PDA

Voir la version complète : A Tripoli, les Berbères réclament leur place dans la Libye nouvelle


LIXUS
29/09/2011, 18h03
Ils peuvent enfin demander le droit d'exister. Ignorés et maltraités sous l'ancien régime, les Berbères libyens multiplient les démonstrations de force dans la capitale, Tripoli. Lundi 26 septembre, ils ont tenu une conférence dans un grand hôtel de la ville, à l’occasion de laquelle ils ont demandé que leur langue, le tamazight, bénéficie du statut de langue officielle, à égalité avec l’arabe. Un événement inédit.

C'est la fin de plus de quarante ans de calvaire pour ceux qui étaient considérés, jusqu'ici, comme des habitants de seconde zone. Disciple du nationalisme arabe de Nasser, Mouammar Kadhafi n'a jamais caché sa détestation des Berbères (lesquels se nomment eux-mêmes les Amazighs). En 1985, le Guide déclare que la langue tamazight est un "poison". En 1997, il affirme que les défenseurs de cette langue sont des "collaborateurs de la France, des Etats-Unis et d'Israël", accusations alors punies de mort. En 2010, il informe des journalistes marocains que les Amazighs "ont disparu et n'existent plus". Jusqu'à la chute de Tripoli, de nombreux artistes et militants culturels amazighs étaient emprisonnés ou exilés.

En conséquence, les Amazighs, qui représentent près de 10 % de la population libyenne, jouent, dès février 2011, un rôle important dans la révolution. Concentrés dans l'ouest du pays, dans les montagnes du Nefousa et dans la ville côtière de Zouara, plus de mille kilomètres les séparent de Benghazi, "capitale" de la révolte. Pendant de longs mois, ils luttent contre les troupes de Kadhafi dans un isolement total. Mais lorsqu'à la fin du mois d'avril, leurs combattants s'emparent d'un poste frontière avec la Tunisie, la guerre change de visage : en août, c'est du Nefousa que viennent le gros des troupes qui mènent l'assaut final contre Tripoli.

UN STATUT OFFICIEL POUR LE TAMAZIGHT

Dans les villes du Nefousa, à Nalut, Jadu, Yefren, Kebaw ou Kikla, la fuite des troupes kadhafistes provoque un bourgeonnement identitaire : aza (symbole amazigh) peinte sur les murs ou sur les pick-up des igrawliyen ("révolutionnaires", en tamazight) ; publication de journaux en tifinagh, l'alphabet amazigh ; drapeaux amazighs présents dans les édifices publics aux côtés du drapeau senoussi de la rébellion libyenne ; classes improvisées d'enseignement de tamazight… Dès le printemps, les conseils locaux qui se mettent en place reconnaissent l’autorité du CNT de Benghazi, mais l’informent de leur souhait de voir leur langue accéder à un statut officiel. Début août, le CNT rend public son projet de Constitution provisoire. Pour les militants berbères, c’est la douche froide : l’article premier du texte, s’il évoque "les droits linguistiques et culturels" des minorités, consacre l'arabe comme seule langue officielle.

Du Nefousa, plusieurs missives de protestation sont envoyées à Benghazi. Mais elles restent "sans réponses de la part du CNT", d’après un militant amazigh de la ville de Yefren. Une fois Tripoli tombée et toutes les zones berbérophones pacifiées, les activistes culturels amazighs décident de se faire entendre au cœur de la capitale. Début septembre, plusieurs meetings de sensibilisation à leurs revendications sont organisés dans la ville. Des rendez-vous publics facilités par la présence nombreuse de rebelles en armes originaires du Nefousa parmi les forces qui patrouillent toujours à Tripoli. Selon Madghis Bouzakhar, ancien détenu politique et militant culturel amazigh installé dans la capitale, "le conseil militaire de Tripoli [dirigé par l’ancien djihadiste Abdelhakim Belhadj] ne représente pas grand-chose, les révolutionnaires du Nefousa ne reçoivent d’ordre que de leurs propres chefs militaires. Naturellement, ils interviennent également pour des missions de sécurisation à la demande de gens originaires de leur région. Et c’est la même chose pour les troupes venues de Misrata ou d’autres localités."

