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Voir la version complète : Le grand et le petit apartheid d’Israël : la signification d’un Etat juif


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nacer-eddine06
03/05/2010, 11h43
Jonathan Cook


Nous devons combattre l’apartheid israélien où qu’il soit - à Jaffa et à Jérusalem, à Nazareth et à Naplouse, à Beersheva et à Bil’in. C’est le seul combat qui peut apporter la justice aux Palestiniens.
Discours prononcé à la 5è Conférence internationale de Bil’in sur la Résistance populaire palestinienne, le 21 avril à Bil’in, Cisjordanie.


Nous devons combattre l’apartheid israélien, où qu’il soit.


Les apologistes d’Israël sont très préoccupés par l’idée qu’Israël ait fait l’objet d’investigations et de critiques particulières. Je voudrais affirmer cependant que dans la plupart des débats concernant Israël, celui-ci s’en tire à bon compte : que bien des aspects de la politique israélienne seraient considérés comme exceptionnels voire extraordinaires dans tout autre Etat démocratique.

Cela n’est pas surprenant parce ce que, comme je vais l’exposer, Israël n’est ni une démocratie libérale ni même un « Etat juif et démocratique », comme ses partisans le prétendent. C’est un Etat d’apartheid, non seulement dans les territoires occupés de Cisjordanie et de la bande de Gaza, mais à l’intérieur même d’Israël. Aujourd’hui, dans les territoires occupés, la nature d’apartheid du régime israélien est irréfutable - et si peu évoquée par les politiciens ou les médias occidentaux. Mais en Israël, elle est en grande partie voilée et cachée. Mon but aujourd’hui est d’essayer de soulever un peu le voile.

Je dis « un peu », parce qu’il me faudrait beaucoup plus que le temps qui m’est imparti pour traiter correctement et à fond le sujet. Il y a, par exemple, quelque 30 lois qui établissent explicitement une discrimination entre juifs et non-juifs - autre façon de se référer au cinquième de la population israélienne composé de Palestiniens censés profiter de la pleine citoyenneté. Il y a aussi beaucoup d’autres lois et de pratiques administratives israéliennes qui conduisent à une ségrégation ethnique, même si ces discriminations ne sont pas aussi manifestes.

Ainsi, au lieu d’essayer de me plonger dans tous les aspects de l’apartheid israélien, permettez-moi de me concentrer plutôt sur quelques-uns de ses traits révélateurs, des questions sur lesquelles d’ailleurs j’ai écrit récemment.


D’abord, examinons la nature de la citoyenneté israélienne.

Il y a quelques semaines, j’ai rencontré Uzi Ornan, un professeur de 86 ans qui enseigne au Technion, une université de Haïfa, et qui est l’une des rares personnes à posséder une carte d’identité en Israël indiquant comme nationalité, « Hébreu ». Pour la plupart des autres Israéliens, leur carte et leurs documents personnels déclarent qu’ils sont de nationalité « juive » ou « arabe ». Pour les immigrants dont la judéité est reconnue par l’Etat mais qui pose question aux autorités rabbiniques, quelque 130 autres classifications de nationalité sont approuvées, la plupart ayant trait à la religion de la personne, ou à son pays d’origine. La seule nationalité que vous ne trouverez pas sur la liste, c’est « Israélien ». C’est précisément pourquoi le Professeur Oran, et quelques douzaines d’autres, se battent devant les tribunaux : ils veulent être enregistrés en tant qu’ « Israélien ». Il s’agit d’un combat extrêmement important - et pour cette seule raison, ils sont quasiment certains de le perdre. Pourquoi ?

Ce qui est en jeu, c’est beaucoup plus que l’étiquette ethnique ou nationale. Israël exclut une nationalité d’ « Israélien » afin que, dans l’accomplissement de son autodétermination en tant qu’ « Etat juif », il soit en mesure d’attribuer des droits de citoyenneté à la « nation » collective des juifs du monde, supérieurs à ceux de la masse des citoyens actuellement sur son territoire, à savoir de nombreux Palestiniens. Dans la pratique, il agit en créant deux classes principales de citoyenneté : une citoyenneté juive pour les « nationaux juifs » et une citoyenneté arabe pour les « nationaux arabes ». Les deux nationalités ont été en réalité inventées par Israël et n’ont aucune signification en dehors d’Israël.

Cette différenciation dans la citoyenneté est inscrite dans la législation israélienne : la Loi du Retour, pour les juifs, rend pratiquement automatique l’immigration pour tout juif dans le monde qui le désire ; et la Loi sur la Citoyenneté, pour les non-juifs, détermine sur une base entièrement séparée les droits de la minorité palestinienne du pays à la citoyenneté. Plus important encore, cette dernière loi abolit le droit des familles de citoyens palestinien, qui ont été expulsées par la force en 1948, de revenir dans leurs maisons et sur leurs terres. Autrement dit, il existe deux systèmes juridiques de citoyenneté en Israël qui différencient les droits des citoyens selon qu’ils sont juifs ou Palestiniens.

