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Iska
18/01/2010, 10h52
Lutte contre la corruption

Le DRS sort de l’ombre


Longtemps confiné dans la seule lutte contre le terrorisme, le Département du renseignement et de la sécurité (DRS), l’ex-Sécurité militaire, se voit ces derniers mois confier de plus en plus d’enquêtes sur la corruption et les scandales financiers.



La médiatisation des activités de ce service, habitué à agir dans l’ombre et commandé depuis le début des années 1990 par le général de corps d’armée Mohamed Mediène dit Toufik, a débuté avec l’enquête ouverte l’an dernier sur la gestion du complexe sidérurgique d’El Hadjar, ArcelorMittal, et de certains de ses sous-traitants tels que la firme indienne Grant Smity Works (GSW), spécialisée dans la récupération, le traitement et la vente de la ferraille massive. L’investigation qui y avait été menée alors par les éléments du Centre territorial de recherche et d’investigation (CTRI) de Annaba, une structure qui dépend directement du DRS, avait permis de faire éclater au grand jour une vaste entreprise de corruption et de détournement de devises fortes dans laquelle étaient impliqués d’importants cadres locaux et étrangers d’ArcelorMitall et de GSW. Le PDG de cette dernière et son superviseur seront eux aussi condamnés, en juin 2009, à 3 ans de prison ferme par la cour de Annaba. L’enquête qui a rendu compte de l’existence d’une corruption tentaculaire à l’est du pays n’a pas encore livré, à ce jour, tous ses secrets. Avant de se voir confier (ou de s’autosaisir) l’enquête sur les contrats illégaux de Sonatrach qui a, entre autres, débouché mercredi dernier sur la mise sous contrôle judiciaire du PDG et l’arrestation de deux vice-présidents de la compagnie, les enquêteurs du DRS se sont autosaisis du très explosif dossier du projet de l’autoroute Est-Ouest d’une valeur de près de 13 milliards de dollars dans lequel un bataillon de hauts cadres et d’anciens ministres sont accusés d’avoir, moyennant d’importantes commissions, aidé une compagnie chinoise à rafler une part du marché.
Le choix de confier au DRS le traitement des grandes affaires de corruption peut correspondre à une volonté en haut lieu de donner un grand coup de pied dans la fourmilière pour essayer d’enrayer le phénomène de la corruption qui a atteint la cote d’alerte. La corruption s’est tellement propagée que celle-ci a fini par devenir un véritable sport national et mode de gouvernance. A l’instar de certaines nations du Sud ou en voie de développement, l’Algérie est régulièrement citée par les organismes internationaux comme étant l’un des pays les plus corrompus et les moins transparents au monde. En décidant d’appeler à la rescousse le DRS (une structure qui, il faut le souligner, n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme concernant l’étendue du mal) dans le traitement des grandes affaires de corruption qui se sont empilées sur son bureau ces dernières années, le gouvernement confirme ainsi l’idée que les autres services de sécurité n’ont pas une marge de manœuvre suffisante pour prendre en charge des dossiers aussi sensibles. La remarque est surtout valable pour la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) dont certains responsables sont soupçonnés de « rouler » au profit de personnalités politiques impliquées dans les scandales financiers que le DRS vient de faire éclater au grand jour et de défendre des intérêts de groupes d’hommes d’affaires hors-la-loi. Beaucoup d’observateurs expliquent aussi l’apparition du DRS comme le principal fer de lance de la lutte contre la corruption par l’inefficacité du système judiciaire algérien. Pour étayer leur argumentaire, ces derniers rappellent que la justice s’est rarement autosaisie d’une grande affaire de corruption. Cela même quand celle-ci saute aux yeux.




