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MIG 29 : L’aveu tardif des Russes

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  • MIG 29 : L’aveu tardif des Russes

    NOUVELLES RÉVÉLATIONS SUR LES MIG 29 DÉFECTUEUX ACHETÉS PAR L’ALGÉRIE 21 Février 2008 - Cette affaire a fait voler en éclats le mythe des Mig et les responsables russes comptent revoir de fond en comble leur complexe militaro-industriel.

    Rebondissement inattendu dans le dossier des Mig 29. De hauts responsables dans le gouvernement et la hiérarchie militaire russe, ont ouvertement reconnu la mauvaise qualité des15 chasseurs Mig 29 livrés à l’Algérie entre 2006 et 2007. Ainsi, le vice-Premier ministre également chef de la Commission militaire et industrielle, Sergueï Ivanov, et son premier adjoint, Vladislav Putilin, viennent de faire leur mea-culpa dans ce qu’il convient d’appeler désormais «l’affaire des Mig 29».
    Une affaire qui lève le voile sur le complexe militaro-industriel qui a pris un coup de vieillesse pour ne pas dire obsolète. Dans leur aveu, les responsables russes ne manquent pas d’arguments pour expliquer une telle «débâcle». Aussi, s’agit-il de revoir de fond en comble la structure de cette industrie qui passe actuellement par une période critique. Dans leurs confidences, les Russes avouent que la crise a été induite par deux principales causes: la première est due au manque de personnel qualifié. Actuellement, la majorité du personnel qualifié est arrivé à l’âge de la retraite et il n’y a pas de relève. Cela d’une part, de l’autre, l’industrie militaire n’est plus attractive pour les jeunes générations. Les diplômés des collèges techniques sont réticents à travailler dans l’industrie de la défense. Les salaires sont assez faibles et les possibilités de carrière sont loin de rivaliser avec celles qu’offrent les grandes firmes pétrolières et gazières. Pour devenir un spécialiste de premier plan, un jeune diplômé doit travailler au moins une dizaine d’années dans le secteur de la défense. Après avoir obtenu son diplôme d’une école professionnelle technique ou dans un collège, le jeune Russe fait n’importe quel emploi avant d’amasser de l’argent et partir à l’étranger. La seconde raison de la décadence de l’industrie militaire russe est liée à la vétusté de son matériel de fabrication. Les machines et les technologies utilisées dans les usines russes sont obsolètes, la plupart d’entre elles, datent de l’époque de l’Union soviétique. Ainsi, les technologies ont vieilli et les équipements font défaut. Les Russes font face à un autre problème: les écoles professionnelles techniques n’existent plus. De ce fait, les meilleurs tourneurs, les bon soudeurs et les monteurs en assemblage valent leur pesant d’or. Surtout que sans cette main-d’oeuvre qualifiée, il est impossible de construire des aéronefs, des navires ou des missiles de haute qualité. Le mal est donc profond. Les chasseurs Mig 29 qui seront prochainement rendus par l’Algérie à la Russie sont le parfait exemple de l’illustration des problèmes que viennent d’étaler les responsables. C’est un véritable scandale dont les incidences seront graves. Elles ne toucheront pas seulement les relations entre la Russie et l’Algérie. D’abord, c’est un contrat de 7 milliards de dollars qui est remis en cause, ensuite c’est la crédibilité qui en prend un sérieux coup. Et le coup sera particulièrement dur pour la crédibilité et l’image de la Russie en tant qu’exportateur potentiel d’armements. Les concurrents américains, français et chinois vont jubiler face aux bonnes perspectives du marché de l’armement dans le monde. Au sujet de la concurrence, justement, il faut relever la concurrence féroce entre Paris et Moscou. Paris allait vendre ses Rafale à l’Algérie, mais les responsables algériens ont opté pour le Mig 29 en raison des termes du contrat qui semblaient très avantageux: le prix des avions russes étaient plus compétitifs et les caractéristiques sont pratiquement les mêmes avec celles des Rafale français. Et puis, en achetant les Mig 29, l’Algérie a fait d’une pierre deux coups: elle s’arme et rembourse sa dette envers la Russie, estimée à 4 milliards de dollars.
    Enfin, dans le cadre du paiement, la Russie a offert de reprendre 36 anciens Mig, qui avaient été achetés par l’Algérie en provenance d’Ukraine et de Biélorussie, et pilotés par l’armée de l’air algérienne. L’affaire était donc largement concluante, n’étaient les graves imperfections constatées dans la marchandise livrée.