Cela, en soit, répond à la définition de l’apartheid, telle que définie par les Nations-Unies en 1973 : « Toutes les mesures, législatives ou autres, destinées à empêcher un groupe racial ou plusieurs groupes raciaux de participer à la vie politique, sociale, économique et culturelle du pays et la création délibérée de conditions faisant obstacle au plein développement du groupe ou des groupes considérés. » Et la clause prévoit les droits suivants : « Le droit de quitter son pays et d’y revenir, le droit à une nationalité, le droit de circuler librement et de choisir sa résidence, le droit à la liberté d’opinion et d’expression. »

Une telle séparation dans la citoyenneté est absolument essentielle au maintien d’Israël en tant qu’Etat juif. Si tous les citoyens devaient être définis uniformément en tant qu’Israéliens, il n’y aurait qu’une seule loi relative à la citoyenneté et des conséquences dramatiques en découleraient. La plus importante serait que la Loi du Retour, soit cesserait de s’appliquer pour les juifs, soit s’appliquerait également pour les citoyens palestiniens, ce qui leur permettraient de faire venir leurs familles exilées en Israël, ce Droit au Retour tant redouté. Dans les deux cas, après une période plus ou moins longue, la majorité juive d’Israël s’estomperait et Israël deviendrait un Etat binational, probablement avec une majorité palestinienne.

Il y aurait beaucoup d’autres conséquences prévisibles à une égalité dans la citoyenneté. Les colons juifs, par exemple, pourraient-ils conserver leur statut privilégié en Cisjordanie quand les Palestiniens à Jénine ou à Hébron auraient des parents en Israël avec les mêmes droits que les juifs ? L’armée israélienne pourrait-elle toujours fonctionner en tant qu’armée d’occupation dans un Etat complètement démocratique ? Et les tribunaux, dans un Etat où les citoyens sont égaux, pourraient-ils continuer à fermer les yeux sur les violences de l’occupation ? Dans tous ces cas, il semble vraiment peu probable que le statu quo puisse être maintenu.

Autrement dit, c’est l’ensemble de l’édifice du régime d’apartheid d’Israël, à l’intérieur d’Israël, qui soutient et fait respecter son régime d’apartheid dans les territoires occupés. Ils tiennent ensemble, ou ils tombent ensemble.

(Voir de l’auteur sur cette question : Pourquoi il n’y a aucun « Israélien » dans l’Etat juif)

nacer-eddine06
03/05/2010, 11h44
Maintenant, regardons la question du contrôle de la terre.

Le mois dernier, j’ai rencontré un couple de juifs israéliens exceptionnels, les Zakai. Ils sont exceptionnels essentiellement parce qu’ils ont développé une amitié profonde avec un couple de Palestiniens, en Israël. Alors que j’écris sur Israël et la Palestine depuis des années, je ne me souviens pas avoir rencontré de juifs israéliens qui aient un ami palestinien exactement comme Natalie et Weisman Zakai.

Certes, il y a beaucoup de juifs israéliens qui prétendent avoir un ami « arabe » ou « palestinien » dans le sens où ils plaisantent avec le gars qui tient la boutique d’humus où ils s’approvisionnent ou qui répare leur voiture. Il y a aussi des juifs israéliens - et c’est un groupe extrêmement important - aux côtés des Palestiniens dans des batailles politiques, comme celles à Bil’in ou à Sheikh Jarrah dans Jérusalem. Dans ces endroits, Israéliens et Palestiniens ont, contre toute attente, réussi à forger des amitiés véritables qui seront essentielles si le régime d’apartheid est vaincu.

Mais la relation des Zakai avec leurs amis bédouins, les Tarabin, n’est pas de ces genres d’amitié. Elle n’est pas basée, ou construite, sur un combat politique, lui-même encadré par l’occupant israélien ; ce n’est pas une amitié timide ; et elle n’a aucune autre raison d’être que la relation elle-même. C’est une amitié - ou du moins elle m’est apparue comme telle - entre des gens véritablement égaux. Une amitié d’une intimité entière. Quand j’ai rendu visite aux Zakai, j’étais conscient que ce que je voyais était incroyablement inhabituel en Israël.

La raison pour laquelle on sépare distinctement les mondes culturels et affectifs des citoyens juifs et palestiniens en Israël n’est pas difficile à comprendre : ils vivent dans des mondes physiques totalement séparés. Ils vivent éloignés dans des communautés distinctes, non par choix mais par des règles et procédures applicables de par la loi. Même dans la poignée de ce que l’on appelle les villes mixtes, juifs et Palestiniens vivent généralement séparés, dans des quartiers distincts et clairement délimités. Et il n’est pas totalement surprenant que ce qui m’a amené chez les Zakai, c’était pour savoir si un Palestinien était autorisé à vivre dans une communauté juive.

