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Voir la version complète : Syrie: les rebelles ne peuvent pas remporter la bataille militaire


mohand-ameziane
10/08/2012, 00h47
Après Damas, les forces armées syriennes semblent proches de reprendre les quartiers d’Alep tombés aux mains des rebelles. Mais le conflit syrien ne semble pas près de trouver un épilogue, et la liste des victimes civiles s’allonge de jour en jour.

Le régime a-t-il marqué des points au niveau militaire ces derniers jours ? Quels effets auront les multiples défections en son sein ? Bichara Kader, professeur à l’UCL et directeur du Centre d’études et de recherches sur le Monde arabe contemporain, et Francis Balanche, maître de conférences à l’Université de Lyon 2, étaient les invités de Matin première ce jeudi.
Si Damas semble être à présent contrôlée par les forces armées syriennes, le sort d’Alep reste, lui, assez obscur. Le gouvernement syrien affirme avoir repris le contrôle dans l’un des quartiers principaux de la rébellion; une information aussitôt démentie par des combattants sur le terrain.
La violence des combats semble être à la hauteur de l’enjeu stratégique que représente la ville. Mais pour Francis Balanche, il ne fait aucun doute que l’armée syrienne sortira victorieuse de ce bras de fer macabre. "Ça va prendre du temps évidemment. Mais l’armée syrienne est beaucoup mieux équipée beaucoup mieux organisée que les rebelles, qui n’ont pas un commandement unifié. Ce sont des "katibas", des groupes, qui tiennent un quartier, un autre chef qui en a un autre... Il n’y a pas de chaine de commandement."
Les rebelles ne peuvent pas l'emporter
L’infériorité militaire n’est pas le seul handicap des rebelles à Alep. Francis Balanche pointe également l’absence d’adhésion de la part de certains groupes de la ville, comme les Kurdes. Ces derniers, présents surtout au nord de la métropole, représentent 600 000 personnes. "Les rebelles espéraient que les Kurdes se joignent à eux, ce qui aurait donné vraiment un poids supplémentaire à leur offensive; et ça n’a pas été le cas."
Pour ce spécialiste de la région, la rébellion est donc condamnée, en tous cas d’un point de vue immédiat : "Il ne (leur) reste plus qu’à quitter la ville s’ils le peuvent, ou alors à se cacher, à résister. Mais au final, ça fera comme à Damas : l’armée réussira à reprendre les quartiers périphériques d’Alep."
Une communauté alaouite unie par peur des représailles
Le régime en place s’appuie essentiellement sur la communauté alaouite, dont est issue la famille du président. Cette communauté, comme certaines autres minorités, ne semble pas rallier massivement la rébellion, ni le mouvement d’opposition. Au contraire : "on ne voit pas une communauté alaouite qui se désolidarise du pouvoir, mais qui critique en fait la supposée faiblesse de Bachar el-Assad" dans la répression de mouvements dont ils ont peur. D’où le slogan assez explicite "Bachar à la clinique, Maher (le frère du président syrien, supposé plus énergique) à la direction du pays", populaire dans la communauté alaouite.
Cette cohésion derrière les combats de l’armée est logique, explique Francis Balanche. "Les alaouites ont très peur de la revanche des sunnites par rapport à la répression qui a eu lieu ces mois derniers ", et se rappellent le début des années 80, et la révolte des Frères musulmans qui leur a valu d’être les cibles de la colère des sunnites.
Une intervention militaire impossible
Si l’espoir d’une victoire militaire de la rébellion est mince, Bichara Kader estime pour sa part que le régime, lui, semble très ébranlé. Les nombreuses défections, qui ont touché jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir, l’ont affaibli. "J’ai le sentiment que Bachar al-Assad est enfermé dans un déni de la réalité comme s’il vivait dans un cocon, et il n’écoute que les flatteurs autour de lui."
Mais cette faiblesse manifeste ne va certainement pas entrainer une intervention internationale armée, comme en Libye. "La Syrie est une pièce maitresse sur l’échiquier du Proche-Orient", rappelle Bichara Kader.
"C’est un maillon important dans ce qu’on appelle "l’axe chiite" Iran Irak Syrie Hezbollah. Donc (…) à l’intérieur de la Syrie, ce n’est pas seulement l’armée contre la rébellion, mais c’est l’Arabie saoudite contre l’Iran; c’est le sunnisme arabe et turc contre le chiisme iranien. En même temps, c’est l’opposition États-Unis et l’Iran, entre l’Occident et l’Iran…" Et Francis Balanche d'ajouter : "(Une intervention militaire) n’est pas imaginable, parce que ça créerait une crise diplomatique avec la Russie et l’Iran qui serait terrible."
Le régime ne peut cependant pas tenir
Pour le directeur du Centre d’études et de recherches sur le Monde arabe contemporain, il y a donc là "des enjeux géopolitiques qui viennent se greffer, en quelque sorte pervertir ce qui se passe en Syrie, et rendre une sortie de crise particulièrement épineuse."
On se contente de soutenir militairement et logistiquement les rebelles.
"Si le front anti Bachar el Assad et les rebelles continuent à être armés et soutenus comme ça pendant plusieurs années, le pouvoir va être sapé, et finira par se réduire au clan alaouite et à son appareil sécuritaire."
Mais, estime Francis Balanche, à long terme, "ce régime ne peut pas tenir uniquement s’il s’appuie sur sa communauté ou sur les minorités, comme les chrétiens et les druzes, qui eux aussi n’ont pas intérêt à un changement de régime."
W. Fayoumi

bel-court
10/08/2012, 01h05
"J’ai le sentiment que Bachar al-Assad est enfermé dans un déni de la réalité comme s’il vivait dans un cocon, et il n’écoute que les flatteurs autour de lui."

