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Turquie, Malaisie: exceptions?

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  • Turquie, Malaisie: exceptions?

    LES PAYS MUSULMANS ET LES DÉFIS DE LA MODERNITÉ
    La Turquie et la Malaisie sont-elles des exceptions?

    06 Mars 2008 - l'expression dz

    La Turquie est devenue la 18e économie du monde

    Chaque pays a ses spécificités, mais la clé est politique.

    Face aux retards dans tous les domaines des pays musulmans, certains proposent d’imiter l’Occident rationaliste pour progresser. D’autres, au contraire, prétendent que le retour aux sources islamiques est la solution. Poser ainsi les problèmes est une forme d’irréflexion. Le développement dépend avant tout de la responsabilisation des citoyens, et non pas de l’imitation ou du passéisme. Même si évidemment personne, d’une part, ne peut faire l’économie des méthodes modernes universelles qui ont fait leurs preuves, et d’autre part, ne peut éviter de garder en vue ses racines. Les pays musulmans se débattent dans des problèmes sans fin et apparaissent comme les derniers sous-développés politiques de la planète. Les pays arabes en particulier, malgré leur hétérogénéité et différences, semblent, pour la plupart, incapables de se réformer et de sortir des impasses et autoritarismes dans lesquels ils se trouvent. Situation aggravée par les interventions et ingérences externes. La dégradation est alarmante. Pourtant, au moins trois d’entre eux émergent et démontrent qu’il n’y a pas de fatalité: la Turquie; la Malaisie, et l’Indonésie.

    La Turquie

    La modernisation de la Turquie sur qui circulent des préjugés, à cause de sa candidature à l’Union européenne, a pourtant commencé au XIXe siècle pour aboutir en 1925 à une accélération de l’histoire fondée sur la modernisation qu’Ibn Badis, à l’époque, avait lui-même applaudie. Sous l’autoritarisme sévère de Kamel Atatürk, la Turquie s’est engagée vers l’industrialisation et une sécularisation à outrance. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ce pays devient l’un des 51 membres fondateurs de l’ONU. Le multipartisme fut autorisé en 1946 et la volonté de se moderniser était forte. Très tôt, la Turquie pose sa candidature pour devenir membre associé de la CEE en 1957 et en 1963 un accord d’association est signé. Et les années 80 vont être décisives en ce qui concerne la démocratisation, contrôlée par les militaires arbitres. Le dernier changement constitutionnel en 1999 a permis d’équilibrer les pouvoirs et de renforcer l’Etat de droit, notamment sous l’influence de l’Union européenne.

    Le pluralisme en Turquie est aujourd’hui une réalité. Les élections sont un exercice réel d’expression de la volonté citoyenne et le Parlement n’est pas une chambre d’enregistrement, d’âpres débats y sont tenus. Cela aussi se reflète dans le paysage médiatique: vingt-quatre chaînes de télévision en majorité privées et deux cent trente stations radios émettent. Les débats sur tous les sujets sont monnaie courante et ainsi les élites et la société pratiquent la diversité d’opinions comme une richesse et se sentent concernées par tous les défis internes et externes. De ce fait, la Turquie est devenue la 18e économie du monde. Vingt milliards de dollars d’investissements étrangers directs sont enregistrés chaque année par ce pays. Son taux de croissance est de l’ordre de 6,5% et la fuite des cerveaux est faible, même si une forte diaspora est installée en Allemagne.
    Depuis l’acceptation de sa candidature en 1989, la Turquie tente de s’adapter aux standarts européens sur les plans économiques et juridiques, tout en respectant ses valeurs historiques et culturelles propres. Il a fallu attendre 1996 pour que l’union douanière entre l’Union européenne et la Turquie entre en vigueur. Sur le plan de sa diplomatie, elle tente de préserver une ligne d’équilibre, par exemple, membre de l’Otan, mais refuse de faciliter l’utilisation de ses bases militaires lors de la guerre d’Irak, la Turquie s’oppose à la guerre, le Parlement refuse de permettre le stationnement des troupes américaines sur le sol turc.
    La Turquie tente aussi d’encourager le dialogue des civilisations et de gérer avec réalisme selon ses stricts intérêts nationaux; et non pas selon ses alliances; ses relations de voisinage avec l’Iran et Israël. Ses difficultés sont, sur le plan externe, l’impasse au sujet de son adhésion à l’Union européenne vu les entraves idéologiques de certains Etats européens, et sur le plan interne, les actions du parti du Kurdistan sécessionniste. L’actuelle offensive turque d’envergure au nord de l’Irak est une étape dans cette guerre perpétuelle. Les Turcs s’opposent en outre à un rattachement de la ville de Kirkouk (Irak), avec ses riches gisements pétroliers, au «Kurdistan» irakien au prétexte de l’existence dans cette ville d’une minorité turkmène et pour empêcher l’émergence d’un Etat kurde. Un consensus national est visible autour de ces questions. La force de la Turquie réside surtout dans son sens réaliste de l’ouverture démocratique interne irréversible, dans un cadre bien balisé, celui de la République et de l’attachement au libéralisme et la priorité à ses besoins économiques et sécuritaires; et non à l’exportation de son modèle, même si ce pays reste jaloux de ses relations avec certains pays d’Asie centrale. Certes, au sein de la société, des tensions apparaissent parfois entre les partisans d’une sécularité stricte et ceux soucieux de valeurs spirituelles, mais le clivage est assez bien intégré dans le paysage social et politique, les extrémistes restent plutôt minoritaires. Les violences des années soixante-dix ont quasiment disparu. Les acquis de la Turquie, par-delà ses limites et contradictions internes, sont encourageants, même si la situation régionale et le renvoi aux calendes grecques d’une éventuelle adhésion de la Turquie, par l’Union européenne, sont en partie responsables d’une certaine dégradation. L’Union européenne en 1999 avait pourtant accepté officiellement la candidature de la Turquie lors du Sommet d’Helsinki, et souligné la «vocation européenne» du pays, tout en fixant des conditions à son entrée que la Turquie accepte.
    A cette situation de quasi-blocage, s’ajoutent le contexte régional qui est des plus négatifs, les tensions et violences s’accentuent au Moyen-Orient et les incertitudes dominent. Cependant, la bonne santé politique et économique permet pour le moment à ce pays de bien résister.