Les Zakai voulaient louer leur maison à leurs amis, la famille Tarabin, dans le village agricole de Nevatim, dans le Néguev - actuellement communauté exclusivement juive. Les Tarabin étaient confrontés à un sérieux problème de logement dans leur propre communauté bédouine voisine. Mais ce que les Zakai ont découvert, c’est qu’il existe d’énormes obstacles sociaux et juridiques au départ des Palestiniens de leurs ghettos où ils sont censés habiter. Non seulement la direction locale élue de Nevatim s’est vivement opposée à ce que la famille bédouine entre dans leur communauté, mais les tribunaux israéliens également.

Et Nevatim n’est pas un cas isolé. Il existe plus de 700 communautés rurales semblables - la plupart étant des kibbutzim et des moshavim - qui interdisent aux non-juifs de venir y vivre. Elles contrôlent la plus grande partie du territoire habitable d’Israël, des terres qui appartenaient autrefois aux Palestiniens : soit aux réfugiés de la guerre de 1948, soit à des citoyens palestiniens qui ont eu leurs terres saisies en vertu de lois spéciales.

Aujourd’hui, après ces saisies, au moins 93% d’Israël se trouvent nationalisés - c’est-à-dire, gardés en fidéicommis non à l’intention des citoyens d’Israël mais du monde juif. (Ici, une fois encore, nous devons noter l’une des conséquences importantes d’une citoyenneté différenciée).

L’accès à la plus grande partie des terres nationalisées est contrôlé par des comités d’enquête, et supervisé par des organisations sionistes quasi gouvernementales mais qui n’ont absolument aucun compte à rendre, tels que l’Agence juive et le Fonds national juif. Leur rôle est de veiller à ce que de telles communautés restent inaccessibles aux citoyens palestiniens, justement comme les Zakai et les Tarabin l’ont découvert à Nevatim. Les officiels ont insisté sur le fait que la famille palestinienne n’avait pas le droit de louer, et d’acheter encore moins, une propriété dans une « communauté juive ». Cette position a été confirmée par la plus haute juridiction d’Israël qui a jugé que la famille devait se présenter devant un comité d’enquête, lequel a précisément comme véritable objectif de l’exclure.

Encore une fois, la Convention des Nations unies de 1973 sur le « crime d’apartheid » est instructive : elle inclut les mesures « visant à diviser la population selon des critères raciaux en créant des réserves et des ghettos séparés pour les membres d’un groupe racial ou de plusieurs groupes raciaux... [et] en expropriant les biens-fonds appartenant à un groupe racial ou à plusieurs groupes raciaux ou à des membres de ces groupes. »

Si les citoyens juifs et palestiniens ont été tenus séparés de façon aussi efficace - un système éducatif séparé et de sérieuses limites aux mariages interconfessionnels renforçant la ségrégation affective et physique -, comment les Zakai et les Tarabin ont-ils pu devenir des amis aussi proches ?

Leur cas est un exemple intéressant de mon don de faire des trouvailles, comme je l’ai découvert quand je les ai rencontrés. Weisman Zakai est l’enfant de parents juifs iraquiens qui ont immigré dans l’Etat juif dans les premières années de l’Etat. Quand lui et Ahmed Tarabin se sont rencontrés, gamins, dans les années 60, traînant sur les marchés du quartier pauvre de Beersheva, en plein centre du pays, ils constatèrent que ce qu’ils avaient en commun l’emportait sur les divisions officielles qui étaient supposées les tenir à l’écart et craintifs. Les deux parlaient couramment l’arabe, les deux étaient élevés dans la culture arabe, les deux étaient exclus de la société juive ashkénaze, et les deux partageaient la même passion pour les voitures.

Dans leur cas, le système d’apartheid d’Israël a échoué dans sa tâche à les tenir séparés, physiquement et affectivement. Il a échoué à faire d’eux des jeunes qui aient peur l’un de l’autre, qui soient hostiles l’un envers l’autre. Mais comme les Zakai l’ont appris à leurs dépens, après avoir refusé de vivre selon les règles du système d’apartheid d’Israël, le système les a rejetés. Les Zakai se sont vus refuser la possibilité de louer à leurs amis, et maintenant ils vivent comme des parias dans la communauté de Nevatim.

(Voir de l’auteur : En Israël on ne loue pas aux Arabes ; en français sur : http://soutien-palestine.********.c...)

nacer-eddine06
03/05/2010, 11h45
Sauf pour les Palestiniens...

Enfin, examinons le concept de « sécurité » à l’intérieur d’Israël.