    Brahim TAKHEROUBT
    Cria cuervos ...
    Elèves des corbeaux et ils te crèveront les yeux
    (proverbe espagnol)

  • #2
    Pas mal cet article, il ne reste plus qu'une solution pour les russes, délocaliser en Algérie, on a de bon tourneurs, de bon techniciens, de bonnes écoles et ils sont prêt à nous fabriquer de bon avions, autrement il n'y a qu'a changer de fournisseurs.
    L'Homme s'obstine à inventer l'Enfer dans un monde paradisiaque. Jacques Massacrier

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    • #3
      bonjour

      je trouve ca totalement genial dire que nous avions des mig smt et que nous nous retrouvons avec des mig 35

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      • #4
        Les raisons données sont vraiment tirées par les cheveux. Comme si cétait une simple affaire de personnel et de salaire ... "La" cause n'est pas là.

        L'ex URSS n'était vraiment pas réputé pour la qualité de ses produits industriels, l'organisation communiste et centralisée au niveau de l'usine ne valait pas un clou, pas plus d'ailleurs qu'au niveau de l'agriculture. La qualité des produits "export" étaient certes un peu meilleure mais restaient sans comparaison avec celle d'une usine standard allemande (ouest) par exemple.

        Les combinats militaires étaient meilleurs du fait de leur autonomie de gestion et de l'importance dsns le système soviétique, mais ils n'ont pas été capables d'effectuer une transition.


        http://www.cerna.ensmp.fr/Documents/GLB-WP95.pdf

        Le poids du système se mesure classiquement par une prise de pouvoir d'une bureaucratie qui gère du virtuel (règlements, plans, etc) :

        L'absence d'appareils de contrôle qualité ou de mesure précise des flux physiques atteste, par ailleurs, de la virtualité des objectifs planifiés de production et du recours à un ensemble de lois et de mécanismes, censé reproduire fidèlement le réel, mais se réduisant au bout du compte à un simple "circuit papier".
        La concurrence dans l'armement a conduit à un effort de mesure de la qualité et de prise en compte de la réalité :

        La confrontation externe avec les réalisations occidentales, principalement américaines, impose une évaluation permanente de la production à la fois en quantité et en qualité (c'est l'objet des services de renseignements KGB et GRU).

        Cette contrainte objective fournit certainement l'une des particularités essentielles du combinat d'armement, car dans la plupart des autres combinats, on note la fréquente absence de tout appareil ou système de mesure précis des flux physiques
        La transition du l'industrie militaire pose problème :

        • Le combinat d'armement dans le socialisme possède une double spécificité ; son caractère non-économique et la nature de sa production. Les formes de la production d'armement est singulière et liées à l'Etat.
          .
        • Dans le socialisme, cette singularité réside dans l'existence d'une contrainte objective, portant à la fois sur la quantité (choix doctrinal d'une supériorité numérique) et la qualité (course aux armements et exportations) de la production.
          .
        • Cette contrainte a permis aux combinats de bénéficier d'une certaine autonomie, qu'ils ont su exploiter pour bénéficier d'avantages matériels (privilèges) et construire des ensembles intégrés dits NPO [ensembles intégrés], échappant au modèle d'innovation socialiste fractionné.
          .
        • A partir de 1988, les commandes militaires baissent, de façon accélérée depuis 1992. Ce qu'on a appelé la conversion planifiée, de Gorbatchev, a consisté à utiliser le même réseau industriel pour produire selon la même coordination des produits à usage civil.
          .
        • Après l'introduction de la monnaie et la privatisation de masse, touchant partiellement le secteur militaire, on assiste aujourd'hui à une véritable « désindustrialisation » des NPO : départ massif des employés, effondrement voire arrêt de la production, violents conflits internes résultant de la privatisation, menaces de spéculation immobilière.
          .
        • Deux stratégies s'opposent.

          - La première vise à maintenir l'unité de la NPO par la mise en place d'une structure de holding, facilitant la redistribution monétaire entre les unités et bloquant les tentatives d'autonomisation.

          - La seconde pose que la question de la capitalisation ne peut être résolue au niveau de la NPO, mais passe par la création d'entreprises nouvelles. Nous désignerons ce processus par le néologisme entreprisation.
          .
        • Dans ce contexte, les politiques de conversion mises en place (éventuellement assistées et subventionnées par les institutions européennes et américaines) ignorent la question centrale du rapport à l'Etat des entreprises productrices d'armement.

          Elles se bornent souvent à, poser le problème en termes de restructuration et de conversion des anciennes NPO considérées. En raison des singularités des NPO mises en évidence, on comprend qu'elles débouchent rarement sur un succès.

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