    La Malaisie

    La Malaisie, fédération composée de 13 Etats et 3 territoires fédéraux (Kuala Lumpur, Labuan, Putrajaya), monarchie constitutionnelle, est un pays démocratique où pluralité et unité se conjuguent. La réalité du pouvoir est exercée par le Premier ministre, responsable devant le Parlement fédéral élu. Ce pays a subi durant des siècles, l’influence ancienne de l’Inde. Ses commerçants introduisent l’hindouisme et le bouddhisme et convertissent les rois malais. L’Islam sera introduit dans le pays dès le XIIe siècle par des voyageurs et devient dominant depuis le XVe siècle. Après avoir connu les occupations portugaise, britannique et japonaise, la Malaisie est indépendante en 1957. La Malaisie en cinquante ans a fait des progrès sans précédent dans tous les domaines. Après des périodes instables; au début des années quatre-vingt un politique visionnaire et démocrate, le Dr. Mahathir Mohamad, est élu Premier ministre. Ses réformes consistent à organiser des ateliers de discussion et de travail dans tout le pays. L’esprit de réforme, de tolérance et de décentralisation gagne toute la société. La priorité est donnée à la réforme du système éducatif et à la recherche-développement. Dans ce contexte, la Malaisie est dirigée depuis 1957 par une coalition, appelée aujourd’hui Barisan Nasional («Front national»). En 1997, un accord entre le Premier ministre, le Dr. Mahathir, et les Muftis permet d’harmoniser les procédures d’application de la loi islamique dans les différents Etats de la Malaisie dans un sens de l’ouverture et de l’ijtihad, sunnite de rite shafi’ite. Sur le plan démocratique, le chef de l’Exécutif, le Dr. Mahathir, en 2003, décide de se retirer pour assurer l’alternance au pouvoir.

  • #2
    suite et fin

    Grâce aux réformes éducatives et l’accent mis sur la valorisation des ressources humaines, la Malaisie connaît depuis son accession à l’indépendance une croissance soutenue de son économie, actuellement près de 6% par an[/B]. Sa population de 26,6 millions d’habitants, +2,6%/an en moyenne, soit triplement entre 1960 et 2005, a résorbé l’analphabétisme à 90%. L’impact de la crise asiatique, de la fin des années quatre-vingt-dix, sur le PIB en dollars, a été effacé dès 2003. Avec un taux d’épargne qui se maintient à un niveau élevé (35% du PIB) et malgré un taux d’investissement en diminution depuis la crise asiatique, la Malaisie dégage des excédents courants élevés, (15% du PIB en 2005). L’aspect le plus marquant de l’économie malaisienne est son internationalisation. Le commerce extérieur (importations plus exportations) représente plus de 200% du PIB. L’industrie: 50% et les services: 40% représentent les principales sources de revenus du PIB. Ce qui illustre sa modernisation. Le taux de chômage, selon les chiffres du BIT, est un des plus bas du monde: 3,1%.

    Sur le plan de sa diplomatie, ce pays musulman vise en priorité son intégration régionale. Les orientations imprimées à la diplomatie malaisienne par le Premier ministre Mahathir, et aujourd’hui par Abdullah, Badawi depuis son arrivée au pouvoir ont été confirmées. La Malaisie a poursuivi son engagement en faveur de la construction régionale, notamment au sein de l’Asean, et qui demeure l’un des principaux axes de sa diplomatie. La culture asiatique forgée par des sagesses millénaires, bouddhistes, hindouistes, et les valeurs humanistes spirituelles musulmanes, alliées à un sens élevé de la discipline, de la valorisation des élites, du management objectif des moyens de production et un réalisme politique donnent à ce pays un cachet particulier fort intéressant. Il est possible d’allier authenticité et modernité. Chaque pays a ses spécificités, mais la clé est politique:

    veut-on ou non s’engager dans de vraies réformes qui misent sur les élites, l’éducation et la responsabilisation de tous les citoyens, loin de tous les mythes? Telle est la question.

    (*) Professeur des Universités

    Mustapha CHERIF (*)

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    • #3
      au début des années quatre-vingt un politique visionnaire et démocrate, le Dr. Mahathir Mohamad,
      Visionnaire ce Monsieur d'accord mais démocrate j'ai des doutes.
      Ainsi va le monde

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      • #4
        A mon avis le developpement rapide de la malaisie est du a 2 facteurs : ils ont donnez la priorite a l'education et aussi la presence des indiens emigres qui sont connus pour etre de bons travailleurs, un peu comme les chinoix.
        Et j'ai remarque aussi que dans ces pays du sud-est asiatique il y avait une tout autre mentalite chez les gens, un sorte de discipline, les gens sont toujours pret pour le travail sans se soucier trop de l'enrichissement rapide comme c'est le cas chez nous.

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        • #5
          Dans le cas de la Turquie, il est clair que la laicité est pour quelque chose...
          Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément.

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          • #6
            hors sujet, en tous les cas...
            Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément.

            Commentaire


            • #7
              L’Islam "modéré" de la Malaisie c’est le racisme et l’oppression

              Adrian Morgan

              Une fois dans l’Islam, plus personne n’en sort

              En avril(1) de l’année passée, j’avais écrit sur les aspects totalitaires de la société malaise. Depuis lors, les situations décrites ont continué à se répéter et ont même empiré. Les élections générales sont officiellement censées avoir lieu en 2009, mais le mois passé(2), le Premier Ministre Abdullah Ahmad Badawi a laissé entendre qu’il avancerait la date des élections. Les élections pourraient avoir lieu dès mars de cette année.