Comme je l’ai dit, la nature d’apartheid des relations entre citoyens juifs et palestiniens est voilée dans les sphères juridiques, sociales et politiques. Celles-ci ne reflètent pas l’ « apartheid mesquin » qui caractérisait l’Afrique du Sud : les toilettes séparées, les bancs séparés dans les parcs et les bus séparés. Mais dans un cas quand même, il se manifeste clairement de cette façon mesquine : c’est quand les juifs et les Palestiniens entrent et quittent le pays, aux passages des frontières et à l’aéroport international de Ben Gourion. Là, la façade tombe et la différence de statut de citoyenneté dont jouissent juifs et Palestiniens se montre en spectacle.

Cette leçon, deux frères palestiniens, d’âge moyen, l’ont apprise, et je les ai interviewés ce mois-ci. Habitant un village proche de Nazareth, ils ont été longtemps sympathisants du Parti travailliste et fièrement ils m’avaient montré une photo jaunie où ils étaient reçus à déjeuner chez Yitzhak Rabin au début des années 90. Mais lors de notre entretien, ils ont juré qu’ils ne revoteraient jamais pour un parti sioniste.

Leur brusque rappel à la réalité s’était produit trois ans auparavant, alors qu’ils étaient allés aux Etats-Unis pour un court voyage d’affaires avec un groupe d’agents d’assurances juifs. Pour leur vol de retour, arrivés à l’aéroport JFK de New York, ils ont vu leurs collègues juifs passer les contrôles de sécurité en quelques minutes [par la compagnie aérienne israélienne El Al]. Quant à eux, ils ont passé deux heures à être interrogés et pour que leurs bagages soient minutieusement inspectés.

Quand finalement on les a laissés passer, on leur a affecté une surveillante qui avait la charge de les tenir sous une surveillance constante - devant des centaines de passagers compatriotes - jusqu’à ce qu’ils montent à bord de l’avion. L’un des frères s’est rendu aux toilettes sans d’abord demander la permission, et la surveillante le lui a reproché, publiquement, et son chef l’a même menacé de lui interdire d’embarquer, sauf s’il s’excusait. Ce mois-ci, le tribunal a consenti aux deux frères une indemnité de 8 000 dollars pour ce qu’il a qualifié de traitement « abusif et inutile ».

Deux choses dans cette affaire sont à noter. La première, c’est que la Sécurité de la compagnie El Al a reconnu devant le tribunal qu’aucun des frères ne présentait un risque d’aucune sorte pour la sécurité. Les seules raisons du traitement spécial qu’ils ont reçu furent leur nationalité et leur appartenance ethnique. Voila manifestement un cas de profilage racial.

La seconde chose à noter, c’est que leur expérience n’est rien d’autre que l’ordinaire de tous les citoyens palestiniens qui voyagent pour entrer ou sortir d’Israël. Des incidents semblables, et des bien pires, se produisent chaque jour lors de ces procédures sur la sécurité. Ce qui a été exceptionnel dans cette affaire, c’est que les deux frères aient engagé une action en justice, longue et coûteuse, contre la compagnie El Al.

Je soupçonne qu’ils l’ont fait parce qu’ils se sont sentis méchamment trahis. Ils avaient commis l’erreur de croire la hasbara (propagande) des politiciens israéliens de tous bords qui déclare que les citoyens palestiniens pourront bénéficier d’un statut égal à celui des citoyens juifs s’ils se montrent loyaux envers l’Etat. Ils avaient supposé qu’étant sionistes, ils deviendraient des citoyens de première classe. En tirant cette conclusion, ils avaient mal compris la réalité de l’apartheid inhérent à un Etat juif.

Pour le citoyen palestinien le plus instruit, le plus respectable et le plus riche, ça se passera toujours plus mal au contrôle sécurité à l’aéroport que pour le moins recommandable des citoyens juifs, même celui qui adhère à des opinions extrémistes, et même encore le citoyen juif avec un casier judiciaire.

Le système d’apartheid d’Israël est là pour maintenir le privilège juif, dans un Etat juif. Au point que ce privilège amène les juifs ordinaires à se sentir viscéralement vulnérables, dans la vie et dans la mort, planant à des milliers de pieds au-dessus du sol, croyant que le statut des citoyens palestiniens doit les montrer comme l’étranger, comme l’ennemi, où qu’ils se trouvent et quoi qu’ils aient fait, ou pas fait.

Le régime d’apartheid, comme je l’ai affirmé, s’applique aux Palestiniens tant en Israël que dans les territoires occupés. Mais cet apartheid n’est-il pas pire dans les territoires qu’à l’intérieur d’Israël ? Ne devrions-nous pas nous préoccuper plus du grand apartheid en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, que de cet apartheid moins dur ? Un tel argument exprime une idée fausse et dangereuse sur la nature indivisible de l’apartheid d’Israël à l’encontre des Palestiniens, et sur ses objectifs.