Par Zine Cherfaoui (zcherfaoui@elwatan.com)

El Watan

chegevara
18/01/2010, 15h45
Il serait peut-être temps que les services secrets s’occupent de ces nouveaux miliardaires qui n’ont ni gagné au loto , ni hérité une parente en Ecosse. L’ancienne-nouvelle mode chez ces gens-là est d’acheter des biens immobiliers dans les quartiers huppés des capitales européennes. Il serait temps de leur demander de s’expliquer sur l’origine de telles fortunes, car ces messieurs ont piqué tellement de dinars que cela «ne remplit plus leurs yeux ».La corruption est devenue une opération normalisée et un secteur d’activité florissant de la libre entreprise, structuré et institutionnalisé. Le marketing a ses règles que la morale ne connaît pas. Les fameux dix pour cent et les transferts vers des comptes bloqués en Suisse sont des affaires ordinaires. Quant à la lutte contre de telles pratiques, elle requiert la participation active du système bancaire helvétique qui, on s’en doute, n’est pas très pressé de le faire. En attendant, cette corruption se répand comme une épidémie de grippe virale, car l’impunité encourage son extension et sa généralisation à tous les niveaux.

snake78
18/01/2010, 21h47
L'armée reste le seul organe intègre dans ce pays.

Scootie
18/01/2010, 22h41
L'armée reste le seul organe intègre dans ce pays.

Magnifiquement résumé :mrgreen:

En réalité, l'armée et ses chefs sont justement les premiers responsables de la déliquéscence qui gangrène notre pays où la corruption est devenue une seconde nature.

Et je ne citerai qu'un exemple: celui des terrains, d'abords "acquis" par les militaires, revendus ensuite avec de juteuses plus-values à leurs suppôts hommes d'affaires et enfin re-revendus à prix d'or au commun des mortels. C'est ainsi, entre autres, qu'on se retrouve à devoir débourser des sommes grotesques pour des biens qui ne valent pas le dixième du prix ....... du "marché" !!!

