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Brahim Ghali en Espagne : vérités et mensonges

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  • Brahim Ghali en Espagne : vérités et mensonges

    Si c'est vraiment une plainte du Sahraoui Fadel Breika naturalisé espagnol contre le Président sahraoui Ghali qui est véritablement la cause des ennuis de ce dernier envers la justice ibérique, il serait juste que M. Ghali soit entendu par la justice espagnole et qu'après il puisse renter chez lui en territoires libérés sahraouis.

    - Le chef du Front Polisario, hospitalisé en Espagne et faisant l’objet d’une plainte pour « détention illégale », « tortures » et « lèse-humanité », est convoqué en juin devant la justice. MEE a enquêté sur les dessous d’une affaire très… diplomatique

    Depuis que le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a mis les pieds dans la péninsule Ibérique, bien des choses ont été écrites, au Maroc, en Espagne et ailleurs, sur cette affaire devenue au fil du temps un immense imbroglio.

    Il est difficile de se faire une idée devant la profusion de nouvelles intéressées et en tout genre, en faveur ou contre, qui ont envahi l’espace médiatique, empêchant quasiment de démêler le bon grain de l’ivraie.

    Ce que nous savons de science sûre, selon des sources espagnoles et sahraouies dignes de foi, c’est une série de détails, des morceaux qu’il faut placer patiemment, petit à petit, dans un grand puzzle pour voir l’ensemble de cette tragicomédie.

    Tout commence par une urgence. La détérioration de l’état de santé du dirigeant sahraoui due au COVID-19. « Il allait vraiment mal. Le COVID avait pris le dessus, il était à bout de souffle et risquait de trépasser d’un instant à un autre », assure une source de la présidence de la RASD, contactée par Middle East Eye.

    Selon cette même source, il n’a jamais été question de l’envoyer en Allemagne, comme l’a écrit un média français proche du régime marocain.

    « Pourquoi l’Allemagne et pas la Suisse par exemple ? Cette référence à l’Allemagne n’est pas innocente », reprend-elle. Les Sahraouis pensent que les Marocains ont divulgué cette fausse information pour deux raisons.

    Premièrement pour gêner l’Allemagne, qui avait accueilli le président algérien Abdelmadjid Tebboune, atteint également du COVID-19, et avec lequel le Maroc traverse actuellement des turbulences diplomatiques. L’Allemagne n’a ni confirmé ni infirmé l’information.

    Deuxièmement, pour déshumaniser la figure de Brahim Ghali, en le présentant comme un « paria international » dont personne ne veut.
    Ne pas brusquer le Maroc


    Selon une source espagnole proche du gouvernemental Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), l’accueil de Brahim Ghali a été décidé de manière concertée entre des hommes de confiance de la présidence de la RASD, la présidence algérienne et le gouvernement espagnol.

    Ce dernier n’a fait aucune difficulté pour accueillir Brahim Ghali en Espagne à condition que son séjour se déroule dans la discrétion. Pour ne pas brusquer le Maroc. Le royaume chérifien étant en guerre ouverte avec le Front Polisario sur la question du Sahara occidental depuis la rupture du cessez-le-feu à la fin 2020.

    Mais il n’est pas improbable que le président du gouvernement espagnol ait voulu prendre une décision souveraine sans avoir à consulter les Marocains, qui grignotent du terrain face aux deux enclaves espagnoles au Maroc : fermeture unilatérale en 2018 de la douane de Beni Ensar, interdiction faite aux commerçants de Melilla et de Ceuta d’exporter leurs marchandises à Nador et à Tétouan, etc.
    (...).
    Toute latitude pour le retenir ou le laisser repartir


    Sauf que, à part la récente plainte d’un citoyen espagnol d’origine sahraouie du nom de Fadel Breika, toutes les autres ont été ou rejetées ou gelées. L’Audience nationale a dû s’y prendre à plusieurs reprises pour affirmer qu’il n’y a pas de mandat d’arrêt visant le responsable du Polisario.

    Même la plainte de l’ASADEH (Association sahraouie des droits de l’homme), dont parle avec effusion la presse marocaine, déposée en 2016, et qui concernait 28 responsables sahraouis, dont Brahim Ghali, a été rejetée par la justice espagnole en octobre 2020.

    Une récente tentative de la faire réadmettre en avril dernier, après l’hospitalisation de Ghali, a échoué.

    Fadel Breika est un ancien activiste de l’Initiative sahraouie pour le changement (Al-Moubadara al-Sahraouia Min Ajl al-Tagheyir), un groupe de militants qui préconisait le changement à la tête de la RASD. Un mouvement qui était mal vu par les dirigeants du Polisario-.

    MEE


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