Certes, il est vrai que l’apartheid dans les territoires est beaucoup plus agressif qu’en Israël. Il y a deux raisons à cela. La première, c’est que l’apartheid sous occupation est surveillé de beaucoup moins près par les tribunaux civils israéliens que celui en Israël. Vous pouvez, pour parler franchement, vous en tirer avec une peine plus sévère ici en Israël. La seconde, et la plus significative cependant, c’est que le système d’apartheid israélien dans les territoires occupés est contraint d’être plus agressif et plus cruel - et ceci parce que la bataille n’est pas encore gagnée dans les territoires. Le combat de la puissance occupante pour voler vos ressources - votre terre, votre eau et votre travail - est en cours, mais son issue reste encore à être déterminée. Israël est confronté à des pressions considérables en termes de temps et d’une légitimité qui s’estompe, pendant qu’il œuvre à vous déposséder. Chaque jour de votre résistance lui rend cette tâche plus difficile.

En Israël, en revanche, le régime d’apartheid est bien établi - il a eu sa victoire il y a de cela des décennies. Les citoyens palestiniens ont la troisième ou la quatrième classe de citoyenneté : presque toutes leurs terres ont été prises ; ils ne sont autorisés à habiter que dans leurs ghettos ; leur système éducatif est contrôlé par les services de sécurité ; ils peuvent travailler dans quelques emplois, différents de ceux des juifs et dont ceux-ci ne veulent pas ; ils peuvent voter mais ils ne peuvent pas participer au gouvernement ou agir pour un changement politique ; et ainsi de suite.

Sans doute, un destin similaire est-il envisagé pour vous aussi. L’apartheid voilé auquel les Palestiniens en Israël sont confrontés mène tout droit à une sorte d’apartheid voilé - et plus légal -, planifié pour les Palestiniens dans les territoires occupés, au moins pour ceux qui seront autorisés à rester dans leur bantoustan. Et pour cette raison même, dénoncer et vaincre l’apartheid à l’intérieur d’Israël est vital pour la réussite de la résistance contre l’apartheid qui a pris racine ici.

C’est pourquoi nous devons combattre l’apartheid israélien où qu’il soit - à Jaffa et à Jérusalem, à Nazareth et à Naplouse, à Beersheva et à Bil’in. C’est le seul combat qui peut apporter la justice aux Palestiniens.


* Jonathan Cook est écrivain et journaliste basé à Nazareth, Israël. Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont été présentés le 4 mars 2009.

Son site : http://www.jkcook.net/
Son courriel : jcook@thenational.ae

Du même auteur :

Pourquoi il n’y a aucun « Israélien » dans l’Etat juif
Le déclin d’Israël
La famille de Rachel Corrie peut faire enfin le procès d’Israël
Nouvelle agression contre la liberté d’expression en Israël
L’acharnement grandit en Israël contre les personnalités politiques arabes

26 avril 2010 - The Palestine Chronicle - traduction : JPP
Pour plus d’informations sur Bil’in et la conférence : Bil’in
info-palestine.net

absent
03/05/2010, 12h27
On ne trouve pas anormal que nombre d'etats se declarent arabes et musulmans, mais on s'acharne sur un seul petit etat qui se declare juif.

BMW
03/05/2010, 14h57
On ne trouve pas anormal que nombre d'etats se declarent arabes et musulmans, mais on s'acharne sur un seul petit etat qui se declare juif.


aanis , parceque israel est un etat artificiel car il a été imposé par les puissance mondiale (europe , usa , urss) au détriment du peuple palestinien qui sortaient juste du colonisalisme anglais , ces anglais sont le malheur de tout les probléme mondiaux ils sont pire que les americain !!

Il faut avouer que israel a été imposé au palestinien , pourquoi vous niez cela ??? qu'est ce que vous étes allez F.. en palestine ?? pourquoi vous n'etes pas resté dipérser ou vivant avec les palestiniens dans leur pays cote a cote comme ca toujours etait le cas et comme avant 1948 ???

Si vous comprenez bien ces questions cous comprendrez pourqoi tout le monde est contre vous (170 pays) !

je parle pas des rare pays occidentaux corompu qui vous soutiennet(une dizaine) eux aussi ont un passé noir dans le colonialisme

absent
03/05/2010, 15h00
Il faut avouer que israel a été imposé au palestinien , pourquoi vous niez cela ?Parce que les palestiniens ont perdu une guerre qu'ils ont declare.
Si vous comprenez bien ces questions cous comprendrez pourqoi tout le monde est contre vous (170 pays) ! Mais biensur, avant l'etat d'Israel, il n'y avait aucune hostilite envers les juifs.

