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Entre recette magique d'Al-Bûnî et prière islamique d'al-Ghazali : textes talismaniques d'Afrique occidentale.

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  • Entre recette magique d'Al-Bûnî et prière islamique d'al-Ghazali : textes talismaniques d'Afrique occidentale.

    Je propose ici un extrait de texte qui s'intitule : " Entre recette magique d'Al-Bûnî et prière islamique d'al-Ghazali : textes talismaniques d'Afrique occidentale."

    Cet extrait concerne les conditions essentielles , selon Al-Ghazali, à mettre en oeuvre afin d'obtenir satisfaction sur des prières formulées pour l'obtentions des faveurs d'Allah .

    * Je n'ai pas posté les textes de Al-Bûnî. *

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    Entre recette magique d'Al-Bûnî et prière islamique d'al-Ghazali : textes talismaniques d'Afrique occidentale.


    Between al-Bûnî’s Magical Recipes and al-Ghazâlî's Islamic Prayer: Talismanic Texts from Western Africa”

    Resúmenes

    En analysant des recettes et textes talismaniques d'inspiration islamique, écrits en arabe et provenant d'Afrique occidentale, on est amené à distinguer deux types de formulations, chacune permettant, théoriquement, d'obtenir des avantages de tous ordres, notamment de répondre à des besoins individuels. La première formulation peut être rapportée à un type de prière ritualisée (ducâ’ supplique/demande) dont le modèle le plus prégnant dans la culture islamique figure dans l'oeuvre d'al-Ghazâlî (mort en 1111). La deuxième formulation se situe dans une perspective de magie opérant à l'intérieur de l'islam et s'inspirant du modèle constitué par l'oeuvre d'al-Bûnî (mort en 1225).


    Entradas del índice

    Mots-clés :textes, écrits, prière, magie, talisman, invocation
    Keywords :scriptures, texts, prayer, magic
    Índice geográfico :Afrique occidentale
    Populations :Musulmans, Soninké

    Plano
    La magie de type al-Bûnî
    La prière de type al-Ghazâlî
    Magie et prière


    La prière de type al-Ghazâlî


    66 - Le livre IX commence par l'exposé de ce qu'il faut appeler un rituel rogatoire. Dès les premières lignes (Ihyâ’, IX, 259), surgissent deux notions-clé : premièrement, celle de « l'utilité (fâ’ida) des prières, globalement et dans le détail » et deuxièmement, celle du sentiment de leur efficacité, fondée sur l'assurance coranique : « Faites appel à moi, je vous donnerai satisfaction » (Cor, XL, 60) et : « Vrai, je suis proche, et lorsque quelqu'un m'invoque, je réponds à sa prière » (Cor, II, 186).

    67 - Utilité, efficacité : ces qualités des prières (ducâ') ne sont pas données immédiatement ; elles nécessitent la mise en place d'un rituel marqué par des contraintes qu'al-Ghazâlî développe en dix points. « Ces minutieuses prescriptions, note L. Gardet ( 1977 : 632-634), ces conditions et règles du duc â' visent en fait à l'entourer de garanties d'efficacité. » Examinons quelques-unes de ces conditions (âdâb).

    68 - I./ Condition de temps : Il y a des moments privilégiés (al-awqât ash-sharîfa) pour intervenir auprès d'Allah ; il s'en présente chaque nuit (le dernier tiers de la nuit), chaque semaine (le vendredi), chaque année (le jour de cArafat, le mois de Ramadan). Il y a aussi 15 nuits et 19 jours particulièrement favorables et « si un commerçant néglige ces périodes, il ne fait pas de bonnes affaires » (Ihyâ’, X, 317).

    69 - II./ Condition de circonstance. L'environnement le plus propice est celui des prières canoniques. Ghazâlî cite une parole du Prophète : « Pendant la phase de prosternation (sujûd), faites l'effort d'émettre une dûcâ, elle a le pouvoir (qamin) d'être exaucée » (Ihyâ’, IX, 269)

    70 - III./ Condition de posture : il faut « se tourner vers la qibla (direction de la kacba) et élever les mains », ce qui correspond à la posture du début de la prière canonique.


    71 - VII./ Condition psychologique : « que la demande soit catégorique (yajzim), certaine de sa réalisation et sincère dans son espérance. » (id, 270)19. La psychologie contemporaine appliquée parlerait sans doute ici de renforcement de la motivation du sujet, facteur clé de sa réussite. Mais pour apprécier tout à fait la nature de cette condition, il faut se rappeler l'attitude religieuse profonde d'al-Ghazâlî pour qui, dans la religion, la croyance est première et le savoir ou le raisonnement secondaires voire parfois néfastes.



    72 - Croire pour réussir : al-Bûnî insistera sur le même point et s'appuiera sur les mêmes paroles du Prophète, sous une forme légèrement variante20 : « [En utilisant ce livre] ta certitude doit être sincère et tu dois avoir foi dans ses vérités – le crédit accordé aux œuvres vient de leur intention. Si tu as l'intention de faire un « travail », crois en lui et en la parole du Prophète : ’que personne d'entre vous ne fasse de prière (yadcu) sans la certitude d'être exaucé.’« (Shams, I, 3).