chegevara
19/01/2010, 06h35
استأثر جهاز الإستخبارات العسكرية بالتحري في الملفات الثقيلة المتعلقة بالفساد، وأفضت أول الإجراءات القضائية إلى توجيه تهمة الرشوة لمسؤولين مدنيين وعسكريين يمارسون مهام كبيرة في الدولة. وتفيد مصادر على دراية بقضايا محاربة الفساد، أن رئيس الجمهورية يحرص شخصيا على أن تتولى الاستخبارات العسكرية تحريك التحقيقات بالنظر للأدوات التي تضمن لها الفعالية في الميدان..
انفردت مصالح الشرطة القضائية التابعة للمصالح العسكرية للأمن، بالتحقيق في العمولات والرشاوى التي دفعت في إطار إنجاز الطريق السريع شرق غرب وفي الصفقات المشبوهة التي تمت في سوناطراك. وأمسكت ملفا ثالثا لا يقل خطورة، بعد أن تحرى فيه الأمن الوطني في مرحلة أولى، ويتعلق بسوء التسيير في سونلغاز. وتكبدت الخزينة العمومية خسارة بآلاف الملايير بسبب ممارسات الفساد المستشرية في القطاعات الثلاثة. وإذا كانت أولى الرؤوس الكبيرة قد سقطت في ملفي الأشغال العمومية وسوناطراك بوضع بعضهم في السجن والبعض الآخر تحت الرقابة القضائية، فإن مصادر عليمة أكدت لـ''الخبر'' أن مسؤولين بارزين سيلقون نفس المصير في الملف الثالث. وذكرت ذات المصادر أن المخابرات بصدد التحري في تضخيم فواتير استهلاك الكهرباء بثكنات عسكرية في العاصمة.
ويعكس توظيف ثقل جهاز المخابرات في معالجة قضايا الفساد الكبيرة إرادة سياسية واضحة، بتمكين الهيئة من وسائل التحري في الجرائم الإقتصادية التي يوفّرها مرسوم رئاسي صدر في 9 فيفرى 2008، الذي أنشئت بموجبه ''مصلحة مركزية للشرطة القضائية للمصالح العسكرية''. وهي هيئة تتبع لوزارة الدفاع الوطني يتولى تسييرها ضابط سام وتتكفل بمعاينة الجرائم المتضمنة في قانون العقوبات وقانون القضاء العسكري وجمع الأدلة عنها والبحث عن مرتكبيها. وتدعمت المصلحة بأداتين لتنفيذ مهامها في الميدان، هما فرق تحريات قضائية متنقلة ومصالح جهوية للشرطة القضائية.
ومن المعروف قانونا أن أجهزة الشرطة القضائية (الأمن والدرك)، تباشران التحقيقات على أساس شكاوى أو بلاغات تتلقاها من مصادر معلومة أو مجهولة أو تعليمات من النيابة العامة. وقد تتحرك تلقائيا كمحصلة للمعلومات التي استقتها من نشاطها الإستعلامي. لكن في قضايا الفساد الأخيرة التي صدمت الرأي العام، يلاحظ أن التحقيق فيها قامت به المخابرات بدلا عن الشرطة والدرك فما سر ذلك؟ تفيد مصادر مطلعة على الفضائح الإقتصادية لـ''الخبر''، أن بوتفليقة حرص بنفسه على أن يتولى جهاز الأمن العسكري التحري في هذه القضايا، لما يملكه من مؤهلات الفعالية تميزه عن غيره من الأجهزة.
ويرجح متمرسون على التحريات القضائية، تحدثت إليهم ''الخبر''، أن مصالح الاستخبارات تلقت الإيعاز من الرئيس شخصيا. ويعتقد آخرون أن عملها كان باكورة نشاط استخباراتي في الميدان في غياب أي شكوى. ويرجح البعض فرضية تقديم شكوى، لكن لا توجد شواهد في الواقع تؤكد هذا الإحتمال وإذا سلمنا به لماذا يوجه البلاغ إلى المخابرات بدلا عن الهيئات المعروفة بتكفلها بالتحقيقات؟ هل يرجع ذلك إلى عامل الثقة والفعالية والقوة، على اعتبار أن الأمن العسكري جزء من المؤسسة العسكرية بكل ما تحمله من ثقل في مؤسسات الدولة ووزن في كل ما يجري بالبلاد؟
وتوجد قراءة ثالثة بعيدة عن الاعتبارات القانونية تفسر إلى حد ما تكفّل المخابرات حصريا بالفضائح التي اندلعت مؤخرا، تتمثل في صفات ومراكز الأشخاص المتورطين التي حسمت في الجهة التي تسند إليها التحقيقات. وهنا أيضا يطرح تساؤل عن سر تفضيل المصالح العسكرية عن الدرك الذي يعتبر الجهاز الأساسي والأصلي لمهام الشرطة القضائية، والذي يملك إمكانيات بشرية ومادية أثبتت جدارتها في الميدان، فضلا عن أن الجهازين يتبعان لوزارة الدفاع.
الجدير بالإشارة أن إمداد الأمن العسكري بصلاحيات الشرطة القضائية تم لأول مرة في 1985 وبموجب تعديل قانون الإجراءات الجزائية. وبعد 10 سنوات أدخل تعديل آخر على نفس القانون، حيث تم تغيير تسمية ''الأمن العسكري'' إلى ''المصالح العسكرية للأمن'' التي توسعت سلطاتها في مجال مكافحة الإرهاب والتخريب.
elkhadar

shadok
19/01/2010, 07h05
Est-ce qu'il y a une justice indépendante pour sanctionner ? Nous avons vu dans l’affaire Khalifa que les grands responsables n’ont pas été impliqués.

amicalement
19/01/2010, 08h27
L'armée reste le seul organe intègre dans ce pays.


l'armée est a l'image du pays, les corrompus l’ont gangrenés de partout comme le reste des institutions algeriennes.
Je pense meme que si on est dans la mouise c’est grace en exclusivite a ces caporaux devenus des generaux (avec bedaine) par je ne sais quel miracle.

amicalement
19/01/2010, 08h31
l'armée est a l'image du pays, les corrompus l’ont gangrenés de partout comme le reste des institutions algeriennes. Je pense meme que si on est dans la mouise c’est grace en exclusivite a ces caporaux devenus des generaux (avec bedaine) par je ne sais quel miracle.