Cell
03/05/2010, 15h09
On ne trouve pas anormal que nombre d'etats se declarent arabes et musulmans,

certes , mais sur la carte d'identité de leur citoyens , tu trouvera : 'Syrien' 'Algérien' ' Marocain' etc etc etc ...............

dans tous le monde arabe , il n'y a que le Liban , je crois ( pour des raisons evidentes) , et les emirats arabes unis qui font une telle distinction ...... l'egypte aussi le faisait , mais ne le fait plus maintennant ....

mais on s'acharne sur un seul petit etat qui se declare juif.

qui a parlé de s'acharner , l'article analyse avec objectivité une pratique abhérante qui a pourtant lieu dans un pays qui se déclare lui meme ' la seule démocratie au moyen orient ' .. et une bonne partie de cette analyse se base sur le temoignage d'un israélien ...... Uzi Ornan, un professeur de 86 ans qui enseigne au Technion, une université de Haïfa......


alors doucement avec la victimisation , on est pas en train de réouvrir Auschwitz et de réamorcer ses fours .....

BMW
03/05/2010, 15h09
Parce que les palestiniens ont perdu une guerre qu'ils ont declare.



Oui les palestiniens ont déclaré la gurre a israel parceque leur pays venait d'etre coloniser par les juifs , alors oui ils ont perdu la guerre mais , pourquoi ils l'on d'abord déclaré ??

alors bien avant cette histoire de guerre que tu me dis , pourquoi on leur a imposé d'abord un etats juifs ?? tu peux me répondre et etre honnet et franc ?


Mais biensur, avant l'etat d'Israel, il n'y avait aucune hostilite envers les juifs.


Oui mais apres la creation dirael , les relation se sont tendu , normal ! il ya de quoi , car un nouveau colonialisme a débarqué en 1948

absent
03/05/2010, 15h21
l'egypte aussi le faisait , mais ne le fait plus maintennant ....
Si si, l'Egypte le fait encore.
Dans pratiquement tous les pays musulmans, la religion est inscrite sur le registre d'etat civil.
pourquoi on leur a imposé d'abord un etats juifsEt pourquoi impose-t-on des etats non juifs aux juifs du Maroc ou de Tunisie.

Cell
03/05/2010, 15h40
Si si, l'Egypte le fait encore.
.

Non NOn , l'egypte ne le fait pas encore. pourtant t'es assez grand pour chercher tout seul :

http://www.bahai.fr/Les-premieres-cartes-d-identites.html?debut_articles_rubrique=60

les egyptiens ont maintenant le droit de demander une carte d'identité sans que la religion y soit mentionnée .....ehhhh oui meme l'egypte dépasse israel sur ce point . je t'avais dit que israel s'approchait dangeureusement des standards moyen orientaux concernant les droits de l'homme .

Dans pratiquement tous les pays musulmans, la religion est inscrite sur le registre d'etat civil

voyons voir :

La mauritanie .... Nay
Le MAroc ..... nay
L'algérie ..... Nay
La Tunisie ..... Nay
La lybie ...... Nay
L'egypte ...... Nay
La syrie ......Nay
L'irak ....... Nay ..... meme si les americains travaillent dure pour que ca soit Ay
Arabie Saoudite .....Nay .... je sais , c'est impressionnant
Oman ......Nay
KOWEIT .......Nay
Palestine ......Nay ;)
Bahrein ......NAy

voyson voire l'autre majorité

Liban .... ay ...... et les libanais mettent la pression pour ne plus spécifier la religion
Emirat arabes unis ..... Ay ... et encore pas dans tous les émirats.

BMW
03/05/2010, 15h42
Et pourquoi impose-t-on des etats non juifs aux juifs du Maroc ou de Tunisie.


d'abord tu m'a pas répondu sincerment a ma question , faut pas tourner au tour du pot !

Mais je vais te réponde quand meme :

Eh bien comme ça a toujour était le cas , pourquoi changer la tradition , les juifs etaient et vivaient avec les arabes dans leurs pays , pourquoi d'un seul coup on va arreter cela et aller coloniser les pauvres palestinien ????

absent
03/05/2010, 15h45
@ Cell:
Je parle de registre d'etat civil et non de carte d'identite. Sinon, Israel est dans le standard des pays d'Europe centrale et Orientale qui comptaient de nombreuses minorite nationales dont les Juifs.
Eh bien comme ça a toujour était le casDepuis les conquetes musulmanes.
les juifs etaient et vivaient avec les arabes dans leurs paysEn tant que dhimmis.
pourquoi d'un seul coup on va arreter cela et aller coloniser les pauvres palestinien ????Peut etre parce que les juifs avaient marre d'etre citoyens de seconde categorie.

jazouli
03/05/2010, 15h52
Et pourquoi impose-t-on des états non juifs aux juifs du Maroc ou de Tunisie.

les musulmans qui imposent ça aux pauvres juifs du Maroc et de Tunisie y sont chez eux sans avoir a se baser sur un livre de religion qui raconte l'histoire de je ne sais quel peuple hébreux et d'un royaume qu'on a du mal à en trouver la trace ...