    73 - Au-delà de ce nouveau parallélisme entre al-Bûnî et al-Ghazâlî, il faudrait interroger plus à fond la tradition islamique des sciences occultes pour découvrir l'enracinement de ce point psychologique capital de la conviction intime sur l'aboutissement de la demande. Le philosophe et astrologue al-Kindî (fin IXe siècle) écrivait dans un ouvrage sur l'influence des astres :

    « Il convient également que le désir, avec les autres choses nécessaires, soit intense pour qu'il possède un effet de mouvement ; car ce qu'on témoigne avec négligence ne suffit pas à l'effet du mouvement escompté. La foi dans l'effet futur est également nécessaire car celui qui désespère de l'effet sera frustré de son vœu, même s'il a exécuté avec sagesse tout le reste. En effet, la foi, c'est-à-dire un ferme espoir en l'événement désiré, constitue le nœud et l'appui du désir comme la préparation de la scamonée aide cette dernière dans son action laxative lorsqu'elle doit être donnée en remède. » (Cité par S. Matton, 1977 : 98)


    74 - Celui qu'Ibn Khaldûn considérait comme le dernier grand auteur en sciences occultes, l'andalou Maslama al-Majrîtî (m. 1007-8) (ou son contemporain plus ou moins homonyme Abû Maslama al-Majrîtî) ne disait pas autre chose dans le Ghayat al-hakîm (« Le but du sage ») : « Il faut que l'opérateur en magie ait foi et confiance dans ses œuvres et soit sans aucun doute... »21

    75 - On peut d'ailleurs penser que la persuasion et la motivation du « prieur » sortiront renforcées par la condition suivante.

    76 - VIII./ Condition de répétition : « Il faut se montrer insistant dans la demande et répéter (yukarrir) la ducâ’ trois fois. »

    77 - Pratiquement, si on prend l'exemple d'une ducâ contemporaine, produite et lithographiée par le milieu confrérique mouride du Sénégal22, où les formules ghazaliennes se remarquent, on apprend qu'il faut « lire cette ducâ’ trois fois et (qu') Allah ouvrira les portes de l'abondance... »

    78 - IX. Condition de la mention initiale du nom d'Allah et de son Prophète.

    79 - Autre élément clé de toute demande : ne jamais commencer par la requête elle-même mais par le nom d'Allah suivi de celui de son Prophète. Al-Ghazâlî rapporte cette tradition : « Celui qui veut qu'Allah réponde à son désir, qu'il commence par le salut sur le Prophète (as-salât calâ n-nabî) puis qu'il exprime sa demande et enfin qu'il termine par le salut sur le Prophète ».

    80 - Dans la pratique, ces instructions sont scrupuleusement respectées. Les écrits talismaniques de toute nature sont ainsi généralement introduits par un bismillah ar-rahmân ar-rahîm (au nom d'Allah clément, miséricordieux) et par la salutation sur le Prophète : sallâ Allah calâ sîdnâ Muhammad wa calâ âlihi wa sahbihi wa sallam taslîman (salut – ou bénédiction – d'Allah sur notre seigneur Muhammad, sur sa famille, sur ses compagnons, salut le plus complet). On retrouvera cette même formule ou une de ses variantes à la fin des talismans. Le caractère stéréotypé de telles formules permet de les considérer comme des marqueurs physiques de début et de fin de document.

    81 -X./ Condition de disposition intérieure (al-adab al-bâtin). Le demandeur doit être en état de contrition, de repentir, de retour à Allah (tawba). C'est l'attitude fondamentale (al-asl) pour que la demande soit reçue, le sine qua non pour qu'elle soit exaucée. Al-Ghazâlî utilise une expression très précise : « c'est la cause immédiate de la réalisation du vœu » (huwa as-sabab al-qarîb fî l-ijâba).

    82 - On découvre ainsi dans la prière islamique de demande (ducâ’) un ensemble de contraintes qui jouent un rôle analogue à celui des prescriptions des recettes magiques et qui poursuivent le même but, celui d'une démarche efficace en vue de l'obtention d'un résultat personnel et utile. Du point de vue des bénéfices recherchés dans les ducâ’, on peut relever, à titre d'exemples, dans l'anthologie de l'Ihyâ’ : contrer des ennemis ; apaiser la crainte qu'on a de certaines personnes ; peur des orages ; guérir des maladies ; soulager de préoccupations diverses ; accroître ses biens, ses moyens de subsistance. Mais aussi : se faire pardonner ses fautes, éviter l'enfer, aller directement au paradis (sans avoir à rendre de comptes) etc.

    83 - Voici trois ducâ’ du livre IX de l'Ihyâ’. Leur similitude de construction et de contenu avec des talismans ouest-africains est frappante.

    84 — En cas de douleur.

