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Voir la version complète : Ce que pensait Napoléon Bonaparte de l'islam.


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Thirga.ounevdhou
31/07/2005, 14h37
Bonjour,

J’ai lu quelques parts que L’Empereur Napoléon Bonaparte avait dit: “l’Islam est la vraie religion”. Et il a ajouté que " plus les gens liront et deviendront intelligent, plus ils se familiariseront avec la logique et le raisonnement. Ils abandonneront les idoles, ou les rituels qui supportent le polythéisme, et ils reconnaîtront qu’il n’y a qu’Un Dieu. Et par conséquent, j’espère que le moment ne tardera pas où l’Islam prédominera le monde, car .....il prédominera le monde."

zlimus
31/07/2005, 14h43
bonjour thirgaounevdhou

NAPOLEON BONAPARTE : Empereur de France (1769-1821)
“L’Islam attaque spécialement les idolâtres; il n’y a point d’autre dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète; voilà le fondement de la religion musulmane; c’était le point le plus essentiel: consacrer la grande vérité annoncée par Moïse et confirmée par Jésus. (...) Il n’y a pas d’autre dieu que Dieu et Mahomet est son prophète.
(...) Je suis, moi, musulman unitaire et (que) je glorifie le Prophète. (...) J’espère que le moment ne tardera pas où je pourrai réunir tous les hommes sages et instruits du pays, et établir un régime uniforme, fondé sur les principes de l’Alcoran (Islam - nda), qui sont les seuls vrais et qui peuvent seuls faire le bonheur des hommes.”
(Extraits de “Correspondance de Napoléon Ier Tome V pièce n° 4287 du 17/07/1799: profession de foi, voir aussi pièce n° 3148; et de l’ouvrage de Christian Cherfils: “Bonaparte et l’Islam” - Pedone Ed. - Paris - 1914 - p. 81 - 127 ) Note: les historiens qui parlent de cette conversion, la qualifie de stratégie égyptienne.


et moi je veus juste voir ce que vous pensez de cette conversion et avoir vos avis sur cette conversion

Bachi
31/07/2005, 14h50
Napoléon, exemple historique d'une nullité politique sur un point essentiel : il a toujours été impuissant à vivre en paix avec les autres nations d'Europe.
Il a donc été tenté par l'Islam pour dominer le monde. Rien de moins!

Le monde l'a échappé belle.

tamerlan
31/07/2005, 15h56
Je savais que napoleon s'etait inspiré de l'islam pour les lois....mais cette histoire de conversion je nb'en ai jamais entendu parlé malgré que le personnage m'a toujours fasciné!! je vais faire plus de recherches merci thirg et zilmus
@bachi
«J'ai toujours eu une grande estime pour la religion prêchée par Mohamed parce qu'elle déborde d'une vitalité merveilleuse. Elle est la seule religion qui me paraît contenir le pouvoir d'assimiler la phase changeante de l'existence-pourvoir qui peut la rendre si alléchante à toute période. J'ai étudié cet homme merveilleux, et, à mon avis, loin d'être un antéchrist, il doit être appelé le sauveur de l'humanité. Je crois que si un homme comme lui prenait la dictature du monde moderne, il réussirait à résoudre ses problèmes d'une façon qui lui apporterait la paix et le bonheur si nécessaires. J'ai prophétisé sur la foi de Mohamed, qu'elle sera acceptable à l'Europe de demain, comme elle commence à devenir acceptable à l'Europe d'aujourd'hui.»

(Georges Bernard Shaw)
que dis tu de bernard show??? un vieu senile???

tamerlan
31/07/2005, 17h54
«La religion, c’est parfait pour tenir les gens du commun tranquilles»

«Toutes les religions ont été inventées par les hommes»

«… En tant que je suis concerné, je ne crois pas qu’une personne telle que Jésus Christ ait jamais existée ; mais comme le peuple penche vers la superstition il est de mise de ne pas s’y opposer. »

tamerlan
31/07/2005, 18h23
il semblerait qu'il y'a un ouvrage:
Général G. Spillmann : Napoléon et l'Islam, éd Perrin 1969


je suis en algerie :sad: je ne peux rien consulter

tamerlan
31/07/2005, 18h32
Source: Memoirs of Napoleon Bonaparte by Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne edited by R.W. Phipps. Vol. 1 (New York: Charles Scribner's Sons, 1889) p. 168-169.

It has been alleged that Bonaparte, when in Egypt, took part in the religious ceremonies and worship of the Mussulmans; but it cannot be said that he celebrated the festivals of the overflowing of the Nile and the anniversary of the Prophet. The Turks invited him to these merely as a spectator; and the presence of their new master was gratifying to the people. But he never committed the folly of ordering any solemnity. He neither learned nor repeated any prayer of the Koran, as many persons have asserted; neither did he advocate fatalism polygamy, or any other doctrine of the Koran. Bonaparte employed himself better than in discussing with the Imans the theology of the children of Ismael. The ceremonies, at which policy induced him to be present, were to him, and to all who accompanied him, mere matters of curiosity. He never set foot in a mosque; and only on one occasion, which I shall hereafter mention, dressed himself in the Mahometan costume. He attended the festivals to which the green turbans invited him. His religious tolerance was the natural consequence of his philosophic spirit.

Doubtless Bonaparte did, as he was bound to do, show respect for the religion of the country; and he found it necessary to act more like a Mussulman than a Catholic. A wise conqueror supports his triumphs by protecting and even elevating the religion of the conquered people. Bonaparte's principle was, as he himself has often told me, to look upon religions as the work of men, but to respect them everywhere as a powerful engine of government. However, I will not go so far as to say that he would not have changed his religion had the conquest of the East been the price of that change. All that he said about Mahomet, Islamism, and the Koran to the great men of the country he laughed at himself. He enjoyed the gratification of having all his fine sayings on the subject of religion translated into Arabic poetry, and repeated from mouth to mouth. This of course tended to conciliate the people.

I confess that Bonaparte frequently conversed with the chiefs of the Mussulman religion on the subject of his conversion; but only for the sake of amusement. The priests of the Koran, who would probably have been delighted to convert us, offered us the most ample concessions. But these conversations were merely started by way of entertainment, and never could have warranted a supposition of their leading to any serious result. If Bonaparte spoke as a Mussulman, it was merely in his character of a military and political chief in a Mussulman country. To do so was essential to his success, to the safety of his army, and, consequently, to his glory. In every country he would have drawn up proclamations and delivered addresses on the same principle. In India he would have been for Ali, at Thibet for the Dalai-lama, and in China for Confucius.

tamerlan
31/07/2005, 18h55
Maxime Rodinson, 86 ans, l'un des plus grands orientalistes contemporains, a dédié sa vie à l'islam et aux civilisations arabes (sa biographie de Mahomet fait référence). Historien des religions, il parle l'arabe, l'hébreu, le turc et le guèze (éthiopien ancien).