              Les 27 millions d’habitants de la Malaisie sont, selon le gouvernement britannique(3), musulmans à 55% . Le U.S. State Department(4) estime que 60% de la population est musulmane. Les Malais ethniques sont automatiquement enregistrés comme musulmans sur leurs cartes d’identité (MyKad) qui sont délivrées à tous à partir de l’âge de 12 ans. Toute modification du statut religieux, tel que défini par le MyKad, doit être approuvée par le National Registration Department (NRD).

              Le NRD ne reconnaît aucune apostasie de l’Islam si elle n’est pas approuvée par un tribunal de la charia (islamique). Jusqu’à présent, aucun tribunal islamique n’a jamais autorisé une personne à se convertir de l’islam à une autre religion. Les particuliers se voient privés du droit de contester les décisions des tribunaux islamiques devant des juridictions civiles. En pratique, tous ceux qui souhaitent quitter officiellement l’islam sont privés de ce droit.

              Le plus célèbre des apostates de l’islam en Malaisie est une femme nommée Lina Joy qui s’est convertie au christianisme en 1981. En 1998, elle a obtenu du NRD de faire remplacer son nom de naissance, Azlina Jailani, par son actuel nom "chrétien". Par contre toutes ses tentatives en vue de faire figurer sa religion chrétienne sur son MyKad ont échoué. Elle a soumis son cas à de nombreuses juridictions mais les tribunaux civils ont refusé de prendre son cas en considération, la renvoyant aux tribunaux islamiques. En août 2006(5) elle a soumis son cas à la Cour Fédérale, la plus haute juridiction du pays. Elle a du attendre jusqu’au 30 mai 2007(6) pour qu’une décision judiciaire statue sur son cas.

              Par deux voix contre une (NDLR : deux juges musulmans ont voté contre, le juge non musulman pour), un jury de juges a énoncé que Lina Joy ne pouvait pas changer officiellement de foi sans le consentement d’un tribunal islamique. Ahmad Fairuz Sheikh Abdul Halim, l’un des deux juges à s’être prononcé contre elle a déclaré : "les Tribunaux civils n’ont pas le droit d’interférer. En bref, elle ne peut pas adopter ou quitter comme ça à sa guise sa religion... Elle doit suivre les règles. L’appel a été rejeté à juste titre."

              Le juge qui soutenait son appel, Richard Malanjum, a déclaré que les exigences du NRD pour la contraindre à s’adresser à un tribunal islamique pour déclarer son apostasie sont "discriminatoires et inconstitutionnelles." Les tribunaux islamiques peuvent prononcer des peines de prison contre les apostats. Malanjum a ajouté que la volonté du NRD de la forcer à se présenter devant un tribunal islamique obligeraient Lina Joy à " porter plainte contre elle-même ". Devant le tribunal, une foule de 200 fanatiques musulmans a acclamé le jugement, criant : "Allahu Ackbar" (dieu est grand).

              Lina Joy ne peut pas épouser son compagnon chrétien car en islam il est interdit à la femme "musulmane" de se marier en dehors de sa "foi." Elle a reçu des menaces de mort et n’a pas assisté à l’audience car elle craignait pour sa sécurité.


              En avril de l’année passée, j’ai écrit sur Kamariah Ali, une femme qui a quitté l’Islam pour adhérer à la secte haute en couleurs du Royaume du Ciel(7) fondée par Ayah Pin. Cette secte accueille des membres originaires de toutes les fois et a érigé sur son sanctuaire des statues en fibre de verre et béton représentant une théière géante et d’autres objets. Le sanctuaire a été attaqué le 1ier août 2005, les statues détruites et le chef charismatique de la secte à été oblige de fuir le pays. Kamariah Ali est restée fidèle à la religion syncrétique d’Ayah Pin. en 1999, Kamariah Ali a officiellement signalé à un tribunal islamique de Kota Baru qu’elle avait renoncé à l’Islam. En 2005, elle a été jetée en prison par décision du tribunal islamique de l’état de Terengganu pour "insulte à l’Islam."

              Mohammed Ya, le mari de Kamariah Ali, lui-aussi membre du Royaume du Ciel a été jeté en prison en même temps. Il n’a pas pu supporter cette épreuve et est mort peu après sa libération. Alors que de son vivant le tribunal islamique avait refusé à Mohammed Ya le droit de quitter l’Islam, les autorités ont interdit(8) que son corps soit enterré dans un cimetière musulman. Il a finalement été enterré dans le sanctuaire de la secte du Royaume du Ciel dans l’état de Terengganu peu avant que le site soit passé au bulldozer.



              En juin 2006(9), Kamariah Ali est passée en jugement devant le grand tribunal islamique de l’état de Terengganu, elle était accusée de n’avoir déclaré son apostasie de l’Islam que pour éviter une sanction plus lourde. Le 21 juillet 2005, après avoir été arrêtée avec d’autres membres du Royaume du Ciel, elle avait été déférée devant le tribunal islamique du district de Besut sous l’inculpation de non respect d’une fatwa contre le Royaume du Ciel émise par le Mufti du Terengganu. Cette fatwa déclarait qu’Ayah Pin est un déviant et que toute association avec lui ou sa secte était interdite. Kamariah Ali avait rétorqué qu’elle n’était plus musulmane et qu’elle ne relevait donc pas de la juridiction d’un tribunal islamique. En 2006, Mustafar Hamzah, le procureur du tribunal islamique a lancé : "C’est à elle à apporter la preuve (de son apostasie)."

              La procédure contre Kamariah Ali s’éternise et aucune conclusion n’a encre été atteinte. La dernière fois qu’elle a été mentionnée dans les médias malais, c’était en septembre 2007(10). A cette époque, Muhammad Abdullah, le juge du tribunal islamique, venait de décréter que toutes les parties devaient déposer leurs conclusions écrites avant le 21 octobre. A cause de son apostasie, Kamariah est ostracisée et est dans l’impossibilité de trouver un travail. Si elle est condamnée, elle pourrait recevoir une amende de 5.000 ringgit ($1.545) ou une peine de trois ans de prison voire les deux.