    « Si tu découvres une douleur dans ton corps ou chez quelqu'un d'autre, débarrasses t'en avec le procédé talismanique du Prophète (ruqîya rasûl Allah). Lorsque quelqu'un se plaignait d'un ulcère ou d'une blessure, le Prophète posait son doigt par terre puis le relevait et disait : bismillah, la terre de chez nous, mélangée à la salive de l'un d'entre nous, guérit notre malade, par la volonté de notre maître. » (Ihyâ’ IX, 287)

    85 - Le texte arabe qui suit bismillah, un quatrain fortement rimé en — nâ, relève de l'incantation.

    86 — La ducâ’ d'Adam.

    (Il s'agit d'une réponse d'Allah à Adam). « Je t'ai pardonné et personne de ta descendance ne m'invoquera à ton imitation sans que je lui pardonne, que je dissipe ses peines et ses tracas, que j'éloigne de lui la pauvreté, que je le fasse réussir en affaires comme aucun commerçant ne l'a fait et sans que je fasse venir à lui les biens de ce monde, même s'il ne le souhaite pas. » (Ihyâ’ IX, 279)

    87 — La duca du pardon (al-istighfâr).

    (Le Prophète a dit) : « Celui qui multiplie les prières de pardon, Allah lui accordera le soulagement de toute préoccupation (hamm), le sortira de toute difficulté et lui procurera des moyens de subsistance illimités. » (Ihyâ’ IX, 274)


    88 - Pour clore ce chapitre des prières de type al-Ghazâlî, on pourra comparer ce qui précède avec un talisman recueilli autrefois par P. Marty au Sénégal23.

    « (Amulette pour faire fortune) L'utilité est dans le nom (d'Allah) wahhâb (le généreux). Dis la prière ci-dessous sur ton chapelet puis chaque nuit récite dix mille fois « O généreux ». Tu gagneras du bien sur la terre au point que les gens en seront stupéfaits, avec la grâce d'Allah. Récite ensuite encore trois fois la prière suivante « O Allah, par ton nom caché, toi le pur, le purificateur, le roi, le saint, le généreux, le vivant, l'immuable, le clément, le miséricordieux, toi qui possèdes la majesté et la générosité, exauce ma prière. »

    89 - On notera simplement que ce dernier texte, à la différence des précédents, était porté en amulette dans un étui.

    .../...

  • #2
    .../...

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    Je poste également la suite qui est une analyse comparative des écrits de Al-Bûnî et de Al-Ghazali :

    Magie et prière


    90 - La comparaison entre les recettes de type al-Bûnî et les prières de type al-Ghazâlî, ainsi que les analyses d'Ibn Khaldûn sur sorcellerie et talismans nous conduisent à des hypothèses et à des interrogations sur les notions de magie et de prière et sur leurs rapports dans la pratique des talismans en Afrique de l'ouest.

    91 - Dans un premier temps, on peut restreindre un peu plus le problème. Nous pouvons en effet suivre Ibn Khaldûn lorsqu'il définit le sorcier et la sorcellerie par leur action directe, sans recours à des instrumentations intermédiaires : c'est essentiellement « l'union d'une psyché avec une autre psyché » (ittihâd rûh bi-rûh) (cIbar, I, 501). Autrement dit, l'esprit (ou le corps) du sorcier est l'instrument par lequel s'effectue l'acte de sorcellerie. Que l'inspiration du sorcier soit de nature particulière, démoniaque ou autre, ne change rien aux modalités de son pouvoir.

    92 - Lorsque, comme c'est le cas en Mauritanie, on accuse un esclave noir (cabd), par sa simple volonté, de rendre malade son maître ou lorsqu'on accuse un artisan-forgeron (maclem) de vampiriser (salla) quelqu'un à distance24, on est effectivement en présence d'accusations de sorcellerie.

    93 - De ce pouvoir et de ce procédé, il n'est nullement question dans l'art des talismans où, au contraire, toute l'action intentée par le demandeur est régie en-dehors de lui par des personnes et des moyens instrumentaux divers qui font appel à des puissances efficaces extérieures. La satisfaction des désirs par le recours aux talismans chemine nécessairement par des intercessions de personnes et d'entités diverses. Nous pouvons donc éliminer de notre analyse la sorcellerie proprement dite.

    94 - Reste la question de la comparaison entre les forces et les moyens mis en œuvre par l'acte talismanique et ceux des prières de demande. La structure logique et grammaticale d'une recette talismanique écrite se décompose schématiquement en trois segments : 1) celui qui veut ou désire ceci ou cela (wa man aràda an...) 2) qu'il fasse ceci ou cela (fa-...) 3) il obtiendra tel résultat (wa...). Cette structure est tout à fait transposable à la ducâ’ et il nous semble que le schéma mental est dans les deux cas le même : accomplir scrupuleusement ce qui est indiqué pour aboutir impérativement au résultat. La mise en place du rituel rogatoire ne vise jamais qu'à obtenir de la façon la plus contraignante possible ce qui est désiré. Al-Ghazâlî, qui est un orfèvre de la réflexion sur la causalité (cf. Table ronde Unesco, 1987), ne s'y est pas trompé. La fin du livre IX sur les ducâ’ tente de prévenir l'objection selon laquelle il y aurait contradiction entre l'efficacité de la prière de demande et le dogme de la prédétermination absolue de toute chose par la volonté d'Allah (al-qadâ). Autrement dit, comment peut-on provoquer l'intervention d'Allah par une ducâ’ si tout est déjà décidé ? On retiendra de l'argumentation théologique, l'idée que « celui qui a décrété le mal l'a décrété avec des moyens pour s'en défendre (al-laḏî qadara ash-sharr qadara li-dafacahu sababan) » (Ihyâ’ IX, 289). L'effet et l'efficacité de la ducâ’ sont donc bien pris en compte, ce qui nous importe ici pour définir son action et ses modalités.