Yastasinas
19/01/2010, 10h01
Beaucoup d’observateurs expliquent aussi l’apparition du DRS comme le principal fer de lance de la lutte contre la corruption par l’inefficacité du système judiciaire algérien. Pour étayer leur argumentaire, ces derniers rappellent que la justice s’est rarement autosaisie d’une grande affaire de corruption. Cela même quand celle-ci saute aux yeux.
Une question: une fois ces investigations terminées, le dossier atterrira sur les bureaux de quelle justice? De la justice algérienne, pardi!!!!

Donc on met en avant "l'inefficacité du système judiciaire algérien" dans la lutte contre la corruption, mais on va lui confier le jugement de ces mêmes dossiers. Y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans certains esprits.

2 hypothèses pour cette médiatisation du DRS, à ce moment précis (car la corruption ne date pas d'aujourd'hui et ne s'arrêtera pas maintenant) :


cet article et ces affaires de corruption sont des ballons de sonde qui pourraient annoncer un éventuel changement politique et décisionnel dans le pays;
c'est un message de Toufik à Boutef: "je reprends la vitrine du pouvoir, dans la perspective de ta succession. Ne pense surtout pas à ton frère et/ou à un autre homme lige..."Qu'en pensez vous?

Nota: quant à l'armée, nous savons tous que le pouvoir réel est entre ses mains. Ipso facto, sa responsabilité est plus qu'engagée dans l'état de déliquescence das lequel se trouve le pays.

bledard_for_ever
19/01/2010, 10h12
yastinislas

Je ne suis pas d'accord avec toi. Les services de sécurités se sont toujours interessés aux crimes économiques. Et ceux dans tous les pays, ce n'est pas l'apanage de l'Algérie.

Je ne vois pas cela comme une lutte "services de sécurité-boutef", mais plutot une suite du discours de boutef contre la corruption.

Ce qu'on peut reprocher à cette opération "mains propres", c'est qu'elle se fait dans le désordre et sans aucune communication. ça laisse place à toute les supputations et théorie du complot.

Ce qu'on peut craindre également c'est que des innoncents en payent aussi le prix.

Mais c'ets déjà mieux que les campagnes anti-corruption de Chadli, qui elles visaient exclusivement des innocents.

Yastasinas
19/01/2010, 10h20
Bledard,
Je peux te le concéder, mais pour cela, il faudra répondre à certaines interrogations:

Pourquoi maintenant, alors que Boutef est au pouvoir depuis 11 ans?
Considère-t-on que les éléments du DRS ne sont pas/sont moins corrompus que ceux des autres services?

Pourquoi une telle médiatisation?
Pourquoi n'a-t-il pas (Boutef) ordonné une suite judiciaire aux révélations faites durant le procès Khalifa alors que des noms de ministres, de militaires et autres "notabilités influentes" furent dénoncés durant les interrogatoires?
Pourquoi ne change-il pas la loi inhérente aux marchés publics, véritable passoire pour les corrompus/corrupteurs?
Pourquoi gade-t-il Ali Tounsi à la tête de la DGSN s'il considère que son service est en faillite?Et tant d'autres questions qui peuvent allonger la liste de notre méfiance.

Malheureusement, en Algérie, l'opacité est un mode de gouvernance. Idem pour les manipulations.

Personnellement, je reste méfiant.

bledard_for_ever
19/01/2010, 10h31
Pourquoi maintenant, alors que Boutef est au pouvoir depuis 11 ans?
La comission de lutte contre la corruption existe depuis plusieurs années. ce sont les moyens qui n'ont pas été mis en oeuvre jusque là. Je présume que ce doit pas être facile et que bcp de monde est concerné :)
Considère-t-on que les éléments du DRS ne sont pas/sont moins corrompus que ceux des autres services?
je ne sais pas. Mais je peux dire vu de ma lucarne que dans l'armée il y a plus de gens intègre et que dans les autres institutions de l'état.
Pourquoi une telle médiatisation?
Parceque c'est Sonatrach et avant ça le projet du siecle. il y a eu d'autres cas auparavant. Moins médiatisés.
Pourquoi n'a-t-il pas (Boutef) ordonné une suite judiciaire aux révélations faites durant le procès Khalifa alors que des noms de ministres, de militaires et autres "notabilités influentes" furent dénoncés durant les interrogatoires?
Tout le monde a salué le travail de la juge. des ministres ont défilé à la barre.
Pourquoi ne change-il pas la loi inhérente aux marchés publics, véritable passoire pour les corrompus/corrupteurs?
Semble t il pour ne pas retarder les grands projets. Mnt la question est d'actualité
Pourquoi gade-t-il Ali Tounsi à la tête de la DGSN s'il considère que son service est en faillite?????