Le Point : Pourquoi, comme vous l'avez analysé, l'islam a-t-il toujours suscité autant de ferveur chez les masses ?
Maxime Rodinson : C'est une religion aux préceptes assez simples et convaincants. Un seul Dieu, qui ordonne toute chose dans le monde... Pour adhérer à l'islam, il suffit de prononcer une formule : « J'atteste qu'il n'y a de divinité que Dieu et que Mahomet est son prophète. » Avec cela, vous êtes musulman. Il est de coutume de circoncire les nouveaux fidèles. Mais ce n'est pas obligatoire. Si les soldats de Napoléon ne se sont pas convertis à l'islam, c'est que les savants musulmans, en fait très ennuyés par la perspective d'une conversion aussi massive, ont imposé deux conditions : la circoncision et l'interdiction de boire du vin. Cette dernière était inacceptable. Et voilà pourquoi les Français sont chrétiens et pas musulmans.

zlimus
31/07/2005, 19h13
salam

les historiens qui parlent de cette conversion, la qualifie de stratégie égyptienne. Cependant il suffit de lire le “Journal inédit de Ste Hélène, de 1815 à 1818” du Gal Baron Gourgaud -2 tomes- Ed. Flammarion, pour se rendre compte que la persistance de l’Islam chez Napoléon, lors de son séjour final à Ste Hélène, ruinent totalement cette hypothèse. Car, là, nulle ambition ou stratégie politique ne dictaient alors sa conduite.

tamerlan
31/07/2005, 19h32
"Je sais, quand il le faut, quitter la peau du lion pour prendre celle du renard."

tamerlan
31/07/2005, 19h34
j'ai fait un tour tres incomplet et uniquement sur le net pour verifier cette hypothese
il en ressort que napoleon avait un rapport particulier avec la religion
voila un texte qui nous donnes une idée sur les rapports qu'a entretenu napoleon avec la religion:
<< In nomine Patris et filii et spiritus sancti>>. Pour la 3e fois au cours de la prière du soir, Laetitia Bonaparte tient dans sa main droite la menotte malhabile du jeune Napoléon qui n'est pas très doué pour le signe de croix. A genoux, près de l'âtre avec ses frères, sous la tutelle à éclipse d'un père voyageur et l'inlassable sollicitude d'une jeune maman très pratiquante, chaque jour amène sa ration de prières latines, que savent déjà les aînés, mais qui se résument pour lui par un mot magique, victorieusement prononcé, dont il s'est aperçu qu'il met un terme à la cérémonie: << Amen>>. Il faudra bien des répétitions pour qu'enfin la petite main aille vraiment du front au coeur, puis de l'épaule gauche à l'épaule droite et que ce mot Amen n'apparaisse pas intempestivement au cours de la prière.
Né catholique, pieusement élevé, Napoléon a reçu une éducation chrétienne. L'abbé Recco, d'Ajaccio, fut son premier maître et n'eut pas de mal à enflammer l'imagination d'un enfant imaginatif par nature, mais eut, semble-t-il, moins de succès pour ancrer d'irréversibles principes de Foi.
Déjà, à cinq ans, il avait fallu le changer de pensionnat. Placé dans une école de filles où il était choyé par les religieuses, le petit garçon <<à la maigre face burinée et aux yeux très clairs, au menton pointu, terriblement volontaire>> devint, à ce régime, si redoutable, que Madame Laetitia Bonaparte remit les destinées scolaires de son fils aux Jésuites d'Ajaccio (l'oncle Lucien, archidiacre d'Ajaccio, avait dû probablement dicter son choix à la toute jeune maman).

Au collège de Brienne ses professeurs étaient des religieux, les Pères Minimes, très préoccupés de pastorale. Le jeune élève était-il sensible à la forme ou perméable au fond de leur enseignement?>> Le jour de ma première communion a été le plus beau jour de ma vie>> dira un jour Napoléon, mais c'était sous l'Empire! Était-ce vrai?
Des correspondances avec le Père Dupuy, minime, sous-principal de l'école de Brienne, << homme de bon sens et de religion>> selon Chateaubriand, tendraient à prouver que ses études scientifiques au collège militaire n'ont pas enseveli le souci naturel d'une formation spirituelle. A coup sûr, l'adolescent a ouvert son esprit comme il a relié son coeur; mais son âme?
On ne sonde pas l'âme d'un humain, fut-il Empereur. Chacun son métier, laissons au Bon Dieu cette rude tâche de Justice et d'Amour, mais, sans porter jugement, nous pouvons essayer, selon les propres témoignages de Napoléon, de nous faire une idée de ses convictions et de ses opinions sur la religion et le clergé.
Homme de Foi, Napoléon le fut sans doute.
<< L'existence de Dieu nous est attestée par tout ce qui frappe notre imagination: et si notre vue n'arrive pas jusqu'à lui, c'est qu'il n'a pas permis que notre intelligence allât jusque-là.
L'honnête homme ne doute jamais de l'existence de Dieu car si la raison ne suffit pas pour le comprendre, l'instinct de l'âme l'adopte. Tout ce qui tient à l'âme a sympathie avec le sentiment religieux>>.
Rien ne permet de douter de la sincérité de ces affirmations qu'en d'autres circonstances il résumera dans une formule plus explicite encore: << Notre crédulité est dans le vice de notre nature>>.
Il semble même que l'Esprit ait habité Napoléon dans les périodes de mesure: cette interrogation prémonitoire qu'il s'adressait, sorte de méditation à haute voix, prend l'allure d'une prophétie inspirée:
<< qui sait si le bonheur d'aujourd'hui ne sera pas le malheur de demain? La religion offre des consolations dans toutes les phases de la vie - on est moins malheureux quand on croit; on trouve dès lors toujours en soi la force de supporter le malheur>>.

Alors croire, sans doute, mais à quel Dieu ? Le Dieu de Napoléon n'a pas de réalité vivante; il est lointain, étranger à notre personne, souvent absent, en tout cas, soigneusement relégué dans les cieux.
<< L'inquiétude de l'homme est telle, qu'il lui faut absolument le vague et le mystérieux que la religion présente>>.
Et voici que, par ce biais du mystère, ressuscite une sorte d'Etre suprême qu'on croyait pourtant mort avec le Directoire.
<< L'homme aime le merveilleux, il a pour lui un charme irrésistible; il est toujours prêt à quitter celui dont il est entouré pour courir après celui qu'on forge. Il se prête lui-même à ce qu'on le trompe>>.
L'intransigeance qui a caractérisé le politique s'accommodait d'une tolérance religieuse souvent affirmée dans les paroles ou les écrits du souverain et, il faut bien le dire, corroborée dans les faits. En effet, on verra que les misères infligées au Pape, par cardinaux interposés, sont d'ordre politique et buttent sur la forme. Le fondement spirituel de l'église catholique n'a jamais été remis en question et aucune persécution n'a eu lieu sous l'Empire:
<< La chose la plus sacrée parmi les hommes, c'est la conscience: l'homme a une voix secrète qui lui crie que rien sur la terre, ne peut l'obliger à croire ce qu'il ne croit pas. La plus horrible de toutes les tyrannies est celle qui oblige les 18/20e d'une nation à embrasser une religion contraire à leurs croyances, sous peine de ne pouvoir ni exercer les droits de citoyens, ni posséder aucun bien, ce qui est la même chose que de n'avoir plus de patrie sur la terre>>.
Au ministre du Culte, dont le nom prédestiné porterait aujourd'hui à rire, Bigot, en vérité Bigot de Préameneu, il disait sous forme d'injonction:
<< Les sbires et les prisons ne doivent jamais être des moyens de ramener aux pratiques de religion.
On ne peut traduire la conscience d'un homme à aucun tribunal et aucune personne n'est comptable des opinions religieuses envers aucune puissance terrestre>>.
Lors de l'Expédition d'Égypte la tolérance devient un de ses principes d'action à l'endroit des Musulmans:
<< Le fanatisme est toujours produit par la persécution.
L'athée est un meilleur sujet que le fanatique: l'un obéit, l'autre tue>>.