Par contre, les juifs en Palestine sont: Marocains, tunisiens, polonais, russes, éthiopiens...et colonisent au nom d'une religion un autre peuple bien établi.

j'aime bien voir les jeunes juifs "éduqués" croire au fait qu'un juif polonais blond aux yeux bleu doit retrouver selon une histoire de religion douteuse sa terre d'origine d'il y a 2000 ans et la partager avec son frère éthiopien...

Sinon, on doit tous réclamer l'Afrique( quelque part au Kenya) puisque j'ai surement un ancêtre qui vient de la bas et si ça ne te suffit pas j'écrirai un livre qui expliquera comment ce lieu est sacré pour moi et pour les gens que je recruterai pour former la nouvelle communauté. aussi puisque les kenyans me font chié, je les expulserai au nom de la légalité internationale.

Cell
03/05/2010, 15h54
@ Cell:
Je parle de registre d'etat civil et non de carte d'identite.

encore une fois , tu a tout faux , cela étant , je ne sais pas si tu te trompe parceque tu ne maitrise pas le sujet , ou parceque tu choisit sciemment de mentir ....


En tant que dhimmis.

tu veux dire que andré Azoulay est un dhimmis .............

Peut etre parce que les juifs avaient marre d'etre citoyens de seconde categorie.

ils pouvaient toujours émigrer en europe pour etre transformé en savon .....

absent
03/05/2010, 15h54
Les premiers musulmans qui ont impose la Dhimma venaient d'orient tout comme ceux qui ont cree Israel venaient d'Europe. Et aujourd'hui, la majorite des juifs d'Israel sont nes en Israel.

BMW
03/05/2010, 15h55
Depuis les conquetes musulmanes.
En tant que dhimmis.
Peut etre parce que les juifs avaient marre d'etre citoyens de seconde categorie.



Il n'ont jamais été perscuter sinon rarment , bref Pourquoi ne pas aller dans un autre pays ? pourquoi ne pas aller en europe en afrique , en amerique ??? pourquoi vous etes allez en palestine l'occuper ???


Tu crois que ces raison tiennent debout ??? c'est pas une raison de coloniser un peuple qui etait bien tranquille chez lui

C'est comme si tu me dis : jai quitté les gens avec qui je cohabitais dans le meme appart pour envahire le voisin de l'autre coté de la rue qui lui n'est pour rien de vos embrouille personnels

absent
03/05/2010, 16h00
encore une fois , tu a tout faux , cela étant , je ne sais pas si tu te trompe parceque tu ne maitrise pas le sujet , ou parceque tu choisit sciemment de mentir ....Dans le monde musulman, il y a des tribunaux civils pour chaque communaute, et comment est-ce que l'etat saurait a quel tribunal rattacher tel ou tel citoyen si sa religion n'etait pas inscrite quelque part?
Pour la Dhimma, je parle de ce qui s'est passe pendant des siecles, pas de la parenthese de ces 60 dernieres annees.
pourquoi ne pas aller en europe en afrique , en amerique
Ca fesait un petit bout de temps que les juifs migraient de pays en pays, il etait temps de se stabiliser quelque part.
c'est pas une raison de coloniser un peuple qui etait bien tranquille chez lui
C'est pas non plus une raison d'aller imposer sa loi par la force comme l'ont fait les musulmans au Moyen Age.

jazouli
03/05/2010, 16h00
"Les premiers musulmans qui ont impose la Dhimma venaient d'orient"

et c'est a condamner!! que les arabes font n'importe quoi ne donne pas le droit au juifs de faire pareil!!


Aussi les musulmans "d'orient" constituent une toute petite minorité dans la population maghrébine, ils n'ont pas chassé les berbères ou les ont mis dans des ghettos... au contraire rapidement les autochtones ont pu reprendre le pouvoir.

jazouli
03/05/2010, 16h02
Pour la Dhimma, je parle de ce qui s'est passe pendant des siecles, pas de la parenthese de ces 60 dernieres annees.

donc tu veux la revanche? les arabes ont fait n'importe quoi pendant 1400 ans, ils sont pauvres et faibles, pourquoi pas les coloniser et les massacrer??

absent
03/05/2010, 16h03
au contraire rapidement les autochtones ont pu reprendre le pouvoir.
Lorsqu'ils se sont assimiles a l'Islam. Rien n'empeche les arabes israeliens de se convertir au judaisme.

jazouli
03/05/2010, 16h07
tu reconnais alors que c'est une conquête ( comme la conquête arabo-musulmane) qui chassera ou massacrera celui qui ne s'assimile pas!!

vive la légalité internationale!!

absent
03/05/2010, 16h10
C'est une conquete oui. Je n'ai jamais dit le contraire.
qui chassera ou massacrera celui qui ne s'assimile pas!!
Pas du tout. Les arabes israeliens ont les memes droits politiques et syndicaux que les juifs et la meme liberte religieuse. Seulement, et pour eviter un suicide demographique et culturel, l'etat d'Israel doit rester a majorite juive.