Malheureusement, en Algérie, l'opacité est un mode de gouvernance. Idem pour les manipulations.

eh oui....

absent
19/01/2010, 10h33
ça peut aussi être interpréter comme le début de la main mise de Boutef sur la DRS le dernier bastionne des genereaux wlad frança.

il faut pas oublier que Boutef a réussi à démanteler tout les hommes fort de Toufik et qu'il envisager même de déçoudre la DRS pour l'inclure dans le nouveau huper ministre de la sécurté interieur de son bras droit Zerhouni afin de faciliter la passassion du pouvoir a son frère.

Mediatiser ces actions est une des méthode de Boutef contrairement au patron de la DRs qui est connu par les agissment dans le noir.


il est malin le petit Boutef,

Yastasinas
19/01/2010, 10h57
La comission de lutte contre la corruption existe depuis plusieurs années. ce sont les moyens qui n'ont pas été mis en oeuvre jusque là. Je présume que ce doit pas être facile et que bcp de monde est concerné :)
Justement, pourquoi n'avoir pas donné les moyens et à cette commission et à la justice et aux services de sécurité pour faire un véritable travail?
Je pense que cela ne peut pas se faire car ce pouvoir est illégitime, ne fonctionnant que sur la base de la corruption pour entretenir toute cette clientèle et ses hachia.
je ne sais pas. Mais je peux dire vu de ma lucarne que dans l'armée il y a plus de gens intègre et que dans les autres institutions de l'état.Pourtant, "le pont des généraux", le "général sucre", "général café", "général batata", les sociétés écran, les commissions, les "protégés", etc. ne sont pas une invention d'esprits ayant fumé trop d'Absinthe.
La corruption dans l'armée est une gangrène. Cette armée fait partie de ce pays, elle le gouverne, elle le façonne selon ses désirs. Elle ne peut pas être clean dans un pays sale. Cela fait mal, mais c'est le cas.
Parceque c'est Sonatrach et avant ça le projet du siecle. il y a eu d'autres cas auparavant. Moins médiatisés.
C'est de la poudre aux yeux, du hef, on fait semblant de lutter contre la corruption alors que l'objectif recherché est la reprise en main d'un centre de décision ayant échappé pour un laps de temps. Je garde en mémoire les affaire "mains propres" de Ouyahia en 96. Le résultat:des cadres incarcérés injustement puis réhabilités par la justice. A la fin, on avait fini par avoir le fin mot:les cadres touchés furent ceux qui étaient contre la dissolution/privatisation de leurs sociétés respectives. Ouyahia s'est chargé de leur faciliter la tâche.
Tout le monde a salué le travail de la juge. des ministres ont défilé à la barre.
1 juge qui s'est cantonnée dans un juridisme à la con:arrêt de renvoi ni plus ni moins;
1 juge ayant tancé des accusés qui voulaient citer certains noms:les Boutef par exemple;
Quelle est la suite des révélations faites en audience et non pas prises en charge par l'arrêt de renvoi? Walou.
Sidi Saïd (pour ne citer que celui-là) avait avoué être responsable du transfert des sous des œuvres sociales vers les comptes Khalifa sur la base d'un faux. A-t-il été inquiété depuis? Bien-sûr que non, casseur de toutes les frondes sociales qu'il est.Semble t il pour ne pas retarder les grands projets. Mnt la question est d'actualité
Tu rigoles, je suppose. Elle arrange leurs intérêts, oui.
Tout le monde sait qu'une nouvelle loi ne s'applique que sur les situations futures:sacro saint principe de non rétroactivité des lois. Les marchés actuels sont déjà engagés, les commissions empochées...