Et justement, en Égypte, il chassera de son esprit l'idée manichéenne d'une humanité bonne et promise au paradis, éternelle antithèse de l'autre humanité, mauvaise celle là, et promise à l'enfer: << La supériorité de Mahomet c'est d'avoir fondé une religion en se passant de l'enfer>>. Suprême tolérance!
Napoléon croit en Dieu, il prône la liberté de conscience, mais il admet la nécessité d'une Église:
<< La Société ne peut exister sans la religion. Quand un homme meurt de faim à côté d'un autre qui regorge, il est impossible de lui faire admettre cette différence s'il n'y a pas là une autorité qui lui dise: << Dieu le veut ainsi, il faut qu'il y ait des pauvres et des riches dans le monde mais ensuite, et pendant l'éternité, le partage se fera autrement>>.
Les prêtres sont nécessaires à faire passer le merveilleux grâce à une liturgie de mystères.
La populace juge de la puissance de Dieu par la puissance des prêtres>>.
Comment être plus explicite dans la définition d'une religion d'utilité publique?
<< La religion est encore une sorte d'inoculation ou de vaccine qui, en satisfaisant notre amour du merveilleux nous garantit des charlatans et des sorciers; les prêtres valent mieux que les Cagliostro, les Kant et tous les rêveurs de l'Allemagne>>.
Et le meilleur moyen d'entretenir ce besoin de merveilleux, c'est le rituel des offices.
<< Est-ce que la religion catholique ne parle pas bien plus à l'imagination des peuples par la pompe de ses cérémonies que par la sublimité de sa morale? Quand on veut électriser les masses il faut avant tout parler à leurs yeux>>.
Sous cet aspect des choses et seulement en ce qui concerne la nécessité des fastes d'un rituel liturgique, sorte de conte audio-visuel qui fait passer le précepte avec lui, rien n'est encore tellement clair de nos jours. Napoléon était d'une famille d'esprit volontiers traditionaliste qui convenait aux nostalgiques du moment. Le concile Vatican II semble avoir tiré les enseignements de cette constatation, négative au plan de la foi. Par contre, si on lit Monseigneur Lefebvre, l'évêque d'Épone représente encore une tournure de pensée proche de la réflexion de l'Empereur.
La politique de l'Église éternelle est faite d'une diplomatie de petits pas.

tamerlan
31/07/2005, 19h36
Une religion de gauche

Héritier de la Révolution, républicain à sa manière dans ses débuts de vie publique, convaincu des idées encyclopédistes de Voltaire et Rousseau qu'il avait lues avidement dans sa jeunesse, Bonaparte, mais sans doute aussi Napoléon, trouvait dans la religion un adjuvant naturel contre la monarchie.
<< Le plus grand républicain est Jésus-Christ. L'aristocratie est dans l'ancien testament, la démocratie dans le nouveau.
La morale de l'Évangile est celle de l'égalité et dès lors la plus favorable au gouvernement républicain.
La souveraineté du peuple, la liberté, l'égalité, c'est le code de l'Évangile>>.
Pour d'autres raisons, l'église romaine proscrite sous la Révolution, puis tolérée de droit depuis la séparation de l'Église et de l'État, proclamée par la convention du 21 février 1795, reste très fidèle au Pape et continue à avoir les faveurs des Catholiques français.
Largement majoritaire, elle condamne l'église << constitutionnelle>>, pourtant animée avec dynamisme et saintement par l'évêque Grégoire, qu'elle accuse d'être inféodée au pouvoir issu de la Révolution.
Ainsi, plus par réaction que par conviction profonde, les Romains s'identifient aux contre-révolutionnaires d'esprit. Napoléon va essayer de contrarier cette attitude.
Pour lui les corps de l'État sont des moyens. De la même manière que le système administratif, le système judiciaire, l'armée concourent à l'établissement de l'ordre social, par analogie, la religion doit jouer un rôle actif. Napoléon est pour une religion pragmatique:
<< Je ne vois pas dans la religion le mystère de l'incarnation, mais le mystère de l'ordre social>>.
Les philosophes se tourmentent: ils bâtissent des systèmes, mais ils cherchent en vain une meilleure doctrine que celle du christianisme qui a réconcilié l'homme avec lui-même et garanti le repos et l'ordre public des peuples, tout aussi bien que le bonheur et l'espérance des individus>>.

Les prêtres ont une fonction administrative: ils sont à la limite du fonctionnariat.
<< Un curé doit être un juge de paix naturel, le chef moral de la population.
Les prêtres dans le véritable esprit de l'Évangile doivent concourir à la tranquillité publique en prêchant les vraies missions de la charité>>.
Et voilà une boutade qui ne trompe pas:
<< Pour rendre les curés vraiment utiles et les empêcher d'abuser de leur ministère j'aurais voulu qu'on joignit au cours de théologie un cours d'agriculture et des éléments de droit et de médecine>>.
C'est avant la lettre une manière de prêtre ouvrier que Napoléon essaye d'inventer.
Bref, il est clair qu'il a vu surtout l'utilité sociale de la religion qu'il considérait comme un moyen de gouvernement:
<< La religion chrétienne sera toujours l'appui le plus solide de tout gouvernement assez habile pour s'en servir>>.
L'habilité semblait résulter de la séparation des genres.
<< L'Église doit être dans l'État et non l'État dans l'Église.
L'autorité administrative doit bien se garder de trop se mêler des affaires du clergé et des prêtres; il faut faire agir les tribunaux, opposer robe à robe, esprit de corps à esprit de corps. Les juges sont dans leur genre une espèce de théologiens comme les prêtres, ils ont aussi leurs missions, leurs règles, leur droit commun>>.
La religion que Napoléon espérait plus ouverte, plus actuelle, plus gallicane, seulement préoccupée de spiritualité et parfaitement détachée des biens, presque fonctionnarisée, passerait de nos jours comme une église d'utilité publique largement engagée dans le service de l'État, c'est-à-dire le service du peuple. Cette conception est révolutionnaire pour la hiérarchie romaine traditionaliste, souveraine et parfois, dans des passés assez récents, suzerains. Pour tous ceux très nombreux qui sont attachés à cette église-là, la religion officielle a un relent de carmagnole.
Ainsi, paradoxalement, alors que Napoléon entend bien assujettir le clergé à son pouvoir, la religion du moment, largement populaire, destinés surtout aux besoins des masses laborieuses, paraissait finalement comme une institution que nous qualifierons aujourd'hui de gauche, par rapport à l'église du Pape résolument de droite.