Cell
03/05/2010, 16h12
Dans le monde musulman, il y a des tribunaux civils pour chaque communaute

tu peux me définir ce MONDE MUSULMAN ...... est ce le maroc avec sa monarchie exécutive , ou l'algérie avec son parti Unique téléguidé par les hommes en Treillis , à moins que ce ne soit la tunisie qui interdit le port du voile , ou peut etre parle tu de la malaysie fédérale .........

tes concepts sont pour le moins , TROP FLOU ........

, et comment est-ce que l'etat saurait a quel tribunal rattacher tel ou tel citoyen si sa religion n'etait pas inscrite quelque part?

parcequ'une telle distinction ne se fait tous simplement pas ........

encore une fois , t'a tous faux . mensonge ou ignorance ??

absent
03/05/2010, 16h14
Tu veux dire qu'au Maroc, il n'y a pas de tribunaux pour la minorite juive?

Cell
03/05/2010, 16h16
Seulement, et pour eviter un suicide demographique et culturel, l'etat d'Israel doit rester a majorite juive.

j'adore la maniére dont tu présente la chose ,t'aurais été un excellent avocat pour Goering

jazouli
03/05/2010, 16h19
C'est une conquete oui
c'est bien de le savoir alors!! on nous pressentait la chose différemment avant!!

Sinon, il est bien intéressant de voir comment on pourrait donner les mêmes droit à tout le monde tout en veillant à favoriser les juifs pour "éviter le génocide culturel.." comme tu dis...

Aussi, peut-tu nous éclairer sur les droits syndicaux et politiques des arabes de Cisjordanie chassés de leur propre territoire pour bâtir des colonies? est ce que tu considère ces territoires comme étant une partie d'Israël et donc revenant de droit à un colon juif fraichement arrivé de new-york?

Cell
03/05/2010, 16h22
Tu veux dire qu'au Maroc, il n'y a pas de tribunaux pour la minorite juive?

tu dois vraiment bien te marrer à nous prendre pour des billes ......

Au maroc , il y a des tribunaux RABBINIQUES qui peuvent traiter les litiges entre deux personnes de confession juive , si ceux ci le souhaitent , et pour autant que les intérêts de l'état ne soit pas

Un grossiste juif de Fés file un chèque sans provision à un exportateur juif de Casa ----> il peuvent régler le litige devant un tribunal rabbinique , si le tribunal ne peut trancher, l'état prend le relais.

ce meme grossiste Juif se fait arnaquer par un musulman ( peu probable , mais bon ) ----> c'est les tribunaux de l'état qui trancherons

absent
03/05/2010, 16h23
Sinon, il est bien intéressant de voir comment on pourrait donner les mêmes droit à tout le monde tout en veillant à favoriser les juifs pour "éviter le génocide culturel.." comme tu dis...Justement, on ne peut pas. Et c'est pour cette raison que j'ai parle de droits politiques. Parce que dans certains cas comme l'immigration et le regroupement familial, la loi favorise les juifs. Tout comme la loi allemande favorise l'immigration des germanophones d'Europe de l'Est.
Concernant la Cisjordanie, je suis pour que ce territoire fasse partie d'un etat arabe.
@ Cell:
Et en matiere de divorce, d'heritage et de mariage, quel tribunal tranche?

BMW
03/05/2010, 16h26
j'adore la maniére dont tu présente la chose ,t'aurais été un excellent avocat pour Goering


mdrr cell , wallah t'a raison

aanis détourne le sujet et sait trés bien manpuler , il ou (elle) n'a toujours pas répondu a ma question :

vous avez voulu vous stabiliser , vous cherchiez un etats , blablabla mais :

Pourquoi vous etes allez en palestine et pas ailleur ???

AAnis j'aurai aimé que tu avoue que vous avez marginalisé et ecrasé et chassé tout un peuple de son pays aulieu de te justifier sur des raisons bidons qui ne tiennent pas debout

Cet entetement des israelien et des juifs ne fait que semer la haine et l'antisémitisme , si vous avez avoué avoir colonisé les palestiniens vous auriez de la sympatie c'est sur ! et tout le monde vous comprendra mais la c'est le contraire

jazouli
03/05/2010, 16h30
c'est bien alors, tu parles d'un état arabe, tu fais partie des modérés :D

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