    95 - Si l'on admet que la notion de contrainte vis-à-vis des forces ou des entités sollicitées représente une des caractéristiques des interventions magiques, on peut considérer que la nature des techniques rogatoires islamiques mises en œuvre dans les ducâ’ peut, suivant l'attitude du demandeur, entrer dans l'univers de la magie. Cela explique peut-être la facilité avec laquelle ces prières de demande ont pu être intégrées dans une pratique talismanique où elles voisinent avec des carrés magiques sur les noms d'Allah et l'utilisation analogique des textes coraniques.

    96 - Certes, le pouvoir d'amener Allah à décider ou à agir dans le sens d'une demande n'équivaut pas à une détermination absolue et les modalités du rituel rogatoire sont là pour le rappeler. Mais il se peut aussi, explique Ghazâlî, que la demande n'aboutisse pas, malgré toute la bonne foi du demandeur et son respect des conditions exigées. C'est que l'intention de la demande peut ne pas être « bonne » et donc être rejetée : « ... Allah exaucera toute la demande sauf si la ducâ’ contient un élément de désobéissance (illâ an yadcu fi macasîya) » (Ihyâ’ X, 318). Il y a une limitation dans la satisfaction des désirs, passant par le crible de critères religieux. On retrouve là d'une certaine façon la discrimination basée sur le résultat moral de l'action. Nous ne connaissons en effet pas de ducâ’ qui ambitionne de « réduire en cendres un adversaire », de « saboter un navire en voyage », « d'incendier une maison d'injustice », de « mettre la tempête entre les gens », toutes choses que la magie « noire » d'al-Bûnî, dans ses quelques chapitres « non islamiques », sur l'usage de la cire notamment, permet (Shams, I, 86-89). En réalité, ces dernières manipulations, minoritaires chez al-Bûnî, nous renseignent plutôt sur des traditions de magie ou peut-être même de sorcellerie qu'il a pu récupérer en-dehors de la culture musulmane et qui sont fort éloignées de ses propres élucubrations astro-islamiques.

    97 - Il faudrait encore réfléchir sur les instruments et les instances intermédiaires mis en jeu par la magie et la prière. Le rituel magique ou rogatoire peut facilement être décrit et interprété. Nous avons vu, par exemple, que la ducâ’ requiert une gestuelle (mains levées), une ou des postures mais surtout et essentiellement une énonciation verbale. La magie talismanique de son côté, suppose des processus divers, essentiellement basés sur un écrit qui reste muet. La prière serait-elle orale et le talisman écrit ? Ceci pose la question de la transmission matérielle et sociale des textes et des possibilités d'y accéder offertes au plus grand nombre. De ce point de vue, la situation n'a pas dû être très différente depuis les époques de l'Ihyâ’ (12e siècle) ou du Shams (13e siècle) jusqu'aux environs de la moitié du 20e siècle, pour ce qui concerne l'Afrique occidentale. Le savoir, consigné dans des écrits, se transmet de maître à disciple, de père en fils aussi, à l'intérieur du cercle social étroit des lettrés, c'est-à-dire de la classe religieuse musulmane. Même dans ces milieux, une hiérarchie de savoir, liée au statut social, à l'affiliation confrérique, restreint à quelques-uns la possession d'un certain nombre d'écrits, comme ce fut sans doute le cas pour l'Ihyâ’ et le Shams, parmi d'autres. La transmission des textes de prière et des recettes magiques s'est donc faite sur la base d'écrits dans un milieu social très limité. L'accès de la masse des gens, en majorité analphabètes, à ces formules talismaniques ou à ces prières ne pouvait se faire que par l'intermédiaire de consultations auprès des spécialistes, détenteurs des textes manuscrits, recopiés ou plus rarement lithographies. Dans le cadre de ces consultations, compte tenu toujours de l'analphabétisme du client, il ne pouvait être question ni de lui faire apprendre oralement une prière en arabe d'une certaine longueur (Coran mis à part ?) ni encore moins de lui remettre le texte écrit de cette prière pour qu'il la récite au moment adéquat25. Ceci explique le caractère muet des écrits qu'on trouve dans différents types d'amulettes, même lorsqu'il s'agit de véritables duca, réduites alors au sort commun des talismans à écriture.