tamerlan
31/07/2005, 19h37
Le conflit avec le Pape

Hélas, dans ce domaine, Napoléon ne fut pas habile et c'est sans doute un des prétextes, sinon une des raisons de son infortune fatale.
Entre l'Empereur, réformateur moderne d'une société rétrograde, et l'église de Rome figée, conservatrice, jalouse de ses droits temporels et fidèle à l'ancien régime, le fossé se creuse.
A lui qui prétendait << qu'il n'y a pas d'hommes qui s'entendent mieux que les soldats et les prêtres>>, nous pourrions rétorquer aujourd'hui avec le recul de l'histoire: sans doute, Sire, mais pas les Empereurs et les Papes!
C'est ce conflit, non résolu entre deux hommes, et, plus exactement, entre l'Empereur et la Curie Romaine qui constitue le seul échec de Napoléon. Les revers militaires et les défaites qui conduisent à l'abdication sont des infortunes de guerre; les insuccès diplomatiques et les renversements d'alliance consécutifs aux rapports de puissance, sont liés à la conjoncture. Mais l'obstination dans le refus, la constance dans le défi que le Pape Pie VII a délibérément opposées à Napoléon sous la forme d'une résistance physique, morale et spirituelle tout à fait prodigieuse, n'ont jamais pu être vaincues. Elles demandaient, en effet, une force qui dépasse le pouvoir humain et, dans ce combat inégal, Napoléon n'était sûrement pas de taille à transgresser la volonté divine.
Mon propos est de retracer les péripéties essentielles de cette bataille pour tenter une meilleure approche de la victoire du goupillon papal sur le sabre du plus grand souverain de son temps. Mais j'aimerais surtout promouvoir le rôle que les militaires de la gendarmerie impériale ont dû jouer, par devoir d'État, souvent contre leur conscience, pour consacrer l'histoire de l'Empire. Une brève évocation de l'évolution de la situation religieuse en France paraît indispensable pour situer le contexte.

On sait l'état de christianisation du royaume en 1789, avant la crue révolutionnaire. Avec une passion hargneuse cet athée appliqué, viscéralement anticlérical, que fut Michelet, a caricaturé l'imprégnation religieuse de la France:
<< Toutes les institutions d'ordre civil que trouva la Révolution étaient ou émanées du Christianisme, ou calquées sur ses formes, autorisées par lui>>. Et, de fait, par monarque de droit divin interposé, << du Saint Roi Louis IX au Roi Dieu Louis XIV>>, la France était bien fille aînée de l'Église. Morale, vie sociale, politique étrangère et politique tout court se structuraient assez volontiers, quelquefois de manière occulte, sous l'influence du haut clergé; le Pape lui-même était très attentif à conseiller activement les démarches européennes, à faire ou à défaire les alliances.
Pour ne pas avoir voulu assumer cet héritage, la Grande Révolution devait inexorablement tourner court; on ne nie pas l'évidence! En filigrane, en effet, dans chacune des novations, au coeur de toutes les initiatives, l'Église Romaine, patiente par éternité, imprime une marque indélébile de résistance que tous les réfractaires, tous les insurgés, toutes les consciences de la France profonde savent lire et interpréter.
Pour avoir tenté, au contraire, à la suite de quelques philanthropes utopiques, de substituer la religion de l'Homme Dieu à celle du Dieu Homme, on n'a pas pu faire l'économie des terreurs les plus sanglantes et les plus ignobles. Vient forcément l'heure de la lassitude, du doute, du dégoût, de la révolte, c'est-à-dire de la contre-révolution.
La liberté religieuse est proclamée dans la déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Ce nouvel édit de Nantes, enrichi, rajeuni, adapté, aurait pu épanouir les consciences; il les contraint, à l'inverse, en déclarant la guerre à l'Église Romaine par le serment des prêtres exigé le 27 novembre 1790 au lendemain des Fêtes de la Fédération.
<< L'assemblée veut, tout de bon, que les évêques, curés, vicaires, jurent la constitution sous huitaine, sinon ils seront censés avoir renoncé à leur office. Le maire est tenu, huit jours après, de dénoncer le défaut de prestations de serment. Et ceux qui, le serment prêté, y manqueraient, seraient cités au tribunal du district et ceux qui, ayant refusé, s'immisceraient dans leurs anciennes fonctions, poursuivis comme perturbateurs>>.
C'est la création de l'Église constitutionnelle, celle des prêtres philosophes qui confondent loi et morale, celle des prêtres assermentés qui s'éloignent du Pape, pour finalement se dresser contre lui. Le fanatisme des prêtres réfractaires transformera ce schisme en hérésie, notamment dans l'Ouest, en Bretagne et Vendée, après les mascarades des Fêtes de la Raison à Notre-Dame de Paris le 10 novembre 1793 instaurant le culte de l'Être Suprême. << Le discordant fédéralisme des sectes s'évanouit dans l'unité, l'indivisibilité de la Raison>>.
Le 16 novembre 1793 la Convention déclare le catholicisme << déchu du culte public>>. Les conséquences les plus concrètes résident dans la confiscation des biens de l'Église. << En principe tous les bâtiments qui servaient au culte et au logement de ses ministres devaient servir d'asile aux pauvres et d'établissement pour l'instruction publique>>. C'est le début d'un processus de spoliation dont les derniers développements contemporains conduiront aux inventaires de 1905.
C'est aller trop vite et trop loin: Robespierre laisse aliéner les biens de l'Église mais, lucide, il arrache à la Convention la liberté des cultes le 21 novembre 1793, espérant calmer les esprits.

tamerlan
31/07/2005, 19h38
Premier échec : Bonaparte et Pie VI

Le premier contact du général Bonaparte, commandant en Chef des Armées d'Italie, avec le Pape Pie VI se situe le 22 juin 1796 à Bologne. L'avance des troupes françaises dans les États du Pape contraint, en effet, le Souverain Pontife à négocier l'armistice pour éviter une marche sur Rome qu'il croit probable et qu'il redoute. Profitant de ces dispositions, Bonaparte tente de mettre un terme aux troubles religieux en France en proposant à Pie VI une clause d'amnistie qui officialise l'Église constitutionnelle imaginée par la Révolution: il exige tout simplement l'annulation des bulles de condamnation. Refus du Pape! C'est un échec.
Les armées du Directoire conservent donc le contrôle de Bologne et Ferrare. Au plan culturel, la République Française reçoit des oeuvres d'art dont le détail est arrêté par les négociateurs. Enfin, pour renflouer les caisses vides de l'État, le Pape est imposé de 20 millions de livres.
Après Arcole et Rivoli, l'Autriche vaincue doit traiter à son tour à Leoben. Bonaparte tient à clarifier la situation avec le Pape pour être plus libre dans les tractations qui préparent Campo Formio. Dans ce dessein les populations des légations occupées sont incitées à refuser l'autorité papale.
Le 22 janvier 1797, le général en Chef rappelle le ministre de la République en poste à Rome. Au mois de février, il déclare la guerre au Pape. Il conquiert sans combat la Romagne et prend le port d'Ancone.
Le 16 février à Tolentino, Bonaparte reçoit les cardinaux délégataires conduit par le cardinal Mattei et impose des conditions draconiennes. Contre l'arrêt de la progression des armées françaises en direction de Rome il exige la somme de 30 millions d'or qu'il envoie au Directoire, financièrement aux abois, et réitère l'interdit d'ouverture des ports aux Anglais.
Une note remise au ministre du Pape reprend le leit motiv de la pensée de Bonaparte:
<< Le Pape pensera peut-être qu'il est digne de sa sagesse, de la plus sainte des religions, de faire une bulle ou mandement qui ordonne aux prêtres obéissance au gouvernement>>.
Nouveau refus de Pie VI qui ne pouvait pas se dédire à quelques mois près! Échec confirmé.