Cette garantie de sécurité permet aux Amazighs toutes les audaces : lundi 26 septembre, l’hôtel Rixos, siège de la propagande du régime durant le conflit, a accueilli toute une journée la première "Conférence nationale amazigh" de l’histoire du pays. Inaugurée par la diffusion, dans l'établissement, de l’hymne national chanté en arabe et en tamazight, cette journée "est allée au-delà de nos espérances : les salles étaient pleines, nous avons réunis au minimum 2 000 personnes", selon le Pr Fethi Bouzakhar, président de la conférence. "La moitié des participants venaient du Nefousa et l’autre moitié de Tripoli, où vivent un très grand nombre d’amazighophones, explique-t-il. Nos discours ont clairement rappelé notre souhait de voir notre langue devenir officielle, à égalité avec la langue arabe. Si, dans un premier temps, il sera difficile de rendre cette officialisation effective dans l’intégralité du pays, elle permettra du moins son application immédiate dans les zones amazighophones comme le Nefousa ou Zouara. Le ministre de la culture du CNT, ainsi que plusieurs intellectuels, étaient présents. Je pense qu’ils ont entendu notre message."

Fethi Benkhelifa, orginaire de Zouara, militant berbère et exilé politique, conseiller auprès du CNT et présent à la conférence de Tripoli, explique les difficultés auxquelles se heurte cette revendication. "Les Libyens n'ont aucune expérience du débat politique, ni même de la pluralité. Du fait de la nature du régime de Kadhafi, il n'existe aucune société civile. Il est extrêmement difficile de faire comprendre les arguments en faveur de la langue amazigh. La notion que les Libyens peuvent être différents et unis à la fois est très difficile à faire passer dans un pays qui émerge de décennies de politique unanimiste."

UNE AUTONOMIE RÉGIONALE À L'ESPAGNOLE

Interrogé sur le risque d’un scénario à l’irakienne et d’un éclatement violent du pays auquel contribueraient les revendications berbères, M. Bouzakhar est clair. "La question de l’officialisation de notre langue est politique et nous souhaitons la résoudre de manière politique, pas militaire, affirme-t-il. Aujourd’hui, nous avons besoin de nos milices, qui assurent notre sécurité du fait de l’absence d’un véritable Etat, mais nous disons à nos jeunes d’attendre l’issue politique de nos revendications. Tous les Libyens sont nos frères, d’ailleurs 90 % d’entre eux ont des origines amazighs. Pendant la conférence, un intervenant arabophone de Misrata a suggéré le modèle des autonomies régionales espagnoles comme piste pour le futur Etat libyen. Pour le moment, nous exigeons avant tout le droit d’utiliser notre langue de manière officielle."
Couverte par tous les média libyens, ainsi que par la chaîne qatarienne Al-Jazira, la conférence a surpris dans un pays où, il y a quelques semaines encore, l’évocation de la langue amazigh pouvait conduire en prison. Afin de maintenir la pression sur le CNT, les militants amazighs ont organisé le surlendemain, 28 septembre, une imposante manifestation, place des Martyrs, en plein cœur de Tripoli. Entièrement sécurisée par des troupes originaires du Nefousa, l’événement a rassemblé plusieurs milliers de personnes agitant des drapeaux amazighs et chantant des slogans favorables à la reconnaissance de leur langue et de leur culture. De mémoire de Tripolitain, c’était du jamais vu. Et Fethi Bouzakhar prévient : "Nous allons mettre en place une organisation qui portera nos revendications. Ce n’est pas la fin de cette question."

LeMonde.fr - Yidir Plantade

saaid
29/09/2011, 18h13
Aujourd’hui, nous avons besoin de nos milices, qui assurent notre sécurité du fait de l’absence d’un véritable Etat, mais nous disons à nos jeunes d’attendre l’issue politique de nos revendications.

une milice type pour l imposition de revendications politiques

magh91
29/09/2011, 19h44
une milice type pour l imposition de revendications politiques
sa c est le pb du cnt et sarko maintenant:mrgreen:

Yastasinas
30/09/2011, 00h51
A Tripoli, les Berbères réclament leur place dans la Libye nouvelle.