chegevara
19/01/2010, 11h08
Il n'est inadmissible qu'au moment où des braves comme le colonel Othmane payent de leur vie pour mettre fin au terrorisme, alors que d'autres continuent a ramaser l'argent facile.
Toutes ces fortunes illicites et illegitimes se sont constitues en puissant lobby qui sont infiltres(progeniture,parents,alliances) dans tous les rouages de l’ administration,de l’ armée,de la politique,etc, tel un cancer qui a disseminé les metastases à travers tout un corps.Rien ne pourra se faire dans ce pays,sans eux,parce qu’ ils sont partout.

la corruption met en danger la securite nationale et la DRS ne peut rester passif devant le saignement de l'économie algérienne et devant la vente de l'Algérie à de nouveaux colons.
Il est impératif d'arrêter au plus vite et par tous les moyens légaux possibles les responsables de cette catastrophe et les traduire au plus vite devant la justice afin de sauver l'Algérie de ce terrorisme economique.

Yastasinas
19/01/2010, 11h23
Il n'est inadmissible qu'au moment où des braves comme le colonel Othmane payent de leur vie pour mettre fin au terrorisme, alors que d'autres continuent a ramaser l'argent facile.

la corruption met en danger la securite nationale et la DRS ne peut rester passif devant le saignement de l'économie algérienne et devant la vente de l'Algérie à de nouveaux colons.
Il est impératif d'arrêter au plus vite et par tous les moyens légaux possibles les responsables de cette catastrophe et les traduire au plus vite devant la justice afin de sauver l'Algérie de ce terrorisme economique.
Les dés sont pipés d'avance.

La lutte contre la corruption est l'apanage de femmes et d'hommes portant en eux cette conviction, ayant la légitimité populaire indispensable pour de telles actions.

Le pouvoir en Algérie traine son illégitimité comme un forçat son boulet.

Le meilleur remède contre un tel fléau reste un Etat fort de sa démocratie, de ses institutions et de sa justice indépendante. Malheureusement, en Algérie, c'est tout à fait le contraire qui se passe. La justice dépend de l'exécutif qui dépend du DRS.

Le pouvoir, pour mieux museler le peuple, a besoin de toute cette faune clientéliste qui attent un retour d'ascenseur. Les marchés, les commissions, les postes, etc., sont le moyen indiqué pour son entretien. La rente pétrolière est là pour sauver ce système liberticide.

Donc ce n'est pas une affaire d'hommes, puisque la problématique est inhérente au mode de gouvernance.

benam
19/01/2010, 11h23
En décidant d’appeler à la rescousse le DRS (une structure qui, il faut le souligner, n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme concernant l’étendue du mal) dans le traitement des grandes affaires de corruption qui se sont empilées sur son bureau ces dernières années, le gouvernement confirme ainsi l’idée que les autres services de sécurité n’ont pas une marge de manœuvre suffisante pour prendre en charge des dossiers aussi sensibles.
Ce qui gêne un peu dans les entournures, c’est que ces affaires n’ont pas été levées par les structures qui sont chargées de lutter au quotidien contre la corruption : police judiciaire, gendarmerie nationale, parquet, douanes, administration fiscales et globalement le système judiciaire.

Nous avons été habitués à voir certains milieux du DRS intervenir pour faire pencher la balance en faveur d’un clan au pouvoir au détriment d’un autre, ou pour préparer le terrain à des mesures impopulaires. Espérons que ce n’est pas le cas aujourd’hui.