Il faudra attendre 1798 pour que le général Berthier occupe la ville éternelle sous le prétexte de l'assassinat du général français Duphot. Le Pape est alors fait prisonnier de la République et doit quitter Rome. Il séjourne à Sienne et, au cours de son passage en France, il meurt à Valence le 21 août 1799 à l'âge de 81 ans.
Au retour de la Campagne d'Égypte, Bonaparte constate, en octobre 1799, que la Paix religieuse n'est toujours pas établie et il se rend dans l'Ouest pour pacifier la Vendée. Il mâte l'insurrection de la Chouannerie en 1800 en ayant bien le sentiment que tout reste à faire, tant que le fond du problème des rapports de l'Église française avec Rome n'aura pas été réglé.
Dès Brumaire, mettre un terme au chaos religieux de l'État devient une priorité pour le Premier Consul. Homme d'ordre, là comme ailleurs, il veut rétablir au plus vite l'unité des chrétiens, persuadé que la religion catholique lui serait politiquement utile.
Juridiquement donc, il réforme la constitution civile du clergé par un décret autorisant la liberté des cultes. C'est l'ouverture nécessaire, mais trop largement suffisante, voire périlleuse, du fait de l'anarchie du moment. Les prêtres ayant des statuts particuliers organisent un culte approprié à leur état: réfractaires, constitutionnels, assermentés non soumis, adaptent la liturgie, c'est-à-dire qu'ils dénaturent.
Manifestement la paix et l'unité religieuse ne peuvent résulter que de la compréhension et, si possible, de l'appui du Pape. C'est pourquoi Bonaparte estime que le temps est venu de s'adresser directement et officiellement à l'autorité suprême de l'église catholique.
<< Si le Pape n'avait pas existé, il eût fallu le créer pour cette occasion comme les consuls romains faisaient un dictateur dans les circonstances difficiles. Jamais le Pape ne pourra me rendre un si grand service; sans effusion de sang, sans secours, lui seul peut organiser les catholiques de France sous l'obéissance républicaine. Je le lui ai demandé>>.

tamerlan
31/07/2005, 19h40
Deuxième échec : Bonaparte et Pie VII

Une deuxième fois, après Marengo, le 14 juin 1800, Bonaparte entame des négociations avec le nouveau Pape Pie VII. En effet, le siège pontifical étant vacant, le conclave vient d'élire à Venise, alors autrichienne, Barnabé Chiaramonti, évêque d'Imola, qu'elle proclame successeur de Pierre le 14 mars 1800 sous le nom de Pie VII.
Persuadé que le nouveau prélat sera moins retors que Pie VI, le Premier Consul convoque à Milan, trois mois après, un petit synode de 200 prêtres locaux et de deux évêques le 5 juin 1800.
<< Actuellement, dit-il, je suis muni d'un plein pouvoir et je suis décidé à mettre en oeuvre tous les moyens que je croirai les plus convenables pour assurer et garantir cette religion>>.
Le nouveau Pape évalue le risque d'un refus. Les armées françaises sont victorieuses et en marche. Il craint l'établissement d'une République à Rome et peut-être une expulsion. On dit que Bonaparte parle, dans ses conversations, d'un possible département du Tibre. Le Pape préfère gagner du temps en envoyant des négociateurs à Paris.
Bonaparte << manoeuvre>> avec obstination pour que l'église ne lui échappe pas. Sans aller jusqu'au gallicanisme, il ne souhaite pas que l'Église soit Romaine. Conception subtile que les cardinaux délégués Consalvi et Caprara, envoyés du Pape comme chefs de délégation chrétienne, n'ont pas l'intention de comprendre.
L'abbé Bernier, chouan rallié, leur mène la vie dure pendant dix mois, avec Cretet et Joseph Bonaparte. Ces rudes affrontements ont finalement raison du Pape qui signe un Concordat le 16 juillet 1801.
- Le catholicisme est la religion proposée par la majorité des Français. (Il n'y avait vraiment aucune compromission dans cette évidence).
- Le Consulat nomme les nouveaux évêques, mais leur investiture relève du Pape.
- La vente des Biens du Clergé est entérinée par Rome, mais les ministres du Culte sont à la charge de la France.
- La liberté du culte, comme la laïcité de l'état civil, sont tacitement admises par le Concordat.
- Les ordres réguliers ne sont pas évoqués dans le document qui, par contre, prescrit la restructuration des évêchés calquée sur les départements.
Traité de dupe pour Bonaparte en dépit des apparences qui avaient courroucé gravement les traditionalistes comme les anti-cléricaux.
En effet, à l'analyse, le Concordat fait apparaître des vices qui ne servent pas du tout l'intérêt de la France. Ainsi, le Pape profite des concessions qu'il vient de consentir pour reprendre en mains l'ensemble du clergé français qui, depuis la déclaration gallicane de 1682, était pratiquement indépendant. Par le biais des nouvelles nominations de tous les évêques, dont il avait exigé la démission, le Pape replace les évêchés (et les curés nommés par les évêques) dans sa dépendance. Le Gallicanisme et le schisme nés de la Révolution sont ainsi conjurés. Le vrai Chef de l'église est désormais le Pape.
Bonaparte essuie finalement un deuxième échec.

tamerlan
31/07/2005, 19h41
La lutte d'influence

Conscient d'ailleurs, il fait rédiger un modificatif, auquel il donne le nom d'Articles Organiques, qui tente de lui redonner la primauté en subordonnant l'Église à l'État par le truchement d'autorisations gouvernementales pour toutes décisions religieuses d'importance. Certes, le Pape proteste à la parution de ces articles qui dénaturent le Concordat, mais, persuadé qu'ils n'auront aucune conséquence spirituelle, morale et temporelle, il décide de s'en accommoder. Faiblesse a-t-on dit! Victoire au contraire, la suite va le démontrer.
Napoléon a succédé à Bonaparte le 18 mai 1804. Les mêmes problèmes se posent à l'Empereur, du fait des demi-solutions proposées par le Premier Consul.
Il semble qu'une démonstration théâtrale, aux dimensions de l'ambition du nouvel empire, soit de nature à fonder le régime aux yeux de l'Europe et, du même coup, à gommer le problème religieux intérieur. Napoléon pense au sacre solennel à Notre-Dame de Paris par le Souverain Pontife en personne. Même les rois de France n'y avaient prétendu!
Pendant l'hiver 1804, Pie VII, en grand équipage, quitte Rome pour Paris. Le 27 novembre une véritable caravane de carrosses traverse la forêt de Fontainebleau. Dans le plus somptueux, le Pape, déjà âgé, visage distingué, toujours secret mais plus pensif au fur et à mesure qu'il comprend mieux le jeu qu'on lui fait jouer, attend la prochaine étape au château maintenant tout proche.
On sait avec quelle habileté Napoléon a organisé une rencontre << fortuite>> avec le Pape en pleine forêt. Le Souverain chasseur se présente aux glaces du carrosse pontifical, salue le Pape, se nomme, invite le Prélat dans sa propre voiture, se montre affable et charmeur. Il conduit au château de Fontainebleau un Pape détendu et agréablement surpris.
Les fastes déployés ne manqueront pas de revenir à la mémoire du Saint-Père au moment de l'accueil désinvolte de 1812.
La cérémonie du Sacre intervient comme on sait!

