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Algérie : Existe-t-il un sauveur en 2014 ?

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  • Algérie : Existe-t-il un sauveur en 2014 ?

    Algérie : Existe-t-il un sauveur en 2014

    Depuis le recouvrement de l’indépendance du pays, jamais une élection, quelle que soit son importance, n’a été aussi porteuse de dangers.

    La prochaine élection présidentielle l’est à tous les niveaux. En plus du statu quo politique, les fléaux risquent de se décupler, à l’instar de la corruption. Malgré les préoccupations exprimées ici et là, le paysage politique ne va pas évoluer.

    En ce moment, bien que la scène politique bouge un tant soit peu, les voix contestataires –et c’est le moins que l’on puisse dire –n’ont pas assez d’écho dans la société. Or, pour qu’il y ait un changement, il faudrait que ce projet soit porté par les citoyens. Dépendant de ces voix pour être élus, y compris pour les mandats locaux, on ne risque pas de voir les politiques pointer du doigt ces défaillances.

    D’une façon générale, sur le plan politique, depuis le retrait de Hocine Ait Ahmed de la vie politique, il n’y a plus d’hommes politiques qui appuient là où ça fait mal, tout en étant raisonnables. Doté d’une capacité exceptionnelle à simplifier le message politique, Hocine Ait Ahmed parvenait toujours à susciter un engouement autour de son positionnement. Sa crédibilité et ses positions fermes envers le régime ont fait de lui le recours possible. En 1991 ou en 1999, sa présence suffisait à convaincre les plus réticents. Et à l’époque, l’espoir était réellement permis. D’où tenait-il sa force ? S’il participait un scrutin, il n’omettrait jamais de signaler la mauvaise foi du régime et le caractère antinomique de son projet avec celui du régime.

    D’ailleurs, depuis l’indépendance du pays, il a toujours combattu, sans fard ni acrimonie, l’orientation politique des décideurs. Faut-il rappeler que sa divergence avec ceux-ci remonte au moins au lendemain de la signature des accords d’Evian. En réalité, le désaccord remontait à 1956. En effet, parmi les allumeurs de la mèche en 1954, il y avait, d’un coté, ceux qui croyaient au primat du politique sur le militaire [Abane (à partir de 1955), Ait Ahmed, Ben Mhidi), et, de l’autre coté, ceux qui défendaient le contrat moral entre les membres d’un groupe restreint en vue de gérer la guerre d’Algérie. Hélas, ce dernier groupe, dont le chef de file fut Ben Bella, réussit à imposer son orientation.

    Avant l’indépendance du pays, ce groupe se renforçait, avec l’arrivée de Boumediene, Bouteflika, etc. En s’imposant en 1962 contre l’instance légitime de la révolution [dominée par les 3B, dont la conception de pouvoir ne différait guère du groupe dominant], le groupe auquel appartient l’actuel chef de l’État s’est emparé violemment du pouvoir. Pour ceux qui croient qu’une lueur d’espoir puisse venir de ce régime, ils doivent savoir que les hommes qui ont perpétré le coup d’État en 1962 sont toujours aux commandes. Par ailleurs, bien que certains décrivent la nature de ce régime en termes conciliants, force est de reconnaître que la situation d’aujourd’hui n’est pas si éloignée de celle de 1962.

    Quoi qu’il en soit, selon les circonstances, le régime a toujours su s’adapter à la situation. Lors de la crise pétrolière des années 1980, où le régime fut incapable de subvenir aux besoins alimentaires de la population, il a accepté, sans y croire absolument, une ouverture politique.

    Dans les années 2000, où les caisses sont renflouées, le régime revient sur ces parcelles concédées. Du coup, ceux qui concentrent les critiques contre un seul homme, notamment les opposants de circonstance réclamant l’application de l’article 88 de la constitution, se trompent de cible. Mais, en s’opposant à Bouteflika, certaines voix sont-elles vraiment opposantes au régime dans sa globalité. La réponse est non.

    Voilà grosso modo la situation à quatre mois de l’élection présidentielle. Faut-il pour autant laisser le terrain libre à ce régime et à cette pseudo-opposition qui a toujours tourné le dos à l’idéal démocratique en Algérie ? Incontestablement, le retrait des forces vives de la nation de l’arène risque de déboucher sur une explosion. Cela dit, bien qu’il n’y ait quasiment pas de chance pour changer le régime en 2014, il faudrait que l’opposition revoie sa copie.