LEMONDE.FR | 29.09.11 |




http://s2.lemde.fr/image/2011/09/29/540x270/1580194_3_8d5f_manifestation-des-berberes-sur-la-place-des.jpg
Manifestation des Berbères sur la place des Martyrs, à Tripoli, le 28 septembre.DR



Ils peuvent enfin demander (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=demander) le droit d'exister (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=exister). Ignorés et maltraités sous l'ancien régime, les Berbères libyens multiplient les démonstrations de force dans la capitale, Tripoli. Lundi 26 septembre, ils ont tenu une conférence dans un grand hôtel de la ville, à l’occasion de laquelle ils ont demandé que leur langue, le tamazight, bénéficie du statut de langue officielle, à égalité avec l’arabe. Un événement inédit.
http://ad.lemde.fr/RealMedia/ads/Creatives/OasDefault/publicite/pub300t.gif (http://www.mondepub.fr/internet.php)



C'est la fin de plus de quarante ans de calvaire pour ceux qui étaient considérés, jusqu'ici, comme des habitants de seconde zone. Disciple du nationalisme arabe de Nasser, Mouammar Kadhafi (http://www.lemonde.fr/sujet/8924/mouammar-kadhafi.html) n'a jamais caché sa détestation des Berbères (lesquels se nomment eux-mêmes les Amazighs). En 1985, le Guide déclare que la langue tamazightest un "poison". En 1997, il affirme que les défenseurs de cette langue sont des "collaborateurs de la France, des Etats-Unis et d'Israël", accusations alors punies de mort. En 2010, il informe des journalistes marocains que les Amazighs "ont disparu et n'existent plus". Jusqu'à la chute de Tripoli, de nombreux artistes et militants culturels amazighs étaient emprisonnés ou exilés.

http://s1.lemde.fr/image/2011/09/29/540x270/1580217_3_19ee_des-combattants-berberes-a-l-hotel-rixos-a.jpg
Des combattants berbères à l'hôtel Rixos, à Tripoli, le 26 septembre.DR


En conséquence, les Amazighs, qui représentent près de 10 % de la population libyenne, jouent, dès février 2011, un rôle important dans la révolution. Concentrés dans l'ouest du pays, dans les montagnes du Nefousa et dans la ville côtière de Zouara, plus de mille kilomètres les séparent de Benghazi, "capitale" de la révolte. Pendant de longs mois, ils luttent contre les troupes de Kadhafi dans un isolement total. Mais lorsqu'à la fin du mois d'avril, leurs combattants s'emparent d'un poste frontière avec la Tunisie, la guerre change de visage : en août, c'est du Nefousa que viennent le gros des troupes qui mènent l'assaut final contre Tripoli.
UN STATUT OFFICIEL POUR LE TAMAZIGHT

Dans les villes du Nefousa, à Nalut, Jadu, Yefren, Kebaw ou Kikla, la fuite des troupes kadhafistes provoque un bourgeonnement identitaire : aza (symbole amazigh) peinte sur les murs ou sur les pick-up des igrawliyen ("révolutionnaires", en tamazight) ; publication de journaux en tifinagh, l'alphabet amazigh ; drapeaux amazighs présents dans les édifices publics aux côtés du drapeau senoussi de la rébellion libyenne ; classes improvisées d'enseignement de tamazight… Dès le printemps, les conseils locaux qui se mettent en place reconnaissent l’autorité du CNT de Benghazi, mais l’informent de leur souhait de voir (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=voir) leur langue accéder (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=acc%C3%A9der) à un statut officiel. Début août, le CNT rend public son projet de Constitution provisoire. Pour les militants berbères, c’est la douche froide : l’article premier du texte, s’il évoque "les droits linguistiques et culturels" des minorités, consacre l'arabe comme seule langue officielle.
Du Nefousa, plusieurs missives de protestation sont envoyées à Benghazi. Mais elles restent "sans réponses de la part du CNT", d’après un militant amazigh de la ville de Yefren. Une fois Tripoli tombée et toutes les zones berbérophones pacifiées, les activistes culturels amazighs décident de se faire (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=faire) entendre (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=entendre) au cœur de la capitale. Début septembre, plusieurs meetings de sensibilisation à leurs revendications sont organisés dans la ville. Des rendez-vous publics facilités par la présence nombreuse de rebelles en armes originaires du Nefousa parmi les forces qui patrouillent toujours à Tripoli. Selon Madghis Bouzakhar (http://www.lemonde.fr/sujet/07a2/madghis-bouzakhar.html), ancien détenu politique et militant culturel amazigh installé dans la capitale, "le conseil militaire de Tripoli [dirigé par l’ancien djihadiste Abdelhakim Belhadj (http://www.lemonde.fr/sujet/32fa/abdelhakim-belhadj.html)] ne représente pas grand-chose, les révolutionnaires du Nefousa ne reçoivent d’ordre que de leurs propres chefs militaires. Naturellement, ils interviennent également pour des missions de sécurisation à la demande de gens originaires de leur région. Et c’est la même chose pour les troupes venues de Misrata ou d’autres localités."

