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Voir la version complète : Les tribus Kotama de jijel


magnoliadz
14/07/2005, 00h44
Bonjour,

je revien d'un séjour enchanteur à jijel , ou j'en ai profité pour me renseigner sur les origines de cette ville , on m'a parlé des tribus berbéres kotama (nom attribué a un hotel a jijel d'ailleurs) , qui peut m'en dire plus ?
Et quelle relation y a t il avec la kabylie ?

amitiés

double6
14/07/2005, 01h16
La tribue des Kutama est une grande tribue d'origine Kabyle. Aujourd'hui ses descendants sont eparpilles a travers le monde Arabe. C'etait un peu l'ancetre des Beni Hilal. Vers 740, suite a l'Islamisation de l'Algerie (apres les guerres livres par Koceila et Kahina aux Arabes), les Arabes avaient imposes un systeme d'impots racistes et etaient en train de pratiquer se qui s'apparentait a du colonialisme. La revolte eclata dans le Maghreb et les Arabes evoyerent 2 armees pour la mater. L'une d'Espagne, l'autre de Damas. C'est la tribue des Kutama, installee et controllant a l'epoque la ville de Bejaia, qui s'organisa le mieux militairement et qui les affronta. La premiere armee Arabe fut ecrasee a Oued Chlef, et la deuxieme a l'est de Jijel. Les Kutama s'en allerent ensuite decide de conquerir tout le monde Islamique et de le reformer. Ils se mirent en marche sur Damas, et atteignirent l'Egypte apres 2 siecles. Entre temps ils s'etaient allies a des penseurs et des opposants venus de tout le monde Musulman, particulierement des Chiites et se lancerent dans le Kharidjisme qu'ils imposerent au Maghreb egalement. Ainsi en 909 les Kutama qui dirigeaient a present une enorme armee de Maghrebins et d'autres opposants et mercenaires arriverent en face des pyramides ayant conquis tout sur leur passage et arracherent les parois blanches des pyramides pour construire leur nouvelle capitale: El Qahira (La Conquise), en vue de prendre Damas. C'est le veritable debut de la dynastie des Fatimides. 2 siecles plus tard encore, lorsque sous la houlette de regents Berbers locaux restes derriere tels que les Zirides, l'Algerie fut reconvertie au Sunnisme, les Kutama qui n'apprecierent pas du tout et punirent leur terre d'origine en leur envoyant une armee de mercenaires aguerris (Persans, Syriens, etc...) diriges par quelques tribues Arabes dont la plus fameuse etait les Beni Hilal. L'Algerie en particulier et les cotes du Maghreb en general furent mises a sac. Cela favorisera la montee en puissance des tribues Berberes Sahariennes telles que les Senhadja et autres qui instaureront de nouvelle dynasties pour unifier et pacifier le Maghreb telles les Al Mouahidines, les Al Mourabitines et d'autres. La tribue des Kutama a donc dans son passe veritablement influée sur l'histoire politique et sociale du Maghreb et de l'Algerie plus generalement. Grace aux Kutama entre autres Bejaia etait devenue des siecles durant la plus puissante ville du Maghreb Centrale, actuelle Algerie, succedant ainsi a Cirta (Constantine) apres les passages Romains, Vandales et Byzantins, et ce n'est qu'apres la chute de Vgayet (Bejaia) face aux Espagnoles, que Alger prendra la releve et montera en puissance au 15-16eme siecle. Bref, il y a beaucoup a dire sur les Kutama et l'histoire de notre pays en general.

magnoliadz
14/07/2005, 01h46
merci bcp double6 pour ces explications , quand tu parles des sanhadja , ce sont les ancetres des tlemceniens ?

hakkimm
14/07/2005, 20h20
Aperçu Historique
Selon IBN KHELDOUN, la tribu de KOTAMA est l’une des plus importantes branches des baranis, « Issues des tribus Amazighs ou berbères, historiquement connues au Maghreb arabe, et qui, selon les généalogistes berbères elles descendent toutes de leur ancestral « Bornes Ben Kotem »
Cependant que les généalogistes arabes disent que cette tribu est l’une des sous-branches de la grande tribu arabe « Himieur » en provenance du sud de la presqu’île arabe, c’est ce que rapportent les deux historiens arabes El- KALBI et Tabari.

Selon cette version, le premier roi de cette dernière, le dénommé « FRIKECHE BEN SAIFI », dont leur territoire fut baptisé par son nom qui devint ensuite le nom de toute l’Afrique, (Continent), est l’un des rois de Yémen des antiquités et serait alors le premier qui occupa l’Afrique et tua son roi DJERDJER.