    Enfin, à mesure que le rendez-vous s’approche, on ne peut que regretter le retrait de Hocine Ait Ahmed de la scène politique. Développant un discours clair, tranchant et sans concession, son engagement a toujours suscité un grand espoir. En prenant part à un scrutin ou en le boycottant, on a toujours compris sur quelle base il a fait son choix. Et malgré sa stature et sa renommée internationale, il s’est toujours adressé aux militants pour qu’ils partagent le combat avec lui.

    Pour conclure, il va de soi que le prochain scrutin va consacrer le maintien du statu quo.

    D’ailleurs, comment la situation pourrait-elle être autrement ? Entre un peuple démissionnaire, une pseudo-opposition qui souffle le chaud et le froid et une autre opposition qui n’est pas prête, le régime va être reconduit sans peine. Et s’il devait y avoir une bataille, elle serait entre les clans du régime.

    Quant aux responsabilités, bien que les dirigeants soient responsables en grande partie, les organisations politiques, syndicales, ont toutes leur part de responsabilité. Enfin, pour minimiser les dégâts et surtout pour ne pas tourner le dos à l’Algérie, il faudrait que les vrais opposants disent haut et fort leur désapprobation à la politique du régime.

    Boubekeur Ait Benali
    14 décembre 2013

  • #2
    D’une façon générale, sur le plan politique, depuis le retrait de Hocine Ait Ahmed de la vie politique,
    En principe , le président devrait être un des chefs de partis , c'est comme ca que ca se passe , en Algérie , apparemment , ce n'est pas comme ca que ca fonctionne .

    Personnellement , je ne vois que que 2 personnalités politiques qui sont présidentiables : Lakhdar Brahimi et Lamamra .

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    • #3
      Si vous nous mettez pas en place la vraie démocratie, ce n'est pas la peine de nous mettre en place la fausse démocratie.

      La vraie démocratie est quelque chose de durable. Qui connait le nom d'un seul président suisse ou président finlandais ? Un seul.
      La fausse démocratie se constitue autour d'un seul homme qui doit, à chaque fois, dit-on rassembler. Une fois cet homme parti, il faut le remplacer par un autre homme qui doit rassembler. MDR. C'est quoi cette démocratie.

      La fausse démocratie engendre la corruption et le lobbying étranger sur les politiques.
      La vraie démocratie permet aux citoyens de prendre part aux responsabilités et à la construction du pays de façon responsable et citoyenne et empêche l'accaparation du pouvoir par des lobbys.
      Dernière modification par Louny, 23 décembre 2013, 15h24.

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      • #4
        Chaque pays fonctionne selon les données de son terrain , l'Algérie n'est pas la Suisse ou la Finlande , 2 pays neutres que personne ne convoite et qui sont politiquement très stables , ce qui n'est pas le cas de l'Algérie , que tout le monde veut déstabiliser comme par exemple les monarchies du golfe , les occidentaux , les pays voisins , et a leur tête le maroc.

        La Suisse , si elle était en Afrique , ça fait longtemps qu'elle aurait explosé

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        • #5
          Algérie : Existe-t-il un sauveur en 2014 ?

          Oui Boutaftaf, le grand bandit devant l'éternel.
          Même momifié, il coulera l'Algérie pour de bon.
          Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément.

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          • #6
            Personnellement , je ne vois que que 2 personnalités politiques qui sont présidentiables : Lakhdar Brahimi et Lamamra
            S'il faut choisir entre ces deux .. je n'hésiterai pas sur Lamamra
            D'un coté, il assumerait à merveille l'arbitrage entre les institutions de l'état .. et de l'autre, il dessinerait une politique extérieure assez claire ..

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            • #7
              Chaque pays fonctionne selon les données de son terrain , l'Algérie n'est pas la Suisse ou la Finlande , 2 pays neutres que personne ne convoite et qui sont politiquement très stables , ce qui n'est pas le cas de l'Algérie , que tout le monde veut déstabiliser comme par exemple les monarchies du golfe , les occidentaux , les pays voisins , et a leur tête le maroc.
              Pourquoi nous on est pas neutre là?
              On va attaquer qui ?

              Il y a plusieurs niveaux. Un niveau tout en haut qui s'occupe des affaires des relations inter-étatiques des pays non démocratiques comme la Chine, la Russie (notamment pour les armes). Ce niveau est opaque.
              Un niveau en dessous qui s'occupe des relations avec des pays démocratiques où il faut faire du lobbying. Ce niveau est transparent.

              Un niveau en dessous qui s'occupe de la vraie démocratie en procurant ce dont les gens ont besoin et en étant réactif et dynamique. Ce niveau n'a pas besoin d'interférer avec le premier niveau opaque. Il peut garantir une justice impeccable pour les affaires quotidiennes, une administration efficace, ... C'est ce niveau dont les gens ont besoin et qu'ils réclament.