    98 - Nous arrivons maintenant à une autre constatation. Si les ducâ’ islamiques traditionnelles sont utilisées comme des techniques rogatoires magiques, à l'inverse, il nous semble que la magie talismanique de type al-Bûnî, s'est progressivement islamisée. L'univers coranique, son peuplement (anges, djinns), ses personnages mythiques (les prophètes), ses textes maniés et manipulés, les noms d'Allah, Allah lui-même, son Prophète, l'histoire islamique (les quatre premiers khalifes), le rituel islamique, son calendrier, sans oublier l'écriture elle-même et la calligraphie, tout cela constitue désormais le motif central des talismans. Il reste d'al-Bûnî l'utilisation des carrés magiques (al-awfâq), eux aussi islamisés à travers un Coran chiffré, l'utilisation de tableaux et de figures géométriques diverses, avec le reliquat de quelques signes cabalistiques dont le sens échappait déjà à al-Bûnî lui-même. Disparus apparemment les computs astrologiques et l'observation des constellations zodiacales pour déterminer les moments favorables à la confection ou à l'utilisation des talismans. Faut-il conclure aussi : disparu le gigantesque écheveau panthéiste des séries naturelles et conceptuelles, structuré par le seul jeu apparent des correspondances terme à terme ?

    99 - Il est probable que l'islamisation de l'art talismanique affecte la nature des demandes elles-mêmes. A l'instar des ducâ’ qui ne peuvent aboutir que si elles visent un résultat conforme aux exigences religieuses, le talisman n'aurait-il pas tendance à se réduire à un champ de demandes semblables ? D'où parfois un surprenant mélange de demandes concernant ad-dunyâ (la vie d'ici-bas) et al-âkhira (l'au-delà). Aller au paradis sans jugement est une requête qui est faite de la même façon et au même niveau qu'une demande d'ascension sociale, d'acquisition de richesses ou d'accroissement de la vivacité d'esprit. A travers l'islamisation des talismans, assiste-t-on à une islamisation de l'expression des besoins personnels ?

    100 - Le double mouvement de « talismanisation » de la ducâ’ et d'islamisation du contenu des talismans à écriture pose donc une série de questions. L'héritage astrologique d'al-Bûnî a-t-il disparu ou bien les seuls talismans sont-ils incapables de nous renseigner à ce sujet ? S'il peut y avoir, à notre avis, un aspect magique dans le déroulement rituel de la ducâ’ celui-ci ne s'accentue-t-il pas lorsque la duca devient talisman, c'est-à-dire texte écrit muet renfermé dans un étui, porté sur le corps, attaché à un endroit précis, lavé et bu, etc. ? L'autre versant du même problème est lié à la nature des talismans à écriture. Pratique sans doute distincte de la sorcellerie, peut-on pour autant dire que l'islamisation de son contenu ait modifié l'univers mental de ses références et évacué les procédures magiques ? Ne peut-on pas considérer que la démarche de type recette magique reste entière ? Ces questions elles-mêmes renvoient à l'utilisation du concept de magie et à son acception. Est-ce que nous sommes capables finalement de caractériser et de délimiter conceptuellement les pratiques et les croyances dites magiques et celles dites religieuses ? Peut-il y avoir, dans le milieu scientifique contemporain, un accord sur l'existence de la magie, de pratiques magiques et si oui, sur la base de quels critères ?

    101 - On voit bien que l'étude des talismans musulmans d'Afrique occidentale et de leurs modèles rend inévitable une réflexion théorique sur l'idée et les techniques de la magie, particulièrement dans le contexte islamique.

    Commentaire


    • #3
      .../...

      Notes :

      19 L'éditeur de l'Ihyâ’ signale que ce hadîṯ (parole du Prophète) et d'autres au sens voisin, ont été recueillis de la bouche d'Abû Hurayra (compagnon du Prophète) et diversement collationnés par Ibn Hayyân, at-Tirmiḏî et d'autres.

      20 Voir la note précédente. Le texte se trouve dans l'introduction du Shams.

      21 Cité par Matton S., id. Sur l'identification de l'auteur du Ghâyat al-hakîm, voir « al-Majrîtî », Encyclopédie de l'Islam, nouvelle édition. D'après Ibn Khaldûn (Shifâ, p. 55) le Shams serait une sorte de réplique du Ghâyat al-hakîm. Al-Bûnî ne revendique pas cette filiation et le nom de Maslama ou d'Abû Maslama al-Majrîtî ne figure dans aucune de ses généalogies spirituelles. Ce qui veut simplement dire qu'al-Bûnî a voulu légitimer son entreprise par une chaîne de garants mystiques reconnus et non par une chaîne d'auteurs de science occulte.

      22 Il s'agit d'une petite brochure de 15 pages dont 3 en wolofal (langue wolof transcrite en arabe) et 12 en arabe. Elle s'intitule Haḏa l-kitâb sirr sûrat al-wâqica kaṯîrat al-manafîc jiddan (sic), (« Ce livre contient le secret de la sourate al-wâqica, pleine d'utilités beaucoup ») s.l., s. d. Elle est signée par Adam Hanjat ( ?) ben al-Marhûm ash-Shayh Ibrâhîm. Elle se donne explicitement pour une duca et le texte démarre, après les formules pieuses d'usage, par l'énumération des « mérites de cette duca » (p. 4). La sourate al-wâqica (l'échéance) est la sourate eschatologique qui contient une des descriptions les plus circonstanciées des délices du Paradis. On trouve dans cette duca la jolie expression d'un hadiṯ cité plusieurs fois dans l'Ihyâ’ : « Allah lui pardonnera tout ça, même si ses péchés sont comme l'écume de la mer (wa in kânat miṯla zabad al-bahr) ».