La tribu de Kotama suivant la première version, aurait donc généré deux branches principales qui sont : « Ghersen et yassouda ”, d’où proviennent toutes les sous branches de KOTAMA citées par les historiens, et ses éléments devaient être, selon cette hypothèse, des éléments locaux originalement attachés à cette terre dés l’aube de l’histoire, et qu’ils ne sont nullement pas le fait des vagues d’immigration provoquées par les centres d’influence des antiquités dont le nord de l’Afrique aura été leurs théâtres, quoi que les kotamas, comme tout les habitants du Maghreb, n’étaient pas à l’abri de l’infiltration des éléments étranges qui se sont intégrés par le biais de mariage, de ralliement ou de coexistence à travers le long voisinage.

Quelles que soient les hypothèses et arguments sur lesquels se sont basées les deux versions, il est à noter que les généalogistes arabes et berbères ne semblent pas êtres divergents que les Baranis (les Abranis) sont les enfants de Bornos ben Borre ben Mazigh ben Canaan ben hem.(Fils de Noé)

On conclue donc, et toujours selon Ibn khaldoune, que les Baranis et les Palestiniens ont les mêmes liens de parentés et appartiennent aux mêmes origines.

Enfin, quelles que soient les origines de cette tribu il y à lieu de souligner que la tribu de KOTAMA, était la plus importante des tribus berbères au Maghreb central au moyen âge de par son nombre et sa renommée.

V-LES BRANCHES DE LA TRIBU KOTAMA ET LEUR IMPLANTAION
Les historiens pensent que toutes les branches de KOTAMA remontent aux deux principales branches : Ghersen et Yassouda, ben kotam et de Ghersen descendent toutes les tribus implantées aujourd’hui à travers le territoire de la wilaya de JIJEL et quelques wilayas limitrophes ; Plus précisément des deux sous branches Beni-Yannaoua et Beni- Yentasen.

Parmi les plus importantes tribus des Beni-yannaoua on cite entre autres :

a- Djimla, cette grande tribu se trouve actuellement dans la région dite Djimla (commune ) jusqu’à Tassala dans la wilaya de Mila et les limites d’El-Eulma dans la wilaya de Sétif (il existe encore les Beni Yenni en Kabylie).

b- tribu des M’salta (tala-ifassen) entre Sétif et Akbou ainsi que d’autres localités dans le territoire de KOTAMA .

C’est également : de Beni-Yontasen descend la tribu « Idjana (actuellement Ouadjana) qui se trouve dans l"espace situé entre Taher et El-milia où on y trouve la tribu de Beni-Mouaâde, commue jusqu’aujourd’hui par ce nom dans la région d’El-Milia.

Et de Beni-Yassouda, la tribu de « METTOUSSA » dont une sous- branche se trouve parmi ceux de Djimla, c’est « METTOUSSINE », citant aussi le village de METOUSSA dans la wilaya de BEJAIA (Bougie) .

source (http://www.frebend.com/forum/read.php3?f=1&i=9674&t=9674)

mene
14/07/2005, 20h32
C'etait un peu l'ancetre des Beni Hilal

Les Kotams ancetres des Banu Hilal!

Decidemment, on aura tout lu :60:

double6
20/07/2005, 19h09
Les Kotams ancetres des Banu Hilal!

Decidemment, on aura tout lu :60:

Je l'ai dit dans le sens de leur comportement. La suite du texte expliquait cela. Les Kutama ont, avant les Beni Hilal envahit les terres de ces derniers, notamment la Basse Egypte et ont saccagé, pillé, etc...

Du point de vue ethnique il est evident que les uns sont Berberes et les autres non. Faut savoir lire correctement avant d'assumer avoir tout lu. ;)

mene
20/07/2005, 19h30
Mais tu n`as pas l`impession que le mot " Koutama" sonne un peu arabe, ou beaucop meme.

"Koutama": je dirais meme que plus arabe que ce terme tu creves.;)

hakkimm
20/07/2005, 19h47
@mene,
Je me suis renseigné sur l'origine de l'article que j'ai met en haut et on m'a dit que l’origine de cet article est l’ancien site de la direction de la culture de JIJEL www.jijelculture.com, il a été copié et recopié sur différents sites et forums. Les animateurs du site se sont référés à la « La moukaddima d’Ibn Khaldoun ». Donc une source historique sérieuse.

mene
20/07/2005, 20h22
Salut Hakkim,
Mon dernier message s`adressait a double6.
J`ai deja lu ton message concernant l`origine des Kotama et je te remercie pour ls informations que tu as pris le temps de nous apporter. Surtout que je m`interrese beaucoup a l`histoire de nos origines.

absent
21/07/2005, 14h13
Selon Ibn Khaldoun, les Kutama, ont quasiment disparu de l'histoire, de son temps déjà (XIVe siècle). En fait, ils formaient le principal appui militaire des Fatimi qui comme vous le savez se sont installés dans le Maghreb avant de conquérir l'Egypte au début du Xe siècle.
Ce qui a fait disparaître les Kutama, ce sont les différentes guerres qu'ils ont dû mener pour les Fatimi.
Il y aujourd'hui surement pas mal de descendants de Kutama en Egypte, leur installation là bas les a égyptiannisés et fait fondre dans la masse.

double6
21/07/2005, 19h30
Salut mene,

Personellement je ne trouve pas la consonance Arabe evidente dans le nom "Kutama". Les tribues Arabes en général contenaient le prefixe "Beni" surtout a l'epoque contrairement au tribue Berbere de l'epoque.