http://s2.lemde.fr/image/2011/09/29/540x270/1580140_3_a605_des-participantes-a-la-conference-organisee-par.jpg
Des participantes à la conférence organisée par les Berbères à l'hôtel Rixos, à Tripoli, le 26 septembre.DR


Cette garantie de sécurité permet aux Amazighs toutes les audaces : lundi 26 septembre, l’hôtel Rixos, siège de la propagande du régime durant le conflit, a accueilli toute une journée la première "Conférence nationale amazigh" de l’histoire du pays. Inaugurée par la diffusion, dans l'établissement, de l’hymne national chanté en arabe et en tamazight, cette journée "est allée au-delà de nos espérances : les salles étaient pleines, nous avons réunis au minimum 2 000 personnes", selon le Pr Fethi Bouzakhar (http://www.lemonde.fr/sujet/8ee5/fethi-bouzakhar.html), président de la conférence. "La moitié des participants venaient du Nefousa et l’autre moitié de Tripoli, où vivent un très grand nombre d’amazighophones, explique-t-il. Nos discours ont clairement rappelé notre souhait de voir (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=voir) notre langue devenir (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=devenir) officielle, à égalité avec la langue arabe. Si, dans un premier temps, il sera difficile de rendre (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=rendre) cette officialisation effective dans l’intégralité du pays, elle permettra du moins son application immédiate dans les zones amazighophones comme le Nefousa ou Zouara. Le ministre de la culture du CNT, ainsi que plusieurs intellectuels, étaient présents. Je pense qu’ils ont entendu notre message."
Fethi Benkhelifa (http://www.lemonde.fr/sujet/f120/fethi-benkhelifa.html), orginaire de Zouara, militant berbère et exilé politique, conseiller (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=conseiller) auprès du CNT et présent à la conférence de Tripoli, explique les difficultés auxquelles se heurte cette revendication. "Les Libyens n'ont aucune expérience du débat politique, ni même de la pluralité. Du fait de la nature du régime de Kadhafi, il n'existe aucune société civile. Il est extrêmement difficile de faire (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=faire) comprendre (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=comprendre) les arguments en faveur de la langue amazigh. La notion que les Libyens peuvent être (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%AAtre) différents et unis à la fois est très difficile à faire (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=faire) passer (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=passer) dans un pays qui émerge de décennies de politique unanimiste."

UNE AUTONOMIE RÉGIONALE À L'ESPAGNOLE

Interrogé sur le risque d’un scénario à l’irakienne et d’un éclatement violent du pays auquel contribueraient les revendications berbères, M. Bouzakhar est clair. "La question de l’officialisation de notre langue est politique et nous souhaitons la résoudre (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=r%C3%A9soudre) de manière politique, pas militaire, affirme-t-il. Aujourd’hui, nous avons besoin de nos milices, qui assurent notre sécurité du fait de l’absence d’un véritable Etat, mais nous disons à nos jeunes d’attendre l’issue politique de nos revendications. Tous les Libyens sont nos frères, d’ailleurs 90 % d’entre eux ont des origines amazighs. Pendant la conférence, un intervenant arabophone de Misrata a suggéré le modèle des autonomies régionales espagnoles comme piste pour le futur Etat libyen. Pour le moment, nous exigeons avant tout le droit d’utiliser notre langue de manière officielle."
Couverte par tous les média libyens, ainsi que par la chaîne qatarienne Al-Jazira, la conférence a surpris dans un pays où, il y a quelques semaines encore, l’évocation de la langue amazigh pouvait conduire (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=conduire) en prison. Afin de maintenir (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=maintenir) la pression sur le CNT, les militants amazighs ont organisé le surlendemain, 28 septembre, une imposante manifestation, place des Martyrs, en plein cœur de Tripoli. Entièrement sécurisée par des troupes originaires du Nefousa, l’événement a rassemblé plusieurs milliers de personnes agitant des drapeaux amazighs et chantant des slogans favorables à la reconnaissance de leur langue et de leur culture. De mémoire de Tripolitain, c’était du jamais vu. Et Fethi Bouzakhar prévient : "Nous allons mettre (http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=mettre) en place une organisation qui portera nos revendications. Ce n’est pas la fin de cette question."

