la crise ont été prises: augmentation de la TVA, du prix de l'essence, multiplication par trente du salaire minimum. Une nouvelle monnaie a été lancée pour tenter d'adapter la devise nationale à l'inflation. Par ailleurs, des accords ont été signés avec les compagnies pétrolières pour augmenter la production nationale. Des réformes qui faisaient, au mieux, face au scepticisme de la population.

    Julien Licourt
    Le Figaro
    L'Homme s'obstine à inventer l'Enfer dans un monde paradisiaque. Jacques Massacrier

  • #2
    Ce sont des missionnaires qui ont quitte leur pays pour diffuser et promouvoir la pensee du genie Chavez et de son disciple chaffeur de bus Madouro

    Avec tout mes respects pour les chauffeurs de bus qui menent leurs passagers a bon port
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    ''La pauvreté ne sera plus séditieuse, lorsque l'opulence ne sera plus oppressive''
    Napoléon III

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