      23 Marty P., 1914 : 346 (texte français) & 360 (texte arabe recopié). Nous avons très légèrement repris la traduction à partir de l'arabe.

      24 Sur les pouvoirs de sorcellerie des esclaves noirs (palmeraie de Tijigja, Mauritanie) consulter : Ahmad Wuld Alamîn ash-Shinqîtî, 1958. L'accusation de vampirisme à distance (sill) a été relevée lors d'enquêtes de terrain que nous avons effectuées dans le Trârza mauritanien dans les années 1964-67. Elle fait partie de la gamme des pouvoirs occultes généralement attribués aux artisans-forgerons (macâlemîn) et, comme toute accusation de mort par sorcellerie, peut déclencher des cycles de violence basés sur les oppositions tribales.

      25 L'arabisation lettrée semble progresser un peu depuis 1980, sous la pression des mouvements et associations islamistes.

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      • #4
        @Wahrani,

        Ce qu'on peut dire sur al Buni, c'est qu'il etait un maitre des sciences occultes, voir magicien qui pratique la magie noire en utilisant des diables et des 3afarites. Le livre d'al Buni est un livre dangereu car il contient des recettes et des recits qui invoquent autres que Dieu tout puissant. On y trouve des noms de Jnouns bizarres, 3AFARITES. Imam Ghazali considere comme Hujat al Islam n'a rien avoir avec la magie et la science occulte d'Al Buni. Dieu teste les faibles d'esprits par cette porte de la magie. Des fois, il leur exauce leurs voeux comme test.

        On trouve la science occulte partout. Dans le Bouddhisme, le Judaisme sous sa forme kabalystique, dans des sectes chretiens comme les rosichretiens et chez les Francmacons. Les rosichretiens et les francmasons jouent sur les noms mais leur grand maitre n'est rien que le Satan, maudit soit il. L'initiation des rosichretiens ressemble a l'initiation des lecteurs des cartes de Tarots.

        Il y a la spiritualite pure angelique dans le Soufisme, mais des fois, quand sa derape, on peut tomber facilement dans l'occultisme sataniste comme dans le cas de Kabbala, franmaconnerie et les rosichretiens.

        J'ai decouvert avec des lectures et le temoignage de ceux qui l'ont pratique, que meme le shamanisme est rempli de magie et de satanisme. Le voodoo chez les Africains et Haitiens aussi remplies d'invocation de Diables, 3afarites et esprits malefiques.

        On trouve aussi l'influence occulte aussi chez les theories racistes et de race comme chez les Nazis et des livres qui promouvoit le nazisme et la superiorite de la race blanche comme le livre: might is right. Certaines religions nordiques aussi sont remplies de paganisme et de satanisme. Il faut etre connaisseurs pour deceler cela.

        Dieu a resume sa dans le Coran: Il y a Hizb Allah et Hizb Shaytan. Donc pour que Dieu repond a une priere, il faut la sincerite.
        Dernière modification par Issabrahimi, 06 novembre 2021, 16h14.

        Commentaire


        • #5
          wahrani
          On trouve aussi bcp de scientifiques qui etaient des maitres occultes comme Isaac Newton et Francis Bacon. Francis Bacon certains disent qu'il etait un rosichretien, d'autre, un franc macon. Mais tout le monde est d'accord qu'il etait un grand occultiste. Francis Bacon appartenait aux groupes occultes'' Ascended master''.

          Cette idee de ascended master, on la trouve aussi chez les juifs et les Musulmans chez certains prophetes. Comme Ilyahou ( le prophete Ilyas paix sur lui). Les Juifs orthodoxes et bcp de Soufis pretendent qu'ils ont rencontre Ilyahou. Chez les Musulmans, Ilyahou est al Khadir. Bpc de Maitres Soufis disent qu'ils ont rencontre Ilyahou.

          Certain Shafi3ites ont cru que Bouddha lui meme etait al Khidr 3alayhi salam. Il y a aussi Jesus et son ascention en Islam et en christianisme. Mais chez les occultistes, c'est une d'autre teleportation.

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          • #6
            Issabrahimi

            Je te rejoins dans ce que tu dis , les dérives et les ramifications sont extrêmement dangereuses et c'est bien ce qui est mis en évidence dans cette discussion . Il suffit de regarder sur facebook la prolifération de ces sectes surtout de l'Afrique occidentale et particulièrement du Sénégal .