Yidir Plantade

LIXUS
30/09/2011, 00h53
Déjà posté.;)

http://www.algerie-dz.com/forums/showthread.php?t=221271

Yastasinas
30/09/2011, 00h59
Merci Lexus.
J'ai envie de le garder grâce aux photos qui y sont jointes. Qu'en penses-tu?

LIXUS
30/09/2011, 01h04
Merci Lexus.
J'ai envie de le garder grâce aux photos qui y sont jointes. Qu'en penses-tu?

C'est comme tu veux. J'ai juste eu la flemme de mettre les photos avec.:mrgreen:

En tout cas, ils ont l'air bien organisés. J'avais lu qu'ils avaient fait appel à des spécialistes de l'IRCAM au Maroc pour des précisions sur certaines traductions de mots et leur retranscription en tifinagh.

Yastasinas
30/09/2011, 01h11
C'est comme tu veux. J'ai juste eu la flemme de mettre les photos avec.:mrgreen:
Fainéant va!!! :39:
Ces photos sont plus expressives que le texte de l'article.

En tout cas, ils ont l'air bien organisés. J'avais lu qu'ils avaient fait appel à des spécialistes de l'IRCAM au Maroc pour des précisions sur certaines traductions de mots et leur retranscription en tifinagh.
l'IRCAM a acquis une certaine expérience. C'est intelligent de la part des Berbères de Libye de profiter de cette expertise. Cela leur permettra d'avancer dans ce panier à crabes.

MorayMohand
30/09/2011, 09h49
Je suis tres heureux et fiere de ce que notres freres et soeures Libyen font.:)

Gironimoo
30/09/2011, 10h31
Il est extrêmement difficile de faire comprendre les arguments en faveur de la langue amazigh. La notion que les Libyens peuvent être différents et unis à la fois est très difficile à faire passer dans un pays qui émerge de décennies de politique unanimiste."
oh tu sais les algériens qui sortent pourtant de plus de deux décenies de pluripartisme aussi tu peux pas leur faire comprendre qu'on ne peut être uni que dans la différence !!! on est différents !!!

une autonomie à l'espagnole serait une très bonne chose pour les berbères de Libye comme pour tout les autres berbères d'Afrique du nord d'ailleurs ...

c'est bien que leurs milices soient encore constituées ... ils ne doivent pas déposer les armes avant d'avoir obtenu l'officialisation de leur langue

Yastasinas
30/09/2011, 10h49
une autonomie à l'espagnole serait une très bonne chose pour les berbère=Gironimoos de Libye comme pour tout les autres berbères d'Afrique du nord d'ailleurs ... Ce serait un modèle d'organisation de l'Etat en mesure de relancer ces pays sur de bases modernes de gouvernances, dans le respect des diversités culturelles et identitaires.
Mais bon, cela fait peur en Algérie (Jacobinisme oblige) car c'est pris dans le sens de la "sécession".

c'est bien que leurs milices soient encore constituées ... ils ne doivent pas déposer les armes avant d'avoir obtenu l'officialisation de leur langue Je pense que cela, ils l'ont bien compris (à juste titre, surtout après la publication de la "déclaration constitutionnelle" du CNT). ;)

Histo
30/09/2011, 10h52
J'espère qu'ils lacheront pas les armes avant d'obtenir satisfaction et qu'ils ne se font pas avoir au nom de je ne sais quel solidarité, ils ont tripoli entre les mains et un poid militaire qui leur permet de tapper sur la table car il y a que ça qui compte.

hboy116
30/09/2011, 10h59
en europe les pays ce rièunis ici vous demender la division si vraiment bète arrèter cet propagande ou non de kabyle

Yastasinas
30/09/2011, 11h02
J'espère qu'ils lacheront pas les armes avant d'obtenir satisfaction et qu'ils ne se font pas avoir au nom de je ne sais quel solidarité, ils ont tripoli entre les mains et un poid militaire qui leur permet de tapper sur la table car il y a que ça qui compte.
Malheureusement, les choses se passent ainsi dans nos contrées rongées par des décennies de dictatures et de violences.
Avec la "déclaration constitutionnelle" du CNT, les Berbères de Libye ont commencé à comprendre qu'ils vont être sacrifiés sous l'autel de l'idéologie dominante depuis l'indépendance de nos pays.
La réussite de leurs mobilisations, lundi et mercredi, leur permettra -peut-être- de peser dans la balance politique de la Libye future.