              Votre fausse démocratie n'est qu'une rustine et est une insulte au bon sens. Elle ne règlera jamais aucun problème et, pire, nous rendra pieds et mains liés aux "gentils" pays démocrates (bien sûr faux-démocrates) qui se feront une joie de laïciser et de "libérer" l'Algérie.
              Et quand ces problèmes apparaitront, les chantres de cette fausse démocratie seront les premiers à critiquer.

              Je ne sais pas réfléchissez, soyez créatif au lieu de recopier.
              Dernière modification par Louny, 23 décembre 2013, 15h53.

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              • #8
                Chaque pays fonctionne selon les données de son terrain , l'Algérie n'est pas la Suisse ou la Finlande , 2 pays neutres que personne ne convoite et qui sont politiquement très stables , ce qui n'est pas le cas de l'Algérie , que tout le monde veut déstabiliser comme par exemple les monarchies du golfe , les occidentaux , les pays voisins , et a leur tête le maroc.

                La Suisse , si elle était en Afrique , ça fait longtemps qu'elle aurait explosé

                ahras

                Il faut arrêter d'être paranoïaque, personne ne cherche à déstabiliser l'Algérie. C'est l'image que veulent vous donner ceux qui vous gouvernent pour vous pousser à vous méfier de tout le monde et rester à leur merci. Depuis plus de 50 ans qu'ils vous parlent de la France comme étant le méchant pays ex-coloniale et du Maroc comme étant un pays expansionniste. Chez qui a été soigné Bouteflika, c'est en France. C'est bien pour eux et c'est mauvais pour la population.

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                • #9
                  Gloire à Houbal de Val de grâce.
                  Éclairer les nations encore obscures.

                  Commentaire


                  • #10
                    Yakhi bled miki yakhi

                    Islam Slimani offre son ballon d’or au Président Bouteflika, voila le changement de la nouvelle génération algérienne, n' challah tu vas laissé tes jambes dans le stade avant le Brésil!
                    Éclairer les nations encore obscures.

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                    • #11
                      Yakhi bled miki yakhi

                      Islam Slimani offre son ballon d’or au Président Bouteflika, voila le changement de la nouvelle génération algérienne, n' challah tu vas laissé tes jambes dans le stade avant le Brésil!
                      Mais , il est libre d'offrir son ballon a qui il veut , pourquoi lui souhaiter de laisser ses jambes juste pour ca !

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                      • #12
                        l'article parle de l'exemple a suivre pour l'algerie hocine ait ahmed... si on se refaire aux commentaires. l'algerien sait tres bien se qu'il veut pas, mais ne sait pas se qu'il veut.
                        There's nothing wrong with being shallow as long as you're insightful about it.

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                        • #13
                          Il faut arrêter d'être paranoïaque, personne ne cherche à déstabiliser l'Algérie. C'est l'image que veulent vous donner ceux qui vous gouvernent pour vous pousser à vous méfier de tout le monde et rester à leur merci. Depuis plus de 50 ans qu'ils vous parlent de la France comme étant le méchant pays ex-coloniale et du Maroc comme étant un pays expansionniste. Chez qui a été soigné Bouteflika, c'est en France. C'est bien pour eux et c'est mauvais pour la population.
                          Penses tu que c'est la paranoïa , et pas besoin d'entrer dans les détails c'est long a raconter .

                          Boutef ou autre qui se soigne en France ou en Suisse , ce n'est pas gratuit , les hôpitaux ont besoin d'argent pour fonctionner .

                          C'est comme si tu achètes un téléviseur , et que le vendeur te dise que c'est grâce a moi que tu regarde des films .

                          Qu'en est-il de mimi 6 , parait-il , il est souvent dans les hôpitaux européens et américains , c'est un client régulier malgré son jeune age , pourquoi ne se soigne t-il pas a casa ou laayoune !?

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                          • #14
                            ce que vous comprenez pas Le peuple algérien existe toujours. Mais le héros n’est plus. Il est décédé avec nos glorieux martyrs qui, heureusement, ont tiré leur révérence après nous avoir offert la liberté et l’Indépendance. Une indépendance qui réclame d’être protégée aujourd’hui contre les prédateurs et les mafieux de système et de clan d'Oudja.
                            Éclairer les nations encore obscures.

                            Commentaire


                            • #15
                              Mais le héros n’est plus. Il est décédé avec nos glorieux martyrs qui, heureusement, ont tiré leur révérence après nous avoir offert la liberté et l’Indépendance.
                              La guerre c'est terminé , faut gérer l’après guerre maintenant, pas besoin de héros , juste d'un bon gestionnaire , du travail , de la croissance , de la stabilité , de la sécurité .

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