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Béjaia veut se développer dans la pêche

 
La wilaya de Béjaia va investir 92 milliards de dinars pour développer le secteur de la pêche.
lundi 5 novembre 2007.

La pêche de sardines à Béjaia. L’activité de la pêche dans la wilaya de Béjaia s’articule autour de deux grands axes, à savoir la pêche des chalutiers destinée à la capture du poisson blanc (rouget, merlan...) et la pêche des sardiniers dédiée à la capture du poisson bleu (sardine, bonite...). Le poisson bleu représente 95% des prises, évaluées annuellement à 3 000 tonnes. Une capture très en deçà de la demande, d’où une disette poissonnière et une envolée des prix des fruits de la mer. “Nous comptons doubler la production pour satisfaire la demande et rendre le poisson accessible”, nous dira, ambitieux, Nadir Adouane, directeur de la pêche et des ressources halieutiques. Tout a commencé en 2005, avec la réalisation d’un terre-plein à la sortie du tunnel Sidi Abdelkader, histoire de désengorger le petit port de pêche arrivé à saturation et interdisant de ce fait, toute injection de nouvelles embarcations.

Les travaux d’extension qui ont coûté 50 milliards de centimes ont permis de disposer de trois nouveaux appointements. Il s’en est suivi le renforcement de la flotille de pêche de Béjaia qui atteint à présent 220 embarcations dont 33 sardiniers, 16 chalutiers et 171 petits métiers. Des travaux sont en cours pour doter le terre-plein d’infrastructures d’accompagnement telles qu’une halle amarrée, une fabrique de glace et un atelier de réparation navale. “Auparavant, les armateurs étaient contraints de se rendre jusqu’au port de Bouharoun pour faire réparer leurs embarcation ce qui leur occasionnnait un temps d’immobilisation excessivement long”, souligne notre interlocuteur. Il est prévu aussi un port de pêche et de plaisance à Tala Guilef, sur la côte Ouest. Selon M. Adouane, ce projet dont l’étude est finalisée, est confié à un groupement de trois entreprises dont une turque (ASKA) et deux algériennes (Sotramest, et meditram) pour un délai de réalisation de 24 mois et une enveloppe budgétaire de 310 millions de dinars, allouée dans le cadre du Plan de soutien à la relance économique (PSRE).

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après la Dépêche de Kabylie