              Un cas similaire implique une femme d’origine chinoise, née Tan Ean Huang, habitant Nibong Tebal dans l’état de Penang. En 1999, elle a épousé un iranien nommé Ferdoun Ashanian. Avant de l’épouser, elle s’était convertie à l’islam en juillet 1998 et son MyKad a été modifié par le NRD pour enregistrer sa conversion. Elle a pris le nom de Siti Fatimah. Au bout de quelques mois de mariage Ashanian l’a abandonnée et on ignore où il est parti. En mai 2006, elle s’est adressée au Conseil des Affaires Islamiques de Penang pour déclarer qu’elle n’était plus musulmane. Siti Fatimah voulait que son MyKad mentionne officiellement que sa religion est le bouddhisme.

              Elle a fait valoir qu’elle ne s’était convertie à l’Islam que pour se marier et qu’après l’échec de cette union, elle était retournée à sa foi bouddhiste. Elle vénérait des divinités bouddhistes comme Kuan Yin etc. Le 11 août 2007(11), le juge Othman Ibrahim Othman de la haute cour islamique de Penang a annoncé qu’un jugement n’interviendrait pas avant le 3 décembre. En même temps, il a prononcé que l’intéressée devrait suivre une formation du Département des Affaires Islamiques. Comme dans d’autres cas, aucun jugement n’a encore été prononcé.



              Le cas de Revathi Massosai(12) de l’état de Malacca serait probablement passé inaperçu sans le soutien du Democratic Action Party, le principal parti d’opposition, qui a attiré l’attention des médias sur elle. Ses parents se sont convertis à l’islam mais elle avait été élevée dans la religion hindouiste. En 2004, elle a épousé un Hindou et ils ont eu une petite fille. En janvier 2007 elle s’est adressée à un tribunal pour se faire enregistrer comme hindouiste car son MyKad énonçait qu’elle était musulmane. Revathi a été enfermée dans un "centre de réhabilitation islamique" par le tribunal. Elle y était forcée de porter le voile islamique et de réciter des prières musulmanes. Elle a enduré six mois de captivité plus six mois supplémentaires de mise à l’épreuve. Elle dit qu’on l’a aussi obligée à manger du bœuf, ce qui est interdit pour les Hindous. Elle a ensuite été placée avec sa fille sous la garde de ses parents musulmans et séparée de force de son mari.

              Le 2 avril 2007(13), un récolteur de caoutchouc hindou a été informé par des fonctionnaires musulmans de l’état de Selangor que son épouse hindoue, avec qui il est marié depuis plus de 21 ans, était techniquement musulmane. Ils ont déclaré à ce récolteur de caoutchouc qu’à moins qu’il ne se convertisse à l’Islam, il serait poursuivi pour "Khalwat", le péché d’avoir des relations intimes avec une femme qui n’est ni une parente ni une épouse. Marimuthu, le récolteur de caoutchouc, a été séparé de force de sa femme et de ses six enfants. Sa femme et ses enfants ont été enfermés dans un "centre de réhabilitation islamique" alors qu’ils sont tous hindouistes.

              En décembre 2007(14), une hindoue a perdu son combat pour empêcher son mari de divorcer d’elle devant un tribunal islamique. Le mari de Subashini Rajasingam s’est converti à l’Islam en 2006 : il voulait divorcer d’elle devant un tribunal islamique pour être certain d’obtenir la garde des deux jeunes garçons du couple. Craignant de perdre la garde de ses enfants, elle s’était adressée à un tribunal fédéral pour empêcher la procédure de divorce devant le tribunal islamique. Elle n’a pas non plus pu obtenir un jugement empêchant son mari de convertir à l’Islam son fils de quatre ans.

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              • #8
                L’Islam, la politique et la constitution

                La Malaisie a obtenu son indépendance (Merdeka) de la Grande-Bretagne le 31 août 1957. Sa constitution a été rédigée avec l’aide des autorités britanniques. Cette constitution(15) est à la source de la majorité des problèmes décrits ci-avant. Le principe selon lequel tous les Malais ethniques sont des "musulmans" découle de l’article Article 160, section 2. Il énonce : " Malais signifie une personne qui professe la religion de l'Islam, parle habituellement la langue malaise, est conforme à la coutume malaise et (a) est né dans la Fédération ou à Singapour avant le jour de l’indépendance ou est né de parents dont l’un était né dans la Fédération ou à Singapour ou était domicilié dans la Fédération ou à Singapour ce jour-là; ou (b) est l’enfant d’une telle personne."

                Malgré cette présomption que tous les gens d’origine malaise sont musulmans, cette constitution maintenait au début un semblant de liberté religieuse. L’Article 3, alinéa un énonce : "l’Islam est la religion de la Fédération ; mais les autres religions peuvent être pratiquées dans la paix et l’harmonie partout dans la Fédération."

                L’Article 11, alinéa 1 énonce que "Toute personne a le droit de professer et pratiquer sa religion et, sous réserve de l’alinéa (4), de la propager." Ledit alinéa 4 de l’Article 11 énonce que : "Les lois d’état et des territoires fédéraux de Kuala Lumpur et Lubuan et la loi Fédérale peuvent contrôler ou restreindre la propagation de doctrines religieuses ou de croyances parmi les personnes professant la religion de l’Islam."

                L’alinéa 4 de cet article a été utilise pour empêcher quiconque d’essayer de convertir un musulman à une autre foi. Plusieurs états ont adopté la Control and Restriction Bill. Cette loi permet de condamner à 10.000 ringit d’amende ($3,090) ou à un an de prison quiconque "persuade ou influence un musulman pour quitter l’Islam pour une autre religion." En août 2006(16), une semaine avant les 49ième célébrations de l’indépendance, Mohamed Nazri Aziz, ministre responsable des affaires parlementaires auprès du Premier ministre a fait une déclaration.

