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Voir la version complète : Il appelait au jihad sur internet et minimise aujourd'hui la portée de ses actes


gdesmon
20/01/2015, 08h53
Il se répandait en diatribes contre la France et l'Occident, écrivant notamment: «On ne restera plus derrière nos claviers.»

Un marocain est jugé depuis lundi à Paris pour avoir tenté de recruter des candidats au Jihad sur internet. Il se défend en expliquant qu'il s'ennuyait et plaisantait sur internet.

Le contexte du procès, deux semaines après les attaques terroristes en France, ne joue pas en sa faveur. Fahd Jobrani, un prêcheur marocain de 36 ans, comparait depuis lundi devant le tribunal correctionnel de Paris pour «association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes terroristes». Le prévenu était arrivé illégalement en France en 2004, s'était établi à Notre-Dame-de-Bliquetuit (en Seine Martitime), et avait contracté un mariage en blanc. Il avait ensuite élu domicile dans un café dans lequel il passait une grande partie de ses journées et inondait la toile de ses diatribes jihadistes ainsi que de ses appels à mener des attaques terroristes en France.

Des heures durant, il se répandait en diatribes contre la France et l'Occident, écrivant: «On ne restera plus derrière nos claviers». En septembre 2012, il avait posté sur Youtube trois vidéos, qu'il avait retirées peu après, dans lesquelles il apparaissait enturbanné. Quelques mois plus tard, il s'était vanté sur un forum sur internet de créer une «katiba», une brigade, pour Al-Qaïda au Maroc.

Dès lundi, Fahd Jobrani a donné le ton de ce que serait sa défense: il serait totalement innocent et aurait lancé ses appels au jihad pour rire ou par manque d'occupation. «Je sais que je n'ai rien fait et que je ne ferai rien». Du «délire», des «paroles en l'air» a-t-il ainsi indiqué, en assurant devant le tribunal correctionnel de Paris qu'il ne serait jamais passé à l'acte. «Je m'emmerdais, je parlais avec les gens» sur un forum en ligne, le seul sur lequel les gens parlaient l'arabe littéraire, a expliqué le prévenu, depuis le box, barbe fournie et cheveux longs noués en catogan. «Je n'ai pas eu l'intention» de passer à l'action, j'ai de la famille au pays».
«On ne peut pas condamner un musulman».

Quid de son message «la paix sur vous les terroristes, moi je suis l'un des vôtres:? «C'est ironique», dit-il.

Pour sa défense, Jobrani affirme qu'il s'insurgeait contre le tourisme sexuel au Maroc, espérait y voir arriver les révolutions arabes, explique avoir subi dans son travail des «vannes racistes», et qu'il a été «traité comme un chien» par la police lors de son interpellation à son arrivée clandestine en France en 2004.

Fahd Jobrani, qui comparait le jihad à la Résistance, se trouve mal à l'aise lorsqu'il est questionné sur Oussama Ben Laden, Mohamed Merah ou les auteurs des récents attentats à Paris: «On ne peut pas condamner un musulman».

Avant l'audience, son avocate, Me Anne-Sophie Laguens, a estimé qu'il ne «faudrait pas se laisser entraîner par le contexte», face à «quelqu'un qui a plus vécu un fantasme qu'initié une réelle entreprise terroriste».

Poursuivi pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme, il encourt dix ans de prison.

Par lefigaro.fr

overclocker
20/01/2015, 09h15
De plus, et sachant que tout texte s’inscrit dans un contexte, comment ne pas s’interroger sur le fait que, depuis plus d’un an, tant de soldats français sont présents en Afrique pour « combattre contre les djihadistes », alors même qu’aucun débat public sérieux n’a eu lieu en France sur l’utilité où les dommages de ces interventions militaires ? Le gendarme colonialiste d’hier, qui porte une responsabilité incontestable dans l’héritage chaotique des frontières et des régimes, est aujourd’hui « rappelé » pour réinstaurer le « droit » à l’aide de sa force de gendarmerie néocoloniale. Avec le gendarme américain, responsable de l’énorme destruction en Irak, sans en avoir jamais émis le moindre regret, il participe aux bombardements des bases de « daesch ». Allié aux dirigeants saoudiens « éclairés », et à d’autres chauds partisans de la « liberté d’expression » au Moyen-Orient, il préserve les frontières du partage illogique qu’il a imposées, il y a un siècle, selon ses intérêts impérialistes. Il est appelé pour bombarder ceux qui menacent les précieux puits de pétrole dont il consomme le produit, sans comprendre que, ce faisant, il invite le risque de la terreur au sein de la métropole.



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