            Commentaire


            • #7
              Wahrani,

              Certains psychologues et pychiatres comme Carl Jung ont voulu classifier ces phenomenes d'exaucement des voeux et l'experience religieuse sous une forme d'excitation du sousconcient. Jung etait pro new age spiritualisme. Chez les grands maitres Soufis, on peut dire que Wihdat al Wojoud de Ibn Arabi ressemble a cette idee de l'exaucement des voeux et prieres et les idees de Jung de toucher au sousconscient. Mais dans les etats d'elevation, Chikh Ahmed Sirhindi disait que Maqam al 3oboudydate est le plus elevee. Bcp de maitre Soufis restent au Maqam de Wihdat al Wojoud.
              Dernière modification par Issabrahimi, 06 novembre 2021, 01h16.

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              • #8
                On trouve des touches de satanisme et d'occultisme dans le folklore Americain et le spirutialisme new age. Dr. Julia Seton a ecrit bcp sur ce sujet et la fameuse '' LOI D'ATTRACTION''. Elle pretend dans ses livres qu'on peut avoir ce qu'on veut une fois on atteint durant une meditation ce qu'elle appelle '' le supraconscient''. Elle dit bcp d'etudiants et de sportifs de cet art de meditation n'arrivent pas a toucher au supraconscient. Les etapes de la meditation du Dr. Julia Seton aide d'atteindre le sousconcient. Plus on peut acceder a cette porte, plus on peut atteindre le supraconcient. Dans le supraconscience, les souhaits et les voeux se realisent et se manifestent.
                Dernière modification par Issabrahimi, 06 novembre 2021, 01h18.

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                • #9
                  La spiritualité New age , qui est actuellement un phénomène de société et un effet de mode est de l'ordre du satanisme et je l’interprète comme des sectes antéchrists .

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                  • #10
                    Les Bouddhistes de la secte Zen peuvent atteindre cet etat ou ils peuvent controler le sousconcient. Le pharmacien Francais Emile Coue disait la meme chose a propos de l'effet de l'autossugestion sur le sousconcient. On peut dire que le sousconcient n'est rien autre que ce qu'on appelle Rouh.

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                    • #11
                      On trouve cette idee du sousconcient aussi dans le livre de Sidi Abdelkader Jilani RA dans son livre '' le secret des secrets''. Il demande l'homme de retourner a sa vrai patrie et il cite le verset ou Dieu dit qu'il attrape les ames durant la nuit puis laisse celle qui n'a pas atteint sa date de retourner en vie. Ici, Sidi Abdelkader Jilani cite indirectement que le sousconcient est al Rouh. Le pharmacien Cloue disait la meme chose a propos de sa therapie d'autosuggestion. Il dit que pendant que le patient commence a tomber en sommeil, c'est la ou le sousconcient est en parfaite harmonie et la suggestion fait des miracles. Cloue cite un enfant qui faisait pipi au lit et qui etait guerri par sa mere grace a la suggestion. Pendant que l'enfant dort et c'est la ou le sousconscient devient receptive, la mere disait a son fis '' cher fils, tu es bon, tu ne fais pas de pipi au lit, tu es un grand homme maintenant''.
                      Dernière modification par Issabrahimi, 17 janvier 2022, 00h25.

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                      • #12
                        @Wahrani,

                        Bonjour, On trouve aussi une sorte de priere ou de meditation mentionnee par Imam Ghazali et elle se trouve aussi dans le livre du psychiatre Americain Herbert Benson '' relaxation method'':



                        "فالأنبياء والأولياء انكشف لهم الأمر، وفاض على صدورهم النور، لا بالتعليم والدراسة والكتابة للكتب، بل بالزهد في الدنيا والتبري من علائقها، وتفريغ القلب من شواغلها والإقبال بكنه الهمة على الله تعالى. فمن كان لله، كان الله له - وزعموا أن الطريق في ذلك، أولاً بانقطاع علائق الدنيا بالكلية، وتفريغ القلب منها، وبقطع الهمة عن الأهل والمال والولد والوطن، وعن العالم والولاية والجاه، بل يصير قلبه إلى حالة يستوي فيها وجود الشيء وعدمه. ثم يخلوا بنفسه في زاوية مع الاقتصار على الفرائض والرواتب، ويجلس فارغ القلب، ولا يفرق فكره بقراءة قرآن، ولا بالتأمل في تفسيره، ولا يكتب حديثاً ولا غيره. بل يجتهد أن لا يخطر بباله شيء سوى الله تعالى. فلا يزال، بعد جلوسه في الخلوة، قائلاً بلسانه: الله.. الله.. على الدوام، مع حضور القلب، حتى ينتهي إلى حالة يترك تحريك اللسان ويرى كأن الكلمة جارية على لسانه. ثم يصير عليه إلى أن يمحي عن القلب صورة اللفظ وحروفه وهيئة الكلمة، ويبقي معنى الكلمة مجرداً في قلبه حاضراً فيه، كأنه لازم له، لا يفارقه، وله اختيار إلى أن ينتهي إلى هذا الحد، واختيار في استدامة هذه الحالة بدفع الوسواس. وليس له اختيار في استجلاب رحمة الله تعالى. بل هو بما فعله صار متعرضاً لنفحات رحمة الله، فلا يبقى إلا الانتظار لما يفتح الله من الرحمة، كما فتحها على الأنبياء والأولياء بهذه الطريق.
                        وعند ذلك إذا صدقت إرادته، وصفت همته، وحسنت مواظبته، فلم تجاذبه شهواته، ولم يشغله حديث النفس بعلائق الدنيا - تلمع لوامع الحق في قلبه، ويكون في ابتدائه كالبرق الخاطف ثم يلبث ثم يعود وقد يتأخر. وإن عاد فقد يثبت، وقد يكون مختطفاً. وإن ثبت قد يطول ثباته وقد لا يطول، وقد يتظاهر أمثاله على التلاحق وقد يقتصر على فن واحد.
                        ومنازل أولياء الله تعالى فيه لا تحصر، كما لا يحصى تفاوت خلقهم وأخلاقهم - وقد رجع هذا الطريق إلى تطهير محض من جانبك، وتصفية وتجليات، ثم استعداد وانتظار فقط