                Aziz a commenté le fait que quatre des treize états de la fédération n’aient pas adopté le Control and Restriction Bill. Il a affirmé que la loi est parfaitement constitutionnelle et exhorté ces quatre états à adopter la loi. Il a dit : " pourquoi (devrions-nous) interpréter (la constitution) alors qu’elle dit clairement que (des non musulmans) ne sont pas autorisés à détourner les musulmans de l'Islam ?"

                Aucune des personnes mentionnée au début de cet article n’a été forcée par des tiers de quitter l’Islam. Et ce qui les a empêché de faire appel à des tribunaux civils, c’est un amendement à la constitution – l’Article 121 (1A) – passé en 1988 qui énonce que les tribunaux civils n’ont aucune compétence pour « toutes les matières » qui relèvent de la juridiction des tribunaux islamiques( Syariah courts).

                Le 26 août 2006, le Premier Ministre Abdullah Ahmad Badawi a officiellement déclaré que personne ne devrait remettre en cause cet article controversé de la constitution : " Accepter ces articles ne créera aucun problème. Ergoter sur ces articles encore et encore.... causera des troubles si l’on n’y met bon ordre. J'ai déclaré qu'il n'y a aucune nécessité d’amender l'article 121... il n’y a aucune nécessité d’amender l'article 11. Cela ne fait que créer des problèmes entre les deux parties."

                L’année passée, alors que la Malaisie célébrait le cinquantième anniversaire de l’indépendance, des déclarations alarmantes ont été faites par Ahmad Fairuz, le président de la Cour suprême. Il a déclaré(17) lors d’une convention Islamique à Kuala Lumpur, la capitale, qu’un demi-siècle d’indépendance n’avait pas libéré la nation des "griffes du colonialisme", ajoutant que les lois civiles devraient être remplacées par la charia.

                A l’occasion de la célébration de l’indépendance, le Premier Ministre Badawi a prononcé un discours creux(18) insistant sur l’unité de la Malaisie avec toutes ses races travaillant ensemble. C’est oublier le fait que c’est son parti l’UMNO (United Malays National Organization) qui a attisé les tensions raciales au sein de la nation. Depuis 1971, le parti UMNO a appliqué une politique baptisée "ketuanan Melayu(19)." Sa doctrine est que les Malais sont les premiers occupants de la Malaisie et que cela leur donne droit à des privilèges. En conséquence, les Malais ont un traitement préférentiel en matière d’emploi, de prêts, de logement et de contrats gouvernementaux(20). La politique de discrimination du ketuanan Melayu n’a fait qu’empirer la tension raciale.

                Officiellement, Badawi est à la tête d’une coalition(21) de 12 partis appelée Barisan nasional ou " front national." Cette coalition dominée par l’ UMNO a gouverné la Malaisie depuis l’indépendance. Elle comprend deux partis ethniques, le MCA ou Malaysian Chinese Association et le MIC ou Malaysia Indian Congress. Cependant, Badawi s’est récemment aliéné la communauté indienne. Comme ils ne représentent que 8% de l’électorat, il faut croire qu’il estime n’avoir pas besoin de leurs votes lors des prochaines élections.



                En novembre de l’année passée(22), des milliers de Malaisiens d’origine indienne ont participé à des manifestations. Le 25 novembre 20.000 manifestants indiens se sont rassembles aux cavernes de Batu à huit miles au nord de Kuala Lumpur. Ces cavernes, en plus d’être une attraction touristique, sont également considérées comme sacrées par les hindous. Ils y ont exprimé leur colère de n’être que des citoyens de seconde classe dans la société malaise. Les protestataires ont été accueillis à coups de canons à eaux et de gaz lacrymogènes.

                Cette manifestation de 20.000 personnes était organisée pour protester non seulement contre la discrimination mais aussi contre le destructions généralisées de temples hindous(23). 66 membres du Hindraf (Hindu Rights Action Force) ont été arêtes et par la suite inculpés(24) pour "rassemblement illégal" et "avoir effectué une démonstration de force criminelle pour tenter de faire peur à la police." 25 personnes ont également été inculpées de vandalisme.

                En décembre 2007, cinq dirigeants de ce mouvement hindou pour les droits civiques Hindraf ont été mis en état d’arrestation pour avoir organise la manifestation du 25 novembre. Leur groupe a été fondé en janvier 2006(25) pour combattre la discrimination subie sous le régime raciste de la Malaisie. Le détonateur de leur émoi a été l’enterrement le 28 décembre 2005(26) d’un héros national, un hindou, comme s’il avait été musulman. L’alpiniste Manial Moorthy était resté paralysé après un accident lors d’un exercice de l’armée et ne pouvait plus se déplacer qu’en chaise roulante. Alors qu’il était tombé dans le coma suite à une chute de sa chaise roulante, les autorités islamiques ont prétendu qu’il s’était secrètement converti à l’islam. Après sa mort ils ont décidé par jugement qu’il serait enterré selon le rite musulman. Kaliamantal, sa veuve, a tenté de faire appel devant la Cour Suprême mais le juge a estimé qu’en vertu de l’Article 121 (1A) il n’était pas compétent.

                Les cinq dirigeants du Hindraf ont été détenus en application du Internal Security Act (ISA), une loi de l’arsenal judiciaire malais qui remonte à l’époque où la Malaisie était encore une colonie britannique. Cette loi permet l’enfermement sans procès pour une durée indéfinie. Le Premier Ministre Badawi a exigé leur mise en détention en application de cette loi.

                Les cinq dirigeants du Hindraf, MM. Manoharan, P. Uthayakumar, V. Ganabatirau, R. Kengadharan, et K. Vasantha Kumar ont contesté la légalité de leur mise en détention en application de l’ ISA mais le 26 janvier 2008(27), l’Attorney Général Abdul Gani Patail a prononcé que leur incarcération était légale. L’International Federation for Human Rights a appelé(28) à l’abolition de l’Internal Security Act.

