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Algérie: mobilisation de la diaspora pour la survie du Hirak

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  • Algérie: mobilisation de la diaspora pour la survie du Hirak

    À l'occasion du troisième anniversaire du Hirak, le mouvement algérien de contestation pacifique né le 22 février 2019, le collectif Action-détenu.e.s dénonce le sort de quelque 300 opposants actuellement en prison.

    Issue de la diaspora algérienne en France, Action-détenu.e.s est une organisation engagée contre le régime d'Abdelmadjid Tebboune, qui a repris les rênes du pays à la chute d'Abdelaziz Bouteflika, renversé par le Hirak, le soulèvement populaire apparu le 22 février 2019. Le collectif accuse l'exécutif, soumis à l'armée, d'orchestrer une répression systématique contre les opposants politiques.

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    Hakim Taïbi, membre du collectif, décrit le Hirak comme « un nouveau rendez-vous avec l'histoire, façonné par la volonté et la détermination de tout un peuple de rompre avec le despotisme, le népotisme et la forfaiture ». Action-détenu.e.s fustige un « système mafieux et corrompu » qui choisit « le tout répressif » pour faire taire l'opposition.
    Arsenal juridique répressif


    Selon le collectif, qui a tenu une conférence de presse lundi à Paris, « les atteintes et les violations des droits humains et des libertés fondamentales sont quotidiennes ». Les militants dénoncent le sort des opposants politiques en détention. S'il est impossible d'en connaître le nombre exact, il y en aurait au moins 300, dont 29 ont fait l'objet d'une condamnation de prison ferme depuis le début de l'année 2022.

    Le collectif tient particulièrement à alerter l'opinion publique sur le cas des cinquante prisonniers en grève de la faim depuis le 28 janvier, qui protestent contre l'arbitraire et les conditions de leur incarcération. L'un d'eux a développé des problèmes oculaires, et aurait même perdu la vue.

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    Afin de briser toute velléité de rébellion, l'exécutif s'est muni d'un arsenal juridique répressif, appuyé par un pouvoir judiciaire qui lui est totalement assujetti. Mouloud Boumghar, professeur de droit public, fait état d'une « justice structurelle soumise à l'exécutif » qui laisse « peu de chance d'échapper à la répression ». Massensen Cherbi, constitutionnaliste algérien et docteur en droit de l'université Paris 2 Panthéon-Assas, également présent à la conférence de presse, dénote une « pyramide juridique » composée d'une « constitution autoritaire » et de « lois liberticides ».

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    Article 87 bis


    L'extension de la définition de crime terroriste, tel que défini dans l'article 87 bis du Code pénal algérien, est la dernière arme dont s'est doté le régime pour « faire taire la population », selon Mouloud Boumghar. Entré dans le Code pénal en 1995, cet article a été amendé en juin 2021, et permet de juger désormais que toute opposition au gouvernement algérien est un acte subversif.

    Pour Massensen Cherbi, cet amendement s'attaque au cœur même des revendications du Hirak. L'avant-dernier alinéa de l'article dispose qu'« œuvrer ou inciter, par quelque moyen que ce soit, à accéder au pouvoir ou à changer le système de gouvernance par des moyens non constitutionnels » est un acte terroriste.

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    Or, la revendication phare du Hirak était la révision du système actuel afin d'amorcer une transition démocratique, et les militants ne possèdent aucun moyen constitutionnel pour y parvenir. Mouloud Boumghar explique que l'alinéa ne mentionne aucunement le recours à la violence. Un simple rassemblement pacifique, sans arme mais incitant à une réforme du régime, est entendu par le pouvoir comme un acte terroriste.
    Arrestations et enlèvements facilités


    La révision de l'article 87 bis a permis de faciliter les arrestations et les enlèvements, en renforçant encore le système répressif algérien. Nombre de citoyens sont gagnés par la peur et réduits au silence, car bridés par l'obligation de se procurer une autorisation pour manifester, ce que le Hirak n'a jamais obtenu et qui rend tout rassemblement illégal.

    La diaspora essaie de porter leur voix à l'étranger, en France mais aussi aux États-Unis et au Canada. Divers collectifs, mais aussi des avocats et des ONG, ont alerté des organisations internationales, telles que le Haut-Commissariat des Nations unies aux Droits de l'Homme (HCDH), et multiplient les meetings de solidarité avec les prisonniers politiques.
    lefigaro.fr

  • #2
    mobilisation de la diaspora pour la survie du Hirak
    La mobilisation des salades périmés

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