Pour resituer un peu le role des Kutama dans l'histoire du Maghreb et leur montée en puissance... C'est en 670 que Oqba Ibn Nafaa arrive sur l'emplacement de l'actuelle Kairouan en Tunisie et fonde cette ville, en vue de conquerir le Maghreb et de l'islamiser. Pendant 12 ans il ne rencontra que tres peu de resistance et ne se frotta pas trop aux Berberes, n'essayant pas de les convertir par la force, mais plutot par un dialogue avec les chefs Berberes et la presentation de la religion Musulmane. En 682 il mena une expedition religieuse et se promena jusqu'au rive de l'Atlantique sans etre vraiment inquiete. A son retour vers Kairouan il divisa ses hommes en 2 groupes, envoyant les premiers a travers les hauts plateaux rejoindre sa base, et la deuxieme longeant le nord du Sahara et passant par le Sud des montagnes des Aures. C'est la qu'il rencontre Kusseyla au debut de l'an 683 qui va l'attaquer, l'ayant apparement prevenu de ne plus passer par ce territoire qui etait le sien. Kuseyla rassemblera son armee face a celle de Oqba, puis lancera un défi publique a Oqba de l'affronter face a face pour eviter un bain de sang et une perte d'hommes inutile. C'etait une methode d'eviter une bataille a l'epoque en la transformant en duel personel. Kuseyla gagnera le duel et decapitera Oqba devant ses hommes. Kuseyla laisse l'armée Arabe repartir, avant de la poursuivre et de la rattraper et d'en tuer plusieurs. Le reste des hommes de Oqba pris de panique s'enfuiront a Tripoli, et informeront le Khalife. L'attitude des Arabes va changer a partir de ce moment la et devenir plus violente sur instruction du Khalife qui va designer Zuhayr Qays Balawi, un sanguinaire qui ne fera pas de quartier. Kusayla est allé jusqu'a occupé le terrain de la province de l'Ifriqia, actuelle Tunisie et la base de Oqba, Kairouan. Qays echoue dans sa premiere de reprendre Kairouan en 684, mais reussit dans sa deuxieme tentative en 686, et fait executer Kuseyla pour venger Oqba. Les Berberes decide de venger Kuseyla et lance une contre offensive, reprenne Kairouan et tue Qays. Les Arabes nommeront alors Hassan Ibn Nuuman pour reprendre de nouveau Kairouan et cette fois soumettre tout le Maghreb central par l'épée. Ce dernier, reprendra Kairouan en 691, et Carthage en 692. Il réetablit la domination Arabe en Ifriqia (actuelle Tunisie). Les Berberes se reorganise de nouveau pour se venger autour d'une femme la Kahina. Celle ci emméne une immense armée de montagnards des Aures, et descend rencontrer Hassan Ben Nuuman dans les plaines de Baghai a Tebessa pour l'affronter en 695. Ses armées massacreront les troupes de Hassan, et marchent sur Kairouan qui etait restée quasiment vide et la prenne facilement une nouvelle fois.

Hassan humilié par sa défaite et la perte de tant d'hommes demande de nouvelles divisions a partir de Tripoli. Il blame les Byzantins qui sont toujours présent en Tunisie d'avoir soutenus les Berberes avec des informations et ensuite un soutien logistique pour sa defaite. Il promet d'en finir avec les Berberes et les Byzantins. Le Khalife lui accorde une nouvelle armée et en 695, la meme année et il s'en va reconquerir Kairouan et Carthage. Il remporte succés aprés succés, prend Carthage puis Kairouan, massacre les Byzantins et les chasse definitivement d'Afrique. Puis il livre une guerre de 3 ans a la Kahina, qu'il finit par tuer en 698. Ses 3 fils, de force selon certains, sur instruction de leur mére qui savait sa fin proche selon d'autres, se convertiront a l'Islam et convertiront toute la region des Aures avec eux. Ils donneront des hommes a Hassan qui n'aura aucun mal a convertir de gré généralement, parfois de force les petits royaumes du reste du Maghreb central, actuelle Algerie, et du Maghreb oriental, actuel Maroc. En 711, alors que un prince Berbere est nommé par le Khalife pour conquerir l'Iberie des Visigoths a la tete d'une importante armée Berbere convertie, le Maghreb est deja devenu une province du Khilafa Islamique. Il aura fallu 50 ans pour conquerir le Maghreb aux Arabes.