La venue du Pape à Paris n'a pas réduit le contentieux entre les deux hommes et probablement même elle l'a aggravé. Le Pape a bien mesuré le poids et le prix de la caution qu'il vient de donner le 2 décembre; il a aussi jaugé le potentiel d'audace de Napoléon. Ce jour-là il décide de ne jamais concéder quoi que ce soit de plus et s'il le faut, d'opposer à l'impérialisme napoléonien la solide stabilité de la chrétienté dont l'inertie peut être un frein mortel aux débordements inspirés par le Diable.
De son côté Napoléon a compris jusqu'où il ne lui faudrait pas aller sans risque grave. Il sait que l'analyse du voyage de Pie VII en France comporte des réserves péjoratives.
Dans cette évaluation de la force de volonté des deux hommes, la comédie est même allée aux limites de la courtoisie; après le couronnement Napoléon a poussé le pari jusqu'à faire entendre au Pape qu'on pourrait le retenir à Paris.
<< Tout est prévu, répondit le Pontife, avant de quitter l'Italie, j'ai signé une abdication régulière; elle est entre les mains du cardinal Pignatelli à Palerme, hors de la portée du pouvoir des Français. Au lieu d'un Pape, il ne restera entre vos mains qu'un moins appelé Barnabé Chiaramonti>>.
A partir de cet instant, tous les prétextes seront bons pour chercher querelle au Pape. Les détails sont connus de cette tragédie aux trop célèbres tableaux.
- Le 15 février 1806 Napoléon écrit de Paris au Saint-Père pour lui dire sa volonté de soumettre toute l'Italie aux lois de l'Empire. Il reconnaît pour le Pape une souveraineté spirituelle mais ne lui cache pas son intention de lui ôter son pouvoir temporel. << Vous êtes le Roi de Rome mais j'en suis l'Empereur>>.
- Le 2 février 1808 l'ordre est donné au général Miollis d'occuper Rome. Le Pape est enfermé sur le Mont Cavallo, dans le Palais du Quirinal.
- Le 10 juin 1809 (en exécution d'un décret signé à Vienne le 17 mai) Napoléon réunit Rome et les États Pontificaux à l'Empire français. Le même jour le Pape rend publique la bulle d'excommunication de Napoléon. L'orage éclata.
- Le 6 juillet 1809, c'est l'enlèvement du Pape et son exil à Savone.




Auteur : GOSSE Colonel
Revue : Revue du Souvenir Napoléonien
Numéro : 305
Mois : 05
Année : 1979
Pages : 2-8

zwina
31/07/2005, 19h41
Si tu pouvais nous faire un résumé et nous dire ce que pensait Napoléon de l'Islam on pourrait éventuellement te répondre mais là c'est beaucoup trop long, c'est la vie de Napoléon.....

tamerlan
31/07/2005, 20h00
il croyait en un dieu ,mais pas a trinité et n'aimait pas l'eglise et les gens de l'eglise.........

tamerlan
31/07/2005, 20h20
Napoléon réorganise le culte

L'Empereur consacre la reconnaissance des juifs amorcée sous la Révolution. Estimant que le judaïsme doit s'accorder au Code civil, il fait appel pour légiférer à un congrès de juifs : le Grand Sanhédrin. La création du Consistoire central des israélites de l'Empire scelle leur intégration administrative.

Par Alain Pigeard *


L e 9 février 1797, durant la campagne d'Italie, Napoléon Bonaparte entre pour la première fois en contact avec une communauté juive : celle de la ville d'Ancône. Les juifs vivent confinés dans un ghetto, portent des bonnets jaunes et des brassards avec l'étoile de David. Le conquérant ordonne alors d'y substituer la rosette tricolore. Première décision symbolique suivie d'instructions plus concrètes pour que la communauté accède enfin à la liberté de culte et de circulation. Des mesures qui s'appliqueront par la suite aux juifs de Rome, Venise, Vérone et Padoue.

En France, au début du XIXe siècle, Portalis, secrétaire général du ministère des Cultes, pense que « les juifs forment moins une religion qu'un peuple ». A cette époque, les communautés de Bordeaux, de Bayonne, du Comtat venaissin ainsi que certaines en Alsace et en Lorraine sont pourtant complètement assimilées.

Dès 1801, le Conseil général du Bas-Rhin réclame que les rabbins se comportent comme les ministres des autres cultes, tel que le définit par exemple le concordat passé entre Rome et le gouvernement français pour le culte catholique. Pour résoudre les différents problèmes liés à la communauté juive, Portalis réunit une Commission des affaires juives. Mais à la fin de 1805, rien n'a encore vu le jour. L'événement déclencheur naît en Alsace, en 1806, d'un mouvement d'hostilité à l'encontre des membres de la communauté juive : on leur reproche des intérêts usuraires exigés par certains prêteurs et le ministre de la Justice réclame même des mesures contre eux. L'Etat va devoir régler un problème qui dépasse de très loin le cadre religieux.

Le 30 mai 1806, Napoléon prend un décret prévoyant, dans son article 2, « qu'il sera formé au 15 juillet prochain, dans notre bonne ville de Paris, une assemblée d'individus professant la religion juive et habitant le territoire français ». Un rassemblement qui a pour but d'arrêter les grands thèmes qui seront abordés plus tard par le Grand Sanhédrin [l'assemblée juive].

Dans le même temps, ce décret institue une première mesure d'exception : un sursis d'un an à l'exécution de tous les contrats passés entre juifs et cultivateurs non-négociants dans les quatre départements de la rive gauche du Rhin - les deux départements d'Alsace, la Moselle et les Vosges. Cette décision entraîne les protestations de l'abbé Grégoire. Le 29 novembre 1806, Napoléon écrit au ministre de l'Intérieur : « Le Grand Sanhédrin doit commencer par déclarer qu'il y a dans la loi de Moïse des dispositions religieuses immuables et des dispositions politiques susceptibles de modification. Si l'on peut expliquer que les juifs n'aient pas regardé comme des frères des peuples idolâtres qui avaient juré une haine commune aux enfants d'Israël, il doit en être autrement lorsque cette situation a changé. Ce changement doit les amener à considérer tous les hommes comme frères, quelque religion qu'ils professent ; si, au milieu d'eux, les israélites jouissent des mêmes droits. » La pensée napoléonienne se résume ainsi : « Le Grand Sanhédrin a pour lui des voeux de l'opinion de tout ce qu'il y a d'éclairé parmi les juifs de l'Europe. Avec cet appui il est maître de supprimer de la législation de Moïse les lois qui sont atroces ( sic ) et celles qui n'appartiennent qu'à la situation des juifs de Palestine. »

L'assemblée juive réunit 95 députés nommés par les préfets au niveau des départements. Un décret du 10 juillet 1806 adjoint 16 représentants des juifs du royaume d'Italie. Les délibérations commencées le 6 juillet 1806, sous la présidence du Bordelais Furtado, durent jusqu'au 6 avril 1807. Les trois premières questions sont relatives au mariage et au divorce : est-il licite aux juifs d'épouser plusieurs femmes ? Admettent-ils le divorce sans qu'il soit prononcé par les tribunaux ? Sont-ils hostiles aux mariages mixtes ? Après de longues discussions, il en ressort que les juifs doivent se soumettre aux lois de l'Etat telles qu'elles ont été édictées par le Code civil de 1804 ; de plus, « ils doivent défendre la France jusqu'à la mort ». La mesure est votée dans l'enthousiasme par une assemblée unanime.