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                • #9
                  L’Islamisation des profanateurs de corps

                  En Malaisie, de nombreuses personnes ont exprimé leur malaise quant à l’influence de l’islamisation rampante sur le pays. A. Vaithilinga, un des dirigeants de la communauté hindoue, a déclaré(29) : "Nous ne pouvons pas compter sur le pouvoir judiciaire. Chaque fois qu’un musulman est impliqué dans un procès, le jugement nous est défavorable." Bridget Welsh de l’université Johns Hopkins a déclaré : "Nous assistons à une grave détérioration des relations raciales."

                  Jawhar Hassan, directeur de l’Institute of Strategic and International Studies de Kuala Lumpur déclare(30) : "Avant il y avait plus de mélanges entre les races mais la croissance de l’urbanisation a entraîné une augmentation de la compétition pour les emplois, résultat, les questions d’identités ethniques sont devenues plus importantes."

                  Les Chrétiens sont eux aussi la cible de destructions d’églises. Il est pratiquement impossible pour une communauté chrétienne d’obtenir un permis de construire pour bâtir une église. L’UMNO a beau prétendre le contraire, les Malais ne sont pas les premiers occupants de la Malaisie. Les premiers habitants sont connus sous le nom de Orang Asli ou "population d’origine." Ils tendent à être animistes/chamanistes mais nombre d’entre eux sont chrétiens. Ils forment la plus petite des minorités de la Malaisie avec leurs 18 tribus comprenant moins de 1% de la population.

                  Dans l’état du Kelantan, qui est gouverné par le parti islamiste PAS (Parti Islam Se-Malaysia), les Orang Asli sont visés(31) en vue d’être convertis à l’Islam. Les membres des tribus reçoivent des pots-de-vin et autres incitations payées sur des fonds de l’état s’ils deviennent musulmans.

                  En juin 2007, des membres d’une tribu Orang Asli chrétienne, la tribu Temiar, ont été horrifiés quand les autorités de l’état de Kelantan ont fait raser leur église. Elle avait été construite sur une de leurs terres ancestrales peu avant sa démolition. L’état du Kelantan state prétend qu’elle avait été construite sans permis, un prétexte employé dans toute la Malaisie pour détruire les temples hindous et les église chrétiennes. La tribu Temiar a fait un procès à l’état de Kelantan. Le jugement aurait du être prononcé le Mardi 15 janvier 2008(32). Comme dans la plupart des affaires qui remettent en cause le statut quo islamiste, l’audience a été reportée. Les parties doivent maintenant déposer des conclusions écrites en vue d’une audience en mai.

                  Le parti PAS veut que toute la Malaisie soit gouvernée par la charia. Il désire aussi que les apostats de l’islam(33) soient punis de la peine de mort. Kota Baru, la ville principale du Kelantan', est dirigée(34) par le PAS depuis 1996. Dans les magasins la ségrégation entre les hommes et les femmes est strictement appliquée, les sexes opposés ont rarement l’occasion de se mélanger et de commettre le "crime" islamique du khalwat. Les femmes sont également soumises à un code vestimentaire islamique draconien.

                  Le mois passé, les dirigeants du PAS ont appelé les non musulmans(35) à les soutenir pendant la campagne électorale. Ils sont en train de former une plate-forme basée sur la mise en vigueur de lois strictement islamiques où les musulmans qui auraient commis l’adultère seraient lapidés à mort et où l’on couperait la main des voleurs.

                  Ce processus de renforcement de l’islamisation pourrait avoir débuté dans les années 1980 mais il semble s’accélérer depuis 2005. Il est possible que la Malaisie souhaite impressionner l’Organisation de la Conférence Islamique par son zèle islamique et que les pressions pour l’islamisation soient encouragées par les pays de l’OCI.

                  L’OCI ou Organisation de la conférence islamique, qui regroupe cinquante-sept États membres, a été créée en 1969. En 1990, la Malaisie s’est rangée parmi les États membres qui ont signé la déclaration du Caire(36) sur les droits de l’homme en islam. Cette déclaration énonce que la charia devrait être la base de la législation dans tous les pays musulmans. En 2005(37), il a été décidé que le secrétariat permanent du Forum Economique Islamique Mondial de l’OCI aurait son siège à Kuala Lumpur.

                  Alors que ce gouvernement mené par l’UMNO s’apprête à annoncer des élections à la nation il ne fait aucun effort pour laisser croire aux communautés non musulmanes qu’il les considère comme d’estimables membres de l’électorat. A la veille de la Noël 2007, le gouvernement a décrété qu’un journal chrétien n’avait pas le droit d’employer le mot "Allah" pour se référer à dieu.

                  Le gouvernement a en effet averti le journal Herald – the Catholic Weekly que s’il continuait à employer le nom Allah, il ne serait plus autorisé à poursuivre sa publication. Le 30 décembre 2007(38), le gouvernement a fait machine arrière. Le père Andrew Lawrence, le directeur du a reçu un simple fax énonçant que le permis de publier serait renouvelé sans condition en 2008. Le soulagement du père Andrew a été de courte durée.

                  Moins d’une semaine après l’envoi de ce fax, le gouvernement a changé de position(39). Le Herald – the Catholic Weekly se voyait une fois de plus signifier l’interdiction d’employer le mot "Allah." Abdullah Mohamad Zin, ministre des affaires religieuse, a affirmé que le père Andrew Lawrence avait mal interprété le fax.

                  Après avoir imposé ces restrictions aux chrétiens qui voudraient détourner le nom de la divinité islamique, le gouvernement s’est avisé qu’il avait des droits de propriété sur les prophètes "Islamiques" dépeints dans les livres scolaires chrétiens. En janvier(40) 2008, le mois passé, à Johor Bahru, Senawang et Ipoh, des livres chrétiens pour enfants contenant des illustrations des prophètes Abraham et Moises ont été saisis par le Publications and Koran Texts Control Department. Ce département est une section du Ministère de la Sécurité Interne sous la supervision du Premier Ministre Abdullah Badawi.