En 720, un nouveau gouverneur du Maghreb est nommé: Yazid Abou Mouslim. Ce personnage se montrera un mauvais gouverneur et décidera que les Berberes, convertit ou pas, devront payer l'impot dit "kharaj" dont normalement ils devraient etrent exemptés en tant que Musulmans. Il sera assassiner par son garde du corps en 734. Un nouveau gouverneur est nommé en la personne de Ubayd Allah ben al Habhab. Ce personnage designera des vice gouverneurs, dont Omar ben Ubayd Allah el Mouradi, envoyé pour regner a Tanger. El Mouradi tente de leverun impot illégal sur les Berberes dés son arrivée, et il est assassiné par ces derniers. La situation au Maghreb est propice a la revolte, un systeme d'impots raciste ayant etait appliqué au Berberes dont la vaste majorite etait des Musulmans sinceres et qui commencaient a considerer les gouverantns Arabes comme injustes envers la loi Divine, et donc illégitime.

En 740 donc, un Berbere convertit d'obediance "kharidjite" (c.a.d principalement réformateur) nommé Maysara, qui etait vendeur d'eau au marché de Kairouan lance une revolte. Il massacre des garnisons Arabes et la revolte se propage jusqu'a Tanger a l'autre bout du Maghreb. Toutefois la desorganisation hierarchique mene rapidement a des luttes intestinales et Maysara est tué et le mouvement de revolte commence a s'essoufler. C'est la qu'entre en jeu les Kutama de la region de Kabylie et de Jijel.

Alors que le gouverneur de Kairouan a fait ordonner au corps expeditionaires d'Espagne de faire demi tour et de marcher sur l'Afrique du Nord pour reprimer la revolte, les Kutamas entendent cette info. Ces derniers vont organiser les revoltes de leurs region en regiments militaires et decide de confronter cette armée d'Espagne. Ce fut "maarakat elsahraf" (la bataille des nobles). Les é armées Arabe, et Berbere se sont rencontrées dans la valée de l'oued Chelif et les Arabes furent tous massacrés jusqu'au dernier. Des que cette nouvelle s'est propagé, l'est du Maghreb, l'actuel Maroc se souléve et léve des troupes pour rejoindre celles du Maghreb central. Le gouverneur de Kairouan lui a fait appeller une nouvelle armée de Damas cette fois, pour mater la rebellion qui devenait imposante. Les 2 armees se rencontreront a Oued Sebou et de nouveau les Arabes sont massacres face a une impressionante force Berbere dirigée par la tribue des Kutama.

Ainsi a partir de 741 le Maghreb devient autonome, tandis que les Kutama enivrés par leurs succés decident a present de s'en allé conquerir tout le monde Islamique et de le reformer pour imposer un systeme plus juste, moins raciste, plus en adequation avec la religion Musulmane. Il s'allie a une famille Persane, Ibn Rostoum, installé dans la region de Tahert (Tiaret) qui est elle aussi Kharidjite (qui deviendra le chiisme un siecle plus tard) depuis le meurtre de Ali, gendre du prophete et refugiée au Maghreb. La combinaison de la force brute des Kutama et de la force doctrinale des Roustemides va donner une doctrine qui peut se resumer en:

- le refus d'un systeme d'exploitation basée sur l'inegalité comme le modéle Byzantin, et l'impossibilité de developper un contre etat sur la base d'un developement organique des institutions deja existantes.

double6
21/07/2005, 19h31
(je continue ici... plus de 10000 charactere apparement)

L'histoire des Fatimides commence ainsi en petite Kabylie, avec la tribue des Kutama dont le territoire s'etendait dans le triangle Setif, Jijel, Constantine et ou ils maintenaient une grande influence a Bejaia. Quelques années apres leurs alliance aux Rostemides, les chefs de la tribues des Kutama rencontreront un missionaire chiite (da'ia, le chiisme naissant), Abu Abdallah, a la mecque durant un pelerinage. Ce dernier les convaincra de la justesse de la cause Chiite et de la similitude de celle ci avec la cause des Berberes. Il repart avec eux s'installer a Ikjane en contrebas de Stif sur les plaines du Tell en 893. Les Kutamas commencent alors leur conquete militaires ayant a present un "mufti" qui leur fournit les justifications religieuses. Ils commencent par attaquer les Aghlabides, dynastie naissante qui avait installées des fortifications dans les Aures et face a la Kabylie et qui avait cooperée avec les Arabes. Les Aghlabides sont ecrasés, et Setif est assiégée ensuite. Celle ci tombe a leur main en 904. Tobna tombe a leur main en 905, Raqqada en 909. Les revoltes telles que celles des Qarmates sont ecrasées, et lorsque un emir Berbere a l'est du Maghreb fait emprisonné un maitre a pensé Chiite, les Kutamas retournent en arriere assieger Tahert, conquiert le territoire des Rostemides, continue jusqu'a Sijilmasa et vont le liberer et le venger. Celui ci se declare alors le "Mehdi", et ordonnent a ses troupes de laisser derriere eux des dynasties qui agiront comme gouverneurs locaux, tels les Zirides, et de s'en aller conquerir le Khilafa. En 973, les armees Berberes combinées a des mercenaires Persans, Syriens, et d'autres petites forces Kharidjites atteignent le Nil en Egypte et fonde Le Caire (La Conquise) avec des blocs arrachés au pyramides. Entre temps une grande insurrection eclate au Maghreb, les populations etant restée Sunnites de coeur, et ne voulant plus etre Kharidjite se sont reconverties au Sunnisme. Les Kutamas se revolterent egalement contre le Mehdi lui meme en cours de route, qui a fait executer leur mufti, Abu Abdallah. Les Fatimides se ressoudent touefois rapidement et les Zirides au Maghreb vont ecrasés les differentes inssurections dont l'une tres importante qui dura 40 ans et qui eclata dans les Aures. Les Zirides dirigeant une armée de Berberes Senhadja venus du desert Saharien ecraseront les revoltes avant de se separer de la doctrine Kharidjite et de remettre le Maghreb sous la coupe du Khilafa et de revenir au Sunnisme. Cela declenchera la colere des Fatimides, a present installés en Egypte qui enverront des tribues Arabes punirent le Maghreb telles que celles des Beni Hilal en vagues successives des 990.