En revanche les députés sont plus divisés au sujet des mariages mixtes. Les rabbins y sont naturellement opposés. Quant à l'usure, elle est répudiée sur le plan dogmatique mais non sur le terrain pratique. Napoléon pense qu'il faut transformer les principes qui se dégagent de ces discussions et de ces votes, en véritables lois religieuses. C'est pourquoi il imagine de ressusciter le Grand Sanhédrin en adjoignant à l'assemblée, des rabbins choisis dans la plupart des communautés. La première séance qui se tient le 9 février 1807 comprend 45 rabbins et 26 laïcs. C'est le rabbin de Strasbourg, David Sintzheim, qui la préside. Napoléon envoie ses instructions de Pologne. Le Grand Sanhédrin doit organiser le culte juif ; fixer les conditions d'exercice du commerce ; prévoir un tiers de mariages mixtes. Cette réunion ne réalise pas tous les voeux de l'Empereur mais elle accomplit l'essentiel de ce que l'on attendait d'elle. La communauté juive de France remercie l'Empereur comme en témoigne ce texte du 7 mars 1807 : « Béni soit à jamais le seigneur Dieu d'Israël, qui a placé, sur le trône de France, un prince selon son coeur. Dieu a vu l'abaissement des descendants de l'antique Jacob et a choisi Napoléon le Grand pour être l'instrument de sa miséricorde. A l'ombre de son nom, la sécurité est rentrée dans nos coeurs et nous pouvons désormais bâtir, ensemencer, moissonner, cultiver les sciences humaines, appartenir à la grande famille de l'Etat, le servir et nous glorifier de ses nobles destinées. »

Le règlement du culte juif est publié le 17 mars 1808. Les juifs sont organisés, du point de vue religieux, en circonscriptions territoriales, chacune doté d'un consistoire composé de laïcs « pris parmi les plus imposés et les plus recommandables des israélites ». Ces consistoires doivent dresser la liste des juifs étrangers, surveiller l'application du règlement du culte, exhorter les juifs à l'exercice des professions utiles, faire connaître chaque année aux autorités le nombre des conscrits de la circonscription. Un consistoire central est institué à Paris. A la différence des prêtres et des pasteurs, les rabbins ne sont pas payés par l'Etat. Ils perçoivent une rémunération à partir des cotisations des fidèles.

Le ministre de l'Intérieur, Champagny, et les trois commissaires impériaux joignent au règlement du culte un décret destiné « à la réforme sociale des juifs » portant sur une meilleure intégration de la communauté juive dans la population française. Sont plus particulièrement visés les mariages mixtes, la conscription, et la limitation des taux d'usure. Sur ce dernier aspect, la répression est importante. Dans le Haut-Rhin les plaintes diminuent considérablement, ce qui fait dire à Napoléon : « Il y aurait de la faiblesse à chasser les juifs, il y aura de la force à les corriger ».

On se rend rapidement compte qu'il manque, dans le décret du 17 mars 1808, des dispositions relatives à l'état civil des juifs. La loi du 20 septembre 1792 les avait déjà obligés à adopter un nom de famille, puisque jusque-là, ils utilisaient l'équivalent du prénom de baptême. Le décret du 20 juillet 1808, les oblige à déclarer leur patronyme à la mairie de leur résidence. La plupart choisissent pour nom de famille, soit leur prénom, soit leur surnom. Comme on le voit, la législation de l'Empire complète l'oeuvre de la Révolution en accélérant l'assimilation des juifs. Napoléon leur donne une place dans la société. Et quand il réprime durement l'usure, il élimine un motif de soulèvement populaire. Quant à la religion, sauf en ce qui concerne les frais de culte, il la place sur le même plan que la religion catholique ou protestante.

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tamerlan
31/07/2005, 20h23
En juin 1816, Napoléon dit à Gourgaud : « Il y avait beaucoup de juifs dans les pays sur lesquels je régnais ; j'espérais, en les rendant libres, et en leur donnant des droits égaux à ceux des catholiques et des protestants, les rendre bons citoyens, et les forcer à renoncer à l'usure, et à se conduire comme le reste de la communauté. Je crois que j'aurais fini par réussir. [...] Outre cela, j'aurais attiré une grande richesse en France, parce que les juifs sont très nombreux, et qu'ils se seraient empressés de venir en foule dans un pays où ils auraient joui des privilèges bien supérieurs à ceux que leur accordent les autres gouvernements. »

La volonté de Napoléon est d'assimiler les juifs au sein de l'Empire. Le 29 novembre 1806, il écrit à Champagny : « [...] Lorsqu'on exigera qu'une partie de la jeunesse aille dans les armées, ils cesseront d'avoir des intérêts et des sentiments juifs ; ils prendront des intérêts et des sentiments français. » Dans cet esprit, il demande au Grand Sanhédrin de contraindre les conscrits juifs au service personnel en abolissant pour eux, le remplacement. Le décret du 17 mars 1808 interdit donc le remplacement. Cette disposition sera en partie annulée dans certains départements avec le décret en date du 11 avril 1810. En pratique, à partir de 1812, époque où le besoin en hommes devient important, on autorise les juifs à se faire remplacer par d'autres juifs. Napoléon espère beaucoup de la conscription comme moyen d'assimilation des juifs dans la communauté française !

On trouve peu de renseignements sur les juifs dans l'armée, si ce n'est au travers de certains mémoires de militaires de l'armée napoléonienne. Fantin des Odoards, par exemple, qui s'en plaint : « Il y a peu de juifs dans nos rangs, et en général on n'y est pas content de leur bravoure. » En revanche, l'officier Wolfe-Tone, a une tout autre opinion : « Dans l'espace d'un mois, le département du Bas-Rhin à lui seul arma et organisa 18 000 hommes. A Landau, où nous étions cantonnés, une compagnie de Juifs offrit volontairement ses services au législateur qui avait rendu à leur race les droits d'homme et de citoyen. Soixante-quinze d'entre eux s'armèrent et s'équipèrent à leurs propres frais, et je n'ai jamais vu une plus belle troupe. » Parmi les généraux de Napoléon, signalons par exemple le général Marc-François-Jérôme Wolff, général de cavalerie, né à Strasbourg en 1776, mort à Paris en 1848 ; juif converti au catholicisme, excellent organisateur et qui servit principalement dans l'armée westphalienne du roi Jérôme Bonaparte

Harrachi78
31/07/2005, 20h26
Oui mais attends TAMERLAN, il n'aimait pas l'Eglise d'accord, mais on pourrait mettre ca juste sur le dos de l'anti-cléricalisme de l'époque non ?!
Je veux dire la Révolution Française avait a un moment tourné carrément en guerre contre le clérgé et même une "religion" civique fut a un moment instaurée, rendant un culte à la République et à l'Etre suprême (Dieu quoi) mais delà a dire que Napoléon était islamophile ! Je reste scéptique.
En tout les cas, quand il s'est fait courroner Empereur il l'a fait à Notre-Dame de Paris des mains du pape et tout le tralala !

tamerlan
31/07/2005, 20h32
@harrachi je n'ai jamais dit qu'il etait islamophile :rolleyes:
relisez les interventions des le debut..j'ai essaye de faire une recherche sur le rapport qu'avait bonaparte avec la religion faket!

Harrachi78
31/07/2005, 20h34
C'est trop long TEMARLAN !!!! J'ai décroché au bout de la deuxième page sans avoir trouvé ou ca voulait en venir !!!!!

tamerlan
31/07/2005, 20h46
j'avis remarqué en faisant cette recherche que beaucoup de forumistes d'ici et d'internautes reptaient les memes phrases au detail pres sur la conversion de napoleon a l'islam..j'ai voulu participer en mettant ces articles sur la relation qu'a eu napoleon avec les religions ..cela me semble plus pertinent que de s'accrocher a une correspendance et a un document de conversion et un rapport ecrit a saint helene...je pense qu'il fallait revoir la vie de napoleon et comment il s'est comporté avec le "culte"......
tas pas l'habitude d'etre faineant harrachi un peu de perseverance hbibi!!

algerois16
31/07/2005, 20h47
Ils sont terribles tes posts tamerlan... en conclusion ? excuse ma flemme.

hakkimm
31/07/2005, 20h52
Tiens, je vais lancer une rumeur :mrgreen:
Napoléon s’est converti à l’islam en cachette et il est probablement enterré dans une cimetière musulmane...