                  Le gouvernement semble très désireux de plaire aux plus dures factions islamistes de l’UMNO et de convaincre les électeurs potentiels du PAS de son grand zèle islamique. En janvier de cette année(41), le Publications and Koran Texts Control Department du Ministère de la Sécurité Interne a décidé d’interdire 11 livres sur l’Islam. Le département prétend que ces livres caricaturent l’Islam. La plupart de ces livres ont été publiés aux Etats-Unis. Huit de ces livres sont en langue anglaise.

                  Ils comprennent The Two Faces of Islam: Saudi Fundamentalism and its Role in Terrorism (42)par Stephen Schwartz. Un autre livre interdit est Secrets of the Koran: Revealing Insights into Islam's Holy Book(43) par Don Richardson, publié par Gospel Light, une maison d’édition chrétienne. Un autre livre interdit est intitulé Women in Islam.

                  En décembre 2005, en arrachant à sa veuve le corps de l’alpiniste hindou Maniam Moorthy et en l’enterrant selon le rite musulman dans un cimetière musulman, les autorités islamiques ont établi un triste précédent.


                  L’indigne spectacle de fonctionnaires musulmans volant des cadavres aux familles malgré leurs protestations a continué. Rayappan Anthony, un chrétien de 71 ans, est décédé à l’hôpital de Kuala Lumpur le 29 novembre 2006(44). Le Département des Affaires Islamiques de l’état de Selangor a refusé de laisser sa famille l’enterrer. De 1990 à 1998, il avait été musulman et les autorités islamiques affirment qu’il n’avait pas la permission de revenir au christianisme.

                  A. Sivenesan, avocat de la famille d’Anthony a déclaré à propos du Département des Affaires Islamiques de l’état de Selangor : "Ils sont connus pour être des voleurs de cadavres. Ils se fichent de vous tant que vous êtes en vie. Quand vous mourrez, ils viennent et volent le corps." La famille a gagné contre le tribunal islamique quand elle a menacé de poursuivre le gouvernement. L’Attorney Général était visiblement embarrassé, disant qu’il ne pouvait que prodiguer des conseils. Le 8 décembre 2006(45), les autorités islamiques ont abandonné leur plainte et le lendemain M. Anthony était enterré selon le rite chrétien.

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                  • #10
                    Un an après, les fonctionnaires musulmans se sont embarqués dans une nouvelle affaire de vol de cadavre. Wong Sau Lan une chrétienne d’origine chinoise était décédée le 30 décembre2007(46) à Kuala Lumpur, âgée de 53 ans . Le Conseil Islamique du Territoire Fédéral a alors prétendu que, six jours avant sa mort, Mme Lan s’était convertie à l’Islam t voulait être enterrée comme une musulmane. Son mari a réussi à obtenir injonction de la Haute Cour de Kuala Lumpur pour empêcher les autorités islamiques de s’emparer de son corps. Il a déclaré qu’elle est morte en chrétienne et qu’il n’existait aucun document légal allant dans un autre sens. Par jugement du 18 janvier 2008, la Haute cour de Kuala Lumpur a autorisé l’enterrement chrétien de Wong Sau Lan.

                    Une semaine après l’enterrement de Wong Sau Lan, l’ Associated Press(47) et AFP(48) ont révélé qu’une autre Malaisienne avait été enterrée comme musulmane contre la volonté de sa famille. M. Gan Eng Gor, un bouddhiste d’origine chinoise de 74 ans est mort le 18 janvier 2008. Son fils aîné, un converti à l’islam, a prétendu que M. Gor s’était converti à l’Islam en juillet 2007, une affirmation réfutée par les autres membres de sa famille.

                    M. Gor avait été victime d’une attaque et était depuis deux ans dans l’incapacité de parler. L’un des huit enfants de M. Gor a déclaré : "Toute notre vie nous avons pratiqué le bouddhisme. Comment aurait-il été possible qu’aucun d’entre nous, y compris ma mère qui a soigné mon père malade ces deux dernières années ne soit au courant ?"

                    Un tribunal islamique de l’état de Negeri Sembilan a soutenu que M. Gor s’était converti à l’Islam le 3 juillet 2007. Comme, en tant que non musulmans, les autres membres de la famille n’assistaient pas à l’audience du tribunal islamique, le juge Mohamad Nadzri Abdul Rahman a tranché en faveur du fils aîné. M. Gor a été enterré en tant que musulman.

                    Les musulmans représentent tout au plus 60% de la population de la Malaisie. La politique du "ketuanan Melayu" de l’UMNO c’est la division et la discrimination. En décembre 2007(49), la United States Commission on International Religious Freedom (USCIRF) a enfin fait part de son inquiétude quant au traitement des non musulmans en Malaisie, et tout particulièrement des hindous.

                    40% de la nation n’est pas musulmane et pourtant ces 40% ont moins de droits. La Malaisie s’enorgueillit d’être un pays musulman modéré. Elle vante une doctrine connue sous le nom de " Islam civilisationnel” ou "Islam Hadhari". La discrimination raciale et religieuse est ouvertement pratiquée par ce pays "modéré". Pas étonnant que sur les 11 pays de la liste(50) de l’USCIRF où la situation des libertés religieuse est préoccupante sept soient des pays musulmans peu soucieux de « modération ».

                    http://www.familysecuritymatters.org...php?id=1386478

                    Notes :