Ainsi meme si la consonnace du nom "Kutama" peut paraitre Arabe, ils etaient des Berberes a l'origine pour sur qui ont pour la plupart emigrés et se sont installés en Egypte, envoyant a leur tour des Arabes aux Maghreb.

Beowulf
11/04/2009, 16h20
Zwawa, Kutama, Sanhadja, c des tribu Kabyles, et Jijel le nom d'origine de la ville c Ighil ghili qui veux dire la colline de l'exil.

les tribu Zenete, Ayth Ifren (Massinissa le plus populaire de cette tribu) , Aimgharen, domine les Aures.

la tribu Ifren qui as donnée le nom a notre continant , Afrique, Ifren qui est un dévinité de la mythologie amazigh, et ke les romain l'appeler Dea Africa.

elle tres riche l'histoir de notre Algerie Allah Ibarek.

Sioux foughali
11/04/2009, 18h07
conquiert le territoire des Rostemides, continue jusqu'a Sijilmasa

Sijilmassa est aujourd'hui une petite ville ou village du moyen Atlas.
D'apres Khaldoun elle fût comme une petite capitale



faudra que je me replonge dans le gros bouquin , compilation du legs d'Ibn Khaldoun

Lezard_01
11/04/2009, 21h15
Sijilmassa est aujourd'hui une petite ville ou village du moyen Atlas.

Elle est plutot entre Figuig et Rachidiya longeant la frontiere algero-marocaine.

La prosperité de cette ville autrefois provenait du faite qu'elle etit un comptoir importante sur la route des caravanes Nor-sud et Est-Ouest.

La ville etait tres riche mais aussi ouverte sur le Sahara ce qui faisaient d'elle un refuge ideal pour les differents sectes qui ont envahit le Maghreb un certain temps.

Et c'est exatement cela qui a sellé la chutte de cette ville jadis si prospere. Elle a ete detruite a plusieurs reprise par les differents dynasties qui ont regnés sur la region.

Sioux foughali
11/04/2009, 21h32
un lien sur Sijilmassa des Myknaça, Meknassa .....kharedjites eux aussi

http://tiregwa-n-at-argane.**************/article-23530381.html

l'imprevisible
11/04/2009, 22h30
http://img232.imageshack.us/img232/7200/pict1710.jpg

Source: Maurice LOMBRAD. L'islam dans sa première grandeur VIII - XI siècle.
Editions Flammarion. Paris. 1ère édition: 1971. P 74.


NB: Désolée c'est un peu lapidaire de ma part de mettre ces cartes sans le contenu et les explications qui s'imposent.



L'oeuvre de Lombard est posthume, ce sont là ses cours qui furent réunis et publiés, ses thèses gagneraient à êtres connues, car elles éclairent et recontextualisent des faits historiques, et des évolutions chronologiques.....

Au passage: Les Ibadites est l'appellation la plus appropriée pour ceux désignés habituellement comme "kharidjits" sans vouloir polémiquer, c'est juste plus neutre et bien plus impartial.


.../...

Lezard_01
11/04/2009, 22h37
Les Ibadites est l'appellation la plus appropriée pour ceux désignés habituellement comme "kharidjits"

Ibadites et Kharijites sont deux choses tout a fait differentes.
Ibadite est une dynastie nord africaine alors que les kharijites designent la fraction des musulamns pro Ali qui l'ont desavoués lors de la bataille de Siffin contre Mouâwiya.

l'imprevisible
11/04/2009, 22h56
Ibadites et Kharijites sont deux choses tout a fait differentes.


