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Brahim Hadjas s'est-il livré?

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  • Brahim Hadjas s'est-il livré?

    Brahim Hadjas a été extradé par le Maroc vers l’Algérie sur la base d’une demande d’Alger, introduite après avoir été informé de son arrestation en avril 2013. Des révélations de source judiciaire, contestées par des proches de la famille qui persistent à affirmer que ce dernier s’est rendu aux policiers marocains de façon délibérée.
    De nouvelles révélations sur la situation de Brahim Hadjas font état de son extradition après avoir été arrêté, au Maroc, en avril dernier. Ce que contredisent ses proches, selon lesquels il se serait livré aux services marocains délibérément quelques jours avant son extradition.
    En effet, à en croire des sources judiciaires, Brahim Hadjas, fondateur de la banque privée Union Bank, mise en liquidation à l’issue d’un scandale financier non encore élucidé, a été appréhendé au Maroc, le 10 avril 2013, en vertu d’un mandat d’arrêt international, lancé contre lui par le tribunal de Sidi M’hamed, près la cour d’Alger, au début de l’année en cours. Les autorités algériennes ont été saisies et une demande d’extradition a été introduite.
    La procédure a pris du temps parce que le dossier a été traité par la Cour suprême du royaume, seule autorité habilitée à décider d’une extradition. Une fois la décision prise, une équipe de policiers du Bureau d’Interpol Algérie s’est déplacée au Maroc pour finaliser la procédure, et ce n’est que le 14 décembre dernier que le mis en cause a été embarqué dans un avion en direction d’Alger, explique une source judiciaire, précisant toutefois qu’«il se pourrait qu’une fois arrêté, Hadjas se soit désisté de son droit d’introduire des recours, comme le prévoit la loi. Mais cela ne change en rien sa situation juridique».
    la version de la famille
    Du côté des proches de la famille de Hadjas, la version est tout autre. «Brahim Hadjas s’est rendu aux services de sécurité marocains en toute liberté. Depuis un temps, il vivait au Maroc mais ne pouvait plus supporter la vie de cavale, même s’il avait un passeport canadien et qu’il pouvait aller où il voulait. Lorsqu’il s’est présenté au commissariat de police, il leur a exprimé son vœu de rentrer au pays, mais avec des garanties. Il avait peur de se retrouver seul une fois à Alger, d’autant que certains membres de sa famille lui ont tourné le dos, dans le but d’accaparer ses biens», déclarent nos interlocuteurs, en insistant sur «les drames humains» que l’ancien magnat a vécus, notamment «lors des décès de sa mère et de sa sœur, auxquels il n’a pas pu assisté». En fait, les deux versions se rejoignent sur un seul point. Brahim Hadjas a fait l’objet d’une extradition en bonne et due forme, que ce soit après sa reddition aux services marocains ou après que ces derniers l’aient arrêté.
    En tout état de cause, Hadjas sera déféré devant le tribunal pour rendre compte des nombreux faits qui lui sont reprochés dans le cadre de plusieurs affaires, dont une avec ses deux enfants (en fuite au Canada, où ils jouissent de la nationalité de ce pays), condamnés d’ailleurs par défaut et faisant l’objet, eux aussi, de mandats d’arrêt internationaux.
    Son extradition à ce moment précis a suscité de nombreuses interrogations, d’autant qu’elle a eu lieu au moment où les autorités judiciaires britanniques avaient annoncé la validation de l’extradition de Abdelmoumen Khalifa, fondateur d’El Khalifa Bank, à l’origine du scandale qui porte son nom et qui a engendré, selon les spécialistes, un préjudice financier énorme non encore définitivement arrêté, estimé à plus 300 milliards de dinars.
    Interrogations
    Si certains analystes expliquent le retour de ces deux magnats de l’argent, à la veille d’une élection présidentielle, par un éventuel deal avec les autorités algériennes, d’autres par contre le voient comme une victoire de la justice algérienne dans des dossiers d’extradition de personnes qui ont utilisé tous les moyens possibles pour politiser leur affaire et échapper ainsi à toute poursuite. Dans les deux cas, l’opinion publique attend avec impatience les procès pour comprendre comment et avec quelle complicité l’argent public a été dilapidé à grande échelle.El Wartan
    Dernière modification par Ally, 21 décembre 2013, 17h41.
    c'est mon opinion et rien ne m'empêche d'être du même avis qu'elle.
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