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pour toutes lesfemmes d'Algerie à qui on a appris le silence

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  • salze
    a répondu
    Merci Sacov

    Il y a eu ce hasard d’un déclic magique qui m’ouvrit ce jour-là une porte vers l’espoir, celui de découvrir le charme de tes pensées. Je me laissais aller à cueillir ton élégance dans tes mots ravissants. Le romantisme a semé en moi son venin délicieux, il enlève aux choses leur plate inertie, les enrobe de beauté, telle est ma vision toujours de savoir trouver en ces regards vides, en ces mots oubliés, une lueur qui les sortira du néant. Parce que la vie nous ouvre ses bras chaque jour pour nous apprendre à l’aimer et pour se délecter de ses tendres victuailles à ceux qui savent la voir, à ceux qui veulent l’entendre… Je sais maintenant car quelque part un clone de mon moi parle le même langue et je t’en remercie. Si la solitude sournoise nous guette chaque jour sachons la regarder de haut en unissant nos voix pour crier notre foi, en mêlant nos encres pour sublimer la vie. Que ce premier jour de printemps te permette de goutter à la saveur subtile, au bonheur de vivre.. :1039989653: :1039989653: :1039989653:

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  • sacov
    a répondu
    Femme tu fus,


    Il y a eu ce chemin, aussi long que le mien, tes années d’infortune, mes siècles d’amertume, mes couleurs muettes et mes prairies arides.
    Mes sinueux chemins que tu as empruntés, ma poésie déserte par toi apprivoisée, ma culture inerte que tu as su changer.
    Tout cela et encore, logeant nos deux histoires dans les plis du terroir très souvent assoupi.
    Mon devoir à surprendre, ton pouvoir à attendre au coin de mes désir et relevant mes dires, tressés de bouquets tendres.
    Tout cela encore, me demande du temps, peut-être que le printemps que tu tisses chaque jour, tout au long de tes heures, t’arrachant à tes heurts contre moi et toujours, te donnera ma main, coupée de ses étreints, réalisant demain par delà l’incertain.
    Tout cela encore, mon regard dans tes yeux, pour rectifier tes songes, oui, le faire à ta place, pour te laisser le temps pour apprécier longtemps ces efforts que je fais.

    :wink:

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  • morjane
    a répondu
    Azul Salze,

    Merci vraiment pour ce poème que je ressens comme un témoignage de tendresse envers "toutes ces femmes a qui on a appris le silence"

    Devais-je perdre mon âme à vouloir la refaire au gré de tes désirs
    Ignorant ma richesse, et mon jardin secret, et tous mes horizons
    Quand on paye ce prix là, c'est se renier sois même et effacer judqu'a son identité de Femme, d'épouse et encore plus d'individu, c'est vraiment perdre son âme, c'est terrible quand cela arrive et celà a hélas bien dus arriver.

    Les Femmes Algériennes sont des femmes courageuses et intelligentes et c'est par elles que le changement viendra, les hommes le sentent celà .

    Passe un beau Dimanche et belle journée à tous :1039989653:

    Tu sais j'aime vraiment tout tes écrits, ils sont si denses; je lis aussi dérrière tes paroles je crois. En tous les cas, ils provoquent beaucoup d'émotions, de sensations en moi (comme d'ailleurs chacun des poèmes qui sont ici et c'est aussi pour cela que mon bonheur est si doux dans la rue, ici, il y a de la vie, des larmes, de l'amour )

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  • salze
    a crée une discussion pour toutes lesfemmes d'Algerie à qui on a appris le silence

    pour toutes lesfemmes d'Algerie à qui on a appris le silence

    Femme je fus


    Il y eu ce long chemin, mes années d’infortune, noires de silence
    Traversée du désert, abrupt, rocailleux, tapissé d’insolence, habillé de mépris
    Et toutes ces longues heures s’arrachant à ma vie, à voir mourir les jours,
    Trésors inestimables, lambeaux de ma jeunesse, à jamais perdus pour moi,
    Je rectifiais mes rêves au gré de tes regards, m’oubliant, généreuse.
    Leur ôtant la lumière, tu exaltas mes sens, attisant ma ferveur.
    Aveuglée mais fidèle, j’ai vu frémir ta vie, senti vibrer ton cœur.
    Devais-je perdre mon âme à vouloir la refaire au gré de tes désirs
    Ignorant ma richesse, et mon jardin secret, et tous mes horizons.
    Et cette âme de femme, trésor incomparable, source de beauté.
    Essence du pardon, je dois taire ma raison car tel l’exige la tienne,
    Tu ris à mes jugements, ne me reconnaissant que le droit à la vie.
    Prodigieuse, ingénieuse, je ne fus à tes yeux qu’accessoire second.
    Figurante muette, mon génie aux aguets pour te tendre la main,
    Pour t’offrir patiemment la lumière ou la paix devant l’incertitude.
    Tu su apprivoiser ma tendre liberté pour mieux tisser la tienne,
    Et je sombrais, déchue, dans un monde de recluse et de recueillement.
    Je vis taire mes sourires, se figer mon espace, déclin de l’existence,
    M’éloignant des vivants, et mon triste caveau se referma sur moi.
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