Navrée de ne pas être d'accord avec toi, mais il se trouve que les Ibadites sont ceux-là même qui étaient "sortis" des rangs d'Ali suite à sa destitution.

De manière très très Rapide :

Ceux là même qui avec Abdullah Ibn-Ibad ( d'où le nom ) comme guide et chef spirituel, ont formé une Faction musulmane, dont le siège était à "Basra".

Réfères toi à la chronique d'Abû Zakaryya par exemple, lui qui évoque les fameux "Cinq porteurs de la sciences"

Abû Alkhatab Al-maâfari
Abdu-Rahman Ben Roustum
Abu Darar Al-ghadamsi
Aâssem Assadrati
Abû-Dawad Al-Qibli


, en provenance de Basra et de la mise en place de l'Imamat de Tripolis ....etc.


J'écrivais bien plus haut qu'il s'agissait d'une évolution chronologique, dans le temps ....

C'est très rapide ...Demain, Inchallah, je te retrouve le passage et je te le met en ligne


Bonne nuit ...



..../....

Lezard_01
11/04/2009, 23h35
il se trouve que les Ibadites sont ceux-là même qui étaient "sortis" des rangs d'Ali suite à sa destitution.

Pardon j'ai confondu Aghlabid et ibadites.

En effet les Ibadites sont des kharijites eux aussi car il y a d'autres branches kharijites.
Les kharijites ne sont pas tous Ibadites.

elkenz
12/04/2009, 00h06
Kotama ca vient du grec Koidamonsoi. Terme utilisé par Ptolémée pour décrire la plus grande tribu de la région se situant entre les Babors et Collo.

absent
12/04/2009, 12h26
Mila. 2e colloque sur Kotama


L’histoire revisitée


Sous le thème « Fedj M’zala à travers les siècles et les civilisations », le deuxième colloque (27 et 28 juin) consacré au prestigieux parcours de Kotama, cette tribu révolutionnaire, qui a tenu la dragée haute à l’occupant français dans les régions de Constantine, Mila et Sétif, a été organisé à la maison de jeunes Tikoudène Mosbah de Ferdjioua en présence d’un panel d’historiens, chercheurs, professeurs d’universités et représentants des ministères de la culture et des PTIC.




Le comité de wilaya, chargé de l’organisation de la manifestation, a concocté à l’occasion un programme assez substantiel portant sur une série de communications retraçant la symbolique révolutionnaire et le rôle prépondérant de Ferdjioua (ex-Fedj M’zala) dans la résistance au colonialisme (1830 -1962), sous l’emprise romaine et durant l’insurrection de cheïkh El Mokrani (1871). Des thèmes, ayant trait aux origines de Kotama et le sursaut révolutionnaire marquant les événements sanglants du 8 mai 1945 et du 8 mai 1956, tels que vécus dans cette région de l’Algérie profonde et dont des pans de l’histoire demeurent très peu connus des générations intermédiaires et contemporaines, ont été développés par les conférenciers. L’histoire retiendra que la tribu doyenne de Kotama eut le mérite de repousser les Abbasides aux confins est du pays avant de conquérir Kaïrouan où elle contribua à la fondation de l’Etat fatimide et s’y établit pendant 66 ans. Conquérant convaincu et bâtisseur inlassable, Kotama transposera son influence et son élan édificateur jusqu’en terre d’Egypte où il fut rejoint par de nombreux résistants de la région de Ferdjioua qui participèrent à ses côtés à la construction de la mosquée El Azhar en l’an 358 de l’hégire.




Par M. Boumelih

absent
12/04/2009, 12h30
La tribu Kotama
18-02-2007
la direction de la culture de Jijel
La tribu Kotama

