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Coupe du monde : que sait-on des incidents liés à l’extrême droite autour de la demi-finale ?

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  • Coupe du monde : que sait-on des incidents liés à l’extrême droite autour de la demi-finale ?



    La fête des supporters à Nice après la qualification de la France en finale a été émaillée d'incidents impliquant des proches de l'extrême droite (Photo Valery HACHE / AFP)À Lyon, Nice et Montpellier, des membres proches de l'extrême droite ont perturbé les célébrations des supporters de la France et du Maroc.


    Les autorités redoutaient des tensions entre supporters de la France et du Maroc et les forces de l'ordre, à l'issue de la demie finale remportée par les Bleus. "Des affrontements avec les forces de l'ordre sont probables avec notamment des jets de projectiles et des tirs de mortier", avertissait avant la rencontre le SCRT, le Service central du renseignement territorial.

    Si les fans des deux équipes ont célébré le résultat de leur équipe favorite, peu de débordements ont été enregistrés. 167 personnes ont été interpellées en région parisienne dont 145 à Paris, et 95 sur le reste de la France.
    "Dehors les Arabes", "On est chez nous"


    Parmi elles, de nombreux membres de l'extrême droite, qui ont tenté, et parfois réussi à gâcher la fête des supporters. À Nice, plusieurs incidents ont impliqué des membres de l'extrême droite.

    Selon Nice Presse, des témoignages concordants font état d'agressions à caractère haineux contre des supporters du Maroc. Le comportement de bandes de jeunes d'extrême droite a d'ailleurs été rapidement dénoncé par la mairie, qui suivait la situation en direct depuis son centre de supervision urbain, précise le journal local. "On avait des remontées sur des groupes identitaires, pas de supporters, ni niçois ni marocains, qui pouvaient essayer d’en profiter", évoque alors le maire de Nice, Christian Estrosi, dans des propos rapportés par Nice Matin. Des tirs de mortiers d'artifice ont été enclenchés et des hommes encagoulés ont crié "Dehors les Arabes" et "On est chez nous" en poursuivant des supporters marocains, selon Le Figaro.
    À Lyon, opposition entre police et membres de l'extrême droite


    À Lyon, les célébrations de supporters ont là aussi été gâchées par des membres de l'extrême droite, selon les médias locaux. Lyon Mag rapporte, vidéo à l'appui, une expédition punitive de l'extrême droite à l'issue de la victoire de la France contre le Maroc, qui s'est terminée par un face à face avec les forces de l'ordre.

    Peu après la fin du match, "un groupe de jeunes d'extrême droite s'est rapproché des supporters rassemblés sur la place Bellecour. Il y a eu une rixe et la police est rapidement intervenue pour repousser le groupe et le suivre", selon une source préfectorale à France Bleu. La préfecture a fait état de sept interpellations au total dont deux parmi les militants d'ultradroite. Des faits similaires ont été constatés à Montpellier, où la mort d'un jeune garçon de 14 ans dans le cadre des festivités a éclipsé les violences liées à l'extrême droite.
    À Paris, poings américains et matraques découverts lors d'une fouille


    À Paris, 47 personnes ont été arrêtées, dont 15 fichées S, avant d’être placées en garde à vue pour "attroupement en vue de commettre des violences" et port d’armes prohibées. Lors du contrôle de police dans un bar, à proximité des Champs-Élysées, les policiers ont découvert des poings américains, et des matraques.

    Parmi les personnes interpellées, plusieurs étaient connues des services de police pour leur appartenance à des mouvements proches de l’ultradroite, comme le Gud ou Génération Identitaire, rapporte Le Parisien. Parmi ces interpellations, Marc de Cacqueray-Valmenier, leader du groupuscule d’extrême droite officiellement dissous, "les Zouaves Paris", à l'origine du lynchage des militants SOS Racisme au meeting d'Eric Zemmour de Villepinte, en décembre 2021.

    Une implication de l'extrême droite dans le cadre du football après plusieurs autres démonstration de force qui inquiètent à gauche. La présidente des députés Insoumis à l'Assemblée nationale Mathilde Panot avait déjà lancé mardi "une alerte solennelle" après des "agressions" de "groupuscules d'extrême droite" contre des militants Insoumis, appelant le gouvernement à "prendre des mesures d'urgence". "J'ai interpellé monsieur Darmanin, qui a dit qu'il prenait ça au sérieux, donc j'attends de voir ce qui va se passer", a-t-elle indiqué jeudi. Une inquiétude renforcée après les évènements de mercredi soir.

    yahoo
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