                        Cette methode de priere ou de meditation de Imam Ghazali ressemble a la methode de meditation appelle TM ( transcendental meditation). La difference c'est dans le mantra utilise. Imam Ghazali parle du Nom de Dieu qu'on le repete au point que le coeur vibre son nom. TM fait partie des prieres et de spirutialisme new age. Mais quand on voit qu'elle etait connue meme a l'epoque de l'Imam al Ghazali, on peut dire qu'elle est tres ancienne. Certaines Salafistes qui ne sont pas d'accords avec Imam Ghazali, pretendent que le rayonnement et l'illumination du coeur mentionne par Imam Ghazali n'est rien qu'une possession demonique. Je ne suis pas d'accords avec sa. On ne devient pas possedee en repetant le nom Divin.
                        Dernière modification par Issabrahimi, 06 novembre 2021, 19h01.

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                        • #13
                          @Wahrani,

                          J'ai des documents anciens que j'ai achete des encheres ecrits en Japonais et en Anglais sur certains croyances des Zen Bouddhistes. On trouve des choses qui sont proches de l'Islam. Ils parlent et citent bcp l'union avec le UN. Ils decrivent le UN comme l'initiateur de l'univers. etc. Haroun Rachid RA apres avoir envoye une delegation en Asia centrale et de l'east pour enqueter sur le Bouddhisme, cette delegation scientifique lui a donne un rapport comme quoi le Bouddhisme est une religion Divine ( Din Samawi) comme le Christianisme et le Judaisme et bcp d'autres religions qu'on ne connat pas.

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                          • #14
                            Les Soufistes connaisseurs et initiees a certaines methodes ( Tariqa) aussi chantent le Nom Divin Howa (هو) ou bien yahowa ( يا هو). On trouve ce nom mentionne par l'erudit Musulman Fakhr Eddin Razi ou il dit qu'il est parmi les plus grandes prieres et les grands noms du Divin, si ce n'est pas le Nom de Dieu le plus intime ( Ism Allah al a3dam). Yahowa est aussi chez les juifs orthodoxes et les temoins de Jehova est le nom de Dieu le plus intime. Les juifs orthodoxes ont peur de le dire a haute voix et le substituent par ( Hashem) ( الإسم). On trouve aussi exactement ce nom d'une facon ecrit rhetorique dans un poeme de Sidi Boumediene de Tlemcen.

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                            • #15
                              Je vois que tu investis beaucoup dans la recherche dans le domaine des sciences religieuses et c'est un bien pour toi . Il est vrai que Dieu établi une relation entre Lui et Ses créatures et toutes ces relations sont d'ordre soit du registre de la métaphysique soit du registre des manifestations sensibles . Car Dieu Se manifeste à travers Ses créations et Ses épiphanie qu'il accorde aux Hommes ce qu'Il veut et de la façon qu'Il veut et tout ceci se traduit par la levée des voiles à celui à qui Il veut se faire connaitre et selon le degré qui convient à son état . Sachant que toute création est la manifestation de Dieu , n'entrevoient pas Dieu ceux auxquels les voiles de la connaissance n'ont pas étés levés . C'est ainsi que Dieu Se manifeste par des actes qui mènent l'Homme à la connaissance de Lui ( Lui n'étant pas un pronom comme dans la grammaire mais une indication de son essence " Houwa en Arabe " qui ne peut être limité ni dans l'espace ni dans le temps ) Par l'envoi de Ses messagers et prophètes d'une part et par la relation directe entre Lui et Sa créature . Ces relation directes sont du registre de la métaphysique tandis que les relations sensibles se font par les livres envoyés et par l'application de Ses lois et de Ses commandements , et à chaque communauté il a prescrit des rites à observer , mais la cause essentielle et le but ultime pour toutes les communautés est la connaissance de Dieu , qu'il Se fasse appeler Allah, Dieu, Yahvé, Bouddha , Manitou ou autre... car comme cela est inscrit dans le Coran : Tout ce qui existe dans la création célèbre les louanges de Dieu , tous Lui sont soumis , et tous recherchent Dieu dans son essence primordiale ( La face de Dieu ) .

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