Le travail effectué par le DRS est à saluer, dans la mesure où il ne va s’arrêter à l’inculpation de quelques lampistes pour mieux protéger les gros. Nous avons aussi été habitués à ce scenario (affaire BEA qui quand elle est arrivée jusqu’aux proches de Chadly a été carrément bâclée , affaire Khalifa qui a servi beaucoup plus à escamoter qu’à révéler des vérités, affaire des D15 qui a coûté une révocation, des poursuites judiciaires et un long exil au cadre des douanes qui l’a révélée, avant d’être réhabilité…) Quant aux opérations « mains propres »… elles ont souvent débouché sur des désastres aussi bien pour ceux qui ont été accusés à tort que pour les entreprises qu’on a voulu « nettoyer » (affaire Sider entre autres).

La passation des marchés au niveau de Sonatrach est balisée par des procédures et des modalités tatillonnes qui ne laissent, en principe, que peu de place à la malversation, au point où, un délai de 12 ou 24 mois entre l'appel d'offres et la passation du marché n'est pas exceptionnel. Mais, avec le temps, des « partenaires » de Sonatrach avec la complicité de certains de ses cadres, ont réussi à développer des méthodes pour détourner ces procédures tout en les respectant au plan de la forme.

Il est clair que la Sonatrach est l’une des plus importantes « niches » de la corruption. Sonatrach et ses filiales lancent des centaines et des centaines d’appels d’offres par an. Une bonne partie de ces affaires portent sur des montants de plusieurs millions d’Euros. Et là où l’argent circule à flot, il peut y avoir des fuites : 1% de 100 millions d’Euros c’est plus de 1000 mois de salaire d’un cadre.

On devine donc que l’affaire levée par le DRS n’est que la partie de l'iceberg visible à des kilomètres de distance. Et comme la lutte contre la corruption ne peut pas se limiter à des coups d’éclats qui, en fin de compte, ne font que redorer le blason d’un régime foncièrement corrompu et corrupteur, on est droit de se poser la question : mais qu’est-ce-que cela cache ? Espérons que cela ne cache que l’amorce d’un processus vers plus de transparence dans la gestion des affaires publiques.
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black-knight07
19/01/2010, 11h48
A mon avis si la DRS est sorti de l'ombre ce n'est pas pour se detendre les jambes et faire un peu de bronzette.

Ya anguille sous roche, je suis plus d'accord avec yastasinas.

ya quelque chose qui se trame, l'avenir nous le dira.

il est temps que ca bouge

benam
19/01/2010, 15h51
la corruption met en danger la securite nationale et la DRS ne peut rester passif devant le saignement de l'économie algérienne et devant la vente de l'Algérie à de nouveaux colons.
Et c'est ce qui suscite de la défiance face à de tels coups d'éclats du DRS.
Sans mettre en cause l'intégrité morale de bon nombre d'officiers du DRS ni la sincérité de leur patriotisme, je ne perds pas de vue que l'action de l'organisme qui les emploie obéit plus à la "raison d'Etat" qu'au "Droit". Et très souvent, derrière la "raison d'Etat" se cachent des "droits" illégitimes et des intérêts inavouables.

Yastasinas :
La lutte contre la corruption est l'apanage de femmes et d'hommes portant en eux cette conviction, ayant la légitimité populaire indispensable pour de telles actions.

Le pouvoir en Algérie traine son illégitimité comme un forçat sont boulet.

Le meilleur remède contre un tel fléau reste un Etat fort de sa démocratie, de ses institutions et de sa justice indépendante. Malheureusement, en Algérie, c'est tout à fait le contraire qui se passe. La justice dépend de l'exécutif qui dépend du DRS.

Le pouvoir, pour mieux museler le peuple, a besoin de toute cette faune clientéliste qui attent un retour d'ascenseur. Les marchés, les commissions, les postes, etc., sont le moyen indiqué pour son entretien. La rente pétrolière est là pour sauver ce système liberticide.

Donc ce n'est pas une affaire d'hommes, puisque la problématique est inhérente au mode de gouvernance.
Tout à fait d'accord.
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ayoub7
19/01/2010, 16h07
La DRS est sortie de l'ombre pour regler ses comptes et preserver les interets de ses commanditaires : les generaux. Tout simplement.

benam
19/01/2010, 16h15
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