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L’agroalimentaire, un secteur d’avenir en Algérie

 
Le marché de l’agroalimentaire en Algérie pèserait cinq milliards de dollars, et malgré la multitude d’entreprises privées et publiques concurrentes, il peine à devenir un secteur d’exportations.
mardi 4 avril 2006.

L'Algérie, qui importe pour 600 millions de dollars de blé par an, doit revoir sa politique agricole pour limiter sa dépendance alimentaire.Sur les dix dernières années, le privé a réussi dans la filière, soit en montant des entreprises en partenariat avec des étrangers, soit en s’associant avec des entreprises locales. Il réussit mieux que l’entreprise publique, notamment dans la branche laitière. Comme d’autres secteurs, l’agroalimentaire fait face à une concurrence pas toujours loyale, induite par une importation à tout-va. Il évolue ainsi dans un environnement marqué par une distorsion dans la concurrence.

Et, dans pareille situation, les gestionnaires des entreprises publiques agroalimentaires en Algérie, négocient comme ils peuvent, la survie des sociétés dont ils ont la charge. Pendant ce temps, le privé, versé en partie dans l’importation, s’étend dans un marché en expansion, notamment sur les segments des produits alimentaires d’importation comme les grains, les produits agroalimentaires, les matières premières ainsi que les biens de production et de consommation. Dans la structure des importations agroalimentaires, il y a, en vérité, de tout : de la farine, du sucre, de la margarine, du blé. Sur ce dernier produit, des économistes grossissent le trait.

L’importation de blé représente une facture annuelle de près de six cents millions de dollars. L’Algérie y recourt, parce qu’elle a remis au lendemain le développement du secteur agricole dont la production est d’évidence aléatoire. La production locale en blé avoisine aujourd’hui trente millions de quintaux en moyenne annuellement. Pas assez pour couvrir les besoins nationaux. Autrefois sous le monopole de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), le marché des céréales a été ouvert au privé à la fin des années quatre-vingt.

Synthèse de Ahlem, algerie-dz.com
D’après la Tribune