APERCU HISTORIQUE
Selon Ibn Kheldoun "بن خلدون", la tribu de Kotama "كتامة" est l’une des plus importantes branches des baranis « Issues des tribus Amazighs ou berbères, historiquement connues au Maghreb arabe, et qui, selon les généalogistes berbères elles descendent toutes de leur ancestral: Kotem Ben Bornes كتام بن برنس
Cependant que les généalogistes arabes disent que cette tribu est l’une des sous-branches de la grande tribu arabe « Himieur "قبيلة حمير"» en provenance du sud de la presqu’île arabe, c’est ce que rapportent les deux historiens arabes El- Kalbi et Tabari ("الكلبي والطبري").
Selon cette version, le premier roi de cette dernière, le dénommé « Frikeche ben Saifi "فريقش بن صيفي "», dont leur territoire fut baptisé par son nom qui devint ensuite le nom de toute l’Afrique, (Continent), est l’un des rois de Yémen des antiquités et serait alors le premier qui occupa l’Afrique et tua son roi Djerdjer "جرجير". La tribu de Kotama suivant la première version, aurait donc généré deux branches principales qui sont: « Ghersen et yassouda غرسن ويسودة”, d’où proviennent toutes les sous branches de Kotama citées par les historiens, et ses éléments devaient être, selon cette hypothèse, des éléments locaux originalement attachés à cette terre dés l’aube de l’histoire, et qu’ils ne sont nullement pas le fait des vagues d’immigration provoquées par les centres d’influence des antiquités dont le nord de l’Afrique aura été leurs théâtres, quoi que les kotamas, comme tout les habitants du Maghreb, n’étaient pas à l’abri de l’infiltration des éléments étranges qui se sont intégrés par le biais de mariage, de ralliement ou de coexistence à travers le long voisinage. Quelles que soient les hypothèses et arguments sur lesquels se sont basées les deux versions, il est à noter que les généalogistes arabes et berbères ne semblent pas êtres divergents que les Baranis (les Abranis "البرانس") sont les enfants de Bornos ben Borre ben Mazigh ben Canaan ben hem, Fils de Noé برنس بن بر بن مازيغ بن كنعان بن حام
On conclue donc, et toujours selon Ibn khaldoune, que les Baranis et les Palestiniens ont les mêmes liens de parentés et appartiennent aux mêmes origines. Enfin, quelles que soient les origines de cette tribu il y à lieu de souligner que la tribu de Kotama, était la plus importante des tribus berbères au Maghreb central au moyen âge de par son nombre et sa renommée.

II- LE TERRITOIRE DE LA TRIBU KOTAMA ET SES CENTRES URBAINS IMPORTANTS.
Les Kotamas se sont établis en Afrique du Nord depuis les antiquités, dans les mêmes circonstances que leurs frères de la tribu « El-Bitre » قبيلة البتر . Dans l’histoire ancienne la région de Kotama faisait partie des territoires de Numidie, et durant l’occupation romaine elle fut rattachée en Mauritanie Sétifienne dont le centre était Sétif, le territoire de la tribu Kotama s’étend au nord sur la région comprise entre Bejaia et Dellys à l’ouest et Annaba à l’est jusqu’aux limites de la Hodna et les Aurès du côté sud et sud-est jusqu’à Guelma et Souk-Ahras à l’est , ils ont des bastions connus dans l’espace de cette région, citant entre autre, les grands centre urbains connus aujourd’hui comme : Guelma , Souk-Ahras , El-Kala , Annaba , Skikda , Collo, Jijel ,Constantine, Mila, et Sétif. En outre des petits centres urbains situés dans la région des Aurès nonobstant leurs anciennes cités mentionnées par les ouvrages d’histoire tels que Ikjen "إكجان", aux environs de Beni-aziz dans la wilaya de Sétif, Bellazma, Baghaya et autres.

absent
12/04/2009, 12h32
III-LE ROLE HISTORIQUE DE LA TRIBU KOTAMA
Les historiens notent que la tribu kotama est la plus farouche et irrésistible en défendant leur territoire, elle a toujours résisté aux tentatives d’invasions des envahisseurs et d’occupations étrangères, notamment romaines, vandales et byzantines. L’effondrement progressif de l’empire romain au début du 5e siècle eu un impact positif et facilita l’émancipation des paysans de la domination romaine dont l’invasion byzantine l’on en a facilité aussi, bien que cette dernière eue été plus pire que sa précédente à causes des destructions et ravages qu’avaient subi les populations et leurs biens. Cependant, les Kotamas continuèrent à résister jusqu’à l’avènement de l’islam au début du 8e siècle (710), et depuis, les Kotamas KOTAMAS eurent leurs propres états et leurs propres chefs durant cette époque. Les Kotamas embrassèrent l’islam malgré les troubles et événements qui eurent lieu à cause de la « Ridda الردة (L’apostasie des berbères), cet acte déclencha alors des affrontements entres eux et les troupes arabes , mais la situation se rétablie enfin de compte, bien entendu après que les objectifs non matérialistes et les principes nom complexes des nouveaux venus puissent êtres bien assimilés par les Amazighes, dés là, les Arabes et les berbères œuvrèrent ensemble pour chasser définitivement les Byzantins et romains de leur pays , cette intégration émergea donc, une nouvelle société fondée sur de nouveaux principes permettant la mise en places de plusieurs Etats successifs, historiquement connus et alors les territoires des Kotama passèrent sous l’autorité successive des Aghlabides "الأغالبـة", des Zirides الزيريين, des Hammadides الحماديين puis des Almohades الموحدين . Au début du 10e siècle, Kotama était la plus puissante des tribus berbères du Maghreb de l’époque, elle constitua avec les Fatimides الفاطميين une coalition contre les abbassides (الخلافة العباسية) en sympathisant les ismaélites partisans de la famille du prophète (دعـاة الإسماعيليـة), pour finir enfin, par abriter et soutenir cette nouvelle doctrine et puisse renverser le pouvoir des Aghlabides en Tunisie, leurs rôle était donc déterminant à la fondation de l’Etat Fatimide auquel ils devinrent son protecteur et son armée fidèle, et que bon nombre d’entre eux furent engagés dans les troupes de Jawhare le Sicilien "جوهر الصقلي" commandant de l’expédition Fatimide en Egypte, qui, après plusieurs tentatives entra à El-Fostate الفسطـاط le 17 chaâbane 358 h., 1069. Et ils y construisirent le Caire, les Kotamas prirent prés du Caire un camp pour y demeurer une force militaire redoutable au service du khalifat Fatimide et conduisirent ensuite des expéditions contre les abbassides jusqu’à Damas; Au Caire comme à Damas on y trouve respectivement, le quartier des kotamas (Hai el-Kotamyines حي الكتاميين) et la places des maghrébins (Harat el Maghariba حارة المغاربة). Â cause des attitudes de cette tribu, ses éléments furent, dans différentes périodes et dans plusieurs régions, objet de répression, et représailles des abbassides et de leurs alliés.

