Annonce

Réduire
Aucune annonce.

L'avenir nous met en retard

Réduire
X
 
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

  • Océane
    a répondu
    Aloha... Aigle... merci à vous

    Puis plus rien, il est deja trop tard, il est deja demain
    Demain c'est comme hier ...
    ... Ces vers me font penser à la réflexion de Saint Augustin sur le temps...

    " Ces deux temps-là donc, le passé et le futur, comment sont-ils, puisque s'il s'agit du passé il n'est plus, s'il s'agit du futur il n'est pas encore ? Quant au présent, s'il était toujours présent, et ne s'en allait pas dans le passé, il ne serait plus le temps mais l'éternité. Nous ne pouvons dire en toute vérité que le temps est, sinon parce qu'il tend à ne pas être "

    Laisser un commentaire:


  • AigleNoir
    a répondu
    Demain c'est comme hier
    Mais que savez-vous de ce present
    Que l'on attend
    Sur le quai, sous le pont
    Puis plus rien, il est deja trop tard, il est deja demain
    Demain c'est comme hier ...


    Aigle

    Laisser un commentaire:


  • Avatar de « Invité »
    Invité a répondu
    Oui Océane et merci beaucoup pour ces mots ...

    Laisser un commentaire:


  • Océane
    a crée une discussion L'avenir nous met en retard

    L'avenir nous met en retard

    L'avenir nous met en retard
    Demain c'est comme hier on n'y peut pas toucher
    On a la vie devant soi comme un boulet lourd aux talons
    Le vent dans le dos nous écrase le front contre l'air


    On se perd pas à pas
    On perd ses pas un à un
    On se perd dans ses pas
    Ce qui s'appelle des pas perdus


    Voici la terre sous nos pieds
    Plate comme une grande table
    Seulement on n'en voit pas le bout
    (C'est à cause de nos yeux qui sont mauvais)

    On n'en voit pas non plus le dessous
    D'habitude
    Et c'est dommage
    Car il s'y décide des choses capitales
    À propos de nos pieds et de nos pas
    C'est là que se livrent des conciliabules géométriques
    Qui nous ont pour centre et pour lieu
    C'est là que la succession des points devient une ligne
    Une ficelle attachée à nous
    Et que le jeu se fait terriblement pur
    D'une implacable constance dans sa marche
    au bout qui est le cercle
    Cette prison.

    Vos pieds marchent sur une surface dure
    Sur une surface qui vous porte comme un empereur
    Mais vos pas à travers tombent dans le vide
    pas perdus

    Font un cercle
    et c'est un point
    On les place ici et là, ailleurs,
    à travers vingt rues qui se croisent
    Et l'on entend toc toc sur le trottoir
    toujours à la même place
    Juste au-dessous de vos pieds

    Les pas perdus tombent sous soi dans le vide
    et l'on croit qu'on ne va plus les rencontrer
    On croit que le pas perdu c'est donné une fois
    pour toutes perdu une fois pour toutes
    Mais c'est une bien drôle de semence
    Et qui a sa loi
    Ils se placent en cercle et vous regardent avec ironie
    Prisonnier des pas perdus.

    Sans port d'attache.



    Hector de Saint-Denys Garneau


Chargement...
X