Lis ce qui suit:

Le 5 mai 1821 Napoléon Ier s'éteint dans l'île de Sainte-Hélène où il était exilé depuis 1815. Il est inhumé aux abords d'une source, à l'ombre de quelques saules pleureurs, dans la "vallée du Géranium". Sa dépouille mortelle y demeure jusqu'au 15 octobre 1840. C'est en 1840 que fut décidé par le roi Louis-Philippe le transfert du corps de l'Empereur. Des marins français, placés sous le commandement du prince de Joinville, ramènent son cercueil en France à bord du navire la "Belle Poule". Des funérailles nationales accompagnent le retour des cendres de l'Empereur Napoléon Ier, transférées aux Invalides le 15 décembre 1840 en attendant l'édification du tombeau. Celui-ci est commandé en 1842 par le roi Louis-Philippe à l'architecte Visconti (1791-1853), qui fait réaliser sous le Dôme d'importantes transformations en perçant une immense excavation pour accueillir le tombeau. Le corps de l'Empereur Napoléon Ier, y est déposé le 2 avril 1861.

Cependant, il y a des historiens qui doutent que le corps de Napoléon soit dans le tombeau, en se basant sur les témoignages d’un homme qui était présent pendant les deux funérailles. En gros, ce témoin avait constaté des différences au niveau du corps (des moustaches, habit militaire…etc).

tamerlan
31/07/2005, 20h56
@algerois16
lis ça:

çela te donnera une idée tres claire du type de son caractere lisez la totalité stp j'ai mis en bleu une phrase tres significative:
BONAPARTE ET L'EGLISE CATHOLIQUE D'APRES THIBAUDEAU


« Le 21 prairial [an IX = 10 juin 1801], le conseiller d'Etat N... [ Thibaudeau ] dînait à la Malmaison. Après le dîner, le Premier Consul l'emmena seul avec lui dans le parc, et mit la conversation sur la religion. Il combattit longuement les différents systèmes des philosophes sur les cultes, le déisme, la religion naturelle, etc. Tout cela n'était, suivant lui, que de l'idéologie. Il cita plusieurs fois Garat à la tête des idéologues. « Tenez, dit-il, j'étais ici dimanche dernier, me promenant dans cette solitude, dans ce silence de la nature. Le son de la cloche de Rueil vint tout à coup frapper mon oreille. Je fus ému ; tant est forte la puissance des premières habitudes et de l'éducation. Je me dis alors : quelle impression cela ne doit-il pas faire sur les hommes simples et crédules ! Que vos philosophes, que vous idéologues répondent à cela ! Il faut une religion au peuple. Il faut que cette religion soit dans la main du gouvernement. Cinquante évêques émigrés et à la solde de l'Angleterre conduisent aujourd'hui le clergé français. Il faut détruire leur influence ; l'autorité du Pape est nécessaire pour cela. Il les destitue, ou leur fait donner leur démission. On déclare que la religion catholique étant celle de la majorité des Français, on doit en organiser l'exercice. Le Premier Consul nomme cinquante évêques, le pape les institue. Ils nomment les curés, l'Etat les salarie. Ils prêtent serment. On déporte les prêtres qui ne se soumettent pas. On défère aux supérieurs pour les punir ceux qui prêchent contre le gouvernement. Le pape confirme la vente des biens du clergé ; il sacre la République. On chantera : salvam fac rem gallicam. La bulle est arrivée. Il n'y a que quelques expressions à changer. On dira que je suis papiste ; je ne suis rien ; j'étais mahométan en Egypte, je serai catholique ici pour le bien du peuple. Je ne crois pas aux religions... Mais l'idée d'un Dieu... » et levant ses mains vers le ciel : « Qui est-ce qui a fait tout cela ? »
N...parla à son tour, car jusque-là il avait écouté sans dire mot. « Discuter la nécessité d'une religion, c'est déplacer la question. J'accorde même l'utilité du culte. Mais un culte peut exister sans clergé. Car des prêtres ou un clergé sont deux choses bien différentes. Il y a dans un clergé une hiérarchie, un même esprit, un même but ; c'est un corps, un pouvoir, un colosse. Si ce corps avait pour chef le chef de l'Etat, il n'y aurait que demi-mal ; mais s'il reconnaît pour chef un chef étranger, alors c'est un pouvoir. Jamais la situation de la France n'a été plus favorables pour faire une grande révolution religieuse. Vous avez maintenant les constitutionnels, les vicaires apostoliques du Pape, les évêques émigrés en Angleterre et bien des nuances dans ces trois divisions ; et la plus grande partie de la nation est dans l'indifférence. »

« - Vous vous trompez, le clergé existe toujours, il existera tant qu'il y aura dans le peuple un esprit religieux et cet esprit qui lui est inhérent. Nous avons vu des républiques, des démocraties, tout ce que nous voyons, et jamais d'Etat sans religion, sans culte, sans prêtres. Ne vaut-il mieux pas organiser le culte et discipliner les prêtres que de laisser les choses comme elles sont ? Maintenant les prêtres prêchent contre la République ; faut-il les déporter ? Non, car pour y parvenir, il faudrait changer tout le système de gouvernement. Ce qui le fait aimer, c'est son respect pour le culte. On déporte des Anglais et des Autrichiens ; mais des Français qui ont leurs familles et qui ne sont coupables que d'opinions religieuses, cela est impossible. Il faut donc les rattacher à la République. »


THIBAUDEAU, Mémoires sur le consulat, Paris, 1827, pp.151-154.

Tizinissa
01/08/2005, 13h58
@Tamerlan
tres informatif et bien recherchré, sinon je veux seulement rectifier:
Maxime Rodinson, 86 ans, l'un des plus grands orientalistes contemporains

Il ne peut plus etre contemporain depuis ca mort recente ;)

tamerlan
01/08/2005, 14h04
tu me l'apprends!!! :rolleyes:

Thirga.ounevdhou
02/08/2005, 12h56
Bonjour,

Je vous remercie de vos interventions.
Effectivement, Certains pensent que cela faisait pâtie de sa stratégie politique pendant sa compagne d'egypte...alors que d'autres pensent que Napoléon Bonaparte s'est réellement converti en Islam vers la fin de sa vie, surtout lors de son séjour final à Ste Hélène, il a écrit et fait écrire ses vues sur la religion de l’Islam.
Cette persistance de l’Islam chez Napoléon dans ces derniers jours, contredit totalement l’hypothèse de la stratégique en Egypte, comme avancée par certains historiens.
dans “Correspondance de Napoléon 1er”, tome V, p518 “Correspondance et Mémoire sur l’administration intérieure 1798-1799”, la pièce n°4287 du 17 Juillet 1799, Napoléon Bonaparte prononce aussi officiellement sa déclaration de foi à l’Islam,.

Dans le Coran : "Dieu possède les secrets de l’âme," mais Bonaparte devait être considéré comme musulman, puisqu’il l’a dit et écrit!

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