IV-LES CARACTERISTIQUES SOCIALES DE CETTE TRIBU ET SON APPORT CULTUREL
Cette tribu s'est distinguée par son courage, sa volonté de vouloir protéger les réfugiés, le respect des homes de science, l’hospitalité et l’attachement aux principes, se sont là les caractéristiques les plus anciennement connus des populations de la tribu de Kotama. Il est bien certain que ces caractéristiques et ses bonnes habitudes, contredisent les mauvaises habitudes, qui ne sont d’ailleurs que des mensonges, attribués par certains historiens aux populations de cette tribu, sachant bien que les Kotamas aient appris les enseignements de la religion musulmane, qui est seule en mesure de les faire éloigner de tout mauvais comportement et mauvaise moralité du genre que rapportent certains historiens, et que leur contribution à la propagation de l’islam et la promotion des sciences dans tous les domaines émergea de très grand savants que nous ne pouvants les cités tous dans ce passage. Sur le plan linguistique, toutes les branches de la tribu Kotama seraient totalement arabisées à l’exception de « Zouaoua زواوة» dont le taux d’arabisation est resté très faible à l’époque.

V-LES BRANCHES DE LA TRIBU KOTAMA ET LEUR IMPLANTAION
Les historiens pensent que toutes les branches de Kotama remontent aux deux principales branches : Ghersen et Yassouda ben kotam, et de Ghersen descendent toutes les tribus implantées aujourd’hui à travers le territoire de la wilaya de Jijel et quelques wilayas limitrophes ;
Plus précisément des deux sous branches Beni-Yannaoua بني يناوة et Beni- Yentasen بني ينطاسن. Parmi les plus importantes tribus des Beni-yannaoua on cite entre autres :
1/- Djimla جيملة, cette grande tribu se trouve actuellement dans la région dite Djimla (commune) jusqu’à Tassala dans la wilaya de Mila et les limites d’El-Eulma dans la wilaya de Sétif (il existe encore les Beni Yenni en Kabylie).
2/- Tribu des M’salta مسالته (tala-ifassen تالا إيفاسن) entre Sétif et Akbou ainsi que d’autres localités dans le territoire de Kotama . C’est également: de Beni-Yontasen بني ينطاسن descend la tribu Idjana إجانة (actuellement Ouadjana) qui se trouve dans l"espace situé entre Taher et El-milia où on y trouve la tribu de Beni-Mouaâde بني معاذ, commue jusqu’aujourd’hui par ce nom dans la région d’El-Milia. Et de Beni-Yassouda يسودة, la tribu de «Mettoussa متوسة» dont une sous- branche se trouve parmi ceux de Djimla, c’est « Mettoussine متوسين », citant aussi le village de Metoussa dans la wilaya de Bejaia (Bougie).

LA CONCLUSION
Aujourd’hui, il parait difficile, voir impossible d’identifier les différentes tribus et branches de Kotama, compte tenu des circonstances historiques que connu notre pays depuis déjà des siècles au cours desquelles un mouvement migratoire vers l’Afrique du Nord et vis-versa, où un brassage s’est accomplie dont le dernier épisode est bien le résultat du régime d’état civil français qui a aboli d’une manière radicale le système tribal à des fins colonialistes, qui en contre partie, malgré ses effets positifs, il a mis en cause une rupture avec les origines sociales de la majorité du peuple algérien. De ce fait, il est impossible aujourd’hui de recourir au système tribal, mais plutôt il nous faudra l’étudier pour mieux connaître les origines profondes de cette nation, tout en admettant la réalité confirmée qu’est la fusion de différentes races immigrantes vers cette région, produisant une société multiraciale où prédominent les deux races amazigh et arabe.

absent
12/04/2009, 12h34
http://el-milia.over- blog.c om/ar ticle-2947 1979.html

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