Histo
30/09/2011, 11h03
en europe les pays ce rièunis ici vous demender la division si vraiment bète arrèter cet propagande ou non de kabyle


Réclamer ces droits est une propagande? demander une reconnaissance de sa propre langue c'est demandé une division ? c'est avec ce genre de discours que la kabylie c'est fait avoir. Il s'agit de construire un pays sur des bases saines qui reconnaisse toute les compopsant du ce peuple renier une partié c'est crée un problème pour le future.

PS: l'europe s'unit dans le respect de ces peuples et non pas par le renie et la définition d'une identité imaginaire.

Yastasinas
30/09/2011, 11h09
en europe les pays ce rièunis ici vous demender la division si vraiment bète arrèter cet propagande ou non de kabyle
Arrêtes de prendre tout commentaire pour de la "division".

L'Algérie, nous l'aimons. Nous avons versé notre sang pour la préserver des coups de boutoirs des GIA/AIS/MIA/FIDA (and co) et du DRS. Je ne te parle même pas de la guerre d'indépendance, je fais référence à ces 20 dernières années.

Arrêtons de penser que le Jacobinisme, qui est l'expression la plus archaïque héritée du colonialisme (et! oui!!!), est le gage dune "Algérie une et indivisible". C'est modèle utilisé pour tout contrôler d'Alger.

L'union et l'unicité ne sont pas la même chose. La meilleure union, c'est celle qui est vécue par des citoyens dans le respect de toutes leurs spécificités culturelles.

On parle ici d'un mode d'organisation de l'Etat. Un Etat que personne ne remet en cause (sauf les islamistes avec leur notion de Ouma qui transcende la notion du territoire actuel).

Notre Algérie, nous lui souhaitons qu'elle vive en paix, dans la modernité et la démocratie. Dans le respect de TOUS!

AigleNoir
30/09/2011, 11h10
C'est ce qu'on appelle: "Mettre la charrue devant les boeufs".

Il faudrait d'abord.... (mais la liste est longue !!!)

Histo
30/09/2011, 11h14
La réussite de leurs mobilisations, lundi et mercredi, leur permettra -peut-être- de peser dans la balance politique de la Libye future.

Certe c'est uen réussite mais il faut qu'il cesse de réclamer le CNT ne représente qu'un organne de transition lui réclamé des droit c'est lui donné plus d'importance qu'il le faut, les berbères doivent agir et commncer par instaurer la langue dans les écoles une administration temporaire ce qui obligera tout gouvernement en place à reconnaitre et surtout garder les armes...Oumran leur sera de très bon conseil sur ce plan.

kassaman
30/09/2011, 11h15
Ces mêmes "berbères" qui ont accusés l’Algérie et insulter notre pays pendant des mois??en plus islamiste de surcroit,l’Algérie doit être vigilante
et le kabyle algerien ne doit pas se leurrer,leur "frères" se nourrissent a la soupe saoudienne ..

Yastasinas
30/09/2011, 11h16
C'est ce qu'on appelle: "Mettre la charrue devant les boeufs".

Il faudrait d'abord.... (mais la liste est longue !!!)
Avec l'indépendance de l'Algérie, on nous disait ceci:


pas de démocratie avant le développement économique;
pas de modernité avant l'éveil des conscience (alors que rien n'a été fait dans ce sens);
pas de multipartisme avant la consolidation de l'unité nationale;
pas de liberté avant d'éjecter les tenants de la réaction (Arradj3iya);

"Pas de...avant de..." est toujours un leitmotiv pour obstruer les voies du changement. Et c'est la matrice qui fait le lit des dictatures.

Yastasinas
30/09/2011, 11h20
Ces mêmes "berbères" qui ont accusés l’Algérie et insulter notre pays pendant des mois??
Faut dire que l'Algérie, au niveau de la gestion de ce dossier, est loin d'être une source de fraternité. Et l'accueil de la famille de Kadhafi en est la preuve vivante.

en plus islamiste de surcroit,l’Algérie doit être vigilante
et le kabyle algerien ne doit pas se leurrer,leur "frères" se nourrissent a la soupe saoudienne .. Là, je suis d'accord avec toi. Il faut être vigilant. Mais si les Libyens choisissent un mouvement islamiste pour les diriger, on ne pourra pas les en empêcher.
Par contre, que les Berbères libyens revendiquent leur identité propre, je pense que cela est un facteur positif d'une réelle prise de conscience.
Mais la vigilance est de mise, à tous les points de vue.

kassaman
30/09/2011, 11h24
Yastasinas@pour leur identité c'est légitime ,mais j'ai bien peur que cela tourne en affrontement.
Quand tu sais que les premiers soutient du CNT sont le Qatar et l’Arabie saoudite,cela annonce rien de bon ,car après il faudra remercier ces "maitres"....