C'est ce que j'avais dit il y'a 2 jours, ces dictateurs sont victimes eux mêmes de "personnes de leurs entourage" qui les coupent de la réalité, Bachar répète les mêmes paroles de Kadhafi " on les a vaincu partout " ils sont victimes eux mêmes de leurs chaines nationales. Pendant que les présidents Occidentaux utilisent leurs cerveaux et démissionnent pour une simple thèse falsifiée, les bourreaux Arabes, brûlent, tuent et détruisent tout en ayant le sentiment qu'ils n'ont rien fait.
Sinon pour la victoire dans cette guerre, les rangs des rebelles grandissent et ceux des militaires diminuent, il n'y a que Bachar qui ne l'a pas vu. Les bras cassés de ses généraux ne lui rendent pas compte des défaillances de leurs rangs..

Cell
10/08/2012, 10h23
C'est ce que j'avais dit il y'a 2 jours, ces dictateurs sont victimes eux mêmes de "personnes de leurs entourage" qui les coupent de la réalité, Bachar répète les mêmes paroles de Kadhafi " on les a vaincu partout " ils sont victimes eux mêmes de leurs chaines nationales. Pendant que les présidents Occidentaux utilisent leurs cerveaux et démissionnent pour une simple thèse falsifiée, les bourreaux Arabes, brûlent, tuent et détruisent tout en ayant le sentiment qu'ils n'ont rien fait.
Sinon pour la victoire dans cette guerre, les rangs des rebelles grandissent et ceux des militaires diminuent, il n'y a que Bachar qui ne l'a pas vu. Les bras cassés de ses généraux ne lui rendent pas compte des défaillances de leurs rangs..

trés vrai, mais ce que tu dis là , ce n'est pas le propre des dirigeants arabes , mais des structures totalitaires , ou la critique , meme constructive est assimilée à de la trahison , c'est un peu comme les généraux d'hitler qui n'osaient pas lui dire que toutes les unités allemandes avaient été décimées alors que lui croyait dur comme fer que le le maréchal Steiner allait venir dégager Berlin qui se faisait pilloner par l'armée rouge .

bel-court
10/08/2012, 11h12
ce n'est pas le propre des dirigeants arabes , mais des structures totalitaires
Cell, je n'ai pas généralisé pour les dirigeants Arabes mais j'ai parlé des bourreaux, les cruels du genre Bachar père et fils... sinon même si on aime pas Ben Ali par exemple mais il faut avouer qu'il a eu l'honneur de partir de cette manière... et les Tunisiens sont lucky, et je pourrais même dire il mérite peut être une grace rien que pour cela.

Bachi
10/08/2012, 17h18
Syrie: les rebelles ne peuvent pas remporter la bataille militaire
C'est ce que j'écrivais la semaine passée.
et ces rebelles se coupent de plus en plus de toute sympathie occidentale depuis qu'ils admettent dans leurs rangs ces cohortes de salafistes.
C'est vraiment dommage car el Bachar ne suscite que de l'antipathie.

Il leur reste les batailles de rue, y a de quoi épuiser le régime Assad

Cell
10/08/2012, 17h23
et ces rebelles se coupent de plus en plus de toute sympathie occidentale depuis qu'ils admettent dans leurs rangs ces cohortes de salafistes.

la sypathie de l'occident est conditionné comme pour le cas des rebelles de benghazi , aux nombre de barils de petrole qui peuvent etre pompé .

et sur ce coup , Le boucher al Assad , a la chance que son pays n'a rien à offrir .

bel-court
10/08/2012, 17h44
la sypathie de l'occident est conditionné comme pour le cas des rebelles de benghazi , aux nombre de barils de petrole qui peuvent etre pompé .

La seule chance que Bachar possède sont les élections américaines, ils lui régleront ses comptes par la suite.. les rebelles ne demandent qu'une NFZ pour lui couper les ailes..

Louny
10/08/2012, 17h48
Le ministère du Trésor américain blâme le Hezbollah libanais, déjà classé comme organisation terroriste aux Etats-Unis, pour son "rôle central" dans la répression menée par le régime de Bachar el-Assad en Syrie.
Les Etats-Unis veulent "mettre en lumière les activités du Hezbollah en Syrie et son rôle central dans les violences continues que le régime d'Assad inflige au peuple syrien", indique ce communiqué qui ne fait mention d'aucune nouvelle sanction contre les autorités syriennes.



l'express


Ca y est, on met le Hezbollah dans le paquet. :mrgreen: Plus c'est gros plus ça passe.
Mais quelle mascarade. C'est incroyable.

Louny
10/08/2012, 17h57
Manifestation à Idleb, dans le nord. Les Etats-Unis et la Russie sont renvoyés dos à dos, les premiers étant qualifiés d' "hypocrites" et la seconde d'"éhontée".


http://www.youtube.com/watch?v=cfLH985KCts&feature=player_embedded

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