                    1 http://www.familysecuritymatters.org....php?id=910262
                    2 http://www.straitstimes.com/Latest%2...ry_200383.html
                    3 http://www.fco.gov.uk/servlet/Front?...=1018965335747
                    4 http://www.state.gov/r/pa/ei/bgn/2777.htm
                    5 http://www.westernresistance.com/blo...es/001937.html
                    6 http://www.westernresistance.com/blo...es/003762.html
                    7 http://www.westernresistance.com/blo...es/001360.html
                    8 http://www.westernresistance.com/blo...es/001378.html
                    9 http://www.westernresistance.com/blo...es/002389.html
                    10 http://thestar.com.my/news/story.asp...496&sec=nation
                    11 http://thestar.com.my/news/story.asp...992&sec=courts
                    12 http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/asi...ic/6278568.stm
                    13 http://blog.limkitsiang.com/2007/04/...s-corpus-writ/
                    14 http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/asi...ic/7161177.stm
                    15 http://www.malaysia-today.net/malaysia_constitution.pdf
                    16 http://www.westernresistance.com/blo...es/002860.html
                    17 http://www.telegraph.co.uk/news/main.../wmalay101.xml
                    18 http://thestar.com.my/news/story.asp...010&sec=nation
                    19 http://mymalaysia.**************/200...e-and-promise/
                    20 http://yaleglobal.yale.edu/display.article?id=9133
                    21 http://www.westernresistance.com/blo...es/002537.html
                    22 http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/asi...ic/7148329.stm
                    23 http://www.westernresistance.com/blo...es/002227.html
                    24 http://thestar.com.my/news/story.asp...570&sec=courts
                    25 http://www.atimes.com/atimes/Southea.../HA14Ae04.html
                    26 http://www.westernresistance.com/blo...es/001304.html
                    27 http://thestar.com.my/news/story.asp...584&sec=courts
                    28 http://www.chinapost.com.tw/headline...bal-rights.htm
                    29 http://www.csmonitor.com/2008/0129/p06s01-woap.html
                    30 http://www.ftd.de/karriere_managemen...ia/309848.html
                    31 http://www.westernresistance.com/blo...es/002445.html
                    32 http://www.usatoday.com/news/religio...ia-tribe_N.htm
                    33 http://www.malaysia-today.net/Blog-e...freedom-of.htm
                    34 http://www.westernresistance.com/blo...es/003444.html
                    35 http://www.reuters.com/article/world...ldNews&rpc=401
                    36 http://www.islamic-world.net/islamic...HE%20UNIVERSAL
                    37 http://www.westernresistance.com/blo...es/000331.html
                    38 http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/asi...ic/7164872.stm
                    39 http://www.straitstimes.com/Latest%2...ry_192747.html
                    40 http://www.washingtontimes.com/apps/...762353591/1001
                    41 http://www.chicagotribune.com/news/c...ck=1&cset=true
                    42 http://www.amazon.co.uk/Two-Faces-Is.../dp/1400030455
                    43 http://www.christianbook.com/Christi...37&event=ENETP
                    44 http://www.westernresistance.com/blo...es/003434.html
                    45 http://www.westernresistance.com/blo...es/003453.html

                    46 http://www.iht.com/articles/ap/2008/...us-Dispute.php
                    47 http://www.newspress.com/Top/Article...33248499009036
                    48 http://www.straitstimes.com/Latest%2...ry_198446.html
                    49 http://www.uscirf.gov/mediaroom/pres...a_temples.html

                    50 http://www.uscirf.gov/countries/coun...rns/index.html

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                    • #11
                      Ca jette comme un froid dites donc ...

                      Malaisie :

                      1) Meilleur statut de la femme. Il y a des sociétés matrilinéaires en malaisie, aucun rapport avec les pays arabes.

                      2) C'est un pays multi ethnique, multi civilisationnel même. Chinois, indiens, tribus. Il y a encore du chamanisme. Des chrétiens aussi.

                      3) La société est dynamique.

                      4) Le malaisien de 1970 reçoit une éducation moderne => le pays décolle.

                      5) Pas de guerre civile ni de tueries, notamment intercommunautaires

                      Oui, l'islam rigoriste a ici comme ailleurs, provoqué les problèmes habituels (*), des répressions très dures aussi (pas immédiatement). http://www.cairn.info/revue-critique...4-page-103.htm

                      (*) Exemple de ressemblance :
                      Parmi ces prisonniers figuraient ustaz Abu Bakar Chik, ustaz Bunyamin Yaacob, ustaz Latif Muhammad, ustaz Ghazali Hasbullah, Mahfuz Omar et Muhammad Sabu. Ce dernier, dirigeant kelantanais du parti, fut arrêté à cause de ses sermons enflammés contre les missionnaires chrétiens actifs dans le pays, qu’il accusait d’avoir tenté de convertir des Malais musulmans.

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                      • #12
                        2) C'est un pays multi ethnique, multi civilisationnel même. Chinois, indiens, tribus. Il y a encore du chamanisme. Des chrétiens aussi.
                        C'est un bon point celui-là, en effet...
                        Plus c'est "pur" , plus ça craint.
                        Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément.

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                        • #13
                          C'est même une "fédération".

                          http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/malaysia.htm

                          ll faudrait ajouter ceci :

                          6) ils ne sont pas embourbés dans un réglement autoritaire de la diversité linguistique.

                          (cf 4 La politique linguistique à l’égard du malais et de l’anglais

                          Groupe majoritaire: malais (61,7 %)
                          Groupes minoritaires: chinois min (21,3 %), chinois cantonais (10,7 %), tamoul (10,5 %), chinois hakka (9,7 %), chinois mandarin (4,1 %), langues autochtones
                          Langue coloniale: anglais

                          Lois linguistiques: sans objet


                          Dernière modification par Alain, 07 mars 2008, 14h32.

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                          • #14
                            L'expression ketuanan Melayu (« suprématie malaise » en malais) désigne un concept raciste répandu en Malaisie. Selon les préceptes de cette doctrine, les affaires du pays ne peuvent être gérées que par les Malais de souche, tenus pour « maîtres » (tuan) de la nation. Les citoyens d'origine chinoise et indienne sont considérés comme redevables envers les autochtones, qui leur ont accordé la citoyenneté, mais seulement en contrepartie des privilèges spéciaux qui leur sont légalement conférés en vertu de l'article 153 de la constitution de la Malaisie, qui établit au profit des Malais autochtones des quotas protégeant leurs intérêts.

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