Yastasinas
30/09/2011, 11h29
Yastasinas@pour leur identité c'est légitime ,mais j'ai bien peur que cela tourne en affrontement.Effectivement, c'est un risque pas négligeable. Mais ce risque concerne toutes les parties du conflit, pas simplement les Berbères. La preuve, ce gouvernement qui ne voit pas le jour. C'est le résultat des tractations et des rapports de forces au sein de ce même CNT.

Quand tu sais que les premiers soutient du CNT sont le Qatar et l’Arabie saoudite,cela annonce rien de bon ,car après il faudra remercier ces "maitres".... Sincèrement, tout en étant conscient du danger de cela, je ne peux pas le leur reprocher. Durant le début de cette "révolution", les soutiens se faisaient rares. Face à la machine répressive si rodée de Kadhafou, ils n'avaient pas le choix pour sauver leurs peaux (ils en étaient à ce stade) puisque des pays comme l'Algérie ne leur ont pas apporté leur aide, voire furent même hostiles.

bel-court
30/09/2011, 11h37
Par contre, que les Berbères libyens revendiquent leur identité propre, je pense que cela est un facteur positif d'une réelle prise de conscience.

Exactement! Revendiquer tamazight est un véritable signe de prise de conscience, chez nous ceux qui la refusent sont soit des islamistes soit des soumis au pouvoir, il va de même en Libye, on verra qui sera contre. Le raciste Kadhafi est chassé, on verra l'autre camp s'il est vraiment islamiste et raciste.

kassaman
30/09/2011, 11h39
yastasinas@ l’Algérie a eu une position de principe ,on ne peut pas lui reprocher cela,beaucoup accusation n'ont jamais été prouvé..(mercenaires etc..)

Quand tu sais que les officiel saoudiens considèrent notre gouvernement comme" kouffars"...

Soyons objective et je le déclare le premier responsable de cette situation est kaddaffi qui d'ailleurs aurait du être éliminer bien plus tôt,car je n'oublie pas les humiliations des algériens en Libye pendant son règne.Il faut savoir qu'il nous traiter comme des chiens,que les algériens était purement torturé pour un oui ou un non ,que des mères de famille qui allait voir leur enfant en prison était souvent dénigrer et leur pudeur mise a rude épreuves..

Yastasinas
30/09/2011, 12h00
yastasinas@ l’Algérie a eu une position de principe ,on ne peut pas lui reprocher cela,beaucoup accusation n'ont jamais été prouvé..(mercenaires etc..)
Tout à fait: le soutien aux dictateurs est devenu une "position de principe". Sincèrement, que peut-on attendre d'autre d'un système autoritaire qui verrouille le jeu démocratique en Algérie tout en offrant des garanties aux groupes armés?
On reste sur la Libye.

kassaman
30/09/2011, 12h21
Yatasinas@ tout les pays ont des intérêts ...tous.l’Algérie aussi..

Oui restons sur la Libye ce qui s'est passe devrait aussi nous inquiétez ,car rien n'est fini.. Mais je tiens a le dire cette révolution téléguidé ce n'est pas mon modèle.

Yastasinas
30/09/2011, 12h32
Yatasinas@ tout les pays ont des intérêts ...tous.l’Algérie aussi..
Aussi pragmatique que je suis, je n'arrive toujours pas à accepter qu'on sacrifie des vies humaines pour de minables intérêts.
L'Algérie a fait une mémorable guerre d'indépendance. En ce sens, elle se doit d'être aux côtés des peuples en lutte pour leur liberté pas aux côtés des sanguinaires à l'image de Kadhafou.
Malheureusement, on se donne les amis qui nous ressemble...:22:

Oui restons sur la Libye ce qui s'est passe devrait aussi nous inquiétez ,car rien n'est fini.. Mais je tiens a le dire cette révolution téléguidé ce n'est pas mon modèle.
Je te rassure: moi non plus.

Cookies